The Strange House, tome 1 – Uketsu & Kyo Ayano

Titre : The Strange House, tome 1
Scénario : Uketsu
Ilustrations : Kyo Ayano
Éditeur : KANA
Nombre de pages : 178
Quatrième de couverture : « Dès l`instant où j`ai vu les plans, j`ai tout de suite pensé que c`était une étrange maison. »
Je suis un auteur spécialisé dans les affaires occultes. L`autre jour, un ami m`a montré les plans d`une maison qui semblait cacher un espace secret. Lorsque j`ai demandé son avis à Kurihara, un ami architecte, celui-ci a commencé à énumérer, les uns après les autres, tous les points suspects de cette maison…

J’ai découvert ce manga lors de la pile à mood du Pumpkin Autumn Challenge présenté par Guimause Terrier. Ça a éveillé ma curiosité, donc je l’ai emprunté à la médiathèque alors que je n’en avais jamais entendu parler.
Je ne m’attendais pas du tout à me prendre au jeu ainsi.

L’héroïne est autrice spécialisée dans tout ce qui est occulte. Déjà, on ne connaît pas son nom, ce qui est très étrange. J’ai remonté plusieurs discussions dans le manga me disant que je l’ai zappé, mais non, je ne l’ai pas trouvé.
Donc un de ses potes (on soupçonne qu’ils sont amis) veut acheter une maison avec sa femme, mais une chose le chipote : un espace qui n’a pas lieu d’être au rez-de-chaussée. Franchement, c’est loin d’être la seule bizarrerie : la chambre pour enfant par exemple. Don il en parle à l’héroïne… mais pourquoi à elle ?
Elle en parle à un ami architecte, Kurihara qui analyse les plans du rez-de-chaussée et du 1er étage et émet des hypothèses quant au fonctionnement de ces incohérences et sa principale est qu’elle a appartenu à une famille de meurtriers.
Un scénario abracadabrant qui devient moins dingue lorsqu’un corps est retrouvé dans la forêt à proximité de cette fameuse maison.

Ça a été assez vite prenant parce qu’on est d’accord sur le fait que la disposition de cette maison est étrange et j’ai pris plaisir à analyser les hypothèses de Kurihara, à chercher à les démonter, à me demander comment il peut taper juste… d’ailleurs, est-ce qu’il tape juste ? Ou est-ce que l’auteur essaie de noyer le poisson, de nous éloigner de la vérité qui est bien plus terrible ?

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce manga.
Les dessins sont inégaux dans l’ensemble, je l’ai remarqué mais ça ne m’a pas outre mesure dérangé parce que l’intérêt de cette lecture n’est pas dans les illustrations et ce n’est pas non plus catastrophique : les vrais héros de ce récit sont les plans et ils sont bien réalisés.
Mon seul bémol, ce sont les relations entre les personnages… on ne connaît pas leurs liens : amis ? Famille ? Anciens collègues ? Pourquoi le gars au début lui a demandé à elle d’examiner les plans de la maison qu’il veut acheter ? Ça m’a dérangée et perturbée de ne pas pouvoir les relier les uns aux autres.

Sinon, ça a été une excellente lecture et j’ai beaucoup aimé la découvrir.

Divines, tome 1 – Kamome Shirahama

Titre : Divines, tome 1
Auteur : Kamome Shirahama
Éditeur : Pika
Nombre de pages : 314
Quatrième de couverture : Quand Eniale, l’ange, et Dewiela, la démone, ne sont pas occupées à se livrer bataille, elles s’unissent malgré elles pour toute sorte d’actions sur notre Terre ! Retrouver la mère d’un bébé abandonné, arpenter Paris en quête des dernières tendances, échapper à un exorciste fou furieux, répondre à la prière d’une enfant dont la mère est souffrante… Eniale et Dewiela ont fort à faire et lorsqu’elles débarquent, c’est la pagaille assurée. Le monde des mortels va être diablement secoué !
Une nouvelle édition en 2 tomes simultanés, édition angélique & édition diabolique.
En bonus : « MY LITTLE NOIR », une histoire courte INÉDITE de Kamome Shirahama !

Ce manga est réalisé par la mangaka de l’atelier des sorciers dont je suis fan ! Quand j’ai vu passer cette saga dans une collection aussi belle, ça m’a tout de suite emballée.

Eniale est un ange et Dewiela un démon. Toutes deux s’affrontent pour récupérer le plus d’âmes. Chaque chapitre est une mission différente :
– retrouver la mère d’un bébé abandonné,
– lutter contre un exorciste fanatique,
– soigner la mère d’une enfant,
– récupérer les âmes errantes au Japon, ce qui n’est pas du goût des dieux,
– remettre un prêtre sur le grand chemin.
Chacune a son propre but, en contradiction totale l’un avec l’autre, sauf pour le premier chapitre.

Je suis partagée quant à cette lecture : j’ai bien aimé le récit, l’intrigue, la manière dont c’est résolu, mais les personnages m’exaspèrent.
Déjà, elles se connaissent bien, et ce, avant le début du manga, on ignore comment, j’ai eu la désagréable sensation d’avoir loupé quelque chose.
Et je dois bien avouer que je n’apprécie pas les personnages que je trouve superficielles et l’entrée en matière m’a fait grincer des dents : elles se battent parce qu’Eni pique les affaires de Dewi et qu’elle les pète.

J’ai plus de mal avec l’ange : sa naïveté, ses réactions en font une idiote, même si on découvre vers le milieu que ce n’est qu’une façade. Lorsqu’elle réfléchit, elle est redoutablement vicelarde… tout dépend de sa motivation.
Dewi est un peu mieux passée parce qu’elle joue son rôle, elle joue sur ses charmes pour séduire, pour pervertir. Je pense que j’attendais plus de spiritualité de la part d’Eni.

Par contre, pour les dessins, rien à redire. Ils sont aussi beaux que dans l’atelier des sorciers. En tout cas, on reconnaît la patte de la magaka. J’ai pris beaucoup de plaisir à m’attarder sur les illustrations et comme il est un peu plus grand qu’un format traditionnel, c’était d’autant plus plaisant.

Donc dans l’ensemble, j’ai aimé, mais la déception est quand même présente, ce qui me laisse une impression très bizarre.

Les Carnets de l’apothicaire, tome 11 – Natsu Hyuuga, Itsuki Nanao & Nekokurage

Titre : Les Carnets de l’apothicaire, tome 11
Autrice : Natsu Hyuuga
Illustration : Itsuki Nanao
Scénario : Nekokurage
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 164
Quatrième de couverture : Intrigues et poisons au cœur du palais impérial !
Alors qu’elle enquêtait sur la disparition d’une servante malade, Mao Mao découvre que la dame de compagnie de Lifa, qui est également sa cousine, complotait pour espérer prendre sa place ! Une manigance aux très lourdes conséquences…
Peu après, l’empereur en personne demande à la jeune apothicaire de l’accompagner au temple du choix, dans lequel il faut résoudre une énigme et emprunter le bon passage afin de prouver son statut d’héritier de la reine mère. Hélas, le souverain ne parvient pas à percer le secret des lieux… Mao Mao saura-t-elle comprendre le message qui s’y cache ?
Découvrez la face cachée du lieu le plus secret de la cité impériale ! Dans ce monde de femmes régi par les hommes, Mao Mao aura besoin de toute son intelligence et de tout son savoir pour démêler les intrigues de la cour… Avec son héroïne hors norme et ses décors magnifiques, ce manga événement adapté d’un roman à succès a tout pour plaire ! Et vous, aurez-vous le courage de goûter à ses délices ?

J’avais prévu de valider l’une des catégories du pumpkin challenge avec cette lecture, finalement, je trouve qu’elle ne rentre pas bien dans les cases. Donc je l’ai lu par plaisir, et c’était très bien comme ça.

À la fin du tome précédent, Mao devait aider l’empereur à passer l’épreuve qui prouve qu’il descend bien de la lignée de l’impératrice qui a conçu l’épreuve et ça a été un échec, mais elle croit avoir compris comment ça fonctionne.
Donc dans le premier chapitre, on est reparti pour passer l’épreuve. À la fin de cet épisode Mao s’interroge sur l’identité réelle de Jinshi, mais elle ne pousse pas la réflexion plus loin – c’est là que l’autrice nous glisse un teaser comme quoi elle le regretterait… et là, mon cerveau s’est emballé !
Par la suite, on fait la connaissance de l’impératrice douairière Anshi, qui est d’ailleurs la mère de Jinshi. Et on découvre l’histoire et les penchants de l’ancien empereur qui sont vraiment dégoûtants, avouons-le. Sachant que je ne suis pas pudibonde, mais ma limite a été franchie.

Alors remettons le récit dans la période historique : les mœurs n’étaient pas les mêmes, on mariait les jeunes filles tôt, dès qu’elles étaient en âge de procréer, mais y a quand même des limites à ce qu’un corps peut supporter. Et puis surtout, c’est présenté comme une situation normale et admise alors que même pour l’époque, c’était troublant. J’ai essayé de le voir tel que c’était écrit, de manière neutre sans le filtre de notre époque, mais je n’y suis pas parvenue, c’était vraiment trop dérangeant.

Mao m’a semblé moins présente que dans les tomes précédents alors que l’empereur m’a paru bien trop présent. Et le fait que Jinshi lui ressemble physiquement a cassé tout le charme du personnage.
Je suis partagée quant à ce récit. C’était très bien d’en apprendre plus sur la création de la cour intérieure, le contexte qui l’a fait évoluer, ça lève aussi le voile sur certains faits sous-entendu et ça explique bien des points sur la présence de Lishu qui était initialement la concubine de moins de 14 ans de l’ancien empereur… enfin, ça confirme juste ce que j’avais déjà compris.
Habituellement, j’aime découvrir les détails des histoires, le contexte, ce qui n’est pas dit et souvent, ça sauve mes lectures, mais pas là. C’était glauque (ce qui me pose rarement de soucis) et surtout malsain et ça, pour moi, c’est rédhibitoire. Donc je ne vais pas minimiser mon avis et être honnête avec moi-même : j’ai détesté ce 11ème tome.

Battle Game in 5 seconds, tome 05 – Kashiwa Miyako & Saizou Harawata

Titre : Battle Game in 5 seconds, tome 05
Scénario : Saizou Harawata
Illustrations : Kashiwa Miyako
Éditeur : Doki Doki
Nombre de pages : 240
Quatrième de couverture : Pour en finir une bonne fois pour toutes avec les infâmes rouges, Akira et ses camarades ont décidé de les affronter dans la « chasse au roi » , un jeu où tous les membres de l’équipe perdante sont voués à la mort. Les verts, dont Akira fait partie, se lancent dans cette lutte pour gagner des points, mais une intervention imprévue de l’ennemi les déstabilise… Dans cette guerre qui vient de commencer, c’est la vie de chacun qui est en jeu !

Je savais que ce serait une très bonne lecture, c’est la raison pour laquelle je me le suis gardé pour la fin.
Je ne vais pas avoir grand-chose à dire dessus. Un événement majeur prend toute la place : la quête guerrière de la chasse au roi.

L’équipe rouge et l’équipe verte s’affrontent et ça promet d’être meurtrier.
Akira et Yûri ont mis au point un plan : ils ont identifié les sites susceptibles d’accueillir l’épreuve et ont opté pour un plus précisément.
Donc tout le monde est prêt, mais c’est sans compter l’impulsivité d’Ôgami qui sert les plans machiavélique de son acolyte Kuroiwa – comme quoi il le connait assez bien pour compenser.
Tout l’intérêt de ce cinquième tome tient dans l’affrontement stratégique des 2 équipes : est-ce qu’elles ont correctement anticipé les réactions de leurs adversaires ? Est-ce qu’elles ont tenu compte des faiblesses de leur propre groupe ?

Ça s’est lu tout seul ! Je n’ai pas vu les pages défiler tant ça m’a happé. Chaque personnage avance ses pions et on découvre les conséquences. Pour certains, c’est terrible, d’autres ont de la chance.
Les dessins sont tout aussi sympathiques que les tomes précédents. Les scènes de combat passent bien, beaucoup de traits pour simuler la vitesse mais dans l’ensemble, ça passe bien.

J’ai adoré cette lecture et j’ai hâte de lire le suivant parce que bien sûr, on n’a pas la conclusion de cette chasse au roi.

Spy X Family, tome 01 – Tatsuya Endo

Titre : Spy X Family, tome 01
Auteur : Tatsuya Endo
Éditeur : Kurokawa
Nombre de pages : 207
Quatrième de couverture : Twilight, le plus grand espion du monde, doit pour sa nouvelle mission créer une famille de toutes pièces afin de pouvoir s’introduire dans la plus prestigieuse école de l’aristocratie. Totalement dépourvu d’expérience familiale, il va adopter une petite fille en ignorant qu’elle est télépathe, et s’associer à une jeune femme timide, sans se douter qu’elle est une redoutable tueuse à gages. Ce trio atypique va devoir composer pour passer inaperçu, tout en découvrant les vraies valeurs d’une famille unie et aimante.

J’avais entendu beaucoup de bien de cette série, mais je n’étais pas motivée pour commencer parce que le titre laisser supposer (à raison) que ça parlait d’une histoire de famille d’espions et je le suis pas fan des séries d’espionnage.
C’est là que je me rends compte que je suis bourrée de préjugés sur ce genre puisque ce premier tome est loin de ce que j’imaginais et ça fait énormément de bien de découvrir une histoire qui sort de l’ordinaire.

Twilight est un espion. Pour remplir sa mission, il doit se créer une famille et surtout d’avoir un enfant qui intégrera la célèbre école Eden, lui permettant ainsi de se rapprocher de sa cible.
Il se rend donc dans un orphelinat et repart avec Anya (vu comment ça se passe, on ne peut pas dire qu’il l’adopte). La gamine n’est pas super maligne, mais elle a un avantage considérable : elle est capable de lire dans les pensées, cependant elle cache son pouvoir. Donc elle sait qui est son nouveau père, mais ne le lui dit pas.
La petite finit par passer l’examen d’entrée de l’école, sauf qu’il y a un second examen oral et les deux parents doivent être présents… sauf qu’il n’y a pas de mère.
Donc Twilight se met en quête d’une épouse supposée et il rencontre Yor, une jeune femme de 27 ans qui a besoin d’un petit ami pour que son frère lui lâche la grappe sur ce sujet et ses collègues également : elle court notamment le risque d’être arrêtée pour espionnage parce qu’à son âge, ne pas être mariée, c’est louche. Elle doit d’autant se préserver qu’en fait, elle est une tueuse à gage.
Y a aucun spoiler, on connaît leur métier caché ainsi que le pouvoir d’Anya très très vite.

Donc vous imaginez un peu la famille ?
Pas mal d’incompréhension, de quiproquos – je ne les ai pas comptés, mais franchement, c’était très drôle !

Les personnages sont attachants : ils ont tous un passif compliqué, des peurs et des faiblesses qui les rendent parfaitement humains.
Twilight, nommé Mr Forger, est très intelligent, un peu trop parfait. Pourtant, on sent une cassure en lui et sa nouvelle famille, notamment Anya réveille ses fêlures.
Anya est attachante. Elle est comme un animal blessé avec une forte peur de l’abandon, donc elle fait tout pour rester avec Père. C’est dur pour elle, mais ses nouveaux parents sont chouettes avec elle, malgré quelques maladresses.
Yor est limite schizo, c’est pas possible autrement. Elle switche de la jeune fille gentille et timide à la tueuse impitoyable avec une facilité déroutante. Et j’aime beaucoup ça.

Les dessins sont très chouettes. Quelques inégalités, mais ça a fait le charme de ce manga.
En conclusion, j’ai adoré ce premier tome et je lirai les prochains avec beaucoup de plaisir.