Le cœur de la cité – Giulio Rincione & Francesco Savino

Titre : Le cœur de la cité
Texte : Francesco Savino
Illustrations : Giulio Rincione
Éditeur : Shockdom
Nombre de pages : 80
Quatrième de couverture : Un homme déménage dans une autre cité et se retrouve déchiré entre deux forces : d’un côté, la ville elle-même, un être conscient qui se nourrit des âmes de ses habitants , de l’autre, un groupe de personnes âgées nommé “Le Syndicat” qui essaie d’aider le héros à fuir la cité pour qu’il sauve son âme. Toutefois, le voyage jusqu’au cœur de la cité fait comprendre au protagoniste que le combat entre les forces du bien et du mal est subjectif et que le véritable voyage est celui que chacun d’entre nous entreprend en lui-même.

Je tiens d’abord à remercier la Masse Critique Babelio ainsi que les éditions Shockdom qui m’ont accordé leur confiance pour ce partenariat.
Le résumé me plaisait bien et la couverture annonçait une lecture sombre à souhait. Et ça a été le cas.

Un homme déménage dans une ville qui, semblerait-il, est vivante. Il fait la rencontre d’un groupe de vieux, le Syndicat, qui lutte contre cette cité. Il doit choisir un camp, mais plus il pénètre profondément au cœur de la cité, plus il découvre qu’il est lié à cette ville et si, finalement, il avait un troisième choix.

Racontez ainsi, ça fait un peu penser à Matrix. Pourtant la trame de l’histoire est bien différente et le récit est plus sombre, le message final est différent : c’est une plongée dans le moi intérieur de l’homme qui lui permet de mieux se connaître grâce à ses souvenirs et à s’accepter avec ses peines, ses douleurs, ses peurs.
Mais avant d’arriver à ces stades, il faut plonger au cœur de la cité, lutter contre ses démons, résister aux tentations qui menacent de nous engloutir, etc.
C’est du moins comme cela que je l’ai perçu.
Le personnage principal peut être n’importe lequel d’entre nous, c’est probablement la raison pour laquelle il n’a pas de nom. Donc il est assez simple de s’identifier à lui, mais c’est bien plus dur de le trouver attachant.

Les dessins sont spéciaux : tout en peinture. Parfois, le trait est très précis, d’autres plus flou. C’est assez déroutant. Personnellement, j’ai adoré, ça donne une ambiance sombre, glauque et onirique.
Les fonds en arrière-plan renforcent cette sensation de flou.
Quant aux décors, ils sont splendides : les vues en hauteur de la ville sont impressionnantes, les paysages typiquement urbains le sont tout autant.
Le jeu de lumières m’a scotchée : j’ai pris mon temps pour le lire parce que je me suis plu à contempler certaines planches, à relire certains passages afin d’être sûre de ne rien avoir loupé et d’en comprendre tous les tenants et les aboutissants.

L’univers est entêtant et j’ai bien envie de le relire… je suis certaine qu’avec une relecture, on arrive à une compréhension encore différente de l’œuvre.
Bref, j’ai adoré cette bande-dessinée qui a été à la hauteur de mes attentes.

Magic, tome 1 : La fillette aux cheveux violets – Lylian & Audrey Molinatti

Titre : La fillette aux cheveux violets
Saga : Magic, tome 1
Scénario : Lylian
Illustrations : Audrey Molinatti
Éditeur : Dargaud
Nombre de pages : 48
Quatrième de couverture : Evelÿne est une fillette turbulente aux cheveux violets. Abandonnée à la naissance, elle a été élevée par des sœurs dans un couvent. Et du haut de ses 7 ans, on peut dire qu’elle leur mène la vie dure ! Chaque jour, elle fait les quatre cent coups aux côtés de Benedict, le chat adopté en même temps qu’elle. Finalement, rien de vraiment anormal pour une enfant. À un détail près : elle fait également parler les statues et voit des fantômes !
Cette particularité rend son éducation plus compliquée, d’autant qu’Evelÿne ne maitrise pas encore ses pouvoirs. Les sœurs décident alors de la confier, ainsi que Benedict, au mystérieux Neil Farfadet, un chapelier londonien qui aidera la fillette à découvrir qui elle est vraiment.

J’ai emprunté cette bande-dessinée à la médiathèque parce que la couverture me plaisait bien, malgré un character design fort étrange, et que l’histoire parlait de sorcière.

On commence d’entrée de jeu avec le thème principal : les sorcières sont détestées des hommes et la maison de l’une d’elle est incendiée. La femme aux pouvoirs magiques disparaît donc en laissant son chat noir, Benedict, avec pour mission de trouver une nouvelle sorcière pour maîtresse.
Le lendemain, Lila la maîtresse du domaine voisin est au désespoir : la sorcière qui était son amie et l’a aidée à tomber enceinte a été tuée par son mari.
Par la suite, elle donne naissance à une petite fille aux cheveux violets, mais comme c’est un signe d’appartenance aux sorcières, son époux lui enlève l’enfant et l’abandonne aux portes d’un couvent, dirigé par cinq nonnes qui élèvent l’enfant comme la leur.
Malheureusement, plus la fillette grandit, plus ses pouvoirs sont incontrôlables.

C’est une histoire très douce et gentillet, à l’image des dessins. Comme je l’ai dit plus haut, le character design est particulièrement, tout en rondeur, je ne suis pas certaine d’avoir aimé, mais ce n’était pas désagréable non plus. J’ai principalement kiffé les décors que ce soit le couvent avec ses vitraux, les rues de Londres ou l’atelier du chapelier.
Un autre gros point fort sont les couleurs, elles sont plaisantes et harmonieuses et se marient parfaitement avec les illustrations.

En ce qui concerne les personnages, j’ai bien aimé les sœurs, elles se montrent patientes et attentives au bien-être de l’enfant, sauf peut-être pour le bain hebdomadaire à l’eau glacée.
On n’a pas beaucoup vu le chapelier, mais j’ai apprécié ce que j’ai découvert de lui.
Maintenant passons à Evelÿne. J’ai un peu de mal avec elle. Son caractère est par moment insupportable : elle est colérique et n’en fait qu’à sa tête, sans penser aux conséquences. Bon, O.K. elle n’a que sept ans, mais quand bien même, elle devrait être plus prudente.
Je ne sais pas trop quoi penser de son familier, Benedict. J’adore sa tête, il me fait fondre, surtout lorsqu’il a les larmes aux yeux. Il joue les garde-fou pour sa maîtresse, mais elle ne l’écoute malheureusement pas. Par contre, son côté couard m’a déplu… bon, il n’est pas pleutre au point de fuir, mais il n’intervient pas non plus quand Evelÿne a besoin de lui.

Ce fut une agréable lecture : j’ai adoré ce premier tome. J’ai hâte de découvrir ce que les auteurs nous réservent dans le prochain.

Klaw, tome 11 : Coma – Antoine Ozanam & Joël Jurion

Titre : Coma
Saga : Klaw, tome 11
Scénario : Antoine Ozanam
Illustrations : Joël Jurion
Éditeur : Le Lombard
Nombre de pages : 48
Quatrième de couverture : Les Dizhis sont toujours absents, mais le calme n’est pas revenu pour autant. Ange et ses amis combattent des ninjas belliqueux venus d’on ne sait où, pendant que Lisa fait d’étranges rencontres dans un monde parallèle. Un monde intérieur où chaque personne plongée dans le coma trouve refuge…

Un onzième tome dans la droite lignée du tome précédent. Pas aussi surprenant, mais tout aussi plaisant.

La maison de l’archiviste a été prise d’assaut par les ninjas et pour s’en sortir, le vieux n’a d’autre choix que de faire exploser son immeuble. Franck est alors blessé et tombe dans le coma.
Il n’est pas le seul à être tombé dans le coma, c’est aussi le cas de Lisa et des enfants qui habitaient chez Shaaz (mais ce n’est pas nouveau, on le savait déjà dans le tome précédent).
La pluie s’est arrêtée et il semble que les dizhis auraient la capacité de revenir… mais profondément changés. Vont-ils choisir les mêmes hôtes ? On ne le saura que dans le prochain.

J’adore la couverture, je trouve le dragon-arbre magnifique. Les illustrations en général m’ont bien plu, et certaines cases m’ont marquée plus que d’autres (notamment celle ci-contre).
En ce qui concerne les personnages, j’ai apprécié de les retrouver apaisés, comme dans le dixième tome. Ils sont tellement nombreux (moins qu’avant quand même) que je ne vais pas les passer en revu : de toute façon, aucun ne sort du lot.
L’histoire est intéressante, c’est un bon numéro de transition.

Je n’ai rien d’autre à dire sur ce onzième tome. C’était plaisant et j’ai adoré cette lecture et j’espère trouver le prochain samedi à la médiathèque.

De bons présages – Terry Pratchett & Neil Gaiman

Titre : De bons présages
Auteur : Terry Pratchett & Neil Gaiman
Éditeur : J’ai Lu
Nombre de pages : 445
Quatrième de couverture : L’Apocalypse aura lieu samedi prochain, après le thé ! Ainsi en ont décidé, d’un commun accord, les forces du Bien et du Mal. L’Antéchrist va fêter ses onze ans. Son éducation a été supervisée par un ange, Aziraphale, et un démon, Rampa, résidents sur Terre depuis l’époque de la première pomme. Mais voilà, suite à un coup du sort, l’enfant a été échangé à la maternité. Le vrai Antéchrist se nomme Adam et vit dans la banlieue londonienne. Et ça, ça change tout ! Une course contre la montre commence alors pour l’ange et le démon qui, finalement, se disent que la race humaine ne mérite pas son sort…

Il y a quelques mois, on a regardé la série Good Omens en famille et on a adoré. Ça m’a donné envie de découvrir le roman et de voir s’il y avait des différences. Bon, je vais mettre les choses au clair tout de suite : la série est tellement bien faite, que lire ce récit ne m’a pas apporté grand-chose. Il y a bien des commentaires drôles qui n’ont pas pu être adaptés à l’écran, mais pour l’essentiel, les acteurs sont si doués que leur jeu retranscrit parfaitement les sarcasmes et les facéties des écrivains.

Rampa est un démon qui vit sur terre depuis des siècles. Il est chargé de déposer l’Antéchrist dans un le couvent de l’ordre Babillard de Sainte-Béryl ou le nourrisson doit être échangé avec le fils d’un diplomate fraîchement né. Malheureusement, la sœur qui doit s’en charger se trompe de couple : elle avait une chance sur deux.
Rampa et son acolyte Aziraphale qui est un ange décident de défendre chacun leur camp en participant à l’éducation de cet enfant, en réalité aucun ne souhaite la fin du monde et préfère aider un peu le destin. Qu’est-ce qui est le plus fort : la génétique ou l’éducation ?
Onze années passent, le Molosse de l’Enfer doit retrouver son maître, mais il ne vient jamais…. oups, y aurait-il une erreur ?
Tous les protagonistes convergent tous vers même endroit, l’Apocalypse aura-t-elle lieu ?

J’ai adoré les personnages :
– Adam et sa bande m’ont un peu ennuyée à la longue… pas étonnant, ils ont 11 ans, une imagination débordante et des idées saugrenues plein la tête… c’était à la fois drôle et désarmant.
Rampa et Aziraphale sont mes chouchous : leur relation est exceptionnelle, leur complicité les rend attendrissants et leurs joutes verbales sont intéressantes. Je regrette presque qu’ils n’aient pas été plus présent… genre tout le temps là !
Anathème m’a touchée, elle est adorable… un peu trop attachée aux prophétie de son ancêtre Agnès Barge, mais ça fait partie de son charme.
– Newt et l’ordre des inquisiteurs m’ont laissée indifférente… même si les imprécations de Shadwell contre madame Tracy m’ont fait rire.

La plume des deux auteurs se marie à merveille, impossible de savoir qui a écrit quoi, même si certains délires étaient quand même très pratchettien. Même si je connaissais l’histoire du début à la fin et que c’était sans surprise, j’ai passé un excellent moment. J’ai adoré cette lecture.
La fin laisse supposer une suite, mais avec le décès de Pratchett, j’ai bien peur qu’un second tome ne voit jamais le jour. Il faudra que je me rabatte sur la saison 2 de Good Omens qui a été annoncée l’an dernier.

Coupe des 4 maisons :
Oeufs de Doxy (potion de longue décoction) – un livre écrit à 4 mains (finir avant le 28 février) ?? points

Enola & les animaux extraordinaires, tome 5 : Le loup-garou qui faisait d’une pierre deux coups – Joris Chamblain & Lucile Thibaudier

Titre : Le loup-garou qui faisait d’une pierre deux coups
Saga : Enola & les animaux extraordinaires, tome 5
Scénario : Joris Chamblain
Illustrations : Lucile Thibaudier
Éditeur : la Gouttière
Nombre de pages : 32
Quatrième de couverture : Un beau matin, une mère se présente au Muséum afin de rencontrer Enola et de lui demander son aide pour son fils, Niels. La jeune vétérinaire se retrouve bien embêtée puisqu’elle ne possède aucune connaissance sur le cas exposé : les loups-garous. Enola accepte tout de même de rencontrer le jeune adolescent, afin de voir comment elle pourrait soulager ses transformations à chaque nouvelle pleine lune. Une nouvelle mission où Enola et Maneki se sentent démunis même à force de recherches. L’aide d’Archibald sera primordiale…

J’aime bien la saga Enola & les animaux extraordinaires, mais chaque fois que je veux écrire une chronique sur l’un des tomes, c’est la croix et la bannière. Les mots me viennent difficilement.

Cet épisode est légèrement différent des autres parce que le loup-garou dont il est question n’est pas blessé, c’est juste un adolescent qui vit très mal le fait de se transformer… alors on sait qu’à 15 ans, c’est déjà difficile de s’accepter et de se faire aux changements physiques… mais là, c’est encore pire. Donc la demande d’aide de la cliente ne correspond pas trop à ce qu’Enola fait d’habitude. Mais elle finit par accepter de rencontrer le lycanthrope, comme elle ne connaît rien de ces créatures, c’est l’occasion de les découvrir.

J’ai trouvé que le personnage d’Enola faisait plus grande, plus mâture que ce soit au niveau de son apparence physique ou de sa manière de réagir, d’appréhender les problèmes et de résoudre les problèmes. C’était intéressant de voir une telle évolution.
On en apprend davantage sur le professeur Archibald ; jusqu’à maintenant, il n’avait pas une grande importance dans l’histoire, juste un mentor occasionnellement présent au début et/ou à la fin, quand il apparaissait. Je ne peux malheureusement pas en dire plus sans spoiler. Avec mon flair, j’ai rapidement deviné son secret dès que j’ai revu sa tête, c’était bizarre comme une illumination.

Les dessins sont aussi sympas que d’habitude. J’adore le character design des créatures extraordinaires : le kappa est trop mignon. Les loup-garous ont la classe, ils sont impressionnants, un brin effrayants et beaux.
J’ai adoré cette lecture : non seulement, c’était plaisant, prenant mais c’était surtout intéressant : on s’attarde sur des détails qui rendent les personnages encore plus attachants.