La sixième – Susie Morgenstern

Titre: La sixième
Auteur: Susie Morgenstern
Éditeur: L’école des loisirs
Nombre de pages: 142
Quatrième de couvertureC’est officiel. Margot tient la lettre entre ses mains : Elle est admise en sixième au collège du Parc des Grands Pins. Enfin elle sera lycéenne, elle sera grande.
D’abord les préparatifs. Il faut acheter le carnet de correspondance, se munir de photos d’identité, il faut des photocopies des certificats de vaccination.
Enfin elle doit décider comment s’habiller pour ce premier jour. Sa sœur aînée est catégorique : jean et surtout pas de cartable ! Le premier jour arrive. Tout le monde avait un cartable et plein de filles étaient habillées en jupe !
Malgré cette déconvenue, Margot s’est retrouvée dûment insérée dans une classe et comme elle est pleine de bonne volonté et qu’ elle rêve d’être populaire, elle est volontaire pour être déléguée de classe provisoire.
Margot est consciencieuse, bonne élève, habitée par plein de bonnes intentions. Elle va devenir déléguée élue par la classe, et elle veut être responsable. Elle veut que sa classe chahuteuse et plutôt nulle devienne une classe exemplaire . Alors elle organise, elle entreprend.
Mais rien ne marche comme prévu et les dépenses d’énergie se retournent souvent contre elle. Alors elle tempère. Un voyage à Rome de toutes les sixièmes renforce des amitiés. Puis une grève des profs providentielle fait vivre une belle journée à la sixième de Margot. Une journée où tous ensemble ils avaient vécu à leur goût.

J’ai trouvé ce livre lors d’une brocante, j’ai donc sauté sur l’occasion pour le prendre parce que mon fils l’avait lu en classe et avait bien aimé. J’avais donc très envie de le découvrir.

Je ne m’attendais à rien, pourtant, ce roman m’a énormément surprise.
Margot entre en sixième, elle redoute cette nouvelle année d’autant que sa sœur lui met la pression. Elle est pleine d’illusion et au fil des jours, elle déchante. Il y a de quoi : j’ai trouvé que ses profs étaient horribles. Pourtant, malgré tout ce qui se passe, elle continue de donner des coups de main et fait tout ce qu’elle peut pour aider ses camarades à s’en sortir en cours. Elle a de très bonnes intentions, même si elle ne s’y prend pas forcément de la bonne façon et dépense beaucoup d’énergie inutilement… ou presque.
Ce qui m’a étonnée, c’est l’attitude de Margot. Elle est pleine de bonnes intentions mais surtout, elle a une détermination surprenante pour son âge.
Les autres personnages sont très secondaires, même Denise, la meilleure amie de Margot, est traitée de manière superficielle. J’ai trouvé qu’il manquait ce petit quelque chose d’amitié pour rendre chacun attachant.

Ç’a été une lecture fluide, rapide et agréable. J’ai passé un bon moment, j’ai souri à plusieurs reprises. J’ai bien aimé.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Item éphémère : Plume anti-triche – Lire une histoire qui se passe dans le milieu scolaire – 80 points

Jordi, le dragon et la princesse – La Luciole Masquée & Marine Gosselin

Titre: Jordi, le dragon et la princesse
Texte: La Luciole Masquée
Illustrations: Marine Gosselin
Éditeur: Karibencyla
Nombre de pages: 30
Quatrième de couverture: Une cité blottie au
creux d’une montagne,
une princesse passionnée
de livres et de belles histoires,
un dragon affamé et solitaire
et un valeureux chevalier
épris de justice…
Tels sont les ingrédients de cette
légende qui parcourt le monde
de son message universel
d’amour et de bravoure.

Je tiens tout d’abord à remercier Babelio pour sa masse critique ainsi que les éditions Karibencyla qui m’ont permis de découvrir ce sympathique album jeunesse.

Comme souvent, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais la couverture ainsi que le résumé me plaisaient bien.
Le titre était un peu surprenant, enfin surtout le nom de Jordi, mais une explication en fin d’album m’a permis de remettre l’histoire dans son contexte : Sant Jordi est plus connu sous le nom de Saint Georges en Catalogne !
Et là, l’histoire prend un autre sens pour deux détails importants
l’insertion du personnage mythique tueur de dragon dans le récit
l’importance qu’y revêtent les livres de la princesse Aurélia, et notamment le roman Don Quichotte de Cervantès.
J’ai presque regretté que ces éclaircissements ne soient pas donnés au début.

En effet, comme le stipule le résumé, un dragon affamé menace de détruire la cité si les habitants ne le nourrissent pas. N’ayant guère le choix, ils cèdent mais au bout d’un moment, le bétail vient à manquer et le dragon impose deux sacrifices humains quotidiens. La princesse est tirée au sort dès le premier jour au grand dam des habitants.
Ce n’est que dans les toutes dernières pages que le héros, Jordi, arrive et vient la secourir. Il arrive un peu comme un cheveu sur la soupe pour sauver une princesse conteuse qui avait réussi à passionner suffisamment le dragon pour qu’il en oublie ses projets de festin.
Même si je comprends tout à fait son intervention pour les besoins contextuels, j’aurais presque préféré que la princesse se débrouille seule, d’autant qu’elle était bien partie. Ou à la rigueur, qu’elle file un coup de main à Jordi. Ça en aurait fait un conte plus moderne.

Pour les personnages, j’ai bien aimé Aurélia, elle est dépeinte rapidement, mais suffisamment pour qu’on s’y attache. Le dragon étant le grand méchant de l’histoire, on peut difficilement l’apprécier. Quant à Jordi, son arrivée est tardive et on ne sait rien de lui, du coup, il m’a laissée indifférente.
Pour les illustrations, j’ai beaucoup aimé : les couleurs se marient bien et sont harmonieuses autant que chaleureuses – j’ai particulièrement aimé les effets d’ombrages et de reliefs. Le character design des personnages est très chouette, j’ai adoré m’y arrêter et les détailler – je suis fan du dragon qui est magnifique et du mouton qui fait une très voire trop courte apparition.

En ce qui me concerne, ce fut une lecture agréable. L’histoire a davantage plu au garçon que je garde qu’à ma fille qui l’a trouvée un peu trop classique.

Entre chiens et loups, tome 1 – Malorie Blackman

Titre: Entre chiens et loups, tome 1
Auteur: Malorie Blackman
Éditeur: Milan
Nombre de pages: 397
Quatrième de couvertureImaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s’affrontent à coups de lois racistes et de bombes. C’est un monde où Callum et Sephy n’ont pas le droit de s’aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d’un rebelle clandestin.

Cela fait un moment que j’entends du bien de ce roman, j’étais partagée entre l’envie de le lire et la crainte d’une énième déception. Donc je repoussais toujours sa lecture, mais finalement, j’en ai eu besoin pour mon challenge Coupe des 4 maisons, ce fut donc l’occasion de le découvrir.

Le début ne m’a pas convaincue : encore une dystopie riche/pauvre, blancs/noirs… du vu et du revu si ce n’est que la “race” suprématiste sont les Primas, nantis et black. Avec deux héros qui viennent des deux communautés différentes et qui tombent amoureux, alors qu’ils n’ont absolument rien en commun ; je ne vois même pas comment ils ont pu s’éprendre l’un de l’autre. Je n’ai pas trouvé ça très crédible.
Quand le roman commence, Sephy a 13 ans, Callum 15. J’avoue que l’âge de l’héroïne m’a dérangée dans un premier temps, quand elle grandit, c’est mieux passé.
Sephy est fade, inintéressante, petit fille gâtée, d’une naïveté à pleurer et qui noie ses problèmes dans l’alcool… enfin, dans un verre de cidre, ce qui suffit à la rendre super joyeuse (je ne sais pas si je suis la seule, mais j’ai trouvé ça particulièrement ridicule). Je l’ai trouvée bien plus attachante à son départ pour Chivers.
Callum est plus intéressant de par son passif familial et c’est grâce à ça que j’ai eu envie de continuer ma lecture. Il fait parti de la caste des opprimés. On a droit à toutes les facettes de ce côté de la barrière : un des rares étudiants autorisé à suivre des cours dans une école Prima, agressions gratuites, mensonges médiatiques, rencontre avec les terroristes Nihils, injustice, etc.

Dans l’ensemble, ça s’est laissé lire, sans plus. Les personnages m’ont relativement laissée indifférente.
Par contre la fin m’a étonnée, elle n’est pas particulièrement surprenante ou inattendue mais je n’étais pas certaine que l’auteur irait jusqu’au bout, finalement si et c’est une bonne chose, j’ai terminé ma lecture sur une note positive.

Challenge Coupe des 4 maisons :
6ème année : Angelina Johnson
– Un livre où l’héroïne est d’origine afro – 60 points

La guerre des clans, cycle 1, tome 1 : Retour à l’état sauvage – Erin Hunter

Titre: Retour à l’état sauvage
Saga: La guerre des clans, cycle 1, tome 1
Auteur: Erin Hunter
Éditeur: POCKET Jeunesse – Best Seller
Nombre de pages: 306
Quatrième de couvertureDepuis des générations, fidèles aux lois de leurs ancêtres, quatre clans de chats sauvages se partagent la forêt.
Mais le Clan du Tonnerre court un grave danger, et les sinistres guerriers de l’Ombre sont de plus en plus puissants. En s’aventurant un jour dans les bois, Rusty, petit chat domestique, est loin de se douter qu’il deviendra bientôt le plus valeureux des guerriers…

Mon grand est fan de cette saga. Cela fait quelques mois qu’il est plongé dedans et il en est déjà au cycle III. Depuis plusieurs semaines, il me tannait afin que je m’y mette également. Juste avant moi, il a eu sa sœur à l’usure : elle qui ne lit que rarement des livres seule s’est lancée dans l’aventure et en moins de trois semaines, elle l’a terminé. J’ai commencé peu après elle, l’ai rapidement rattrapée et à partir du milieu, on a lu ensemble. C’était super sympa de pouvoir en discuter tous les trois, de supposer le futur de chaque personnage.

On suit les aventures de Rusty, jeune chat domestique qui s’interroge sur son avenir. Il est attiré par la forêt qui borde le quartier humain qui l’a vu grandir. Malgré les avertissements de son voisin, Ficelle, il y pénètre. Il rencontre alors un jeune apprenti du clan du Tonnerre, Nuage Gris, avec lequel il se bat bravement sous l’œil attentif de deux matous plus âgés dont le chef du clan. Il finit par les rejoindre. La vie de chat sauvage n’est pas aussi romantique que Rusty, nouvellement nommé Nuage de feu, a pu se l’imaginer : il y a des règles stricts qu’il doit suivre, il doit apprendre à chasser et parfois, la famine fait rage. Mais malgré tout, il est heureux de faire parti du groupe. les choses se corsent lorsque l’un des clans voisins décident de conquérir tous les territoires adjacents au leur.

Quand je repense à cette histoire, je trouve qu’il ne s’y passe pas grand chose. Pourtant, je ne me suis ennuyée à aucun moment. Ce fut une lecture agréable, addictive. Les héros sont sympathiques et attachants que ce soient les apprentis ou certains guerriers – j’adore Étoile Bleue ; les méchants sont mauvais, subtils et vicieux ; au milieu, il y a ceux qu’on n’arrive pas à placer dans une catégorie, et ce, jusqu’à ce qu’on arrive dans les dernières pages.
J’ai beaucoup aimé ce premier tome et je n’aurai pas à attendre longtemps pour la suite puisqu’on a déjà commencé le second volet…

Challenge Coupe des 4 maisons :
7ème année : Hominum Revelio
– un livre dans lequel il n’y a pas d’humains – 80 points

Zoélie l’allumette, tome 4 : Le voleur de tartes – Marie Potvin

Titre: Le voleur de tartes
Saga: Zoélie l’allumette, tome 4
Auteur: Marie Potvin
Éditeur: Kennes
Nombre de pages: 310
Quatrième de couvertureNous sommes en 1903 ! Comment est-ce possible ?
Baptiste et moi n’en croyons pas nos yeux. La maison d’Ange est comme neuve et sent la tarte aux pommes. Un garçon blond rôde dans les parages : C’est le vrai Cléo !
Ange nous a dit de nous dépêcher et de ne pas interagir avec les gens du passé. Mais qu’arrivera-t’il si Cléo-fantôme rencontre Cléo-vivant ?
Je ne veux même pas l’imaginer !!!!

Cette fois, je n’ai pas attendu dix-huit mois pour lire la suite et cela a rendu cette lecture bien plus agréable. Je n’avais aucun trou de mémoire quant aux personnages et cela m’a permis de lire la tête libre et légère.

A la fin du troisième tome, Cléo a disparu. Il est retourné en 1903. Du coup, Zoélie et Baptiste en font de même avec l’aide d’Ange. Pour que leur ami fantôme reviennent parmi les vivants, ils doivent l’empêcher de manger la pain empoisonné qui l’a tué. S’ils réussissent leur mission, ils pourront revenir avec un Cléo qui est à nouveau vivant.
L’auteure donne une explication que j’avais trouvée assez confuse sur cette “résurrection” possible, dans le tome précédent ; dans celui-ci, elle redonne quasiment le même éclaircissement, sauf que cette fois, je me suis basée sur mes connaissances du multiverse pour mieux comprendre et accepter le fait que même si Cléo ne meurt pas en 1903, cela n’aura pas d’incidence sur l’époque de Zoélie puisque l’histoire est déjà écrite… c’est là qu’entre en jeu les continuum espace temps parallèle…

Jusqu’à présent, j’avais du mal à me faire une réelle idée sur Baptiste, finalement, je l’aime bien au même titre que Cléo et Zoélie. Quant à Ange, elle a tout pour être sympathique, pourtant, une petite voix me dit tout au fond de moi que je ne dois pas me fier aux apparences et m’en méfier. On verra si mon intuition est bonne ou pas.
J’ai adoré cette lecture, c’était rapide et frais. J’attends avec beaucoup d’impatience la sortie du cinquième tome.

Challenge Coupe des 4 maisons :
6ème année : Duel de sorciers
– finir deux romans d’une même saga (+ Zoélie tome 3) – 60 points