Matriochkas, tome 1 : Révélations – Christelle Da Cruz

Titre : Révélations
Saga : Matriochkas, tome 1
Auteur : Christelle Da Cruz
Éditeur : Plumes du Web
Format : E-Book
Nombre de pages : 344
Quatrième de couvertureDepuis près de soixante ans, le pouvoir appartient aux femmes. Une mystérieuse épidémie a lourdement décimé la population masculine et l’isolement des survivants a conduit à une réorganisation totale de la société.
Au cœur de la capitale, Gabrielle, chauffeuse de taxi, mène une vie sans histoire entre son boulot et ses amies. Un soir, au détour d’une course réalisée pour une riche cliente, elle va se retrouver plongée dans une intrigue inquiétante.
Qui est cet homme, évadé d’un pôle d’enfermement, qui ne cesse de la traquer ? Comment a-t-il pu atteindre la capitale sans être interpellé ? Autant de questions dont les réponses pourraient bouleverser l’ordre établi.

Quand le premier tome de Matriochkas a été annoncé en lecture commune du Plumes du Web Bookclub il y a quelques semaines, je me suis immédiatement inscrite, surtout que je l’avais dans ma PàL, qu’une amie me l’avait vivement conseillé et qu’il pouvait compter pour mon Pumpkin Autumn Challenge. Trois bonnes raisons d’y participer.

L’histoire se déroule en 2081, le monde est gouverné et peuplé exclusivement par les femmes. Gabrielle est chauffeur de taxi et est engagée pour conduire une femme dans des endroits inhabituels pour une femme de sa condition,et ce, à plusieurs reprises, afin de débusquer un homme. Chose impossible puisque les hommes ne vivent plus en société et sont enfermés dans des pôles. D’ailleurs l’héroïne n’en a jamais vu de sa vie, jusqu’au soir où elle croise le fugitif recherché par sa cliente. Pourquoi cette dernière le recherche-t-elle ? Qui est-il ? Comment en est-on arrivé à éradiquer les hommes de notre société ?
En parallèle, on a régulièrement des chapitres qui retracent les événements depuis 2017 ayant conduit à cette situation.

J’avoue que j’aime beaucoup cette société sans homme dépeinte dans ce roman, on s’y sent en sécurité : quand Gabrielle et son amie Viviane sortent, à aucun moment je n’ai peur qu’elles se fassent agresser, c’était plus serein et moins violent. Ce qui va s’avérer trompeur puisqu’on va en partie découvrir ce qui se passe dans les pôles et ce n’est pas joyeux.
J’ai adoré le côté science-fiction de ce roman. On sent que l’auteure maîtrise son sujet, rien n’est laissé au hasard, et sa plume est très agréable.

Le personnage de Gabrielle est attachant, celui de Rose également. J’ai un peu moins aimé Alexander, je le trouve un peu vide. Il est certes drôle et j’ai apprécié ses joutes verbales avec sa sœur, mais parfois, il est un peu lourd.
En ce qui concerne le côté romance, ça ne m’a pas trop dérangée, je ne suis toujours pas fan du genre : trop prévisible à mon goût. Et il y a quand même eu un moment où c’était trop : un battement calme dans l’histoire et plusieurs scènes d’amour/de sexe trop rapprochées, heureusement (pour moi), ça s’est rapidement tassé. Mais l’avant et l’après était bien dosé.

C’est une lecture que j’ai adorée et il va falloir que je me procure le second tome pour avoir le fin mot de l’histoire.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Expecto Patronum (2ème année – semaine compte double du 25 novembre au 1er décembre) – Lire le premier livre d’un auteur – 40 points

Pumpkin Autumn Challenge :
Automne Astral – Songe d’une nuit d’automne (Couverture bleue)

Au-delà des limbes – Mélanie Baranger

Titre : Au-delà des limbes
Auteur : Mélanie Baranger
Éditeur : Plume blanche
Nombre de pages : 176
Quatrième de couvertureOn ne prévoit jamais la date de sa mort. On peut y penser, souvent, on peut en avoir peur parfois, mais personne ne sait quand elle viendra nous chercher. Ambre, une jeune étudiante de 21 ans, plonge dans un long coma à la suite d’un terrible accident, mais ce qu’elle découvre alors va changer sa vie à jamais. La Mort n’est pas une fin… et si elle lui permettait de prendre conscience des esprits autour d’elle ? Et plus encore, de celui pour qui son âme était destinée ?

Je sens bien que cette chronique va être difficile à écrire, pas parce que je ne sais pas par où commencer, mais surtout parce que je n’ai pas grand chose à en dire et je n’en ai pas pensé grand chose.

En allant à la fac, Ambre est loin d’imaginer que sa vie va totalement changer : une explosion (qu’on suppose terroriste) fait plusieurs victimes dans le train qu’elle prend. Elle n’est bien sûr pas épargnée et se retrouve plongée dans le coma. Entre la vie et la mort, elle fera la rencontre de fantômes, mais également d’âmes comme elle.

J’ai particulièrement aimé les histoires que les fantômes font de leur vie d’antan : ce qui les a amenés dans les limbes, la raison pour laquelle ils ne sont pas encore passés de l’autre côté, mais également les bons souvenirs qu’ils évoquent. S’ils étaient intéressants de par leur expérience, la diversité du milieu social de chacun, ça n’a pas réussi à m’accrocher. J’ai trouvé que c’était assez mal amené, dans le genre psychothérapie de groupe et chacun parle à son tour. Ça manquait cruellement de subtilité.
L’atmosphère instaurée est trop bon enfant en ce qui me concerne. Rien que le mot de “limbes” me faisait espérer une ambiance un peu sombre, un brin inquiétante : l’antichambre de la mort ou des ombres se faufilent pour effrayer les âmes restées en arrière ou pourquoi pas les vivants… On aurait aussi pu avoir à faire à un des fantômes fous évoqués à un moment dans le romans. Mais il n’en est rien, tout y est comme dans le monde normal.

Ce qui m’amène au point suivant : l’histoire d’amour, d’âme sœur. Je l’ai trouvée assez plate. Ça ne m’a pas fait vibrer, je n’ai pas compris comment les personnages ont pu s’éprendre l’un de l’autre, le lien qui les relie m’a semblé trop ténu et pas assez profond pour que j’y crois – probablement parce que l’héroïne ne développe pas assez ce qu’elle ressent à ses côtés. Il manquait quelque chose pour que la mayonnaise prenne, peut-être que c’était trop facile, trop superficiel ou trop ennuyeux.
D’ailleurs la fin est prévisible, jusqu’au bout, j’ai espéré un rebondissement final exceptionnel mais non : tout s’est terminé comme je l’avais supposé dès l’arrivée d’Ambre dans les limbes.

Ce roman s’est vite lu et ça aurait pu être encore plus rapide si je n’avais pas été freinée par les coquilles et les répétitions qui sont plutôt nombreuses. Quelques passages m’ont plu mais à peine commençais-je à m’immerger dans un récit qu’on arrivait à la fin… Et tout retombait.

Dans l’ensemble, c’est une lecture qui m’a laissée indifférente. C’est dommage parce qu’il y avait de bonnes idées.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Demiguise (Chasse aux animaux fantastiques) – Un livre dont vous aviez deviné la fin – 40 points

Pumpkin Autumn Challenge :
Automne Enchanteur – Down by the salley gardens (Romance)

Âmes Captives, tome 2 : Les devins – G. H. David

Titre: Les devins
Saga: Âmes Captives, tome 2
Auteur: G. H. David
Éditeur: Plumes du web
Nombre de pages: 404
Quatrième de couverture: Anéanti, Aurélien est déterminé à prendre sa revanche sur le destin et à lever la terrible malédiction qui pèse sur les messagers. Mais par où commencer ? Une quête de la vérité qui devra le conduire à prendre des risques et à œuvrer à travers les siècles. Devins et messagers seront-ils prêts à unir leurs forces pour contrer la prophétie qui les condamne ? Sauront-ils briser le sceau des âmes captives ?

J’ai profité d’une promotion de la maison d’édition Plumes du web pour me prendre ce second tome puisque j’avais adoré le premier tome d’Âmes Captives. Pour moi, il a été difficile de passer d’un support papier à un support numérique : j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire, mais peut-être est-ce dû simplement au changement de narrateur. Et puis, la version papier du premier est vraiment belle avec ses titres présentés sur une page et accompagnés de la croix d’Athénais. Dans celui-ci en e-book, il n’y a pas (et je ne peux pas certifier qu’il y a dans le roman papier), ça me semble normal, mais c’est dommage.
Comme je le disais plus haut, le récit est racontée par Aurélien et non plus Sacha. Je redoutais grandement parce que je n’avais pas aimé le personnage dans le premier. Une crainte inutile : l’histoire vu de son point de vue est forcément plus sympathique et surtout, ça aide à comprendre ses réactions excessives dans le tome précédent (sans excuser pour autant sa possessivité extrême qui m’avait mise mal à l’aise).

Si vous n’avez pas lu le premier, je vous conseille de sauter ce paragraphe :
Après la tentative ratée de libérer Athénaïs, Aurélien se retrouve seul. Il doit cependant reprendre sa vie en main et essayer de sauver sa bien-aimée. Pour ce faire, il doit s’allier à Julie dont il se méfie comme la peste. Il est également aidé par la mystérieuse Jeanne de Montdragon.

Le gros point positif de ce second tome est qu’on a toutes les réponses aux questions qu’on se posait dans le précédent : les familles de Sacha et d’Aurélien ont-ils vraiment été maudits ? Julie est-elle aussi maléfique que ce qui est sous-entendu dans le premier ? Qu’est-ce qui lie Sacha à Athénais ? etc.
Bien entendu, d’autres points sont soulevés, mais on n’a pas à attendre de prochain tome pour avoir les explications puisque Âmes Captives est un diptyque donc celui-ci signe la fin des aventures de nos deux héros.

Le roman s’est laissé lire. Comme dans le précédent, j’ai adoré la plume de G.H. David. Un style et un sujet parfaitement maîtrisé, une excellente connaissance du contexte historique resitué au lecteur grâce à de nombreuses notes explicatives. C’est le genre de détail que j’apprécie toujours énormément, je trouve que cela ajoute à la qualité de l’œuvre. Il faudra que je m’essaie à d’autres romans de l’auteure.

J’ai beaucoup aimé ce second tome, moins que le précédent, mais quand même.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Impervius (Sortilèges – 5ème année) – Un livre avec un parapluie sur la couverture – 50 points

Pourquoi il ne faut pas tuer (tout de suite) son voisin – Fanny Bernard & Laure Allard-d’Adesky

Titre: Pourquoi il ne faut pas tuer (tout de suite) son voisin
Auteures: Fanny Bernard & Laure Allard-d’Adesky
Éditeur: Harlequin
Nombre de pages: 177
Quatrième de couvertureChère voisine, je vous rappelle que vous ne vivez pas seule dans cet immeuble.
Le voisin est un être râleur, intolérant et, dans le pire des cas, aigri : c’est un fait avéré et bien connu de tous. Le nouveau voisin de Sylvie, lui, est un spécimen particulièrement désagréable. Resté à l’état sauvage, cet individu n’a visiblement jamais appris les bases élémentaires de tout être civilisé. Déjà, il communique avec elle par lettres alors qu’un seul étage les sépare. Ensuite, il la traite de pachyderme et propose de lui offrir en cadeau de bienvenue… une paire de charentaises. Ça tombe bien, car Sylvie n’est pas vraiment une voisine comme les autres elle non plus…

J’ai eu la chance de gagner ce roman lors d’un concours organisé sur la page Facebook par les deux auteures, Laure Allard-d’Adesky et Fanny Bernard, et je les remercie chaleureusement parce que cette lecture tombait à point nommé dans une période un peu rude pour moi et cela m’a fait beaucoup de bien de pouvoir m’évader avec les deux héros.

Sylvie et Henri sont voisins. Il a 45 ans et vit de sa passion : l’écriture. Il est dérangé par les habitudes de sa voisine du dessus : elle marche en talon haut et écoute Luis Mariano bien trop fort à son goût donc il lui écrit une lettre bien sentie. Elle en a 51 et travaille dans un bureau d’audit. Elle répond à son courrier de manière provocatrice. S’en suit alors une correspondance entre les deux jusqu’au jour où d’autres personnes s’en mêlent.

J’ai vu passer un certain nombre de chroniques depuis qu’il est sorti, qui m’ont fait penser que c’était un roman purement épistolaire. C’est loin d’être le cas, les lettres sont en effet le fil conducteur de l’histoire, mais j’ai été agréablement surprise de découvrir beaucoup de passages narratifs ce qui m’a permis non seulement de m’attacher plus facilement aux personnages, mais de ne pas avoir à m’interroger sur la part de vérité dans leurs écrits.

Le début est plutôt calme, ce qui est normal pour pouvoir planter au mieux le décor. C’était plaisant et reposant, mais loin d’être captivant. Par contre, du moment où des personnages secondaires comme Bénédicte interviennent, le roman devient passionnant au point que j’ai eu du mal à m’arrêter.
C’est aussi à partir de là que Henri part à Dakar afin de retrouver ses racines et de terminer le livre qu’il écrit. J’ai adoré cette partie que j’ai trouvée particulièrement dépaysante. Je m’y serai cru, on sent que derrière, il y a du vécu de la part des auteures et c’est un des gros point fort de cette lecture.

Si j’ai aimé la première moitié de ce roman, c’est rien à côté de ce que j’ai ressenti dans la seconde moitié. J’ai adoré ce roman, et le fait qu’au fil des pages il devient de mieux en mieux a beaucoup joué sur mon ressenti.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Élixir d’euphorie (Potions – 2ème année) – Un livre qui se termine en happy-end – 20 points

Art en mots : romances – Collectif

Titre: Art en mots : romances
Auteur: Collectif
Éditeur: Art en mots
Format: E-book
Nombre de pages: 118
Quatrième de couverture15 nouvelles de romance à lire pour la bonne cause !
Quinze auteurs d’une même maison d’édition, Art en Mots, se sont associés pour écrire un recueil de romance. Toutes les ventes, dans leurs intégralités seront reversées à l’association Sekolin’Ny Masoandro.
Découvrez sans plus attendre un recueil de nouvelles de romance, plus passionnantes les unes que les autres, et participez à une belle action !

Avant toute chose, je tiens à remercier chaleureusement les éditions art en mots qui m’ont offert la chance de découvrir ce sympathique recueil. Comme l’indique la quatrième de couverture ci-dessus, cet e-book est vendu au profit de l’association humanitaire Sekolin’Ny Masoandro qui lutte contre la pauvreté à Madasgascar.

La photo de Nelly Topscher : quand un artiste trouve la muse à travers une femme et se laisse emporter…
Une entrée en matière sympathique pour cette anthologie. J’ai bien aimé cette nouvelle, plus que le thème c’est la façon dont est amenée une fin inéluctable qui m’a plu.
Il suffit d’une soirée… De Virginie Cailleux : Hayden déprime parce qu’il a rompu avec sa copine. Ses amis le pousse à sortir avec eux, ce qu’il fait. C’est alors qu’il flash sur une nana…
Une histoire sans surprise qui s’est laissé lire.
Parier n’est pas gagné ! de Emy Lie : Titia est boxeuse et s’entraîne dans une salle, seule avec un collègue. Ils se charrient et en viennent à parier sur leur propre victoire s’ils s’affrontent. Chaque coup reçu entraîne un gage. Bien entendu, ça ne s’arrête pas au striptease.
Le langage oral est un peu trop utilisé à mon goût dans la narration. L’histoire en elle-même avait un petit côté émoustillant malgré une fin que j’ai trouvé dérangeante, la réaction de l’héroïne m’a déplu faceà une scène déplaisante au possible. Et quelques incohérences m’ont fait sourire : enlever ses vêtements avec des gants de boxe comme si de rien n’était, bof… Quand Call glisse ses mains sous ses habits, pourtant il a encore ses gants qu’il enlève après, d’ailleurs. Malgré tout cela, j’ai bien aimé ce récit.
Noir divin de Licora L. : le narrateur participe à une soirée spéciale, un moment d’amour dans le noir total avec une inconnue. Une seule règle, ne pas se parler.
L’histoire a un fort côté érotique, alternant entre passages subtils et description un peu plus précise. J’ai bien aimé mais la fin est ouverte ce qui me dérange toujours.
Luxure de Octavie Demanne : Tina, secrétaire pour le beau Carlson, en a marre de le voir se taper ses clientes alors qu’il lui plaît. Elle décide d’en faire autant.
Ça s’est laissé lire, sans plus. L’histoire manquait de surprise et de subtilité.
Rendez-vous de Alexandra LP : la narratrice, Lycia, revient au bout de vingt ans sur les lieux de son premier amour, évoquant des bribes de sa vie depuis. Son ancien amoureux sera-t-il au rendez-vous ?
J’ai adoré cette nouvelle. Elle relate toute une vie de joie, de regrets, d’actes manqués. Elle sonne juste sans être pour autant moralisatrice.
Peinture vive de Emmanuel Starck : David achète une toile sui le fascine et sur laquelle sont peints les ébats d’un homme et d’une femme. Une nuit, il s’endort et rêve que la femme sort de la peinture et lui fait l’amour.
J’ai adoré cette nouvelle. Le déroulé de l’histoire est assez prévisible, pourtant, j’ai trouvé cela intéressant. Une bonne partie du récit est tourné vers David, mais dans les derniers paragraphes, on a le point de vue de la femme et j’ai trouvé ça déroutant. Par contre, j’ai grandement apprécié la chute dans la dernière phrase qui fait entrevoir d’un autre œil l’histoire.
Rachel de Clara Rewak : le narrateur tient un bar de nuit un peu spécial avec une clientèle VIP. Au premier regard, il s’est épris d’un de ses danseuse.
J’ai apprécié l’atmosphère de cette nouvelle. Je trouve cependant que le bar manquait de description, j’aurais aimé plus de détails sur le lieu et moins d’allusions. Pendant toute la nouvelle, je me suis posée la question quant au sexe du narrateur, il m’a semblé savoir au début puis j’ai eu un doute et j’ai dû attendre la fin pour savoir.
L’amour imprévu de Laure Allard-d’Adesky : Aurore pleure. Comme ses amies l’avaient prédit, son petit copain l’a rendue malheureuse. Un moment douloureux qui permet à l’héroïne de revenir sur leur rencontre dans le métro et les moments heureux.
J’ai trouvé que cette nouvelle contrastait agreablement avec les précédentes. Pas de sexe, mais pour autant, des moments d’intimités forts : les espoirs et les rêves qu’on met dans une relation. Un récit un peu trop court à mon goût, j’en aurais redemandé de cette atmosphère apaisante. Un texte qui m’a émue, une excellente surprise et surtout un gros coup de cœur.
Te revoir de Karolyne C. : Jenna se rend à sa réunion d’anciens élèves. Elle est mariée et a deux enfants, mais elle espère tenir sa promesse vieille de vingt ans et retrouver James, son ancien amoureux.
Je n’ai pas cru à cette histoire, peut-être parce que l’auteure brosse un portrait de vie de famille heureuse… Alors pourquoi aller chercher l’aventure ailleurs si tout se passe bien ? Les regrets de ne pas être allé au bout de son histoire d’amour avec James ? Les premières années, pourquoi pas, mais au bout de 20 ans, surtout si on est bien dans son mariage… C’était prévisible étant donné que dès le début on connaît l’intention de Jenna. Ça s’est laissé lire, sans plus.
Menthe à l’eau de Orell Seewalt : Fanny décide de se venger de sa patronne qui l’a lise à pied. Elle nous relate son histoire pleine de fougue, comment elle en est arrivée à cette extrémité et on finit en apothéose avec le châtiment infligé.
Je n’ai pas accroché à cette nouvelle. Ce n’est pas l’histoire qui m’a bloqué mais le style d’écriture de l’auteur : trop familier, trop brut.
LAS VEGAS, BABY ! de Hélène Caruso : Nell et Paige sont amies, mais bien différentes l’une de l’autre. L’une est brune et d’un milieu mideste, l’autre blonde et pétée de thune. Elles décident de partir en vacances à Las Vegas, séjour payé par Paige. Nell, fascinée par son amie, s’embarque dans l’aventure.
Là encore un récit à la première personne avec son lot de familiarité, mais nettement moins que la précédente ce que j’ai apprécié. Rien ne laisse soupçonner la fin, la virée aurait pu être moins gentille. J’ai quand même bien aimé cette nouvelle.
Nuit magique de Sophie Leseure : Mel reçoit un coup de fil de son amie Celya. Cette dernière vient de rompre avec son petit copain. Les deux femmes se retrouvent chez Mel.
Je ne m’attendais pas à ce que cette nouvelle soit si courte. Pas davantage à ce qui se passe entre les deux héroïnes. C’était plaisant à lire, mais la scène a été amenée beaucoup trop brusquement, c’est dommage parce qu’une telle découverte aurait mérité un préambule plus lascif.
I’M SORRY, SO SORRY de Amandine Ré : Maya revient sur sa relation amoureuse avec Lloyd, relation pleine de secret et de jalousie qui s’est terminée trois jours auparavant.
Autant j’ai adoré le début quand l’héroïne nous parle de la manière dont la situation a progressivement basculé avec ses doutes, ses interrogations, autant j’ai détesté la fin avec la réapparition de Lloyd dont ke discours est plat et inintéressant.
Pour le meilleur et pour le pire… et le rire de Marion Fenice : Laura est mariée depuis 10 ans à Benoît et depuis qu’ils ont leur second enfant, leur vie sexuelle en pâtit. Elle décide donc de pimenter les choses en prenant des cours de bondage pendant 6 mois. Passé ce délai, elle décide de se lancer et achète des cordes au magasin de bricolage.
Cette nouvelle m’a mise en joie et j’ai beaucoup ri. J’ai ri avant la fameuse soirée en pressentant la catastrophe et comme ça n’a pas loupé, j’ai ri pendant. C’est un coup de cœur pour cette nouvelle.

Un recueil qui regroupe quinze nouvelles, différentes de par leur thème mais également par leur style, aussi plaisante que rapide à lire. Bref, il y en a pour tous les goûts. Comme c’est souvent le cas dans ce genre de lecture, j’ai préféré certains textes à d’autres, mais aucun ne m’a rebuté. J’ai passé un bon moment, j’ai bien aimé cet e-book.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Beedle le barde (Histoire de la magie – 1ère année relecture) – Un recueil de conte ou de nouvelle – 5 points