L’échappée belle – Anna Gavalda

Titre : L’échappée belle
Auteur : Anna Gavalda
Éditeur : La Dilettante
Format : E-book
Nombre de pages : 164
Quatrième de couverture : Simon, Garance et Lola, trois frères et sœurs devenus grands (vieux ?), s’enfuient d’un mariage de famille qui s’annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier d’un château perdu au fin fond de la campagne tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s’offrir une dernière vraie belle journée d’enfance volée à leur vie d’adultes.

Mince, j’ai complètement zappé d’écrire ma chronique sur ce petit roman que j’ai pourtant terminé il y a deux jours.
Je n’avais aucune attente quand je l’ai commencé et j’ai passé un très bon moment en le lisant… De là à y voir une corrélation entre espoir et résultat…

Garance est cherchée par son frère aîné Simon et sa belle-sœur Carine avec qui ce n’est pas le grand amour. Tous trois se rendent au mariage d’une cousine, il me semble que c’est une cousine (je sors d’une grosse migraine et je n’ai pas les idées très claires). Au passage, ils récupèrent leur sœur, Lola, fraîchement divorcée. Une fois arrivés sur les lieux de la noce, les trois membres de la fratrie n’ont pas le courage d’assister à la cérémonie, d’autant qu’il manque leur frère, Vincent. Ce dernier n’a pu quitter son château pour l’occasion. Ils décident donc de partir le retrouver.

Les relations humaines sont complexes, on le sait et ce roman ne fait que nous le rappeler davantage. Si les liens qui unissent Garance et ses frères et sœurs sont forts, il est cependant difficile de composer avec les gens extérieurs : ainsi, les rapports entre les deux sœurs de Simon et sa femme, Carine qui n’est pas du monde qu’eux, sont tendues. Le divorce de Lola ne se passe pas bien. La famille retrouvée lors du mariage est d’une froideur à la limite de l’indifférence. Tout est fait pour les faire fuir.

Anna Gavalda a des mots très justes face aux situations dans lesquelles elle place ses héros et j’ai adoré ça. Je me suis retrouvée dans pas mal de réflexions que se fait Garance, ce qui m’a beaucoup touchée et m’a également fait rire.
Je me suis attachée à chacun des membres de cette fratrie soudée malgré la vie qui les a séparés et je suis presque déçue que ce fut si court, si rapide à lire.

Je crois que j’ai fait le tour : j’ai beaucoup aimé, ce fut une lecture plaisante et divertissante.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Pétunia (Item éphémère du 21/03 au 04/04) – Un livre dont l’un des personnages principaux porte un nom de fleur (prénom composé et traduction autorisés)80 points

Yamada kun & the 7 witches, tome 15 – Miki Yoshikawa

Titre : Yamada kun & the 7 witches, tome 15
Auteur : Miki Yoshikawa
Éditeur : Delcourt/Tonkam
Nombre de pages : 192
Quatrième de couvertureJusqu’à présent, seules des filles développaient des pouvoirs magiques. Mais voilà que Kurosaki en possède un également !
Rui Takuma fait quant à lui son apparition devant Yamada et ses camarades.
Quel est l’objectif de ce 7ème sorcier à l’air supérieur ?

Aaaaahhhh ! Enfin un volume à  nouveau sympathique ! J’ai cru que ça ne reviendrait jamais.

Arisugawa et Kurosaki sont mis à l’écart du conseil des élèves ce qui les embête. La vice-présidente monte donc un plan afin de devenir indispensables à Miyamura et pour cela, ils comptent switcher avec Yamada. Ce serait l’occasion rêvée de convaincre le président de la nécessité de les employer. C’est Kurosaki qui est chargé d’embrasser Yamada, mais quand il le fait, rien ne se produit. Les deux acolytes émettent alors l’hypothèse folle que Jin a des pouvoirs.

Il ne se passe pas grand-chose dans ce tome, pourtant, un évènement important vient bouleverser l’ordre des choses : l’apparition de sorciers. Le premier est Kurosaki, puis en vient un second. On ignore qui sont les autres et quels sont leurs pouvoirs, mais on peut s’attendre à ce que ce nouveau groupe affronte bientôt celui des sorcières. J’espère vraiment que ce sera fun et pas aussi redondants que les derniers épisodes de cette saga.
Cette fois, contrairement aux deux ou trois derniers (ma mémoire continue de me jouer toujours des tours -_-), je ne me suis pas ennuyée. Ce n’était ni répétitif ni lourdingue. Du coup, ça m’a semblé aussi plaisant que rafraîchissant.

On connaît tous les protagonistes excepté Takuma que je ne pas sûre d’aimer (pour l’instant, ça tend même vers le contraire), pourtant le pouvoir nouvellement développé de Kurosaki nous laisse entrevoir la possibilité d’en apprendre davantage sur le passé de chacun. En espérant que ce soit bien cette orientation que prendra l’histoire par la suite, ce qui n’est pas gagné : il faudra bien découvrir les cinq autres sorciers sans perdre le temps en s’attardant sur ceux déjà découverts.

Je m’étais dit que si ce quinzième tome ne me plaisait pas, j’arrêtais la série… Finalement, je suis repartie pour lire la suite puisque j’ai bien aimé.

Into the wild – Jon Krakauer

Titre : Into the wild
Auteur : Jon Krakauer
Éditeur : 10/18
Nombre de pages : 288
Quatrième de couvertureIl avait renoncé au rêve américain. Pour vivre une aventure extrême. En 1992, le cadavre d’un jeune homme est découvert dans un bus abandonné en Alaska, au pied du mont Mckinley, loin de tout lieu habité. Fils de bonne famille, Chris McCandless aurait dû en toute logique devenir un américain bien tranquille à l’avenir sans surprise. Mais, dès l’obtention de son diplôme universitaire, il décide de partir à l’aventure. Après avoir fait don de ses économies à une œuvre humanitaire, il entame son périple sous un nom d’emprunt avec sa vieille voiture, qu’il abandonnera un peu plus tard. Il sillonne le sud des Etats-Unis, subsistant grâce à de menus travaux, avant de réaliser son grand projet: s’installer au cœur de l’Alaska, seul, en communion avec la nature. Mais on ne s’improvise pas trappeur, ni homme des bois… Ce parcours dramatique d’un jeune homme qui a voulu vivre jusqu’au bout son impossible idéal est retracé par Jon Krakauer, l’auteur du best-seller tragédie à l’Everest. Livre-culte dans le monde entier, Into the Wild a d’emblée fasciné Sean Penn, qui en a réalisé une adaptation cinématographique applaudie par la critique américaine.

La seule raison qui m’a poussée à lire ce livre est l’item éphémère “Forêt de Poudlard”. J’avais conservé cette lecture dans ma PàL pour le pumpkin autumn challenge, mais comme il me fallait du nature writing, je l’ai sorti.
Il y avait une chance sur deux que cette histoire me plaise tout dépendait du choix de l’auteur quant au récit : il aurait pu le romancer, il avait bien assez d’informations pour cela, mais il a préféré l’écrire comme un article… Un très long article. Je déteste ce style journalistique, ça m’ennuie.

Jon Krakeuer nous retrace son enquête de façon anachronique : le corps de Chris McCandless est retrouvé dans les territoires sauvages de l’Alaska. Comment a-t-il péri ? Qu’est-ce qui l’a poussé à aller dans une région reculée avec si peu de matériel ? Comment y a-t-il survécu plus d’une centaine de jour ?
C’est ce qu’on apprend au fil des pages. L’auteur a choisi de nous partager des passages du journal de Chris, des récits faits par les gens qu’il a rencontrés à travers le pays et qu’il a marqués, des textes qu’il a surlignés au cours de son voyage, etc.

Les chapitres se suivent de manière désordonnée, ce qui est assez désagréable au début et m’a obligée à retenir les dates pour m’y retrouver dans la chronologie. De plus, dans certains passages, Chris est comparé à d’autres “explorateurs” qui ont connu eux aussi de semblables drames ; intégré au récit ça aurait pu être intéressant, mais là, ça n’était une succession d’exemples et c’était too much pour moi.
C’est vraiment dommage, parce qu’il y aurait eu moyen de romancer l’histoire, de la rendre palpitante, mais finalement, ça n’est qu’un long reportage ayant bien peu d’intérêt (pour moi du moins). Seuls les trois derniers chapitres ont retenu mon attention parce qu’on a le fin mot de l’histoire sur ce qu’il lui est vraisemblablement arrivé.

En conclusion, c’est une lecture qui m’a laissée indifférente et je suis soulagée de l’avoir terminée.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Forêt de Poudlard (Item éphémère du 21/03 au 04/04) – Un livre de nature writing (où la nature tient une place importante) ou dont le thème principale est l’écologie80 points

J’aurais préféré vivre – Thierry Cohen

Titre : J’aurais préféré vivre
Auteur : Thierry Cohen
Éditeur : POCKET
Nombre de pages : 218
Quatrième de couvertureLe 8 mai 2001, jour de ses vingt ans, Jeremy se suicide. Victoria, la femme qu’il aime, l’a rejeté. Le 8 Mai 2002, il se réveille près de Victoria, folle d’amour pour lui. Est-il vraiment mort Jeremy devient alors le spectateur d’une vie qui lui échappe. Une vie étrange, dans laquelle sa personnalité est différente, change, évolue, l’inquiète. Au fil des jours et des réveils, Jeremy va dérouler le fil d’un destin qu’il n’a pas choisi… le sien.

J’ai trouvé ce roman lors d’une brocante. Le résumé me plaisait bien, mais je ne m’attendais à rien en le commençant.
Et j’ai été plus qu’agréablement surprise !

Le 8 mai, le jour de son anniversaire, Jeremy met fin à ses jours : sa meilleure amie dont il est amoureux l’a rejeté. Il se sent partir.
Puis il revient à lui un matin auprès de celle qu’il aime, nous sommes le 8 mai, une année a passé, une année qu’il a vécue mais dont il ne se rappelle pas. Après en avoir parlé, Victoria et lui décident de faire des examens à l’hôpital. Quand le soir vient, il s’endort pour ne revenir que deux ans plus tard, un 8 mai toujours. Il constate qu’il est marié, qu’il a un fils.
Il fait plusieurs bond à travers les ans, parfois plusieurs années passent, et découvre, effaré, son comportement de plus en plus odieux au fil de ses voyages.

J’ai trouvé l’histoire intéressante, le cheminement de Jeremy, l’évolution des personnages qui l’entourent au quotidien que ce soit sa femme Victoria, ses enfants ou son meilleur ami Pierre.
L’auteur a des mots très justes sur ce que vit son héros et pas que sur le suicide ou sur le mal qu’il fait à son entourage, sur beaucoup d’autres sujets… Il y en a tellement que je ne pourrais pas les énumérer, mais je vais essayer en quelques mots : sur tout ce qu’il affronte et fait subir à ses proches.
J’ai adoré sa plume, je me suis identifiée sans problème à Jeremy et je m’y suis attachée sans difficultés.

La conclusion m’a laissé un petit goût d’inachevé : on a une explication finale qui est prévisible et cohérente avec le récit. Mais j’avoue que j’aurais aimé un éclaircissement plus fou, plus fantastique. Sans compter que c’est une fin ouverte et je déteste les fins ouvertes.
C’est un coup de cœur pour cette lecture que j’ai eu du mal à quitter et que j’ai terminé en seulement trois jours alors que j’ai pris du temps pour moi afin de jouer à The Witcher 3 ce week-end.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Dogweed & Deathcap (Item éphémère du 21/03 au 04/04) – Un roman ou une partie du roman se passe au printemps100 points

Onibi, carnets du Japon invisible – Cécile Brun & Olivier Pichard

Titre : Onibi, carnets du Japon invisible
Scénario : Olivier Pichard
Dessins : Cécile Brun
Éditeur : Issekinicho
Nombre de pages : 128
Quatrième de couvertureCachés au bord d’un sentier de campagne ou à l’ombre d’un temple, les esprits japonais, renards, tanuki et autres yokai guettent le voyageur égaré dans l’espoir de lui jouer des tours. Cécile et Olivier, fraîchement installés en bordure de la mer du Japon à Niigata, achètent un vieil appareil un peu spécial censé imprimer ces esprits sur la pellicule. Dans leur quête pour les prendre en photo, ils dressent le portrait d un Japon en équilibre entre deux mondes.
Malgré la modernisation du pays, les Japonais continuent souvent à prendre les histoires de fantômes très au sérieux. Les histoires de yokai et autres esprits restent présentes et ancrées dans le folklore populaire.

Le jour où je me suis pris cette petite bande-dessinée, j’étais partie acheter des livres sur les légendes japonaises. On m’en a proposé un certain nombre dont celui-ci. J’ai longtemps hésité, je savais que je n’y trouverais pas ce que je cherchais, mais je trouvais le principe intéressant, il a titillé ma curiosité et je me suis lancée.

Cécile et Olivier nous offrent un carnet de voyage un peu spécial. Ils ont acheté un appareil photo particulier : ils peuvent prendre huit clichés et chacun révèle la présence d’un yokai, ce qui offre au lecteur huit chapitres. Ils parcourent ainsi le district de Niigata à la recherche d’esprits japonais.

Le premier point positif que j’ai constaté de manière totalement fortuite : sur la couverture, le titre Onibi et les feux follets du même nom sont phosphorescents. Je l’ai découvert parce que j’ai commencé cette lecture à la lampe de chevet juste avant de me coucher et quand je l’ai posé à l’ombre de mes jambes pour me lever… Quelle surprise !
Le second point positif, c’est l’ambiance instaurée, et ce, grâce à des personnages inspirés des rencontres que les auteurs ont faites lors de leur périple. Ça a un côté authentique.
Le dernier point positif sont les photos prises avec l’appareil. On en découvre une à la fin de chaque chapitre. Elles sont aussi étranges que dérangeantes, un peu à la façon Miss Pérégrine et les enfants particuliers. Et j’adore ça !

Le seul bémol en ce qui me concerne tient à l’histoire en elle-même. Je l’ai trouvée trop ténue, peut-être parce qu’il manque des informations qui me semblent cruciales sur les yokai qu’ils recherchent. Par exemple, ils se rendent dans un village dont on ignore le nom parce que le Buruburu en est la mascotte, mais on ne sait rien sur cet esprit (et les infos sur le net sont plutôt vagues) . C’est dommage.
Les parties que j’ai le plus aimées sont celles où on en apprenait davantage sur les légendes des lieux visités.

J’ai beaucoup aimé cette bande-dessinée. C’était une chouette découverte.