A la folie – Cindy Lia

Titre : A la folie
Auteur : Cindy Lia
Éditeur : Plumes du Web
Format : E-Book
Nombre de pages : 425
Quatrième de couvertureInfirmière fraîchement diplômée en psychiatrie, Alicia rejoint l’équipe du Center Hospital, vieille institution au cœur de New-York dont les légendes précèdent la réputation. Entre secrets et phénomènes inexplicables, la bâtisse renferme son lot de mystères. À commencer par Julian, un patient au tempérament de feu qui, à peine arrivé, donne déjà du fil à retordre aux équipes en place. Alors que la loi du silence règne entre les murs, Alicia se retrouve au cœur d’une série de meurtres non résolus qui la plongent rapidement dans une enquête au péril même de sa vie…

J’ai commencé ce roman en lecture commune. Je l’avais depuis un certain temps dans ma PàL, c’était donc l’occasion idéal pour le lire. Malheureusement, je n’ai pas accroché, à tel point que j’ai fini par l’abandonner à 35%.
J’ai hésité à écrire ma chronique, je n’ai pas assez d’éléments sur l’histoire en elle-même et mon avis tournera surtout autour des personnages qui ne m’ont pas plu. C’est déconcertant, d’autant plus que les autres lectrices ont adoré.

L’idée de base est sympathique pour un thriller : Alicia, jeune infirmière diplômée, commence un travail dans un institut psychiatrique. Si son premier jour commence mal avec une agression. La suite ne se passe pas mieux : quelqu’un à l’hôpital se promène de nuit et d’après l’une des patientes emmène les patients. Où ? Pourquoi ? Aucune idée et je ne le saurai jamais. Quand Alicia s’interpose, elle risque sa vie.

Ce qui m’a profondément dérangée, ce sont les personnages et que la romance prend beaucoup trop de place : dès qu’une scène s’annonce un peu angoissante, c’est gâché par une scène un brin sensuel. Il faut savoir que sur moi, ça n’a pas marché. Bien au contraire. Le fait qu’Alicia soit attirée par Julian me pose un réel souci déontologique : c’est un patient psychiatrique dont elle ne sait rien, ça pourrait être un psychopathe ! Un peu de bon sens, bon sang ! Pour moi, c’est rédhibitoire et toutes les scènes émoustillantes avec lui m’ont juste dégoutée. Sans compter que c’est un connard fini ! A chacune de ses apparitions, j’avais juste envie de la frapper !

C’est vraiment dommage parce que j’aime beaucoup la plume de l’auteure Cindy Lia : c’est fluide et plaisant à lire dans les passages qui ne m’ ont pas énervée. Il faudra que j’essaye un autre de ses romans.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Le Monstrueux livre des Monstres (1ère année – 2nde validation) – Un livre que vous n’avez pas réussi à terminer5 points

La danse des ombres, tome 1 – Yelena Black

Titre : La danse des ombres, tome 1
Auteur : Yelena Black
Éditeur : 12-21
Nombre de pages : 332
Format : E-Book
Quatrième de couvertureLorsque Vanessa Adler commence les cours au sein de la prestigieuse Académie du New York Ballet, elle cherche autant à devenir une étoile qu’à retrouver sa soeur, brillante élève de l’école jusqu’à sa mystérieuse disparition. Mais sa quête se complique lorsque son talent attire l’attention du grand chorégraphe Josef Zhalkovsky: la jeune fille est choisie pour incarner le premier rôle de L’oiseau de feu de Stravinsky. Elle est alors loin d’imaginer quelle puissance maléfique a jeté son dévolu sur elle…

J’ai commencé cette lecture pour l’un des items éphémères de Noël pour le challenge Coupe des 4 maisons, en temps normal, je n’aurais même jamais posé un œil dessus : non pas parce que la couverture ne me plaisait pas (même si je suis partagée : je la trouve jolie surtout en noir et blanc sur liseuse, mais la tronche du personnage me dérange), mais parce que l’histoire tourne autour de la danse, un thème qui ne m’intéresse pasÇa aurait vraiment été dommage de passer à côté de ce roman.

Vanessa entre à l’académie du New-York Ballet. Elle est douée en danse, mais la passion n’est pas là et ce n’est pas la raison pour laquelle elle a accepté de rejoindre cette école : en réalité, elle cherche à trouver des indices sur la mystérieuse disparition de sa sœur aînée qui a eu lieu deux ans auparavant dans ce même établissement.

Dès les premières pages, j’ai été prise dans l’histoire. L’auteure est parvenue sans difficulté à me plonger dans une ambiance angoissante et c’était bien joué, d’autant que c’est une sensation qui est restée tout au long de ma lecture.
Je n’ai pas fait attention une seule seconde à un détail qui aurait dû me titiller et ne m’a sauté aux yeux qu’une fois le roman terminé : on ne rencontre que deux professeurs dans l’école, est-ce qu’elle n’est dirigée que par Josef et Hilda ? Ou est-ce qu’il y en a d’autres qu’on ne voit jamais ? Ça fait faible quand même pour une telle académie. Alors d’accord, on ignore combien il y a d’élèves, mais il semble y avoir trois classes, une par année, et les étudiants sont quand même un certain nombre… Trop pour n’avoir que deux enseignants, surtout que l’un d’entre eux est constamment avec le groupe qui doit jouer l’oiseau de feu…
Hormis ce détail qui me paraît incohérent, l’histoire est rondement menée et ça avance à un bon rythme sauf à la fin : les personnages reviennent régulièrement sur les disparitions des anciennes danseuses, et se posent des questions ; dans le tas, je dirais que la dernière était de trop surtout que ça n’avance à rien, le reste était bien dosé.

J’ai bien aimé les personnages, on ne voit peut-être pas assez à mon goût les secondaires : Steffy, TJ ou Blaine qui m’ont beaucoup plu. Vanessa est gentille et attachante malgré les choix discutable qu’elle fait (là, je parle surtout d’une décision finale qu’elle prend qui m’a fait grincer des dents… C’était couru et cohérent mais qu’est-ce que je l’ai trouvée stupide !). Je n’ai eu aucun mal à m’identifier à elle, peut-être parce qu’elle ne vit pas uniquement pour la danse comme je le redoutais, au début elle compte les pas, une tactique qui revient, puis elle finit par apprendre à vibrer.

J’en suis la première surprise, mais c’est un coup de cœur pour ce roman et j’ai très envie de me procurer la suite…

Challenge Coupe des 4 maisons :
Bal de Noël (Item éphémère du 23 décembre au 5 janvier) – Un livre où la danse tient une place importante – 70 points

Versus – Luca Tahtieazym

Titre : Versus
Auteur : Luca Tahtieazym
Éditeur : Autoédité
Nombre de pages : 244
Format : E-Book
Quatrième de couvertureQuand on lui attribue à tort une nouvelle victime, Achille, le tueur en série que la presse a baptisé L’Artiste, apprend qu’une personne connaissant son modus operandi l’imite.
Les rôles s’inversent et il décide de mener l’enquête.
On trompe comme on tue : en se grimant et en semant les bribes d’une vie imaginaire que la proie ne suspectera pas.
Mais qui est la proie ?

Participer à des challenge lecture, c’est l’occasion de découvrir de nouvelles lectures, de nouveaux auteurs. En discutant des différents items éphémères, Versus a été évoqué et son résumé partagé. J’avoue que c’est ce dernier point qui m’a poussée à me prendre ce roman. Avoir le point de vue d’un assassin peut être intéressant.

Achille Clazay est un VRP brillant et aisé. Son travail lui permet de voyager et d’exercer son art partout en France : quand la soif d’art – comme il appelle son besoin de tuer – frappe, il revêt son habit de tueur en série et sévit sous le nom de l’Artiste. Son modus opérandi : dessiner, grâce à son couteau Patrocle, des monuments sur le ventre de ses victimes. Mais un jour qu’il est en déplacement sur Strasbourg (très bon choix de ville de la part de l’auteur 😉 ), il découvre dans la presse qu’un meurtre a eu lieu à Montpellier et qu’il lui est attribué. Cela le travaille et il se met en quête de son imitateur.

Je ne sais pas trop quoi penser de cette lecture.
Le narrateur, Achille, est déplaisant. Non pas qu’il est particulièrement mauvais, ses actes parlent d’eux-mêmes, mais je l’ai trouvé fade, ses arguments sont prévisibles et n’ont rien d’originaux. Il est imbu de lui-même, rien de surprenant pour un homme aussi intelligent et minutieux. Il aime s’entendre parler et ça, c’est pire que tout : il blablate, il pérore et il se répète à plusieurs reprises. Il est arrivé que ses discours m’ennuient par moment.

L’histoire en elle-même est intéressante. L’enquête qu’il doit mener est réaliste dans le sens où il n’a pas de contacts parmi la police, il doit se débrouiller avec le peu d’informations qu’aurait un monsieur tout le monde.
Il patauge puis finit par se fier à son intuition et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’à ce jeu-là il est nul (je fais bien sûr allusion à son petit séjour à Marrakech) : il se laisse guider par son impulsivité et passe à l’acte avant de réfléchir ou de chercher des preuves, ça contredit un peu ce qu’il nous révèle dans la première partie,sans être pour autant incohérent, on comprend aisément que les circonstances sont exceptionnelles.
Tout au long de la lecture, on retrouve un certain nombre de références à l’Illiade de Homère, déjà rien que le nom du narrateur, de son arme ou de son imitateur, mais pas que. J’ai apprécié cela.

Malgré quelques longueurs et un personnage déplaisant, j’ai bien aimé cette lecture rendue agréable surtout par certains passages (séjour à Marrakech, retour à La Rochelle, et quelques autres). C’était rapide et ça s’est laissé lire.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Poison indétectable (item éphémère du 21 octobre au 3 novembre 2019) – Un livre dont le personnage principal ou secondaire est un meurtrier – 50 points

 

Faites vos jeux – Julia Richard

Titre : Faites vos jeux
Auteur : Julia Richard
Éditeur : Luciférines
Nombre de pages : 444
Quatrième de couverture : Huit personnes très différentes se réveillent dans une maison sans fenêtres. Il n’existe qu’une seule issue, et pour sortir il faut posséder le code. L’un des prisonniers est l’organisateur de l’expérience. Il est le seul à connaître la combinaison. Mais pour débloquer la porte, il faut être deux, et deux seulement. Le but du jeu ? Éliminer les innocents pour rester avec le plus susceptible d’être un psychopathe. Quand la logique est inversée, les règles classiques du huis-clos ne tiennent plus, il faut protéger « le loup ». Jusqu’où iriez-vous pour récupérer le code sans devenir une cible ? Pour son premier roman, Julia Richard propose un thriller cruel où elle explore avec finesse la complexité des rapports humains. Un programme idéal pour satisfaire les pires dérives voyeuristes d’une société-spectacle.

Le roman est divisé en 9 parties : 1 pour chaque personnage, soit 8 en tout, et la dernière pour l’épilogue.
Donc huit personnages qui se réveillent dans une maison sans fenêtres. Il n’y a qu’une seule issue et seulement deux des huit prisonniers peuvent s’évader par ce biais : le loup qui se cache parmi eux et connaît le code pour sortir, ainsi qu’un second qui devra appuyer en même temps que lui sur les chiffres du digicode.
Pendant tout le roman, la question principale qui nous hante est celle-ci : qui est le loup ? Personnellement, j’en ai eu des tonnes : est-ce qu’il y a vraiment un loup ? Doivent-ils s’entretuer pour sortir ? Ne peuvent-ils pas tout simplement s’entraider ? Qui seront les derniers ? etc.

J’ai trouvé l’intrigue intéressante et assez bien menée, même si j’ai déduit certaines révélations bien en avance comme ce qu’est en réalité la maison, ce qui lie les personnages entre eux. Bon, ce n’était pas non plus super difficile, il y a pas mal d’indices qui nous mettent sur la voie.

En ce qui concerne les personnages, ils sont l’élément principal de cette histoire, encore plus que dans tout autre roman donc autant faire un tour d’horizon.
Mathieu est technicien, c’est probablement mon préféré (peut-être parce que c’est le premier qu’on découvre), même s’il ne reste pas trop longtemps… sa fin m’a laissée dubitative, je ne savais pas si je devais en rire ou en pleurer.
Charles est un peu trop stéréotypé, c’est le gros dur, ancien militaire de surcroît, qui finit par dévoiler un cœur tendre.
Je ne savais que penser de Kim, je ne l’appréciais pas particulièrement mais je ne la détestais pas non plus. Elle est un peu cinglée. Par contre, j’ai adoré sa partie qui la rend complexe ; l’ambiance instaurée était différente de celle confinée de la maison, mais tellement plus immersive.
Si Jenna, l’adolescente surdouée, m’énervait au début, je l’ai trouvée de plus en plus attachante au fil des pages.
Pierre a été la grosse surprise de ce roman et ce n’est pas forcément dans le bon sens du terme. Je ne l’aimais pas au début et ça n’a pas été en s’améliorant avec le temps.
Pour Lise, j’ai un peu le même ressenti. Je ne l’appréciais pas plus que ça, je la sentais fausse et je m’attendais à ce qu’elle finisse ainsi.
J’ai un avis mitigé sur Fabien et jusqu’au bout, je ne savais pas quoi penser de lui.
Quant à Roxanne, malgré quelques révélations inattendues, je l’ai trouvée prévisible et insipide.

Le seul bémol en ce qui me concerne est pour l’épilogue. Je l’ai trouvée plutôt inutile, c’est une pseudo explication sur cette histoire de loup mais aussi sur la révélation finale, impossible d’en dire plus sans spoiler. Je l’aurais bien vu en postface explicative sur les raisons qui ont poussé l’auteure à faire ces choix, mais en épilogue, c’était redondant : le récit est si bien fait qu’il parle de lui-même, je n’ai eu aucun mal à en tirer les déductions finales parce que les personnages nous y amènent progressivement.

J’ai bien aimé cette lecture, avec une nette préférence pour la seconde partie qui m’a passionnée. J’ai fini par me prendre au jeu.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Auror (3ème année) – Un livre policier ou un thriller – 30 points

Pumpkin Autumn Challenge :
Automne Frissonnant – Tu n’en reviendras pas ! (Thriller)

Séquestrée – Chevy Stevens

Titre: Séquestrée
Auteur: Chevy Stevens
Éditeur: L’archipel
Nombre de pages: 335
Quatrième de couverture: Ce dimanche-là, Annie, agent immobilier de 32 ans, avait prévu de vendre une maison grâce à une journée portes ouvertes. Mais son dernier client, un homme qui prétend s’appeler David, la fait monter de force dans sa camionnette. Annie vient d’être enlevée. Son ravisseur l’emmène au cœur de la forêt et l’emprisonne dans une cabane. Son calvaire va commencer…

J’ai eu un peu de mal à avancer dans cette lecture, non pas parce qu’elle n’est pas bien, mais parce qu’elle est dure. Et je ne peux pas m’en plaindre, parce que c’est ce que j’espérais : un thème difficile mené de manière rude.

Annie se confie à son psy sur l’année qu’elle vient de passer : lors de la journée portes-ouvertes de son projet immobilier, elle est enlevée par un homme et séquestrée dans une cabane. Au bout d’un an de captivité et de torture (physique autant que morale), elle parvient à s’enfuir.
Le récit ne retrace pas seulement le calvaire qu’elle a vécu lorsqu’elle était prisonnière, et heureusement parce que ces passages étaient particulièrement éprouvants pour moi, mais également son combat contre la peur et l’angoisse que le Monstre a ancrées en elle, même une fois la liberté retrouvée. Un syndrome de Stockholm parfaitement implanté. Ça n’empêche pas le personnage d’Annie d’être assez abrupte dans ses propos, dure dans sa façon d’être avec les autres comme si elle voulait leur faire payer ce qu’elle a vécu. Si elle a dû se soumettre à son ravisseur, elle réagit assez brutalement quand ses proches se montrent trop présents.
Je n’ai eu aucun mal à m’attacher au personnage d’Annie. J’ai vibré avec elle : ses angoisses sont devenues les miennes, ses victoires m’ont émue, ses terreurs m’ont tant imprégnée que j’en ai rêvé les premières nuits.

J’ai adoré cette lecture que ce soit pour la trame de l’histoire ou pour la fin qui m’a surprise et surtout mortifiée.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Incarcerem (Sortilèges – 6ème année) – Un livre dont l’intrigue tourne autour d’un kidnapping – 60 points