Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 2 : Hollow city – Ransom Riggs

Titre: Hollow city
Saga: Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 2
Auteur: Ransom Riggs
Éditeur: Le livre de poche
Nombre de pages: 510
Quatrième de couvertureJacob et les enfants particuliers sont désemparés : Miss Peregrine, changée en oiseau, est prisonnière de son état, suite à l’attaque des Estres, des âmes damnées, sur l’île Cainholm. Les voilà donc livrés à eux-mêmes ! Après avoir essuyé une tempête entre Cainholm et le continent, Jacob et ses amis s’échouent sur une rive de Grande-Bretagne, en 1940, alors que la Seconde Guerre Mondiale fait rage. Entre fuir des Estres déguisés en soldats, des rencontres avec des animaux singuliers, et la recherche de la dernière Ombrune en liberté afin de redonner à la directrice de l’orphelinat sa forme humaine, cette deuxième aventure de la série s’annonce palpitante et pleine de frissons !

Ça fait plus de deux ans que j’ai lu le premier tome de Miss Peregrine et les enfants particuliers. J’aurais pu lire le second bien plus tôt, mais j’y ai été à reculons. Pour une raison bien précise : après la lecture du volume précédent, j’ai été voir le film avec une copine, on avait fait très attention à lire le roman avant pour éviter tout spoiler… malheureusement, le film compile la trilogie entière de Miss Peregrine. Du coup, je connaissais toute l’histoire et j’avais bien moins envie de lire la suite.

Et bien, je me suis trompée. Le second livre a totalement été zappé du film et c’est bien dommage parce qu’on en apprend énormément sur le monde des particuliers.
Dans ce tome, Jacob et le groupe de Miss Peregrine ont quitté leur île et échappent aux terrifiants Estres après avoir libéré leur ombrune.
En se basant sur leur livre de contes particuliers, ils rencontrent d’autres êtres d’exception, mais pas que. Ils entrent dans la boucle des animaux particuliers. Ils se font capturer par des gitans, puis par leurs ennemis.
Quand ils débarquent enfin à Londres, ils sont les seuls enfants à arriver alors que les autres fuient la capitale et ses bombardements.
J’en ai déjà pas mal révélé, je vais donc m’arrêter là.

J’ai toujours autant aimé les personnages, même si j’ai toujours un peu de mal à comprendre en quoi Emma est si fascinante. Personnellement, elle me laisse plutôt indifférente contrairement aux autres qui m’émeuvent… même Enoch me fait passer de l’exaspération à la sympathie.
Il y a des mystères comme ça.

Ce fut une lecture surprenante de par son contenu… que ce soit la teneur de l’histoire ou la mise en page du livre. La couverture est toujours aussi étrange et magnifique à la fois. Malgré le fait que ce soit un livre de poche, les photos sont présentes… et il y en a vraiment beaucoup ce qui est super plaisant. Le numéro des pages est également entouré d’espèces de barre de séparation.
C’est un coup de cœur pour cette lecture et j’ai vraiment hâte de lire le troisième et dernier volume de cette trilogie.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Potions : Felix Felicis (2ème année) – L’auteur a la même initiale pour son prénom et son nom – 20 points

Pumpkin Autumn Challenge :
Automne Ensorcelant
Cristaux, tarot et encens : Étrangeté, mystère, freaks, petits frissons, ésotérisme.

L’arbre d’Halloween – Ray Bradbury

Titre: L’arbre d’Halloween
Auteur: Ray Bradbury
Éditeur: Points
Nombre de pages: 159
Quatrième de couvertureLorsqu’ils frappent à la porte de Montsuaire pour réclamer des bonbons, Tom et ses copains déguisés en zombies ne savent rien de ce qui les attend… Commence alors un fabuleux voyage dans l’espace et le temps… Une quête fantastique et poétique des origines d’Halloween…
“Tout a commencé quand ? En Égypte, il y a quatre millénaires, pour célébrer l’anniversaire de la mort du soleil ? Ou des millions d’années plus tôt, devant les feux nocturnes allumés par les hommes des cavernes ? Ou dans le ciel de Paris, là où d’étranges créatures sont venues se pétrifier pour devenir les gargouilles de Notre-Dame?”

J’avais prévu de lire ce livre à Halloween depuis bien longtemps. Je l’ai dévoré en seulement deux jours. J’ai accroché dès les premières pages : la plume de l’auteur est poétique à souhait et je me suis laissée bercer par ses phrases, le choix de ses mots, des images utilisées et j’ai pris énormément de plaisir à lire certains passages à voix haute.

Un groupe d’enfants fête Halloween tous ensemble, mais le plus important de la bande, Pipkin, manque à l’appel, ce qui est étonnant vu qu’il adore cet événement. Ses camarades partent donc à sa recherche et finissent par le dénicher près d’une maison étrange, à l’écart de la ville. Là, ils font la connaissance de Montsuaire qui les emmène à travers le temps pour découvrir ce jour des morts célébré différemment selon les époques et les pays, mais également pour sauver Pipkin.

Jusqu’au début de leur voyage, j’ai adoré cette histoire qui m’a fait vibrer et stresser. L’ambiance était sombre. Le récit était captivant. J’avais très envie de découvrir ce qui allait se passer.
Mais ça n’a pas duré. Par la suite, certains passages sont lugubres, d’autres inquiétants. Quelques uns sont intéressants culturellement parlant, mais le plus souvent, ils m’ont semblé fades, l’atmosphère instaurée au début a disparu pour laisser la place à un récit froid.

C’est une lecture qui m’a plu de par le style d’écriture de l’auteur – un petit peu comme dans Chroniques Martiennes donc ce n’était pas une surprise en soi. Le début est captivant, mais la suite est en dents de scie avec certains moments intéressants et d’autres moins, certains compréhensibles et d’autres totalement insensés.
Je crois que j’ai aimé, mais je n’en suis pas certaine… c’est étrange.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Chasse aux sucreries : Patacitrouille – Un livre terminé le 31 octobre – 40 points

Pumpkin Autumn Challenge :
Automne Douceur de vivre
Trick or Treat : Halloween.

Chroniques des vampires, tome 01 : Entretien avec un vampire – Anne Rice

Titre: Entretien avec un vampire
Saga: Chroniques des vampires, tome 01
Auteur: Anne Rice
Éditeur: Presses Pocket
Format: E-book
Nombre de pages: 444
Quatrième de couvertureDe nos jours, à la Nouvelle-Orléans un jeune homme a été convoqué dans l’obscurité d’une chambre d’hôtel pour écouter la plus étrange histoire qui soit. Tandis que tourne le magnétophone, son mystérieux interlocuteur raconte sa vie, sa vie de vampire. Comme l’interviewer, nous nous laissons subjuguer, fasciner et entraîner à travers les siècles dans un monde sensuel et terrifiant ou l’atroce le dispute au sublime. Véritable livre culte, premier volet des désormais incontournables Chroniques des vampires, Entretien avec un vampire renouvelle totalement l’un des mythes les plus riches et les plus ambigus du fantastique.

Étant une grande fan du film, je désirais depuis longtemps lire le roman et découvrir les différences notables entre les deux. Ajouté à cela qu’habituellement les livres sont beaucoup mieux que les films, mon impatience allait donc grandissante du moment que je l’avais programmé dans ma PàL du mois d’octobre.
Finalement, mauvaise pioche ! Ma lecture fut une grande déception

Comme dans le film, Louis raconte son histoire à un journaliste : sa rencontre avec Lestat, sa transformation en vampire, la manière dont Claudia fut engendrée, leur vie à trois puis à deux et leur recherche d’autres vampires.
Le titre Entretien avec un vampire porte bien son nom mais pas autant qu’en anglais Interview with the vampire. Pendant un (trop) long moment, le roman est davantage un échange entre Louis et le jeune homme qu’un récit “autobiographique” et j’ai trouvé ça assez désagréable : j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire et chaque fois que cela devenait intéressant, la lecture était interrompue par un dialogue… une discussion qui ne m’apportait rien le plus souvent.

Mais ce n’est pas ce qui m’a posé le plus de souci, mon problème a été les personnages.
Lestat est loin d’avoir le charisme qui est le sien dans le film. Pire que ça, il est mou, fade, inintéressant. Je n’ai pas compris ce qui retenait sa descendance auprès de lui.
Louis est beaucoup moins pathétique, il n’est pas non plus esclave de Lestat, il est trop son égal pour cela, du moins financièrement, et c’est cette équité qui me l’a rendu moins sympathique. Il m’a laissée indifférente.
Claudia est un peu plus semblable au personnage du film, mais elle “radote”… on sait rapidement ce qui la mine en lisant entre les lignes et malgré ça, ça tourne en rond, c’est chiant.
Sans compter que le récit comprend un certain nombre de longueurs, pas dans dans les descriptions mais dans les jérémiades et les réflexions métaphysiques de Louis.
Le passage le plus intéressant était probablement la seconde partie avec les vampires des Carpates, malheureusement, c’était court… trop ou juste comme il faut.

Dans l’ensemble le film est fidèle au roman, néanmoins, j’ai nettement préféré le support cinématographique, peut-être est-ce le jeu des acteurs qui m’a tellement plu. Je l’ignore, n’empêche que le roman ne lui arrive pas à la cheville, c’est donc une déception.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Potions : Élixir éternel (4ème année) – Un livre dont le héros est un vampire – 40 points

Pumpkin Autumn Challenge :
Automne Frissonnant – Vous prendrez bien un verre de True Blood ?
Vampire, Zombie, bref une créature assoiffée de sang, qui a la fâcheuse tendance à dévorer tout ce qui bouge.

L’île des monstres – Tuutikki Tolonen

Titre: L’île des monstres
Saga: Le monstre nounou, tome 2
Auteur: Tuutikki Tolonen
Éditeur: R – Jeunesse
Nombre de pages:315
Quatrième de couvertureLa petite Mimi a suivi Grah, son ami monstre, dans son monde souterrain. Mais elle a perdu sa trace et la robe de chambre magique ne lui parle plus… Pendant ce temps, Koby et Halley, restés à la surface, cherchent à tout prix le moyen de retrouver leur sœur.
Nos trois héros ne sont pas au bout de leurs surprises : de nombreuses créatures étranges se cachent au centre de la Terre, et toutes ne sont pas aussi gentilles que Grah !
Le deuxième tome d’une série venue de Finlande qui va réchauffer les cœurs, dans la lignée du Monstre poilu et de Roald Dahl.

C’est la suite du monstre nounou. Comme il était disponible à ma médiathèque, je n’ai pas attendu avant de l’emprunter.
Il est dans la lignée du premier, la grosse différence est que cette fois, l’héroïne principale est Mimi.

Rappelons que la fillette de six ans avait suivi les monstres sur les conseils de sa robe de chambre bleue et avait rencontré le gardien. Ce dernier la guide tout au long de l’aventure, à travers des couloirs mais aussi lorsqu’ils se perdent dans les Abîmes.
On a malgré tout encore des nouvelles de Halley et Koby puisque la fillette de 11 ans part à la recherche de sa sœur tandis que le garçon de 9 ans fait des tests avec sa propre robe de chambre rouge.

Une lecture qui reste très gentillette. Je m’attendais à ce que les Abîmes rendent ce roman un brin effrayant ou simplement stressant ce qui aurait rythmé un peu plus la narration. Malheureusement, ce n’était pas le cas. C’était même assez plat comme lecture.
J’ai eu un vague regain d’intérêt quand les héros arrivent enfin sur l’île des monstres, mais on ne voit rien de la maison de Grah… à moins que je ne m’en souvienne déjà plus tellement le passage était court et la description dépouillée. Sur la fin, on découvre également le système de fonctionnement du monde dans lequel vivent les monstres et j’ai bien aimé cette partie, même si c’était trop court.

L’auteur nous offre également des réponses à certaines questions qu’on se posait dans le premier tome, notamment sur l’expérience qui a conduit les monstres chez les enfants… je les ai trouvés un peu tirées par les cheveux. Quant aux autres explications, elle n’étaient pas plus probantes à mes yeux – j’ai relu certains passages plusieurs fois pour être sûre de ne pas avoir loupé un détail crucial aux raisons données, en vain.
Bref, c’est une lecture qui s’est laissée lire, sans plus.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Défense contre les forces du mal : Pitiponk (1ère année) – Un livre où le héros est un enfant (<13 ans) – 10 points

Peggy Sue et les fantômes, tome 01 : Le jour du chien bleu – Serge Brussolo

Titre: Le jour du chien bleu
Saga: Peggy Sue et les fantômes, tome 01
Auteur: Serge Brussolo
Éditeur: POCKET Junior
Nombre de pages: 286
Quatrième de couverture: Dans le monde de Peggy Sue, tout n’est pas comme chez nous. D’abord, il y a ces fantômes, les Invisibles, qu’elle semble seule à être capable de voir. Comme ils le savent, eux n’arrêtent pas de lui créer des ennuis et cherchent à tout prix à l’éliminer. Mais c’est sans compter sur ses lunettes magiques et sur la protection que lui assure la bonne fée Azéna. Seulement cela ne fait pas tout, les Invisibles sont très forts (ils prétendent être à l’origine du monde) et leur seul objectif est de s’amuser avec les hommes pour les détruire comme ils ont fait disparaître les dinosaures, il y a plusieurs milliards d’années. Face à eux Peggy Sue est seule et ne peut compter que sur son courage et son intelligence. Heureusement qu’elle n’a pas les deux pieds dans le même sabot !

En commençant cette lecture, je m’attendais à un roman gentillet à la Casper avec un fantôme sympathique et quelques uns plus vilains qui jouent des tours pendables… avec Peggy Sue et les fantômes, on en est très loin.

C’est une adolescente de 14 ans qui voit ce qu’elle appelle les Invisibles, des espèces de fantômes plus ou moins tangibles qui, pour tuer l’ennui, s’amusent à mettre la vie des humains en danger. Ils n’apprécient pas le fait que Peggy Sue puisse les espionner à son gré, surtout que son regard peut leur faire mal, pouvoir qui est amplifié grâce à ses lunettes de vue très spéciales. Donc ils tentent de se débarrasser de la demoiselle mais comme ils n’y arrivent pas, ils la tourmentent.
Cela se passe mal à chaque fois et la mère de Peggy Sue se voit contrainte de déménager avec ses deux filles pour échapper aux qu’en-dira-t-on. Elles arrivent à Point Bluff et là, les choses commencent à se tasser pour l’héroïne.

Comme je l’ai laissé supposer en début de chronique, j’ai trouvé les fantômes aussi virulents que violents. Je les ai détestés, ils sont fourbes, manipulateurs et particulièrement vils.
Le personnage de Peggy Sue m’a ennuyée. Elle est fade et inintéressante. Elle est d’une passivité affligeante ce qui m’a énervée plus d’une fois et a rendu parfois l’avancée de l’histoire laborieuse.
Par contre, j’ai bien aimé les amis qu’elle se fait à Point Bluff : Sonia, Dudley et Mike. Ils sont pas mal présents au début puis de moins en moins, c’est dommage.
Enfin, j’ai détesté le chien bleu – je ne parviens même pas à me souvenir du nom qu’il a… un truc genre Stuart Kelk’chose. C’est un fat doublé d’un imbécile.

Un avis en demi-teinte en ce qui me concerne : le début et la fin sont passionnantes. Par contre, le milieu est bourré de longueur : y a facilement une centaine de pages inutiles… que ce soit pour le déroulement de l’histoire (ça tourne en rond) ou pour la compréhension du lecteur (des explications sont rapidement données mais beaucoup de passages se répètent avec des protagonistes différents – peut-être pour être sûr qu’on ait compris que ça pue pour eux au cas où ça nous aurait échappé).
À la limite de la déception pour cette lecture qui s’annonçait étonnamment sombre.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Divination : Trelawney (6ème année) – Un livre dont le héros porte des lunettes – 60 points

Pumpkin Autumn Challenge :
Automne Frissonnant – Le fantôme de l’opéra :
Fantômes, esprits, possessions