Blacklistée – Cole Gibsen

Titre : Blacklistée
Auteur : Cole Gibsen
Éditeur : Hugo & Cie
Format : E-book
Nombre de pages : 328
Quatrième de couvertureEn apparence, Regan Flay a tout ce dont on peut rêver. A 17 ans, elle est populaire, étudie dans l’un des meilleurs lycées du monde, et ses parents ont les moyens de satisfaire le moindre de ses souhaits. Mais sa vie bascule le jour où, en arrivant en cours, Regan découvre ses textos et messages privés Facebook placardés sur les murs du lycée. Vacheries, mensonges, insultes, manipulations : tout est là, exposé aux yeux de chacun. En une seconde, elle passe du statut de princesse à celui de véritable paria. Ses amis lui tournent le dos, et les autres élèves du lycée commencent à lui faire vivre un véritable enfer. Elle trouve du soutien auprès de Nolan, un jeune homme plutôt beau garçon mais légèrement dysfonctionnel socialement. Ce dernier découvre vite que Regan est tout sauf la miss Parfaite qu’elle voulait bien montrer. Sous sa carapace, c’est une jeune fille angoissée, qui a du mal à supporter les exigences de sa mère concernant son avenir. Car rester toujours au top demande une sacrée dose d’énergie, et aucun échec n’est envisageable. Pourtant, la chute de Regan n’est qu’un début, et personne n’en sortira indemne…

Ça fait longtemps que je voulais le lire ce roman. Le thème du harcèlement scolaire m’intéresse depuis quelques années, principalement parce que ma fille a subi ça en primaire.
Par contre, je ne m’attendais pas à ça. L’histoire est à la fois surprenante et originale de par certains points :

Regan est populaire au lycée et est une vraie peste qui participe à harceler les autres. Vous l’aurez compris, dès le début, je ne l’ai pas aimée. Mais un jour, les choses changent : les messages dégueulasses qu’elle envoie à ses amies sont imprimés et placardés au lycée, mais seul son nom est visible. Qui a fait ça et pourquoi ? Elle est à son tour victime de harcèlement, même ses meilleures amies lui tournent le dos et s’en prennent à elle.

J’avoue que j’ai eu beaucoup de mal avec Regan, le personnage principal. Une partie de moi trouvait qu’elle méritait ce qui lui arrive, que ce n’était qu’un juste retour des choses… Jusqu’à ce que je la vois de plus en plus souffrir de la situation. J’ai particulièrement apprécié la façon dont l’auteure détaille les crises d’angoisse, de plus en plus violentes à mesure que le récit avance.
Personnellement, c’est une histoire qui ne m’a pas parlé, parce que toutes ces histoires de harcèlement, je ne les comprends pas. Comment peut-on se laisser torturer par des gens dont on ne connaît rien et pour qui on n’a aucun attachement affectif ? Comment peut-on se soucier de ce qu’ils pensent de nous ? Ça me passe au dessus.

Pour le coup, ce qui se rajoute et qui est encore pire, c’est qu’elle a la pression à la maison et là, je comprends que ça fasse mal : sa mère est pour le moins ignoblement exigeante avec elle. Non seulement sa fille doit être parfaite mais en plus, elle doit être prête à tout pour réussir, tant pis si elle fait du mal aux autres. Impensable quand on a un minimum d’empathie – Regan en est malheureusement  loin, mais ça s’améliore un peu !

Le seul bémol en ce qui me concerne, c’est qu’une partie de l’histoire était prévisible : le harcèlement qui a un goût de vengeance, le changement de comportement de Regan ainsi que de Nolan (au passage, j’ai bien aimé leur relation) et la presque “Happy end”.
Dans l’ensemble, c’est une lecture que j’ai bien aimée, pas aussi sombre que je l’aurais souhaité, mais je me suis prise au jeu : une fois plongée dedans, difficile de s’arrêter.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Andros l’Invincible (5ème année) – Un livre dont le titre est un adjectif50 points

Le temps des mitaines, tome 1 – Loïc Clément & Anne Montel

Titre : Le temps des mitaines, tome 1
Scénario : Loïc Clément
Illustrations : Anne Montel
Éditeur : Didier Jeunesse
Nombre de pages : 115
Quatrième de couverture : Dans un monde imaginaire, les aventures et mésaventures d’une bande d’amis dotés de super pouvoirs !
Suspense, enquête, premiers émois, rires, …
Arthur vient d’emménager dans le village des Mitaines. Dès son premier jour dans la nouvelle école, il apprend qu’un élève a mystérieusement disparu. Sa curiosité est piquée, et avec l’aide de ses nouveaux amis, l’amusante Pélagie, l’intrigante Kitsu, le génie de la bande Gonzague et son fidèle compagnon Willo, il se met en tête de trouver le coupable !

En cherchant dans la bibliothèque de ma fille une BD pour le Challenge Coupe des 4 maisons, je suis tombée sur Le temps des Mitaines dont je ne me rappelais pas l’existence. Si mes souvenirs sont bons, elle l’a reçue d’une copine lors d’un anniversaire, genre il y a 2 ans…
Je ne connaissais pas du tout, j’ai donc sauté sur l’occasion de le découvrir.

Arthur est nouveau à l’école des Mitaines. À peine arrive-t-il pour son premier jour que le directeur annonce la disparition de l’un des élèves. A-t-il fugué ou a-t-il été enlevé ? Les adultes n’en savent rien, mais les camarades du disparu sont persuadés qu’il lui est arrivé quelque chose de grave. Les amis que se fait Arthur décident de mener l’enquête. Il y en a pour tous les goûts, de l’intello escargot Gonzague à la renarde rebelle Kitsu, en passant par la joyeuse luciole Willo et la souris Pélagie.
Pour les aider dans leur quête et dans la vie de tous les jours également, ils sont dotés de pouvoirs magiques, sauf Arthur qui n’en a développé aucun.

Je suis assez partagée quant à cette lecture : tant que j’étais dedans, j’ai passé un bon moment et j’ai apprécié chaque passage, mais maintenant que j’en suis sortie, c’était juste mignon et ça s’est laissé lire.
S’il y a bien une chose sur laquelle e suis tombée d’accord avec moi-même, c’est ce qui concerne tous les personnages : j’ai apprécié certains traits de leur personnalité, mais d’autres m’ont exaspérée… Surtout ceux poussés à l’excès. Par exemple : en ce qui concerne Kitsu, je l’ai globalement aimée surtout lors de ses interactions avec les autres, mais son côté froid et mystérieux m’a un peu saoulée.
Les dessins sont sympathiques et j’aime beaucoup les couleurs choisies.
Dans l’ensemble, c’était une lecture plaisante, mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Matagot (Chasse aux animaux fantastiques, 2ème validation – semaine compte double du 10 au 16 février 2020) – Lire 3 BD/Manga en 24h40 points
Lecture 2/3

La boîte à musique, tome 3 : A la recherche des origines – Carbone & Gijé

Titre : A la recherche des origines
Saga : La boîte à musique, tome 3
Scénario : Carbone
Dessins : Gijé
Éditeur : Dupuis
Nombre de pages : 56
Quatrième de couvertureAyant découvert le passage entre Pandorient et le monde de Nola, Cyprien décide de l’emprunter mais il est rattrapé par Igor et Andrea. Cependant, des Pandorientaux ont suivi Cyprien et l’obligent à révéler ce qu’il sait. C’est ainsi que Nola voit arriver trois mystérieux inconnus en Pandoccident.

À la fin du tome 2, Cyprien avait découvert le passage de Pandorient jusqu’à l’hexomonde en suivant Nola.
Et conséquence logique, au début du 3, il vient rendre une petite visite à l’héroïne, bientôt suivi par Andrea et Igor qui viennent le chercher. Quelques temps après leur retour pour Pandorient, trois Cornelus (des créatures qui ressemblent étrangement à des démons : peau bleutée ou rouge, cornes, yeux brillants, etc.) passent à travers la boîte à musique. Ils sont à la recherche de Pandoccident et s’enfuient par la fenêtre de Nola afin de rejoindre la lune.

Dis comme ça, pas sûre que ce soit bien résumé ni parfaitement compréhensible pour quelqu’un qui n’a pas lu la bd, mais de mon point de vue, ça passe.
Rapidement, tout le petit monde de Pandorient débarque et se lance à la poursuite des intrus.
C’est l’occasion pour Nola autant que pour le lecteur de découvrir l’histoire de Pandorient et surtout ce que la mère de l’héroïne a grosso modo vécu… Je dis bien grosso modo parce que c’est vraiment raconté de manière très clinique, très froide : c’est Mathilda qui se lance dans le récit, on voit dans les images qu’elle, Anton et la mère de Nola y ont participé, pourtant, ça reste assez neutre. Les faits et rien d’autre.

Les couleurs sont tout aussi harmonieuses que dans les précédents, moins de vert et plus de bleu, mais j’ai aimé cela… Ça se mariait bien avec le froid de l’hiver qui souffle dans l’hexomonde.
Une percée un peu plus profonde dans le monde de Pandorient.
J’ai adoré ce troisième tome que je trouve encore mieux que le second.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Matagot (Chasse aux animaux fantastiques – semaine compte double du 10 au 16 février 2020) – Lire 3 BD/Manga en 24h0 points
Lecture 2/3

La boîte à musique, tome 2 : Le secret de Cyprien – Carbone et Gijé

Titre : Le secret de Cyprien
Saga : La boîte à musique, tome 2
Scénarios : Carbone
Dessins : Gijé
Éditeur : Dupuis
Nombre de pages :56
Quatrième de couvertureSitôt rentrée de sa première visite à Pandorient, le monde merveilleux de la boîte à musique, Nola ne pense qu’à y retourner. Lorsqu’elle repart en cachette, elle tombe en pleine fête nationale ! Tous les habitants sont en liesse, impatients d’assister à la parade du roi Hectorian Ier. Mais une affaire plus urgente appelle Nola et ses amis : Cyprien, le fils du sorcier Anton, est devenu la cible de fréquents rackets. Qui est derrière ces chantages ? Et dans quel but ? Il n’y a pas une minute à perdre, car le danger est bien réel… On en veut au roi !

Quand j’ai été à la médiathèque, samedi, je ne m’attendais pas à trouver le second tome de cette BD… Donc quelle ne fut pas ma surprise de le découvrir au milieu des nouveautés ! Et je ne vous raconte même pas mon étonnement quand je suis tombée sur le 3 – oui, je l’ai aussi emprunté dans la foulée.

Si mes souvenirs sont bons, dans le précédent, Nola avait promis à Andréa et Igor de ne pas risquer sa vie inutilement en revenant sans raison dans Pandorient. Or, à peine son père est-il parti qu’elle active la boîte à musique et repart à l’intérieur.
Elle arrive en pleine fête nationale et il ne faut pas longtemps aux habitants pour la sentir différente. Heureusement, ses amis ont ressenti sa présence et ils la sauvent. Après avoir rendu une rapide visite à Mathilda, ils accompagnent Anton, l’herboriste, jusqu’à sa serre afin de couper les feuilles de mandragore nécessaires à la potion d’invisibilité qui permettra à Nola de ne plus attirer l’attention sur elle. Mais Anton se rend compte que des plantes ont disparu… quelqu’un le vole.

Dans le tome précédent, j’ avais regretté de ne pas voir davantage Anton. Là, j’ai été servie. Du moment où il apparaît, il reste jusqu’à la fin et aide nos amis à découvrir le fin mot de l’histoire et c’est super plaisant. J’ai adoré découvrir son univers, je trouve son milieu apaisant bien qu’un brin foufou. Et tout ce vert ! Je suis fan !

Les dessins restent toujours inégaux au niveau de l’apparence des personnages : parfois, ils sont joliment dessinés d’autres moins, au point que par moment je ne parvenais pas à identifier Igor d’Andrea. Ça accrochait surtout dans les deux premières pages, puis l’histoire m’a prise et je n’ai même plus fait attention. Les couleurs sont judicieusement choisies, elles sont chaleureuses et cela n’en rend les illustrations que plus belles.

Au niveau de l’intrigue, j’ai préféré ce second tome au premier. Je l’ai trouvé plus réaliste, tout aussi jeunesse mais plus cool dans le sens où y a moins de choses à découvrir sur le monde de Pandorient donc les auteurs ont pris davantage le temps de développer l’histoire.
Un second tome que j’ai adoré et je file commencer le prochain tout de suite.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Matagot (Chasse aux animaux fantastiques – semaine compte double du 10 au 16 février 2020) – Lire 3 BD/Manga en 24h0 points
Lecture 1/3

Arghentur, tome 1 : L’hiver maudit – Sigrid Renaud

Titre : L’hiver maudit
Saga : Arghentur, tome 1
AuteurSigrid Renaud
Éditeur : Gallimard jeunesse (Hors-piste)
Nombre de pages : 317
Quatrième de couverture : Par une nuit glacée, une harde de pillards sanguinaires s’abat sur la paisible contrée de Terbalne.
Parmi les rares survivants, Liléia, 14 ans. Sauvée par l’enchanteur Celwyn, elle seule peut encore empêcher le terrible Maître d’Arghentur d’étendre sa domination à toutes les terres du Nord. Mais qui est-il réellement ? D’où tient-il ses terrifiants pouvoirs ? Pour Liléia, l’hiver maudit ne fait que commencer… Aventures, magies, créatures fabuleuses : entrez dans l’univers fantastique de Liléia Erlash.

Ça fait deux jours que je me demande ce que je vais pouvoir dire sur ce roman jeunesse et rien ne me vient, ce qui est surprenant étant donné que j’ai passé un bon moment avec ses personnages.

Liléia est chargée de livrer une lettre dans un village à une demi-journée de la ferme familiale Erlash où elle vit. En rentrant à la nuit tombée, elle est attendue par Celwyn, un ami de son oncle Délian. En la raccompagnant, il évite de justesse la rencontre avec un crocheteux. Mais quelques heures plus tard, après la fête de Hélidh, la ferme est attaquée par le Maître et ses hommes.

J’ai aimé l’histoire en elle-même.
L’ambiance surtout lors de la fête Helidh était tout à fait ce dont j’avais besoin pour prolonger le plaisir des fêtes de fin d’année. La fuite de Liléia, Celwyn et leurs compagnons qui s’ensuit après les festivités était tout aussi palpitante, au même titre que celle de Tomas dans la forêt des Selves.

Je n’ai eu aucun mal à m’attacher à l’héroïne ou à son cousin. Les personnages secondaires sont assez sympathiques et ne m’ont pas déplu. Quant au grand méchant Maître d’Arghentur, il est cruel à souhait. Bref, tout pour me plaire et me mettre les nerfs à vif à chaque fois qu’il apparaît et se fâche.
Malheureusement, je n’ai pas vibré comme j’aurais dû. Au début oui, mais pas après. J’ignore pourquoi… Peut-être est-ce les répétitions qui m’ont freinée (pas répétitions de noms communs, hein, mais de nom propre… C’est désagréable de retrouver le prénom Liléia trois fois en six phrases alors que l’auteure aurait pu l’éviter la majorité du temps).

Même si j’ai aimé l’histoire, je n’ai pas réussi à m’investir émotionnellement et ça m’a laissée indifférente.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Boule de neige ensorcelée (Item éphémère du 23 décembre au 5 janvier) – Un livre qui se passe durant l’hiver – 40 points