Les Piliers de la Terre – Ken Follett

Résumé: Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes. Abandonnant le monde de l’espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une œuvre monumentale dont l’intrigue, aux rebonds incessants, s’appuie sur un extraordinaire travail d’historien. Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au cœur de l’Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d’une superbe épopée romanesque.

Ça y est, après plusieurs jours de lecture d’affilés, j’ai terminé ce pavé de 1050 pages, mais je ne regrette nullement, bien au contraire. J’en entends parlé depuis un bon moment, mais je savais qu’on classait cette œuvre dans la catégorie des romans historiques et jusqu’à présent, j’avais beaucoup de mal avec ce genre littéraire. Maintenant, ce n’est plus le cas. Alors il est vrai que j’ai quand même mis du temps à le lire, pour différentes raisons: je prends mon temps surtout lorsqu’il y a des descriptions détaillées, je m’arrête souvent, cherchant désespérément à me les représenter, à imaginer les transepts de la cathédrales, les voûtes, etc… Et lorsque j’y arrive, je suis totalement dans l’œuvre et j’aime ça. Bon, ok, parmi les autres raisons m’ayant retardée, j’ai les enfants ou le chat qui m’interrompent souvent, le ménage à faire, les coups de fil, les parties de MMO avec les potes, etc… Mais je n’ai pas abandonné, au contraire et j’ai réussi en moins de 2 semaines à le finir  ^^. Je lirai la “suite” (Un Monde sans fin, une suite sans en être une :P) avec grand plaisir, seulement, j’attendrais d’avoir du temps pour cela, sinon, je vais vite piétiner et ce frein va vite me saouler et me décourager.

J’ai adoré, il n’y a pas de mots assez fort pour exprimer tout ce que cette lecture a éveillé en moi: je suis passée par tellement d’émotions différentes -la sérénité, l’inquiétude, la colère, l’apaisement, l’incompréhension, la rage, etc… Ça faisait longtemps qu’un bouquin ne m’avait pas autant fait vibré.
Je me suis pas mal attachée à un certain nombre de personnages, j’en ai détesté quelques uns également. D’ailleurs, en parlant de cela, je ne peux m’empêcher de penser principalement au grand méchant de cette œuvre: une expression qui est tout à fait lui m’est venue au fur et à mesure de ma lecture, et c’est sûrement “bête et méchant”. Ça lui correspond tellement que c’en est effrayant. Bon, lorsque je suis arrivée à la fin du livre, ça s’était davantage transformé en stupide et cruel, mais l’idée est là. J’en ai lu des livres avec des supers vilains, je n’en ai jamais détesté aucun autre autant que ce personnage, c’est dire s’il est réussi comme méchant; et à côté de lui, certains passent quand même presque pour ridicule comparé, peut-être parce que ce qui le rend si détestable ce sont les descriptions et les détails de ses méfaits.
Je pense que l’auteur a bien réussi à amener le lecteur là où il le souhaitait: à aimer certains personnages, à nous faire réfléchir à certaines situations, à nous faire détester certains autres protagonistes, après tout, comment ne pas les haïr lorsqu’ils tuent la population pour des sentiments aussi répugnants -mais terriblement bien décrits- que l’avidité, la convoitise, la jalousie, etc… et d’autant plus quand on sait qu’ils vont forcément recommencer avec une violence encore plus exacerbée, alors que les moines, persuadés de la bonté humaine et de la miséricorde de Dieu, ne voient rien venir ! Je n’ai qu’un bémol à faire: ses personnages sont trop manichéens, y a aucun doute quant à leur camp, aucune sympathie n’est accordé aux vilains, pourtant, l’homme n’est pas tout blanc ou tout noir, mais je pense que c’était nécessaire pour rendre l’œuvre mémorable et quand même fidèle aux mentalités de l’époque.

Rien que d’en parler, je revois les scènes, les décors, les événements, je suis parcourue par plein de sentiments contradictoires. Je ne pense pas le relire, parce qu’il est quand même énorme et que j’ai envie de lire plein d’autres choses à côté, mais il restera parmi mes livres préférés !

2 réflexions sur « Les Piliers de la Terre – Ken Follett »

  1. J’ai bien aimé la série télé, je dois mettre ce livre dans ma liste de futurs achats.

  2. Je n’ai pas encore vu la série télé, et j’ai tellement aimé le livre que je redoute grandement l’adaptation… Je la tenterai peut-être en courant d’année ^^

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