Flying witch, tome 4 – Chihiro Ishizuka

Titre: Flying witch, tome 4
Auteur: Chihiro Ishizuka
Éditeur: Nobi nobi !
Nombre de pages: 156
Quatrième de couverture: Makoto continue de plus belle son apprentissage et son exploration de la région d’Aomori. En vadrouille dans une ville inconnue, sur un escabeau au milieu des pommiers, ou à la plage face à un curieux animal, elle culpabiliserait presque de s’amuser autant. Mais il n’y a rien de mieux qu’une vie bien remplie pour devenir une bonne sorcière !

Ce quatrième tome commence super bien. On retrouve bien entendu Makoto, mais c’est surtout Chito, le chat noir, qu’on revoit bien plus que dans les tomes précédents et ça m’a beaucoup plu, je regrettais tellement qu’on ne voit quasiment plus son familier.
On continue d’alterner entre des moments de vie typiques des mortels et des passages qui plongent en douceur le lecteur dans le monde des sorcières. Comme dans le précédent, l’immersion est très lente, trop pour que ce soit dépaysante. Du coup, mon ressenti reste aussi hésitant que lors de la lecture des tomes précédents : je balance entre frustration parce que ça n’avance pas et apaisement car ce calme omniprésent est malgré tout bien agréable.

Au final, seuls deux chapitres m’ont ennuyée : celui où les héros vont travailler dans le verger de la famille de Kei, et celui où Makoto retrouve sa tutrice pour faire le point sur son apprentissage. C’est un bon score quand on pense qu’il y a six chapitres.
J’ai aimé la quiétude que m’ont procuré les quatre autres récits, que ce soit celui où Makoto coud les manteaux de sorcières, celui où elle cuisine avec Nao ou Kei, ou ceux avec le lapin marin, nouvelle créature magique qui, semblerait-il, devrait rester puisqu’il est encore présent dans les dernières pages.

Même si cette lecture a été plaisante, c’était loin d’être passionnant. J’ai pris du temps pour le lire, principalement parce que je me suis attardée sur les dessins que je trouve toujours aussi beaux.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Waddiwasi (Sortilège – 3ème année, revalidation) – Lire trois BD en moins de 24H – 15 points
2/3

Yamada Kun & the 7 witches, tome 03 – Miki Yoshikawa

Titre: Yamada Kun & the 7 witches, tome 03
Auteur: Miki Yoshikawa
Éditeur: Delcourt
Nombre de pages: 192
Quatrième de couverture: Quand le cancre Yamada croise la route de l’insupportable Néné Odagari, le pire est à venir… Surtout si son pouvoir déraye !
Néné Odagiri, véritable peste, surprend Ryu Yamada en train de fouiller dans le sac d’Urara Shiraishi… et le prend en photo ! Une seule solution pour récupérer les preuves de son méfait: embrasser Néné sur la bouche et échanger de corps avec elle! Mais cela semble plus compliqué que prévu et le résultat va se révéler assez catastrophique… Yamada aurait-il du mal à contrôler son pouvoir ?!

Le second tome de cette série ne m’avait pas plu plus que cela, principalement parce que le personnage Miyabi Itô était trop présente et m’énervait prodigieusement. Donc je n’avais pas follement envie de lire ce troisième tome qui pourtant est une tuerie !

Nene Odagiri veut la présidence du conseil des élèves. Son rival n’est autre que Miyamura. Elle doit donc affaiblir son influence. Pour cela, elle décide d’utiliser Yamada en lui faisant du chantage grâce à des photos compromettantes. Après en avoir discuter avec ses camarades du club des phénomènes paranormaux, il décide de voler les clichés en échangeant son corps avec Odagiri. Pour ce faire, il l’embrasse mais c’est là que les choses se corsent : Yamada perd son pouvoir.

Enfin un tome qui répond à LA question qui m’agace depuis le début : pourquoi ce titre de 7 witches ? Et gros bonus, on en découvre davantage sur les pouvoirs de Yamada, révélations qui m’ont poussée à me taper la tête contre le mur : pourquoi n’y ai-je pas pensé ? C’était surprenant, inattendu et pourtant tellement cohérent. Un vrai coup de maître.
Les dessins sont toujours aussi chouettes, pas mal de planches plus ou moins grandes et j’aime beaucoup ça parce qu’on sent qu’elles sont travaillées ; j’apprécie de m’y attarder. Quelques scènes spéciales fan service où l’on voit Shiraishi folle de désir imaginée par ce pervers de Yamada, ou lorsque Itô embrasse Shiraishi. Personnellement, ce sont des passages-clichés qui me font sourire et revenir vingt ans en arrière.

Bref, c’est un coup de cœur pour ce troisième tome qui a réveillé mon envie de lire la suite,mais pour cela, il faudra attendre début mars que je puisse emprunter le quatre à la médiathèque… en admettant qu’il y soit.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Waddiwasi (Sortilège – 3ème année, revalidation) – Lire trois BD en moins de 24H – 15 points
1/3

Yamada Kun & the 7 witches, tome 02 – Miki Yoshikawa

Titre: Yamada Kun & the 7 witches, tome 02
Auteur: Miki Yoshikawa
Éditeur: Delcourt
Nombre de pages: 192
Quatrième de couvertureYamada embrasse Shiraishi, puis Miyamura, puis Itô, puis Bref, les expérimentations se succèdent et les découvertes aussi. En gros, tout le monde peut switcher avec tout le monde, tant que lesprit de Yamada est dans la boucle ! Souci : le secret est vite éventé par le président du comité des élèves, qui en profite pour manipuler perfidement la situation, malgré la peine d’une belle archère.

J’avais adoré le premier et j’avais très envie de lire la suite mais je ne l’avais pas donc quand je l’ai vu à ma médiathèque, je l’ai emprunté sans la moindre hésitation.

On savait déjà que Yamada a le pouvoir de changer d’apparence en embrassant quelqu’un sur la bouche. C’est l’expérience qu’il a tenté dans le précédent avec Shiraishi puis Miyamura. Dans ce second tome, Itô essaie de se venger du héros en faisant courir la rumeur fondée qu’il a embrassé Shiraishi. De son côté, Yamada a tellement peur qu’Urara en souffre qu’il prend l’apparence de Itô pour la discréditer. C’est ainsi que son secret s’évente de plus en plus et les différentes expériences qu’ils tentent n’aident pas.

Je n’ai pas aimé la première partie de ce tome principalement à cause du personnage de Itô. Je ne l’aime pas, elle me saoule et je la trouve de trop dans cette histoire. Du coup, j’ai été incapable de  lire ce manga d’une traite.
On découvre de nouveaux personnages : le président du conseil des élèves, Igarashi ancien camarade de Yamada, etc. Ils m’ont laissé pour le moins indifférente.
J’ai nettement mieux aimé la seconde moitié à partir du moment où apparaît le personnage de Karen Kimishima. Déjà je la trouve classe, même si je suis sûre qu’elle ne restera pas. Et puis, c’est à partir de là que Itô n’est quasiment pas là.
Et j’ai adoré le dernier chapitre avec le voyage scolaire.

J’ai beaucoup moins aimé ce second tome, peut-être est-ce parce que la surprise est passée, mais je pense que c’est davantage dû au fait que les liens entre les personnages sont beaucoup plus ténus que dans le précédent. Ça part également davantage en cacahuète avec les différents tests qu’ils font.
Un second tome nettement moins bien, mais qui devient de mieux en mieux. J’ai quand même hâte de découvrir ce que donnera le prochain volume.

Flying witch, tome 3 – Chihiro Ishizuka

Titre: Flying witch, tome 3
Auteur: Chihiro Ishizuka
Éditeur: Nobi nobi !
Nombre de pages: 160
Quatrième de couverture: Sur les conseils d’Akane, Makoto et ses cousins décident de se rendre à un café tenu par des sorcières. Mais lorsqu’ils arrivent à l’adresse indiquée, le bâtiment semble à l’abandon… L’établissement est en réalité tenu par une femme aussi mystérieuse que timide. Entre deux visites d’Inukai et de Nao, Makoto fait également la connaissance d’Anzu, une jeune consœur avec laquelle elle part à la rencontre d’un légendaire animal volant. Entre la magie, le jardinage et la cuisine, nos amis n’ont pas le temps de s’ennuyer !

Le mois dernier, je n’ai pas pu emprunter à la médiathèque le troisième volume de cette série parce qu’il était déjà pris. Donc quand je l’ai vu en début de mois, je n’ai pas hésité à le prendre. Non pas que je sois fan du manga, mais je suis toujours aussi curieuse de découvrir où les prochains tomes vont nous mener.
Dans ce troisième tome, l’auteur nous plonge un peu plus loin dans le monde de la magie, mais toujours en douceur. Je ne sais pas si je trouve cela apaisant ou prodigieusement exaspérant que cela se fasse si lentement.

Ainsi, on apprend l’existence d’un salon de thé tenu par une sorcière, donc un lieu caché au su et au vu des non-initiés dans le quartier où vivent Kei et Chinatsu. Bien entendu, nos héros s’y rendent, procèdent aux rites nécessaires pour le faire apparaître et c’est l’occasion pour le lecteur de rencontrer de nouveaux personnages : la serveuse puis la patronne ainsi que sa fille.
On enchaîne les tranches de vie un peu plus orienté vers le monde de la magie : le retour d’Inukai, le livreur de journaux et le fameux animal fantastique. Ce dernier point est le gros point fort de ce tome, un passage un peu trop rapide, mais tellement plaisant.

Les personnages sont dans leur lignée habituelle : gentils, calmes et reposants, même Chinatsu, qui normalement est un peu plus dynamique, est à la limite du serein ; c’en est presque étrange.
Pour le personnage d’Akane, qui est de nouveau présente, je suis assez partagée… Elle ajoute de la vie à l’histoire, mais en même temps, chaque fois qu’elle apparaît, je ne peux m’empêcher de penser à Urd dans Ah ! My goddess, que ce soit dans son apparence (peau mate, cheveux blancs, courtement vêtue) ou dans ses manières. Cette ressemblance excessive me gène un peu.

C’était plaisant à lire, sans plus. La fin rehausse le niveau mais pas assez à mon goût, malheureusement. Bien évidemment, je lirai la suite, mais je ne suis pas particulièrement impatiente de l’avoir.

The dungeon of black company, tome 1 – Youhei Yasumura

Titre: The dungeon of black company, tome 1
Auteur: Youhei Yasumura
Éditeur: Komikku
Nombre de pages: 176
Quatrième de couvertureKinji est un NEET, soit un individu qui vit en dehors du système. Poussé par l’ambition de ne plus travailler et grâce à de gros efforts fournis dans le passé, il vit désormais de ses rentes et se délecte de voir les autres se tuer à la tâche. Mais un jour, pour une raison inconnue, il est soudainement transporté dans un autre monde peuplé de créatures humanoïdes. Il tombe entre les mains d’une entreprise traitant ses salariés comme des esclaves et les faisant travailler dans un labyrinthe magique comme mineurs. Des salaires misérables, des horaires de travail interminables et des conditions de vie ignobles… Remonté contre ces méthodes d’un autre âge, Kinji prépare la révolte ! “Si tu veux survivre, travaille à en crever ! ”

Merci à la masse critique Babelio et aux éditions Komikku pour ce partenariat.
Quand j’ai lu le résumé lors de la masse critique Babelio, il  m’a beaucoup plu. Je redoutais un peu le côté fantasy, mais la curiosité et surtout l’envie de découvrir cette saga l’ont emporté sur mes craintes.

Le héros, Kinji Ninomiya, est un NEET (Not in Éducation, Employment ou Training). Il s’est débrouillé pour gagner de l’argent très jeune grâce à du swing trading et maintenant, il vit sur ses rentes jusqu’au jour où il est téléporté dans un autre monde. Dans cet univers, il est démuni. Il essaie d’arnaquer le système en vain et ne réussit qu’à s’endetter. Pour s’en sortir il n’a d’autre choix que de travailler, mais il finit forcément en bas de l’échelle sociale. Il bosse dans les mines en tant que travailleur-esclave pour une entreprise dont la politique est de se tuer à la tâche pour la prospérité de la boîte en respectant les quotas imposés.

J’avoue que raconté ainsi, ça ne donne pas envie, mais c’est peut-être dû au fait qu’à la suite de cette lecture, je me sens désabusée. La magie n’a pas opéré pour ce premier tome, non pas en raison de l’univers qui n’était pas déplaisant au final, mais à cause de Ninomiya, antihéros par excellence.
Je l’ai détesté. Il a un égo surdimensionné, une arrogance extrême ce qui ne m’aurait pas dérangé s’il avait l’intelligence qui allait avec son complexe de supériorité. Il n’est pas bête, mais il est loin d’être brillant. De plus, il est exécrable, profiteur, méprisant (des termes comme prolo m’ont juste donné envie de le taper), lâche et j’en passe.
Si les personnages secondaires avaient été plus intéressants, ça aurait pu passer, mais là encore, on en est loin. Wanibé a le charisme d’une moule avariée, quant à Rim, à part dévorer comme un ogre dilapidant ainsi le peu d’argent que se fait le héros, elle n’apporte rien au récit.

C’est la raison pour laquelle j’ai mis trois jours à terminer ce manga. Il ne me passionnait pas, mais j’espérais quand même que les épreuves traversées transformeraient un peu Ninomiya, mais non. La situation empire sur la fin, ça devient du grand n’importe quoi et ça conforte le héros à maintenir sa ligne de conduite : égoïsme et cupidité.
Rien à redire sur les dessins, ils sont jolis – j’ai surtout accroché au character design de Rim, même si, la plupart du temps, elle est trop dévêtue à mon goût -, mais les illustrations ne font pas tout et  n’ont pas sauvé ce premier tome d’un avis négatif.
Je n’ai malheureusement pas aimé cette lecture.