The dungeon of black company, tome 1 – Youhei Yasumura

Titre: The dungeon of black company, tome 1
Auteur: Youhei Yasumura
Éditeur: Komikku
Nombre de pages: 176
Quatrième de couvertureKinji est un NEET, soit un individu qui vit en dehors du système. Poussé par l’ambition de ne plus travailler et grâce à de gros efforts fournis dans le passé, il vit désormais de ses rentes et se délecte de voir les autres se tuer à la tâche. Mais un jour, pour une raison inconnue, il est soudainement transporté dans un autre monde peuplé de créatures humanoïdes. Il tombe entre les mains d’une entreprise traitant ses salariés comme des esclaves et les faisant travailler dans un labyrinthe magique comme mineurs. Des salaires misérables, des horaires de travail interminables et des conditions de vie ignobles… Remonté contre ces méthodes d’un autre âge, Kinji prépare la révolte ! “Si tu veux survivre, travaille à en crever ! ”

Merci à la masse critique Babelio et aux éditions Komikku pour ce partenariat.
Quand j’ai lu le résumé lors de la masse critique Babelio, il  m’a beaucoup plu. Je redoutais un peu le côté fantasy, mais la curiosité et surtout l’envie de découvrir cette saga l’ont emporté sur mes craintes.

Le héros, Kinji Ninomiya, est un NEET (Not in Éducation, Employment ou Training). Il s’est débrouillé pour gagner de l’argent très jeune grâce à du swing trading et maintenant, il vit sur ses rentes jusqu’au jour où il est téléporté dans un autre monde. Dans cet univers, il est démuni. Il essaie d’arnaquer le système en vain et ne réussit qu’à s’endetter. Pour s’en sortir il n’a d’autre choix que de travailler, mais il finit forcément en bas de l’échelle sociale. Il bosse dans les mines en tant que travailleur-esclave pour une entreprise dont la politique est de se tuer à la tâche pour la prospérité de la boîte en respectant les quotas imposés.

J’avoue que raconté ainsi, ça ne donne pas envie, mais c’est peut-être dû au fait qu’à la suite de cette lecture, je me sens désabusée. La magie n’a pas opéré pour ce premier tome, non pas en raison de l’univers qui n’était pas déplaisant au final, mais à cause de Ninomiya, antihéros par excellence.
Je l’ai détesté. Il a un égo surdimensionné, une arrogance extrême ce qui ne m’aurait pas dérangé s’il avait l’intelligence qui allait avec son complexe de supériorité. Il n’est pas bête, mais il est loin d’être brillant. De plus, il est exécrable, profiteur, méprisant (des termes comme prolo m’ont juste donné envie de le taper), lâche et j’en passe.
Si les personnages secondaires avaient été plus intéressants, ça aurait pu passer, mais là encore, on en est loin. Wanibé a le charisme d’une moule avariée, quant à Rim, à part dévorer comme un ogre dilapidant ainsi le peu d’argent que se fait le héros, elle n’apporte rien au récit.

C’est la raison pour laquelle j’ai mis trois jours à terminer ce manga. Il ne me passionnait pas, mais j’espérais quand même que les épreuves traversées transformeraient un peu Ninomiya, mais non. La situation empire sur la fin, ça devient du grand n’importe quoi et ça conforte le héros à maintenir sa ligne de conduite : égoïsme et cupidité.
Rien à redire sur les dessins, ils sont jolis – j’ai surtout accroché au character design de Rim, même si, la plupart du temps, elle est trop dévêtue à mon goût -, mais les illustrations ne font pas tout et  n’ont pas sauvé ce premier tome d’un avis négatif.
Je n’ai malheureusement pas aimé cette lecture.

A silent voice, tome 4 – Yoshitoki Oima

Titre: A silent voice, tome 4
Auteur: Yoshitoki Oima
Éditeur: Ki-oon
Nombre de pages: 208
Quatrième de couvertureSi les retrouvailles de Shoko et de Miyoko se passent à merveille, au grand soulagement de Shoya, les choses sont loin d’être aussi simples quand il tombe sur Naoka en pleine rue… Alors qu’il la ramène chez elle, l’adolescente repère la jeune malentendante dans une boutique, et le premier contact se révèle plutôt explosif !
Mais pour le lycéen aussi, les choses évoluent : sans s’en rendre compte, il se constitue peu à peu un petit cercle d’amis. Hélas, lorsque la timide Shoko tente de lui déclarer sa flamme à haute voix, c’est l’échec total …

J’avais complètement oublié que je possédais le quatrième tome de cette série.
Et ça fait plus de deux ans que j’ai lu le troisième… mais heureusement, ma chronique de l’époque m’a aidée à me remémorer ce qui s’était passé précédemment.

J’ai pris du plaisir à retrouver les personnages que ce soit Shoya, Shoko, Miyono ou Tomohiro.
Shoya se rend avec son groupe d’amis au parc d’attraction – oui, il a des amis et étrangement cela lui plaît. C’est l’occasion pour lui d’apprendre à les connaître. Naoka est de la partie et quand Shoya réussit à la convaincre sans le vouloir de se réconcilier avec Shoko… malheureusement, cela ne se passe pas comme prévu.
Si progressivement, en fréquentant ses camarades, la méfiance et l’indifférence de Shoya s’abaissent (changement symbolisé pour la chute des croix sur les visages – j’avais oublié à quel point cette idée était géniale), ce n’est pas le cas pour Naoka : le X de  détachement disparaît à un moment, pour revenir tout aussi rapidement sur elle.
Sur la fin, on en découvre davantage sur la vie de Shoko : l’existence de sa grand-mère et le rôle qu’elle a eu dans la famille monoparentale de l’héroïne, ce qu’est devenu le père de la jeune fille, etc. C’est probablement la partie que j’ai le plus aimée, elle m’a grandement touchée, elle m’a émue, presque aux larmes.

L’histoire est sympathique, et le character design toujours aussi beau.
Si le troisième tome m’a laissée relativement indifférente, j’ai vraiment adoré celui-ci. Par contre, je n’ai pas la suite… Zut !

Flying witch, tome 2 – Chihiro Ishizuka

Titre: Flying witch, tome 2
Auteur: Chihiro Ishizuka
Éditeur: Nobi nobi !
Nombre de pages: 156
Quatrième de couvertureMakoto poursuit sa découverte de la campagne d’Aomori, s’initiant à la cueillette des légumes sauvages et à leur saveurs subtiles. Profitant de la fête des cerisiers en fleurs, elle fait également une bien étrange rencontre. Et tandis qu’Akane donne un nouveau cours de magie, la petite Chinatsu prend une grande décision…

On continue à découvrir le quotidien de Makoto au sein de la famille de Kei. Comme dans le premier, il ne se passe pas grand chose, mais j’ai nettement préféré ce second tome, peut-être parce qu’il y a quand même un peu plus de magie.
Il n’y a que la première histoire avec le chance qui m’a laissée froide. Probablement parce que je n’ai pas compris.

On a droit à une visite au temple lors de la période des cerisiers en fleurs. Makoto, Chinatsu et Kei profitent de cette floraison précoce pour se promener et éviter le monde. Ils y rencontrent une voyante Inukai qui est en réalité une sorcière. Cette dernière connaît Akane, la sœur de Makoto, et essaie de la retrouver pour qu’elle arrange ce qu’elle lui a fait l’année précédente. On avait déjà rencontré la frangine à la fin du premier et elle semblait être une catastrophe en magie… ce second volume confirme un peu cette sensation.
De son côté, Chinatsu prend une décision importante qui a des répercutions sur la vie de chacun, mais on ignore encore à quel point !

Les personnages sont semblables à ce qu’ils étaient dans le premier, un peu mous.
Makoto est tout aussi gentille, mais un peu ennuyeuse.
Kei ne sert pas à grand chose, à part peut-être de guide et de cuistot… sans être méchante, je le traiterai de potiche.
J’ai été un peu déçue que Chito, le familier de l’héroïne, ne soit quasiment pas là. J’ai presque cru que la mangaka Chihiro Ishizuka l’avait oubliée, mais non, on la retrouve dans les dernières pages..
Heureusement que Chinatsu et Akane sont là pour relever le niveau et donner un peu de peps au manga.
Les dessins me plaisent toujours autant.

J’ai mieux aimé ce second tome que le précédent. Ça s’est laissé lire. Je n’ai pas grand chose de plus à dire.

Flying witch, tome 1 – Chihiro Ishizuka

Titre: Flying witch, tome 1
Auteur: Chihiro Ishizuka
Éditeur: Nobi nobi !
Nombre de pages: 158
Quatrième de couvertureÀ son entrée au lycée, la jeune Makoto quitte la région de Tokyo pour le nord-est du Japon. Hébergée chez ses cousins Kei et Chinatsu, elle découvre les petits plaisirs d’une vie plus proche de la nature, où le temps semble s’écouler plus doucement. Mais le quotidien à la campagne ne s’annonce pas de tout repos pour autant, car Makoto est aussi une apprentie sorcière un peu étourdie !

Ça fait un moment que je vois ce manga à ma librairie et j’hésitais grandement à me le prendre, parce que le titre aussi bien que la couverture me bottaient – oui, depuis quelques années, je suis attirée par le monde des sorcières et de plus en plus.
Donc quand je l’ai vu disponible à la bibliothèque, ni une ni deux, je l’ai emprunté.

L’histoire est assez simple : Makoto est une jeune sorcière et comme le veut la tradition, à partir de leur quinze ans, elles doivent apprendre à vivre dans le monde réel et décider si elles veulent rester sorcières ou devenir simples humaines. L’héroïne va donc vivre, avec son familier Chito, dans la famille de son cousin germain.

J’ai toute de suite accroché aux dessins, le character design des personnages m’a beaucoup plu. Je les ai trouvés à la fois simples dans les visages et leurs expressions et en même temps détaillés du moins en ce qui concerne les habits notamment dans les motifs des tissus mais aussi dans certains décors qui sont très beaux mais malheureusement peu nombreux.
Cette simplicité rend les illustrations belles.
Par contre, les postures que prennent parfois les personnages m’ont dérangée. Je les ai trouvées étranges et j’ai eu du mal à mettre le doigt sur ce qui me gênait. Finalement, après avoir pris du recul, j’ai réussi à déterminer ce qui n’allait pas : quand les protagonistes sont en action, ils sont mous. Dans leur façon d’être, ils sont mous.
Du coup, le rythme pèche vachement… on a droit à des tranches de vie parfaitement normales et même les événements incongrus sont racontés de manière plate… par exemple, quand le chien que nargue Chito parvient à se libérer pour courir après Makoto et son familier, à aucun moment je n’ai eu peur ou je n’ai été stressée. C’était très mou tout ça.

Sans compter que pour une sorcière, Makoto se montre bien frileuse : elle volette au vu et au su de tous, une fois… et par la suite, pas de magie avant le dernier chapitre et encore… dommage !
Bref, ce manga ne m’a pas fait vibrer l’ombre d’un instant. C’est une lecture qui m’a laissée indifférente.