L’atelier des sorciers, tome 1 – Kamome Shirahama

Titre: L’atelier des sorciers, tome 1
Auteur: Kamome Shirahama
Éditeur: Pika
Nombre de pages: 208
Quatrième de couvertureCoco a toujours été fascinée par la magie. Hélas, seuls les sorciers peuvent pratiquer cet art et les élus sont choisis dès la naissance. Un jour, Kieffrey, un sorcier, arrive dans le village de la jeune fille. En l’espionnant, Coco comprend alors la véritable nature de la magie et se rappelle d’un livre de magie et d’un encrier qu’elle a achetés à un mystérieux inconnu quand elle était enfant. Elle s’exerce alors en cachette. Mais, dans son ignorance, Coco commet un acte tragique !
Dès lors, elle devient la disciple de Kieffrey et va découvrir un monde dont elle ne soupçonnait pas l’existence !

Ça fait quelques mois que j’entends parler de ce manga, je l’avais feuilleté mais je n’avais pas accroché aux dessins. Ils étaient beaux mais ça me gênait, peut-être parce que certaines planches sont jolies alors que certains portraits du personnage principal sont crayonné à la va-vite pour lui faire une tête risible. En réfléchissant à ce blocage, je pense que ce qui me posait le plus de souci, c’était le fait que le style du mangaka fasse très fantasy… or, en manga, j’ai eu beaucoup de déception sur ce thème.
Ce ne fut pas le cas de celui-ci, loin de là.

On découvre Coco, une fillette de dix ans qui travaille avec sa mère couturière. Le grand rêve de l’héroïne est d’être sorcière, mais contrairement à un métier qui s’apprend, la magie est innée. Sa mère tente donc de la raisonner afin de lui éviter une déception, mais Coco est persuadée d’avoir ce don depuis qu’elle a acheté à un sorcier un cahier, une baguette et de l’encre. Le jour où elle rencontre Kieffrey, sa vie change brusquement : elle découvre son secret et s’y essaie, ce qui tourne mal.
Il la prend alors sous son aile, elle devient donc son apprentie avec ses autres élèves chez lui, à l’atelier des sorciers.

J’ai pris beaucoup de temps pour le lire, je me suis extasiée sur les illustrations qui sont juste magnifiques, même les crayonnés rapides s’insèrent parfaitement dans le récit. Les décors sont superbement détaillés.
L’univers inventé est intéressant. Dans ce premier tome, on découvre bon nombre de lieux, on évolue progressivement aux côtés de Coco, mais on sent bien qu’on est loin d’en avoir fait le tour et que le monde semble recéler encore pas mal de mystères.
Les personnages sont attachants, peut-être un peu moins Agathe, la meilleure élève de Kieffrey qui ne supporte pas que la nouvelle venue ne soit pas issue du monde magique. Je subodore que cela changera dans les prochains, mais sans certitude.

C’est un gros coup de cœur pour ce premier volume digne d’un Ghibli. Ça va être dur d’attendre le prochain.

Challenge Coupe des 4 maisons :
3ème année : Waddiwasi
(2ème validation) – 3 BDs/Mangas en 24h – 15 points
Black Butler, tome 12
Télémaque, tome 1 : à la recherche d’Ulysse

Black Butler, tome 12 – Yana Toboso

Titre: Black Butler, tome 12
Auteur: Yana Toboso
Éditeur: Dark Kana
Nombre de pages: 192
Quatrième de couverture“Voilà qui est admirable, Monsieur. C’est ainsi que doit être un gentleman anglais.” Des cadavres ressuscités mais dépourvus d’âme se mettent à attaquer les passagers du luxueux paquebot Campania ! Tandis qu’un homme mystérieux mène l’enquête à bord, un menaçant iceberg se profile à l’horizon…

Imaginez un mélange entre the Walking Dead et le Titanic et paf, vous avez le résumé parfait de ce douzième volume… Alors j’ignore ce que l’auteur a fumé mais ça devait être de la bonne !

Ciel et Sebastian sont sur un bateau en compagnie d’Elizabeth et de sa famille, les Midford, lorsque des morts-vivants se libèrent des cercueils où ils étaient enfermés et s’en prennent à qui ? Forcément aux vivants.
On a droit à toutes les scènes les plus connues du Titanic : Ronald Knox et Grell sur la rambarde avant qui jouent aux rois du monde, la vigie qui découvre l’Iceberg et prononce les mêmes dialogues que dans le film, les compartiments inondés qui doivent être verrouillés, etc.
Bref, c’était un gros plagiat, ça m’a un peu saoulée et je ne sais pas ce qui était le pire : de savoir ce qui allait se passer ou de ne pas savoir ce que la mangaka allait reprendre comme scène.

Le point positif est qu’on découvre la famille de Lizzy, la fiancée de Ciel : ils sont trop forts et en plus, ils ont la classe ! Normal, vous me direz, quand on sait que son père est le chef de l’ordre des chevaliers d’Angleterre.
J’ai adoré les découvrir et j’aurais préféré que ce soit plus tôt, je n’en aurais que mieux apprécié leur fille.
C’est probablement le seul passage que j’ai aimé. Le reste m’a laissée froide.

En plus, quand je l’ai lu, j’étais malade avec fièvre et nausée, du coup, je n’en ai pas profité et certains épisodes amplifiaient mon malaise.
Je n’ai pas des masses accroché à ce volume, j’attends par contre de lire le prochain et de voir s’il tient les promesses annoncées à la fin de ce douzième tome.

Challenge Coupe des 4 maisons :
3ème année : Waddiwasi
(2ème validation) – 3 BDs/Mangas en 24h – 15 points
Télémaque, tome 1 : à la recherche d’Ulysse
L’atelier des sorciers, tome 1

Dragon’s Crown – YUZTAN et ATLUS

Titre: Dragon’s Crown
Oeuvre originale: Atlus
Auteur: Yuztan
Éditeur:Kurokawa
Nombre de pages: 376
Quatrième de couvertureLe « Dragon’s Crown » est une relique légendaire qui apportera la richesse et la gloire à celui qui l’obtiendra. Pour la récupérer et éviter qu’elle soit utilisée à des fins maléfiques, six valeureux aventuriers devront faire face aux plus terribles épreuves dans des labyrinthes peuplés de créatures fantastiques !

Dragon’sCrown m’a été prêté par un ami, Luc, qui voulait absolument que je le lise et que je vois par moi-même à quel point il était nul… On m’a souvent conseillé des livres parce qu’ils étaient bien, c‘est la première fois qu’on me pousse vers une lecture avec une impression aussi négative. Bon, comme nos avis divergent très souvent, il fallait bien que je me fasse ma propre opinion et je dois dire que pour une fois, on est totalement d’accord.

Le scénario a un côté très RolePlayingGame, mais basique : des aventuriers aussi différentes les uns des autres se retrouvent à faire équipe. Ils rejoignent une guilde et se voient à remplir diverses missions à la suite, sans réel fil conducteur.
Le récit est décousu, un manga de plus qui donne une très mauvaise image des jeux de rôle. L’auteur a essayé de rendre ses protagonistes amusants, c’est juste absurde et pas drôle.
J’ai relativement bien aimé la présentation de chaque quête dans les cartouches : cela s’adresse directement au lecteur comme si on était dans un jeu de rôle. C’est le seul détail plaisant de cette histoire.

J’ai détesté le character design des personnages, je l’ai trouvé aussi stéréotypé qu’exagéré ce qui rend les héros difformes. Les mecs ont une tête de minet, un tronc et des bras excessivement musclés, une taille et des jambes ridiculement minuscules. Les filles ont des protubérances mammaires à la place des seins qui sont tombants et flasques, des fesses dignes d’une croupe chevaline et j’en passe… Bref, au moins là-dessus, l’auteur est cohérent : mec ou nana, ils sont aussi moches et grotesques les uns que les autres. En même temps, cela n’aurait pas dû me surprendre : la couverture en dit très long sur les dessins.
A cela se rajoute le fait qu’avec les seins et les muscles qui prennent toute la place dans les planches, cela rend la compréhension de qui fait quoi tout bonnement laborieuse.

Il fait plus de 370 pages, je suis arrivée à la moitié puis, j’ai abandonné, saoulée par la nullité de ce manga.
Je ne peux pas dire que je suis déçue, on m’avait prévenue. Par contre, n’ayons pas peur des mots : j’ai détesté cette lecture.

Candy Candy, tome 9 – Yumiko Igarashi et Kyoko Mizuki

Titre: Candy Candy, tome 8
Scénario: Yumiko Igarashi
Dessin: Kyoko Mizuki
Éditeur: Kodansha France
Nombre de pages: 205
Quatrième de couverture: Les aventures, les drames et les amours de Candy Neige, jeune orpheline américaine au debut du XXeme siecle, de sa naissance à l’age adulte. Elevée dans la maison de Pony où elle passe son enfance en compagnie de son amie Annie, Candy a un tempérament trop prononcé et ne parvient pas à trouver une famille d’accueil. Tous ses amis la quitte peu à peu, mais lors de son 12eme anniversaire, elle est choisie pour devenir demoiselle de compagnie auprés des enfants de la famille Legrand, Elisa et Daniel, bien décidés à lui en faire voire de toute les couleurs. Candy va vivre un véritable enfer avec pour seul réconfort l’amour qu’elle porte pour leur cousin, Anthony, et celui pour le petit prince de la colline de son enfance…

Ça y est, je suis arrivée au neuvième tome qui est également le dernier. Cela me rend triste parce que j’ai pris énormément de plaisir à lire cette saga et j’aurais bien aimé avoir une vraie fin, ce qui n’est pas le cas.
Dans tous les cas, je suis contente d’avoir relu la série entière, je n’ai bien entendu pas réussi à me défaire du dessin animé, donc je comparais systématiquement mes souvenirs avec ma lecture. Il y a forcément énormément de similitudes mais également un certain nombre de différences. C’était agréable de voir ce manga sous un autre jour avec ses longueurs, ses passages bien trop courts, les joies et les peines qui peuplent le petit monde de Candy.

Dans le volume précédent, Candy est cherchée par un inconnu qui se dit envoyé par Terry – pour rappel, l’acteur vedette du Stratford a soudainement disparu sans laisser de traces.
Personnellement, je m’étais doutée que c’était un piège tendu par Daniel et en effet, ça n’a pas loupé. Malheureusement, rien ne se déroule comme le fils Legrand l’espère et Candy se défend puis part.
Le malheur continue de frapper la petite troupe et cette fois, c’est Alistair qui en fait les frais. Je ne vais pas rentrer dans les détails, il serait dommage de spoiler.

C’est vraiment un tome de conclusion dans le sens où l’auteure répond à pas mal des questions qu’on pouvait se poser depuis le début de cette saga, mais aussi au fil des pages : que devient Terry ? Qui est l’oncle William ? Qui était le petit prince des collines ?
Des neufs volumes qui composent la série, c’est le seul qui m’a ému à ce point, je l’ai trouvé très triste. Malheureusement, la fin m’a déçue : je n’ai pas accroché… pour moi, ce n’est pas une vraie fin. Je la trouve bâclée, en deçà du reste de l’histoire qualitativement parlant.
Du coup, je reste sur une touche un peu négative et c’est dommage.

Challenge Coupe des 4 maisons :
6ème année : La tapisserie des Black
– lire toute une série de BD/manga (d’au moins 4 tomes – 60 points

Candy Candy, tome 8 – Yumiko Igarashi et Kyoko Mizuki

Titre: Candy Candy, tome 8
Scénario: Yumiko Igarashi
Dessin: Kyoko Mizuki
Éditeur: Kodansha France
Nombre de pages: 205
Quatrième de couverture: Les aventures, les drames et les amours de Candy Neige, jeune orpheline américaine au debut du XXeme siecle, de sa naissance à l’age adulte. Elevée dans la maison de Pony où elle passe son enfance en compagnie de son amie Annie, Candy a un tempérament trop prononcé et ne parvient pas à trouver une famille d’accueil. Tous ses amis la quitte peu à peu, mais lors de son 12eme anniversaire, elle est choisie pour devenir demoiselle de compagnie auprés des enfants de la famille Legrand, Elisa et Daniel, bien décidés à lui en faire voire de toute les couleurs. Candy va vivre un véritable enfer avec pour seul réconfort l’amour qu’elle porte pour leur cousin, Anthony, et celui pour le petit prince de la colline de son enfance…

A la fin du tome précédent, Candy répond à l’invitation de Terry et se rend à Broadway pour le voir jouer dans Roméo et Juliette, rôle qui leur tient particulièrement à cœur puisque l’année précédente, Candy portait le déguisement de Juliette lors du bal de mai organisé par le pensionnat de Londres où nos deux héros ont séjourné.
Une fois à New York, les choses ne se passent pas comme prévu. Le jeune homme vient chercher sa belle à la gare et ils passent une journée agréable ensemble mais le soir, Candy apprend que Susana, l’actrice qui aurait dû jouer le rôle principal dans la pièce, a perdu une jambe en sauvant la vie de Terry. Bon, je passe les détails, y en a eu assez jusqu’à présent, mais en gros, le couple rompt et le jeune homme, se sentant débiteur, décide de rester auprès de l’infirme.
Donc au début de ce tome, Candy rentre par le train de nuit, elle est fiévreuse et finit par s’évanouir dans le train. Là, elle est identifiée comme une des filles André, Archibald est contacté et vient la chercher. C’est alors qu’elle apprend qu’Alistair est parti pour la France sans rien dire et s’est engagé dans l’armée.
Une chose étonnante s’est produite : Daniel, que Candy a sauvé de voyous dans le tome précédent, s’est soudain mis en tête qu’il était amoureux de la jeune orpheline – autant dire que c’est à mille lieue d’être réciproque.

Je me souvenais relativement bien de cette partie. C’était plaisant à lire. J’ai bien aimé, nettement moins que le précédent pour une raison toute simple : on voit beaucoup moins les autres et y a une vraie coupure entre le groupe Archi-Annie-Patty et Monsieur Albert-Candy, alors qu’ils étaient soudés dans le sept. On voit davantage Elisa qui n’a pas grandi et pas évolué d’un pet, qui se pourrit toute seule à essayer de faire de celle de Candy un enfer. Daniel est aussi plus présent avec son délire amoureux, mais comme il est vicieux, c’est loin d’être drôle et étant donné donné qu’il est stupide, il est incapable de comprendre la raison qui pousse notre héroïne à le détester si fort.
On découvre également un personnage tertiaire : le docteur Martin, un médecin alcoolique qui a pris soin de monsieur Albert quand ce dernier s’est fait renversé dans les premières pages.
Côté événement, pas beaucoup de nouveautés, toujours les mêmes astuces et Candy s’en prend toujours plein la tronche, c’en est presque lassant.
J’ai pourtant hâte de lire le neuvième et dernier tome et je compte bien le lire aujourd’hui.