Les sorcières de Kinvar, tome 1 : La sorcière aux poupées – Marie-Laure Junier

Titre: La sorcière aux poupées
Saga: Les sorcières de Kinvar, tome 1
Auteur: Marie-Laure Junier
Éditeur: Anyway Editions
Nombre de pages: 188
Quatrième de couverture: A neuf ans, Emily croit encore fermement aux contes de fées et s’imagine souvent dans des rôles de princesse aux pouvoirs incroyables. Alors, quand la réalité rattrape la fiction et que la fillette s’avère capable de parler avec quatre poupées de bois aux caractères si différents, elle découvre un monde bien plus surprenant que celui dont elle rêvait. Mais si les héros existent, il en est de même pour son flot de mauvaises sorcières, vampires ou loup-garous en tout genre. Et en grandissant, l’adolescente ne tarde pas à s’apercevoir qu’ils ne lui veulent pas que du bien, particulièrement quand elle cherche à explorer son passé.

J’avais déjà lu ce roman quand je faisais partie du comité de lecture d’Anyway mais ce fut un plaisir de le relire en version papier. Je n’ai donc plus eu la surprise de ce qui allait se passer puisque je le savais dans les grandes lignes, les détails me sont revenus au fur et à mesure de ma lecture tant ils furent marquants. Les souvenirs et sensations de ma première lecture me sont revenus au fil des pages, ce qui va grandement me faciliter la tâche quant à ma chronique.

La plume de l’auteure est particulièrement agréable : dès les premières pages, j’ai accroché.
C’est un premier tome introductif mais pas que : bien sûr, on suit Emily, une enfant de neuf ans qui vit avec ses parents jusqu’au jour où ils périssent dans un accident de voiture dont la fillette est la seule rescapée ; miracle qu’elle doit à l’une des quatre marionnettes que son père lui a acheté aux puces. A savoir qu’Emily parle à ces marionnettes, un secret qu’elle gardera un temps. L’héroïne se retrouve donc chez une grand-mère qu’elle ne connaît pas et n’a jamais rencontrée. Elle est la matriarche de la congrégation des sorcières de Kinvar et vit avec sa fille, Lydia, et sa petite-fille, Charlotte qui devient rapidement amie avec Emily.
Le contexte aurait été idéal pour introduire progressivement les informations grâce à Emily mais il n’en est rien. L’auteure a opté pour commencer ses chapitres en distillant un rapide topo sur ce que le lecteur a besoin de savoir principalement sur les sorcières, ce qui est bien joué, ainsi, une partie des réponses d’ordre pratiques nous est révélée et on peut se concentrer totalement sur la vie de notre jeune orpheline qui grandit, change et se forge son caractère. Cela nous permet de nous attacher à elle aussi bien qu’à Charlotte que j’ai également beaucoup aimé.

Le récit d’Emily nous est conté de manière fluide ce qui ne devait pas être évident parce que l’histoire est loin d’être simple ; pourtant, on se laisse porter par les mots mais également par l’intrigue qui est vraiment bien ficelée et extrêmement prenante.
Comme je le disais plus haut, ce n’est pas qu’un tome introductif, l’auteure pose donc les bases de son histoire mais fait également avancer le scénario, une narration qui a son lot de surprise et de suspens.
L’ayant commencé en période de fêtes, il m’a été difficile de le lire rapidement et c’était frustrant de devoir organiser mon emploi du temps pour me libérer dix minutes de-ci de-là alors que j’aurais aimé passer plusieurs heures de suite dessus, comme ce fut le cas hier soir.

Ça a été un coup de cœur pour ce premier tome des Sorcières de Kinvar et j’ai hâte de (re)lire le second que je vais commander cet après-midi ^_^

Challenge Coupe des 4 maisons :
2ème année : Retourneur de temps – un livre édité l’année dernière (9 décembre 2016) –  20 points

Les aériens – Marie-Catherine Daniel

Titre: Les aériens
Auteur: Marie-Catherine Daniel
Illustrateur: Timothée Leman
Éditeur: Sarbacane
Nombre de pages: 240
Quatrième de couvertureDure rentrée de 5e, pour Alexandre : ses amis l’ont abandonné, et Théo et sa bande le harcèlent chaque jour.
Heureusement, il y a Sarah, la nouvelle au collège. Dès son arrivée, elle l’aide à échapper aux brutes qui le poursuivent avec leurs scooters !
C’est justement en se réfugiant chez elle qu’ils rencontrent un être étrange :
Courantd’Air, un Aérien. Un nuage de particules vivant…

Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Sarbacane pour  ce partenariat.
J’ai tout de suite accroché sur la couverture : le character design des personnages est original et les couleurs sont très douces. J’avoue que, lorsque j’ai choisi de postuler pour cette œuvre, je pensais tomber sur une BD. J’ai été surprise quand je l’ai reçu mais nullement déçue.

J’ai passé un excellent moment.
L’histoire commence sur une ellipse : Noël est passé et les cours ont repris mais depuis quelques temps, Alexandre est mis de côté par ses camarades. On ignore pourquoi et on ne l’apprend qu’au moment où il le raconte à Sarah, une nouvelle venue qui, ne sachant pas de quoi il retourne, s’assied à côté du jeune garçon et copine avec.
Résultat, en rentrant, les deux jeunes adolescents accompagnés du grand frère aphasique d’Alexandre se cache chez la demoiselle pour éviter la bande à Théo. J’essaie d’être aussi vague que possible pour ne pas spoiler mais c’est rude.
Chez Sarah, ils découvrent un aérien du nom de Courantd’Air qui est prisonnier du lave-linge de la jeune fille, ils le libèrent et ce dernier leur explique ce qui l’a entraîné dans cette situation.
Bon, il y aurait énormément de choses à rajouter mais je vais en rester là pour éviter d’en dévoiler trop.

Ce roman ne fait que 240 pages mais il foisonne de détails qui rendent les personnages travaillés attachants, et l’histoire aussi complète qu’intéressante. Nos héros se lancent dans une quête pour aider Courantd’Air notamment, et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est loin d’être évident et simple.
Pourtant, rien n’est laissé au hasard et on sent que le récit est construit.
J’avoue que la fin est un peu prévisible mais le cheminement était bien plus important à mon sens que la conclusion.
De plus, tout au long du roman, on retrouve de très belles illustrations de Timothée Leman, elles sont aussi chouettes que la couverture, dommage qu’elles soient en noir et blanc, elles auraient mérité d’être en couleur.

J’ai adoré cette lecture, elle était fraîche, dépaysante, facile à lire… bref, super agréable.

Challenge Coupe des 4 maisons :
2ème année : Chicaneur – un livre publié il y a moins de 3 mois – 20 points

Un serment d’automne – Laure Allard d’Adesky

Titre: Un serment d’automne
Auteur: Laure Allard d’Adesky
Éditeur: Anyway
Format: Ebook
Nombre de pages: 31
Quatrième de couverture« Fais-moi le serment que quoi qu’il advienne, quels que soient les chemins que nous aurons pris, et même si nous venions à être séparés, chaque année nous nous retrouverons sous ce chêne à l’automne, lorsque ses premières feuilles tomberont. » voici le serment qui lie Artus et Elvire, deux lycéens qui s’aiment avec la fougue de l’adolescence. Mais un jour un drame les sépare. Des années plus tard, Elvire fera une rencontre qui bouleversera sa vie à jamais.

J’aime beaucoup l’auteure Laure Allard d’Adesky, elle a écrit un certains nombres de livres, de genres très variés que ce soit les livres pour enfants, des comédies romantiques ou des nouvelles et là, on la retrouve dans une catégorie tout autre : le fantastique ; c’est loin d’être le premier livre que je lis d’elle et ce sera loin d’être le dernier – je ne pouvais donc pas passer à côté de celui-ci.

J’adore la couverture, je la trouve magnifique et elle coïncide parfaitement avec le titre Un serment d’automne… mais, comme ce n’est qu’une nouvelle, on ne le trouve qu’en format ebook, dommage qu’il ne soit pas en version papier, j’aurais trop voulu l’avoir dans ma collection.
Le récit est découpé en quatre chapitres :
le premier en 2004 pourrait être considéré comme un prologue puisqu’on découvre les héros Artus et Elvire au lycée, cependant cela va plus loin, il a un rôle aussi important que le reste de l’histoire. Nos jeunes héros sont amoureux et se font le serment que quoiqu’il se passe, ils se retrouveraient chaque année sous leur arbre. Puis un drame arrive.
Les chapitres qui suivent se déroulent en 2014, 2015 et 2016 pour l’épilogue. Et je n’en dirai pas plus afin de vous laisser découvrir ce qu’il s’y passe.

Le gros point fort de cette nouvelle sont les personnages. Leur connivence les rend attachants. En peu de pages, l’auteure parvient à nous les dépeindre dans les moindres détails ou presque… enfin, suffisamment pour qu’on n’ait aucun mal à les imaginer et à comprendre leurs réactions.
L’histoire est cohérente et même les explications finales au sujet d’Artus se suffisent à elles-mêmes, ce qui n’était pas gagné vu la tournure que cela prend.
De plus, on retrouve également de-ci de-là des références à certains textes littéraires, allusions parfaitement placées et qui ont d’autant plus leur importance que l’héroïne du roman est en section littéraire puis devient écrivain. J’ai particulièrement apprécié ces citations et leur justesse.

J’ai adoré cette lecture : elle est rapide et fluide même si je l’ai trouvée un peu trop courte à mon goût, j’aurais aimé prolongé le plaisir.

Effroyable porcelaine – Vincent Tassy

Titre: Effroyable porcelaine
Auteur: Vincent Tassy
Éditeur: Éditions du Chat Noir
Nombre de pages: 190
Quatrième de couvertureSibylle Delombre est une collégienne ordinaire. Enfin, si l’on considère qu’il est ordinaire de décorer sa chambre avec des ossements, des peluches chauves-souris, des schémas de dissection et des grimoires. Oui, Sibylle aime bien l’étrange et le mystère. Ainsi, elle a de quoi se réjouir lorsque sa mère lui propose de l’accompagner pour débarrasser un vieux château. Mais tous les objets bizarres qu’elle rêvait d’y découvrir ne sont rien en comparaison de la splendide poupée en robe noire, aux cheveux argentés comme un clair de lune, qu’elle trouve dans une chambre et qu’elle s’approprie aussitôt, séduite par sa beauté vénéneuse. Et si les cauchemars qui se mettent alors à hanter les nuits de Sibylle avaient un lien avec elle ? Et si cette poupée, aux yeux violets, au regard aussi triste que cruel, n’était pas inoffensive ? Quel terrible secret renferme l’effroyable porcelaine ?

J’avais déjà vu cette collection des éditions du Chat Noir (Chatons Hantés), elle m’interloquait mais je n’avais pas osé m’y essayer. Donc quand j’ai vu Effroyable porcelaine à la bibliothèque, je n’ai pas hésité une seule seconde.

J’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans l’histoire lors des premiers chapitres. Je lisais sans rien ressentir : ce n’était ni ennuyeux ni déplaisant pourtant, cela ne me procurait aucun plaisir. J’ai trouvé les descriptions de Sibylle et sa mère assez brouillonnes, j’ai relu certains passages à plusieurs reprises avec cette sensation que j’avais loupé quelque chose d’important, un détail qui me manquait pour comprendre ce que l’adolescente et sa mère étaient réellement.
On découvre donc Sibylle qui vit avec sa mère, Maria. Cette dernière récupère ce que les gens abandonnent derrière eux quand ils quittent leur maison, ou un truc du genre – ça fait partie des détails brouillons qui ne sont pas suffisamment expliqués à mon goût. Lors de vacances, l’adolescente accompagne sa mère, entre autre, dans un vieux château. En l’explorant, elle trouve une poupée étrange qui fait froid dans le dos, pourtant, elle décide de la prendre avec elle.
Puis le soir arrive accompagné de quelques bizarreries dont je ne parlerai pas mais qui étaient loin d’être surprenantes. Jusque là, ça s’est laissé lire, sans plus.
Le lendemain, l’héroïne retourne dans le manoir ou elle a trouvé la poupée. Et là, les choses se compliquent, n’en disons pas plus ; c’est à partir de ce moment que le livre m’a vraiment intéressée.
Certaines scènes étaient même passionnantes au point où il me fut difficile de m’arrêter. D’autant que la lecture était aussi fluide que rapide une fois plongée dans l’ambiance du récit.

A rajouter que je trouve la couverture relativement jolie : d’un côté, elle me plaît bien, de l’autre elle fait un peu trop fille à mon goût.
J’aime nettement plus les illustrations intérieures de Mina M. qui font sacrément shôjô et que j’ai trouvé plaisants à regarder.

Bref, une histoire qui commence doucement, dont les mystères prennent progressivement de l’ampleur et de l’intensité. En ce qui me concerne, la fin était prévisible : les détails sont distillés tout au long du récit et en les interprétant correctement, il ne pouvait y avoir qu’une seule conclusion possible. Malgré cela, j’ai bien aimé cette lecture, c’était une découverte sympathique.

Challenge Coupe des 4 maisons :
4ème année : Mrs Pince – un livre que vous avez emprunté – 20 points

Féérie, tome 1 : La fille qui navigua autour de Féérie dans un bateau construit de ses propres mains – Catherynne M. Valente

Titre: La fille qui navigua autour de Féérie dans un bateau construit de ses propres mains
Saga: Féérie, tome 1
Auteur: Catherynne M. Valente
Éditeur: Balivernes
Nombre de pages: 256
Quatrième de couvertureSeptembre est une jeune fille qui aspire à l’aventure. Quand elle est invitée en Féérie par le Vent Vert et le Léopard des Petites Brises, bien sûr, elle accepte. Qui ne le ferait pas à douze ans ? Mais Féérie est dans la tourmente, sous le règne écrasant d’une Marquise maléfique.
Cheminant en compagnie d’un vouivre amoureux des livres et d’un étrange garçon bleu, presque humain nommé Samedi, elle perdra : son ombre, sa chaussure, son cœur et bien sûr son chemin. Mais dans l’aventure, elle trouvera le courage, l’amitié, une cuillère un peu spéciale et bien plus encore. Elle seule détient la clef qui rétablira l’ordre et le bonheur en Féérie…
Il n’y avait pas eu de monde si envoûtant, de personnages si originaux depuis Alice au pays des Merveilles ou le pays d’Oz. L’héroïne grandit au cours de cette aventure. Septembre est intelligente et très logique avec pourtant une forme de naïveté que nous voudrions garder toute notre vie, dans un monde plus complexe qu’il n’y paraît où tout n’est pas que soleil et magie.

J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque. Je l’ai vu tourner il y a déjà quelques temps et les différents avis m’ont donné envie de m’y essayer. Avant de me lancer, je l’ai feuilleté : je trouvais les illustrations à la Benjamin Lacombe assez sympathiques et les titres comme la Vouivriothèque ou la maison sans prévenir m’ont bien plu. J’avais donc grandement hâte de commencer ma lecture. Malheureusement, je n’ai pas accroché.

J’ai trouvé que l’histoire manquait d’un fil conducteur. Imaginez :
On suit Septembre, que le Vent Vert embarque avec lui vers un pays imaginaire et ce, sans aucune raison ! Une fois à la frontière, lui ne peut guère passer suite à un problème de visa, quant à la fillette, elle traverse quand même. Pourquoi ? Aucune idée mais elle y va. Elle n’a aucun but, ne sait pas où aller mais ce n’est pas très grave, elle poursuit sa route vers nulle part.
Elle rencontre alors trois sorciers et comme elle n’a rien à faire, elle décide de risquer sa vie pour récupérer la cuillère de l’une d’elle qui est aux mains de la super vilaine du pays, la Marquise. Elle rencontre d’autres personnages comme le Vouivre (oui, le, vous avez bien entendu) et poursuit sa route.
Elle a enfin une mission mais elle n’y croit pas et personnellement, je n’y ai cru à aucun moment, elle n’a pas fait de cette quête la sienne.
Et c’est ce qui pose problème, ça sonne faux.

Dans la manière dont c’est écrit, j’ai souvent eu la sensation d’être dans un pseudo Alice aux pays des merveilles, en nettement moins bien : une histoire burlesque et absurde, une impression amplifiée par le manque flagrant de motivation qui ferait avancer l’héroïne.
Le seul personnage que j’ai apprécié est le Vouivriothèque jusqu’à ce qu’il entame le voyage avec Septembre. Après cela, il perd un peu de son intérêt… du moins, il n’en avait pas suffisamment pour me pousser à continuer mon calvaire.

Du coup, j’ai abandonné ce bouquin à 30% soit 76 pages de souffrance et d’ennui mortel. Bref, j’ai détesté cette lecture.