Trilogie des gemmes, tome 1 : Rouge Rubis – Kerstin Gier

Titre : Rouge Rubis
Saga : Trilogie des gemmes, tome 1
Auteur : Kerstin Gier
Éditeur : France Loisirs
Nombre de pages : 348
Quatrième de couvertureElle est le Rubis, la douzième, l’ultime voyageuse. Avec elle, le Cercle est refermé, le secret est révélé. Un secret qui remonte à la nuit des temps.
Gwendolyn est une lycéenne comme les autres. Bon, d’accord, elle voit des fantômes dans les couloirs de son lycée, mais d’abord elle n’en voit qu’un, et puis personne n’est parfait. Pour le reste, c’est le grand ordinaire, avec des profs barbants, une mère exigeante, des frères et soeurs casse-pieds..
Mais lorsqu’elle se retrouve soudain projetée au début du siècle dernier, Gwendolyn panique. Ça ne dure pas très longtemps, mais quand même! Elle qui se croyait banale s’avère être marquée du sceau des veilleurs du temps. De ceux qui voyagent à travers les âges pour accomplir de mystérieuses missions.
De quoi sortir du train-train quotidien..

J’avoue que je ne m’attendais pas à ça… De toute façon, je ne m’attendais à rien en commençant cette lecture. J’ai eu la sensation par moment de me retrouver dans les Outrepasseurs donc c’était assez perturbant.

Gwendolyn vient d’une famille qui cache bon nombre de secrets et elle n’en connaît pas la moitié, mais elle sait que sa cousine Charlotte doit éminemment sous peu développer sa capacité à faire des bonds dans le passé. Malheureusement, rien ne se passe comme prévu et c’est Gwendolyn qui développe le gène et donc ce pouvoir (additionné à celui de parler à des fantômes). Du coup, elle se retrouve au milieu des plans élaborés par les Veilleurs sans préparation et sans rien y comprendre.

Le début de lecture était un peu laborieux. La plume de l’auteure fait beaucoup trop jeunesse, j’avais l’impression que dans ce récit à la première personne, l’héroïne n’avait pas plus de dix ans et non pas seize que ce soit dans sa façon de parler ou de réagir à certaines situations. Il y a aussi pas mal de répétitions, ce qui a freiné ma lecture, surtout dans la première moitié et par la suite, ça va mieux.

Il y a aussi un certain nombre de n’importe quoi dans le récit :
– Gwendolyn est née prématurée de deux mois pleins (naissance prévue en décembre, née début octobre). Sa mère a donc accouché à la maison avec une sage femme. Le lendemain de sa naissance, elle n’a été à l’hôpital que pour un petit contrôle avant de rentrer chez elle. Il aurait été bon que l’auteure se renseigne un minimum : prématurée de 2 mois, c’est couveuse d’office et pendant plusieurs jours voire même semaines parce que les poumons ne sont pas formés, même dans les années 90… mais pas là !
– Gwendolyn voit des fantômes et parlent avec eux. La mère est au courant (je ne me souviens pas si c’est aussi le cas des autres membres de la famille) et pas une seule fois, elle ne se dit que c’est peut-être le pouvoir caché de Rouge Rubis donc que sa fille est susceptible d’être le douzième voyageur et qu’il faudrait la préparer pour ses sauts dans le temps ? Ben non, c’est normal à notre époque de voir des fantômes.
– Les veilleurs envoient Gwendolyn dans le passé pour rencontrer le comte, sans aucune préparation (normal étant donné que le temps leur est compté), mais surtout sans lui avoir donné les règles qu’ils ont mis au point. Bien entendu, ne les connaissant pas, elle embarque son portable et est assez débile pour le sortir et montrer des photos de son époque. Bon, passons sur ce fait, elle n’a que 16 ans et un peu con puisqu’elle n’envisage pas les conséquences d’une telle bourde. Le grand n’importe quoi, c’est du côté des veilleurs ! Bon sang, à son âge, son portable est limite greffé à elle ! La laisser partir, même sous la surveillance de Gideon, sans l’avoir fouillée ou sans avoir vérifié que son portable est bien resté dans le présent, c’est de l’incompétence pure et dure !
Ce sont les plus gros soucis que j’ai repérés. S’il y en avait d’autres, ça ne m’a pas sauté aux yeux.

En ce qui concerne l’histoire en elle-même, y a du potentiel malgré une certaine prévisibilité. Quand j’arrivais à me plonger dans ma lecture sans être interrompue, je prenais du plaisir et j’avais même envie de connaître la suite.
Bref, c’était assez mal barré et loin d’être gagné pourtant j’ai aimé ce roman, et ce, malgré les détails cités ci-dessus qui m’ont fait grincer des dents.
Je pense que je lirai les prochains rien que pour avoir toutes les explications qui manquent à la fin de ce premier tome.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Occamy (Chasse aux animaux fantastiques) – Un livre avec le nom d’une pierre précieuse dans le titre40 points

J’aurais préféré vivre – Thierry Cohen

Titre : J’aurais préféré vivre
Auteur : Thierry Cohen
Éditeur : POCKET
Nombre de pages : 218
Quatrième de couvertureLe 8 mai 2001, jour de ses vingt ans, Jeremy se suicide. Victoria, la femme qu’il aime, l’a rejeté. Le 8 Mai 2002, il se réveille près de Victoria, folle d’amour pour lui. Est-il vraiment mort Jeremy devient alors le spectateur d’une vie qui lui échappe. Une vie étrange, dans laquelle sa personnalité est différente, change, évolue, l’inquiète. Au fil des jours et des réveils, Jeremy va dérouler le fil d’un destin qu’il n’a pas choisi… le sien.

J’ai trouvé ce roman lors d’une brocante. Le résumé me plaisait bien, mais je ne m’attendais à rien en le commençant.
Et j’ai été plus qu’agréablement surprise !

Le 8 mai, le jour de son anniversaire, Jeremy met fin à ses jours : sa meilleure amie dont il est amoureux l’a rejeté. Il se sent partir.
Puis il revient à lui un matin auprès de celle qu’il aime, nous sommes le 8 mai, une année a passé, une année qu’il a vécue mais dont il ne se rappelle pas. Après en avoir parlé, Victoria et lui décident de faire des examens à l’hôpital. Quand le soir vient, il s’endort pour ne revenir que deux ans plus tard, un 8 mai toujours. Il constate qu’il est marié, qu’il a un fils.
Il fait plusieurs bond à travers les ans, parfois plusieurs années passent, et découvre, effaré, son comportement de plus en plus odieux au fil de ses voyages.

J’ai trouvé l’histoire intéressante, le cheminement de Jeremy, l’évolution des personnages qui l’entourent au quotidien que ce soit sa femme Victoria, ses enfants ou son meilleur ami Pierre.
L’auteur a des mots très justes sur ce que vit son héros et pas que sur le suicide ou sur le mal qu’il fait à son entourage, sur beaucoup d’autres sujets… Il y en a tellement que je ne pourrais pas les énumérer, mais je vais essayer en quelques mots : sur tout ce qu’il affronte et fait subir à ses proches.
J’ai adoré sa plume, je me suis identifiée sans problème à Jeremy et je m’y suis attachée sans difficultés.

La conclusion m’a laissé un petit goût d’inachevé : on a une explication finale qui est prévisible et cohérente avec le récit. Mais j’avoue que j’aurais aimé un éclaircissement plus fou, plus fantastique. Sans compter que c’est une fin ouverte et je déteste les fins ouvertes.
C’est un coup de cœur pour cette lecture que j’ai eu du mal à quitter et que j’ai terminé en seulement trois jours alors que j’ai pris du temps pour moi afin de jouer à The Witcher 3 ce week-end.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Dogweed & Deathcap (Item éphémère du 21/03 au 04/04) – Un roman ou une partie du roman se passe au printemps100 points

Onibi, carnets du Japon invisible – Cécile Brun & Olivier Pichard

Titre : Onibi, carnets du Japon invisible
Scénario : Olivier Pichard
Dessins : Cécile Brun
Éditeur : Issekinicho
Nombre de pages : 128
Quatrième de couvertureCachés au bord d’un sentier de campagne ou à l’ombre d’un temple, les esprits japonais, renards, tanuki et autres yokai guettent le voyageur égaré dans l’espoir de lui jouer des tours. Cécile et Olivier, fraîchement installés en bordure de la mer du Japon à Niigata, achètent un vieil appareil un peu spécial censé imprimer ces esprits sur la pellicule. Dans leur quête pour les prendre en photo, ils dressent le portrait d un Japon en équilibre entre deux mondes.
Malgré la modernisation du pays, les Japonais continuent souvent à prendre les histoires de fantômes très au sérieux. Les histoires de yokai et autres esprits restent présentes et ancrées dans le folklore populaire.

Le jour où je me suis pris cette petite bande-dessinée, j’étais partie acheter des livres sur les légendes japonaises. On m’en a proposé un certain nombre dont celui-ci. J’ai longtemps hésité, je savais que je n’y trouverais pas ce que je cherchais, mais je trouvais le principe intéressant, il a titillé ma curiosité et je me suis lancée.

Cécile et Olivier nous offrent un carnet de voyage un peu spécial. Ils ont acheté un appareil photo particulier : ils peuvent prendre huit clichés et chacun révèle la présence d’un yokai, ce qui offre au lecteur huit chapitres. Ils parcourent ainsi le district de Niigata à la recherche d’esprits japonais.

Le premier point positif que j’ai constaté de manière totalement fortuite : sur la couverture, le titre Onibi et les feux follets du même nom sont phosphorescents. Je l’ai découvert parce que j’ai commencé cette lecture à la lampe de chevet juste avant de me coucher et quand je l’ai posé à l’ombre de mes jambes pour me lever… Quelle surprise !
Le second point positif, c’est l’ambiance instaurée, et ce, grâce à des personnages inspirés des rencontres que les auteurs ont faites lors de leur périple. Ça a un côté authentique.
Le dernier point positif sont les photos prises avec l’appareil. On en découvre une à la fin de chaque chapitre. Elles sont aussi étranges que dérangeantes, un peu à la façon Miss Pérégrine et les enfants particuliers. Et j’adore ça !

Le seul bémol en ce qui me concerne tient à l’histoire en elle-même. Je l’ai trouvée trop ténue, peut-être parce qu’il manque des informations qui me semblent cruciales sur les yokai qu’ils recherchent. Par exemple, ils se rendent dans un village dont on ignore le nom parce que le Buruburu en est la mascotte, mais on ne sait rien sur cet esprit (et les infos sur le net sont plutôt vagues) . C’est dommage.
Les parties que j’ai le plus aimées sont celles où on en apprenait davantage sur les légendes des lieux visités.

J’ai beaucoup aimé cette bande-dessinée. C’était une chouette découverte.

Et si les chats disparaissaient du monde… – Genki Kawamura

Titre : Et si les chats disparaissaient du monde…
Auteur : Genki Kawamura
Éditeur : POCKET
Nombre de pages : 166
Quatrième de couvertureA 30 ans, le narrateur de ce livre apprend par son médecin qu’il est condamné. Il ne lui reste plus que quelques semaines à vivre. Aussi lorsque le Diable, cet étonnant visiteur en short, lui propose un marché, n’hésite-t-il pas longtemps. Les clauses du contrat ? Effacer, à chaque jour que Dieu fait, une chose de la surface de la Terre lui vaudra vingt-quatre heures de vie supplémentaires… Les téléphones, les montres : jusqu’ici, c’est à qui perd gagne… Mais lorsque le Diable lui propose de supprimer les chats, sa vie va basculer une deuxième fois…

J’aurais volontiers révélé que la raison qui m’a poussée à lire ce roman, c’était la couverture avec ce chaton noir si mignon, mais non. Par contre, c’est bien elle qui m’a incitée à lire le résumé et c’est bien ce dernier qui m’a donnée envie de découvrir cette lecture. Ce fut d’ailleurs un très bon choix.

À l’âge de 30 ans, le narrateur apprend qu’il a un cancer et qu’il n’en a plus pour longtemps à vivre. Et c’est le moins qu’on puisse dire… Le diable lui confirme sa mort imminente et lui propose un deal : il gagne un jour de vie et en échange, Satan efface une chose de la surface de la Terre. Le narrateur pèse le pour et le contre : ça devrait être facile, il a déjà des milliers de choses à faire disparaître dans son appartement. Donc il accepte sans se renseigner sur toutes les clauses du contrat : il s’est fait avoir, c’est le Diable qui choisit et propose ce qu’il efface et c’est au narrateur d’accepter ou pas. Trop tard pour revenir en arrière.

Bien entendu, une fois que chaque proposition est adoptée, on découvre les conséquences à petite échelle de ces choix et j’ai trouvé cela surprenant ! Les téléphones portables disparus ne déchaînent pas des foules en colère, les montres effacées ne paniquent pas la population… Chaque objet supprimé permet une réflexion de l’auteur sur notre époque, sur nos obsessions, sur notre rapport au temps, mais aussi sur le rapport aux autres, etc. Ce ne sont pas des théories philosophiques de fou, ce sont davantage des remarques facilement abordables pour tous, même pour des plus jeunes (peut-être pas les primaires, mais au moins pour des collégiens), et assez intéressantes.

Le narrateur m’a laissé pour le moins indifférente, mais j’ai adoré le diable, il était trop drôle… Non pas pour son apparence, même si j’ai souri à chaque commentaire du narrateur sur ses chemises à fleur, mais plutôt pour les dialogues qu’ils échangent. Je pourrais citer bon nombre d’exemple mais ça vous gâcherait le plaisir de les découvrir par vous-même.

J’ai adoré cette lecture et la seule raison qui fait que je ne l’ai pas classée dans “coup de cœur”, c’est la fin : c’est une fin ouverte et je déteste ça ! Le personnage se rend dans un endroit important et ça s’arrête là. Au fil des pages, on a suivi son histoire personnelle et là, on n’a pas le fin mot du récit. On se doute de comment ça va tourner, mais c’est pas pareil que d’avoir la version de l’auteur.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Croque-en-manche (4ème année) – Un livre pour lequel vous auriez souhaité une fin différente40 points

La lignée, tome 3 : La nuit éternelle – Guillermo Del Toro & Chuck Hogan

Titre : La nuit éternelle
Saga : La lignée, tome 3
Auteurs : Guillermo Del Toro & Chuck Hogan
Éditeur : POCKET
Nombre de pages : 512
Quatrième de couverture : Une nuit sans fin s’est abattue sur la Terre depuis l’apocalypse nucléaire déclenchée par le Maître. Les vampires, qui ont proliféré à un rythme vertigineux, ont réduit les humains à l’état de bétail, car, à leurs yeux, seul leur sang a encore de la valeur.
Un groupe de survivants résiste encore. Mais Ephraïm Goodweather, leur leader, n’est plus que l’ombre de lui-même : il ne s’est jamais remis de l’enlèvement de son fils et de la liaison entre sa petite amie, Nora, et son allié, Fet. Profitant de son désespoir, le Maître lui propose d’épargner son fils en échange de l’Occido Lumen. Dans ce très ancien manuscrit, préservé au prix du sacrifice du professeur Setrakian, se trouve la clé pour détruire le Maître.
Ephraïm fera-t-il passer la vie de son fils avant le salut de l’humanité ?

Après avoir passé 3 jours à freiner des 4 fers pour ne pas le finir trop vite et profiter plus longtemps de cet univers post-apocalyptique, je me suis décidée aujourd’hui à terminer les 70 dernières pages… Il me faut dire merci à la petiote que je garde : 3 heures de sieste ce matin, et ce, d’une traite, c’était royal !

Entrons dans le vif du sujet : entre le tome 2 et le 3, on a une ellipse de deux ans.
Le Maître domine le monde et sa progéniture a arrêté de se reproduire de manière incontrôlée. Zach vit avec lui, mais n’a pas été transformé, il est un atout trop précieux et peut servir de monnaie d’échange (si seulement c’en était la seule raison). Les humains sont assujettis aux strigoïs, certains sont encore libres (si on peut appeler ça comme ça). D’autres sont parkés dans des camps où on leur pompe le sang afin de nourrir les vampires.
Qu’en est-il de nos héros ?
Comme dans les précédents, ils résistent tant bien que mal. Chacun a son propre repère.
Eph s’est totalement laissé aller, il est un danger pour lui autant que pour les autres.
Nora protège sa mère et fait la liaison entre Goodweather et Vassili.
En parlant de Fet, il continue ses tentatives pour traduire l’Occudo Lumen, mais il arrive au bout de ses capacités.
Gus vit avec deux de ses anciens compagnons de gang, quant à ses acolytes du groupe des Saphirs, ils ont élu domicile dans le New Jersey et Creem est devenu… resté… un idiot – je ne peux pas dire mieux.
Dans la chute, j’avais espéré en apprendre plus sur Quinlan et je n’ai pas été déçue. On découvre la raison pour laquelle il n’est pas mort avec les Aînés (une raison évidente qui posait malgré tout un certain nombre de questions notamment sur son allégeance), mais aussi son passé. Y a pas à dire, il a autant de classe que dans le 2 et c’est de loin mon personnage préféré.
J’ai également apprécié les autres protagonistes et au fil de leur lutte, je m’y suis attachée… même si par moment Eph me saoulait. Je lui aurais bien donné un coup de pied au cul, grrrrrr !
N’empêche qu’à part Gus (que j’adore pour sa ténacité et son aspect gros bourrin qui a oublié d’être bête), aucun ne m’a autant plu que Quinlan. Finalement, c’est pas étonnant : les deux personnages-là sont assez proches niveau force de caractère (aussi obstiné l’un que l’autre dans leur lutte) tout en étant à l’opposé dans leur attitude (l’un est plutôt de la dynamite, alors que le second est calme).

L’univers est très entêtant au point que j’ai du mal à me plonger dans ma nouvelle lecture.
Bref, j’ai adoré ce tome final et je suis tristounette d’avoir terminé la trilogie de la lignée, mais je me console en me disant que d’ici trois mois (le temps de regarder les séries dans ma Pile à Voir 😉 ), je pourrais commencer la série The Strain qui est, de ce que ma meilleure amie m’en a dit, tout aussi bien.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Démonzémerveille (Chasse aux animaux fantastiques) – Un livre avec des créatures nocturnes dans l’histoire40 points