Les Descendantes de Séraphine, intégrale – Cindy C. Teston

Titre : Les Descendantes de Séraphine, intégrale
Auteur : Cindy C. Teston
Éditeur : Auto-édité
Nombre de pages : 752
Quatrième de couverture : Au sein des Descendantes de Séraphine, seules les filles aînées héritent du don de leurs mères. À une exception près : moi, la benjamine.
À 16 ans, je me complaisais bien dans ma vie d’étudiante invisible. La seule ombre au tableau ? Le fait que ma mère et ma sœur se prennent pour le nombril du monde, juste parce qu’elles sont les prêtresses d’une communauté ultra secrète. En dehors de ça, mon existence était plutôt sympa. Et puis, j’ai ma meilleure amie, celle avec qui je partage tout, y compris le rêve de devenir un jour la petite copine de Charles.
Enfin ça, c’était avant que l’on découvre que c’est moi, l’héritière du don et non ma sœur !
Depuis, plus rien n’est pareil, c’est même pire. Surtout quand un incident tragique survient sans crier gare… Incident qui s’est déjà produit il y a près de deux-cents ans… aux conséquences désastreuses.
Mais les fantômes du passé sont-ils responsables de ce dont on les accuse, aujourd’hui ? Ou en serait-ce d’autres, bien vivants ?

J’ai mis un temps infini à lire ce bouquin. Habituellement, c’est parce que je n’ai pas le temps… cette fois c’est parce que ce n’était pas une lecture top. Je vais essayer de résumer au mieux, sans transmettre l’ennui que m’a procuré cette lecture.

On suit Kassy, une lycéenne qui se débat entre ses problèmes d’adolescente et les soucis familiaux.
– c’est une ado tout ce qu’il y a de plus normale. Sa meilleure amie Aurélie lui cache des choses depuis quelques temps et toutes deux sont amoureuses du populaire Charles. Ce dernier a un cousin canadien, Ben, qui vit chez lui et qui prend un malin plaisir à harceler et humilier publiquement Kassy.
– la mère de notre héroïne ne s’intéresse qu’à sa fille aînée, Hélène, qu’elle croit être son héritière alors que la véritable descendante de Séraphine est Kassy. Donc quand c’est su, elles doivent passer plus de temps ensemble. Et puis les parents se séparent à ce moment là, ce qui complique encore la situation.

Le tout est placé dans un contexte qui aurait pu être top : le rôle des Descendantes, leur Totem, leurs origines respectives, le voyage possible à travers le monde… ça aurait pu être davantage développé, après tout, y avait 750 pages ! 750 pages de vide… des amourettes d’adolescents, des amitiés qui se font si vite que ce n’est pas plausible, un ennemi qui débarque comme une fleur après des années de silence et dont l’identité est prévisible (à 80% quand il apparaît, à 100% quand il incite l’héroïne à conserver sa virginité)

Et puis, ce qui m’a exaspérée le plus, c’est bien la fin.

Spoiler

Kassy et ses amis sont capturés par l’ennemi, leur vie est en danger, il a commencé à les torturer, et quand il s’absente, au lieu d’élaborer un plan pour tenter de s’évader ou de le contrer, ils passent leur temps à discuter des amours de Kassy… non, mais c’est le moment-là ?

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Par contre, faut laisser une chose, c’est que l’objet livre est beau : la couverture avec ses enluminures dorée, les premières et dernières pages des chapitres noires avec les illustrations différente pour chaque partie (puisque c’est une intégrale qui regroupe 2 romans ainsi qu’une nouvelle qui est la suite). Le seul inconvénient est que certaines lignes en bas de page de ces pages illustrées sont illisibles.
Bref, je n’ai pas aimé cette lecture, j’ai l’impression d’avoir perdu mon temps.

Noël, avalanche et hésitations – Rose Mia

Titre : Noël, avalanche et hésitations
Auteur : Rose Mia
Éditeur : Hugo & Cie
Nombre de pages : 358
Quatrième de couverture : Pour Lila, qui tient une supérette de station de ski, Noël rime avec “joie indicible que rien ne peut gâcher”.
Pour Matthew, médecin tatoué aux allures de bad boy, Jingle Bells est une mélodie venue tout droit des Enfers.
A priori, ces deux-là n’ont rien à faire ensemble et ce n’est certainement pas la magie de Noël qui va les réunir. C’est une avalanche, haute comme un immeuble, qui leur fonce droit dessus !
Dans cette romance totalement déjantée vous trouverez :
– Des références cultivées à Rambo et Predator
– Une avalanche qui fout les jetons
– Un secouriste qui se prend pour un ninja
– Des cadres faits main avec des bouts de bois et des trombones
– Des conversations intimes à la lueur des bougies
Avertissement : Bien que cette histoire soit une romance de Noël, certains événements survenant sous un plaid sont réservés à un public averti.

Séverine m’a offert ce roman dans le calendrier de l’avent qu’elle m’a fait et elle m’a même créé une feuille de route afin que je puisse le lire du 1er au 31 décembre… c’était une excellente idée, mais c’était sans compter mon emploi du temps surchargé combiné à une grosse fatigue.
De plus, je lisais en parallèle le père Noël assassiné donc me dégager du temps pour les deux, c’était compliqué.
Assez rapidement j’ai compris que cette lecture se découpait en deux temps : avant et après Noël donc je pouvais aisément prendre mon temps.

Lila travaille en tant que caissière dans une boutique non loin d’une station de ski. Elle adore Noël. Ce 24 décembre, elle bosse jusqu’à 20h, mais hors de question de dépasser ce délai ne serait-ce que d’une minute. C’est sans compter l’arrivée de Mathieu, jeune médecin qui vient chercher des provisions avant sa garde. Il déteste Noël et est bien décidé à embêter notre héroïne en repoussant la fermeture du magasin.
Cette situation est finalement une chance pour nos deux héros : s’ils avaient été dans leur voiture, ils avaient peu de chance de survivre à l’avalanche qui s’abat sur eux.

Une partie est en huis-clos : Lila et Mathieu tentent de tenir le temps que les secours débarquent. Ils font connaissance : l’occasion de découvrir la raison pour laquelle il déteste Noël, d’en connaître davantage sur la relation amoureuse et malsaine qu’elle entretient avec Julien, son ami d’enfance pour qui elle est toujours la cinquième roue de carrosserie.
La seconde partie se déroule après : Lila est blessée, Mathieu l’évite pour ne pas la faire souffrir… et le jeu du chat et de la souris commence.

C’était une lecture plaisante, portée par la plume de l’autrice que j’ai trouvée agréable, et légère. Légère dans la manière dont le récit est raconté, pas dans les faits.
Les sujets abordés sont quand même graves : le passé de Mathieu et le syndrome post traumatique qui en découle, la relation toxique de Lila… mais ils ne sont pas traités de manière lourde, on ne tombe pas dans le pathos.

Les personnages sont attachants, malgré quelques réactions qui m’ont un peu fait grincer des dents : genre Lila qui se déshabille dans la salle d’auscultation pour que Mathieu soit obligé de rester… moyen tout ça.
Une scène de sexe dont je me serai bien passé. En temps normal, ça me saoule déjà parce que je trouve que ça fait un peu voyeuriste, mais alors là, clouée au lit par la grippe, ça m’a encore plus exaspérée.
Donc ça, ce sont mes deux bémols, mais ça ne m’a pas empêché de passer un bon moment et de beaucoup aimer cette lecture.

Le jour où on m’a forcée à aimer Noël – Laure Allard-d’Adesky & Fanny Campan

Titre : Le jour où on m’a forcée à aimer Noël
Autrices : Laure Allard-d’Adesky & Fanny Campan
Éditeur : Auto-édité
Nombre de pages : 224
Quatrième de couverture : Que feriez-vous si vous détestiez plus que tout les Noëls traditionnels, que vous veniez de perdre votre emploi et que votre vol pour des vacances de Noël au soleil venait d’être annulé ? Que feriez-vous si, en plus, vous vous retrouviez coincée dans un hôtel bas de gamme avec un faux rasta qui a avalé un clown au petit déj et porte le bonnet du père Noël ?
Une seule façon de le savoir : commencer à lire aujourd’hui les aventures de Joséphine et Lamine au pays de la Teranga !

Ce roman est sorti l’an dernier, j’ai participé à la campagne Ulule organisée par les autrices. Malheureusement, je n’ai pas eu le temps de le lire en 2023, donc j’avais prévu de me rattraper cette année et je suis ravie de retrouver la plume de Laure et de Fanny que j’avais découverte dans leur précédent roman : Pourquoi il ne faut pas tuer (tout de suite) son voisin.
C’est une comédie romantique de Noël (je suis sûre qu’entre le titre et la couverture, vous n’aviez pas deviné 😉 – couverture qui au passage a été spécialement réalisée pour ce roman et elle me plaît beaucoup). C’est un roman à 4 mains et à 2 voix.

Joséphine en a marre d’être déçue par ses Noëls en famille. Cette année, elle décide de s’offrir des vacances sous le soleil du Sénégal.
Lamine adore Noël. Il retourne dans sa famille à Dakar pour les fêtes de fin d’année.
Comment se rencontrent-ils ? Ils sont censés prendre le même avion, sauf que le personnel se met en grève. Ils passent donc quelques jours à patienter dans un hôtel avec d’autres passagers. Pour ajouter au stress, quelqu’un leur joue de vilains tours.

J’ai aimé l’histoire, ça changeait des traditionnelles romances de Noël puisqu’une partie du roman se passe à Dakar. Donc ça permet de découvrir comment se passent les fêtes dans cette partie de l’Afrique : c’est loin d’être un choc des cultures, ça se marie même plutôt bien. De plus, comme les autrices ont passé quelques années à Dakar, ça a un côté authentique et ça se sent que ce soit dans l’ambiance, ou dans le vocabulaire, la manière de s’exprimer, etc.

En ce qui concerne les personnages, j’ai eu un peu de mal avec Lamine. Autant je le trouve fun, il met de l’ambiance, autant je n’apprécie pas sa façon de se comporter avec les femmes. Sur certains points, il n’a totalement pas tort, mais il a eu quelques réflexions/pensées qui m’ont fait grogner.
J’ai nettement préféré Joséphine. Au début, elle est un peu pimbêche, mais plus elle s’ouvre à nous et plus je la trouve sympathique.
Les personnages secondaires passent bien également.

J’ai adoré cette lecture qui m’a complètement dépaysée.

Heartstopper, tome 4 : Choses sérieuses – Alice Oseman

Titre : Choses sérieuses
Saga : Heartstopper, tome 4
Auteur : Alice Oseman
Éditeur : Hachette
Nombre de pages : 370
Quatrième de couverture : Charlie était persuadé que Nick ne partagerait jamais ses sentiments. Pourtant, les voilà officiellement en couple, et Charlie se sent de plus en plus prêt à dire « je t’aime ». Nick partage ses sentiments, mais il a plein de choses en tête, notamment faire son coming-out à son père et les possibles troubles alimentaires de Charlie. Alors que l’été devient automne et que la rentrée approche, Charlie et Nick vont en apprendre beaucoup sur l’amour, le vrai, et tout ce qu’il implique.

Un quatrième tome très dense : il se passe vraiment beaucoup de choses, plusieurs mois passent entre le début et la fin, donc je vais essayer au maximum de synthétiser les différents événements :
Les vacances d’été se poursuivent. La bande de potes de Paris se retrouve pour aller à la plage et s’amuser.

– Les troubles alimentaires de Charlie s’aggravent. J’avoue que je comprends difficilement parce que ce qu’il vit avec Nick est beau, apaisant… oui, on sent bien qu’il y a un petit/gros stress par moment, mais je n’ai pas eu l’impression que c’en était à ce point.
Et ça m’a tout autant étonnée qu’il ne puisse pas en parler à ses parents, après tout, ils ont été assez ouverts pour accepter son homosexualité alors pourquoi pas son anorexie ? Et pourquoi douter qu’ils le croient : ils vivent avec lui, ils ont bien dû remarquer qu’il ne mangeait pas des masses.

– La santé de Charlie s’aggrave, il est hospitalisé.
– Nick voit enfin son père. Va-t-il avoir le temps de faire son coming out avant que son idiot de frangin ne foute la merde ?

Je ne sais pas trop quoi dire d’autre.
J’apprécie toujours autant les personnages, leurs relations amoureuses, mais également les amitiés qui se sont scellées au fil des tomes.
Je trouve qu’il y a une amélioration au niveau des illustrations. À moins que ce ne soit parce que je m’y suis faite… c’est possible.

Bref, j’ai adoré ce quatrième tome. À priori, ce ne sera pas le dernier, il faudra donc attendre sa sortie annoncée en novembre 2023.

Coupe des 4 maisons :
La galerie des portraits (Item éphémères – du 26 juin au 2 juillet) – Lire 4 BDM LGBT+ (personnages principaux, thèmes…) 4/4 50 points

Heartstopper, tome 3 : Un voyage à Paris – Alice Oseman

Titre : Un voyage à Paris
Saga : Heartstopper, tome 3
Auteur : Alice Oseman
Éditeur : Hachette
Nombre de pages : 357
Quatrième de couverture : Ceci est l’histoire de deux lycéens. Amis, puis petits amis, ils apprennent ensemble à affronter le regard des autres. Depuis que Nick a fait son coming out auprès de sa mère, Charlie et lui tentent de plus en plus de s’affirmer en tant que couple. Mais entre les cours et les examens, ils peinent à trouver le temps de se voir. Heureusement, le voyage scolaire arrive à grands pas ! Et quoi de mieux qu’une excursion à Paris pour se retrouver entre amoureux ?

Il m’a fallu deux jours pour lire ce troisième tome qui est un peu plus long que les précédents. Non pas qu’il n’était pas bien, mais j’étais tellement fatiguée suite à mes trois mois de formation et au stress de la soutenance, qu’à 23h, je me suis effondrée sur cette bande-dessinée.

Les vacances approchent pour nos héros. Un voyage scolaire est organisé et comme l’annonce le titre, ce sera sur Paris. Ce qui est chouette, c’est que c’est un jumelage entre le collège-lycée Tuham et Higgs. Donc on retrouve tous les amis de Charlie, également Tara et sa chérie. Ça met une bonne ambiance : chaleureuse, conviviale et un brin festive.

On en découvre davantage sur Nick : ses relations avec son père, celles avec son frère qui est un connard fini.
On connaissait déjà sa mère qui est très chouette au passage, mais elle a quand même l’air d’être la seule – j’attends encore un peu avant de juger son père, on verra dans le prochain s’il apparaît. Nick a d’autant plus de mérite d’être un petit gars aussi bien.
Il y a également de nouveaux personnages : d’autres élèves du lycée pour filles,  le prof de Higgs, il me semble qu’on connaît déjà monsieur Farouk, mais on le découvre sous un nouveau jour.

Je n’ai pas grand-chose de plus à dire. J’ai bien aimé ce troisième, moins que les précédents et j’ignore pourquoi.
Il m’en reste un petit quatrième et j’aurais terminé cette saga.

Coupe des 4 maisons :
La galerie des portraits (Item éphémères – du 26 juin au 2 juillet) – Lire 4 BDM LGBT+ (personnages principaux, thèmes…) 3/450 points