Seuls, tome 06 : La quatrième dimension et demie – Fabien Vehlmann & Bruno Gazzotti

Titre: La quatrième dimension et demie
Saga: Seuls, tome 06
Auteurs: Fabien Vehlmann & Bruno Gazzotti
Éditeur: Dupuis
Nombre de pages: 48
Quatrième de couvertureÀ la fin du premier cycle, les cinq enfants faisaient une terrible découverte : ils sont morts ! Ils réagissent de manière différente à cette macabre nouvelle : Camille décide d’organiser leurs funérailles, Yvan tente une séance de spiritisme « inversée » (pour entrer en contact avec les vivants), Leïla décide d’enquêter sur sa propre mort et Dodji ne renonce pas à chercher un moyen de quitter cet endroit, ni enfer, ni paradis, mais où l’on peut toujours souffrir…

Je n’ai pas résisté, il a fallu que je commence le 6 sans plus attendre.
Dès le début, les héros discutent de la révélation finale du 5 et de ce qui sonnerait comme des incohérences dans cette vérité. En même temps, ils ne peuvent pas nier que Dodji et Saul sont revenus à la vie… Enfin, si je puis dire.
Inutile de préciser que le retour de Saul amène également celui du clan du requin, maintenant renommé le clan du soleil. Et sans surprise, le blondinet tyrannique cherche les ennuis. Il s’ensuit donc une guerre dont le groupe de Leïla (c’est elle la chef maintenant) est loin d’être vainqueur.

Avec ses affrontements, on perd à nouveau de vue toutes l’intrigue principale et c’est dommage.
Autant ne pas mâcher mes mots, je n’ai pas aimé ce sixième tome. 90% de ce qui s’y passe était prévisible… C’était couru qu’à partir du moment où Saul revenait, il foutait la merde. Je ne comprends pas que le connaissant, ils ne lui aient pas foutu une balle entre les deux yeux quand ça a commencé, pas non plus qu’ils soient entrer dans leur jeu en marquant leur territoire… Vu leur infériorité numérique, ils ne pouvaient que perdre.

J’ai eu la désagréable sensation que c’était un épisode bouche-trou en attendant le 7.
Il se passe quand même deux faits importants à la fin : l’un avec les changements de limites de la zone rouge – quelles conséquences vont en découler ? – et l’autre se passe dans le Monolithe, sur la dernière page – on peut émettre pas mal d’hypothèses, mais il nous manque des informations pour que ce soit vraiment clair.
Donc comme je l’ai dit plus haut, je n’ai pas aimé cette lecture, ça n’avance pas.

Seuls, tome 05 : Au cœur du Maelström – Fabien Vehlmann & Bruno Gazzotti

Titre: Au cœur du Maelström
Saga: Seuls, tome 05
Auteurs: Fabien Vehlmann & Bruno Gazzotti
Éditeur: Dupuis
Nombre de pages: 48
Quatrième de couvertureDans une ville dont les habitants ont mystérieusement disparu, cinq enfants vont devoir apprendre à se débrouiller seuls. Mais le règne de la débrouille a fait place à celui de la survie ! Au fil des cinq albums, Dodji, Leïla, Camille, Yvan et Terry ont affronté des dangers toujours plus inquiétants et angoissants : les animaux échappés du cirque, l’adolescent attardé mental fan de couteaux, le jeune nazillon qui tyrannisait les enfants occupant un parc d’attractions, les singes kidnappeurs au comportement étrange et ultraviolent… Et pourtant, ils n’ont encore rien vu ! Suite à la mort de Dodji, leur leader naturel, les enfants décident de partir explorer la mystérieuse zone rouge. Mauvaise idée : tout se déglingue et le jeune Terry est poursuivi par Alexandre et Sélène, les deux jeunes redoutables archers qui, visiblement, ne lui veulent pas du bien.

J’ai lu le quatrième il n’y a pas si longtemps, mais je n’en ai que de vagues réminiscences, c’est dire s’il m’a laissé un souvenir impérissable.
Le groupe s’organise dans leur camp et partage leurs connaissances. L’élection pour désigner un chef se rapproche, mais un événement vient accélérer les choses : Dodji qui avait quitté le clan est retrouvé mort : tombé du toit et surtout une balle dans le torse. Certains veulent fuir, d’autres rester.
Finalement, ils décident de dépasser la limite des cairns rouges et d’explorer la zone en traversant la frontière protégée par les singes. D’ailleurs, ils y arrivent sans encombre… Est-ce la voiture qui a arrêté les primates, la pluie ou ont-ils reçu des ordres ? J’ai trouvé ça aussi bizarre que trop facile.

Bien entendu, nos héros ne sont au bout de leurs peines et ils devront affronter quelques obstacles dans la zone rouge au point qu’ils sont forcés de revenir au camp avec rien d’autres que de nouvelles questions qui tournent autour du monolithe.
On pourrait se plaindre que ça commence à faire beaucoup d’interrogations et aucune réponse à l’horizon… Ben dans ce tome-ci, dès qu’ils sont rentrés et grâce au retour de deux personnages, on a droit à un début d’explication sur ce qui est arrivé à nos héros avant le premier tome.
On ignore toujours la raison pour laquelle il n’y a pas d’adultes, mais j’espère en savoir davantage sur le sujet dans le sixième volume.

J’ai beaucoup aimé cet épisode, bien mieux que le précédent et j’ai hâte de lire le prochain, ce qui ne devrait pas tarder puisque je l’ai emprunté à la médiathèque et que je devrais tout rendre dans deux semaines.

La magie de Paris, tome 1 : Le cœur et le sabre – Olivier Gay

Titre: Le cœur et le sabre
Saga: La magie de Paris, tome 1
Auteur: Olivier Gay
Éditeur: Castelmore
Format: E-Book
Nombre de pages: 319
Quatrième de couvertureChloé, élève en seconde, assiste un jour par hasard à un combat à l’épée entre Thomas, un élève d’une autre classe qu’elle connaît à peine, et une sorte de démon. L’adolescente tente d’intervenir mais est blessée et perd connaissance. A son réveil, la créature est morte et Thomas lui explique qu’il est un mage et que sa mission est de repérer et fermer les failles vers le monde des démons.

J’ai à peine commencé que je sens que cette chronique va être difficile à écrire. Ne sachant par où débuter, allons-y gaiement avec le titre de la saga. La magie de Paris, avec un tel nom pas de doute possible, cette lecture rentre parfaitement dans l’item éphémère du Tournoi des 3 sorciers Fleur Delacour, un livre dont l’histoire se déroule en France, en l’occurrence dans la capitale française pour celui-ci.

Chloé est en première. Elle fait de l’escrime et est particulièrement douée pour se sport au point de passer en compétition régionale. Alors qu’elle s’entraîne, elle surprend Thomas, le petit nouveau de la classe, en plein combat à l’épée. Il apparaît rapidement à la jeune fille que son camarade est en mauvaise posture, donc elle intervient, le défend et lui offre le temps nécessaire pour incanter un sort. Malheureusement, elle est gravement blessée et pour la sauver, l’adolescent la lie à lui.

Le début ne m’a pas convaincue, peut-être parce que Chloé me laisse froide, ce qui est étonnant car avec un récit à la première personne, je devrais sans problème m’attacher au personnage, or ce n’est pas le cas. Je l’ai trouvée peu convaincante, pas assez réelle ou peut-être pas assez intéressante. Je ne saurais pas dire, mais quelque chose n’est pas passé entre elle et moi.
Pourtant, j’ai trouvé la trame principale intéressante, même si j’aurais préféré que les Goules ou les combats me fassent trembler de peur, d’angoisse ou simplement d’excitation… Un peu comme la dernière bataille.

Le style narratif est simple. La façon de parler des personnages est compréhensible malgré leur âge, pas trop d’expression WTF donc ça passe. À travers le roman, on a un certain nombre de références cinématographiques, mangaesques… J’ai regretté cependant qu’elles soient si bateau – je comprends ce choix, pour que le lectorat s’y retrouve, mais deux ou trois références un peu plus pointues aurait été un gros plus pour moi : Chloé évoque plusieurs fois le mot “manga” et le seul nom qu’on se tape, c’est Luffy… C’est faible comme référence.
Heureusement, le personnage de Thomas a sauvé ma lecture. Je l’ai trouvé sympa et drôle. Je me suis souvent prise à rire de ses échanges avec Chloé.
Et autre point positif : l’épilogue. Il est top, la révélation finale m’a laissée bouche bée, c’est vraiment bien joué.

En résumé, un début auquel j’ai eu du mal à accrocher. Une histoire qui progressivement prend de l’ampleur et s’intensifie au fil des pages. Des personnages secondaires susceptibles d’être plus intéressants que le personnage principal. Une révélation finale étonnante qui le donne envie de découvrir la suite. Un recit rapide et plaisant à lire.
Je pense que je peux dire que j’ai bien aimé cette lecture.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Fleur Delacour (Item éphémère – du 1er au 14 avril 2019) – Un livre dont l’histoire se passe en France – 70 points

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, tome 01 : Tout commence mal… – Lemony Snicket

Titre: Tout commence mal…
Saga: Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, tome 01
Auteur: Lemony Snicket
Éditeur: Nathan Poche
Nombre de pages: 175
Quatrième de couverture: La vie des enfants Baudelaire démarre bien mal… Tout commence le jour où leurs parents disparaissent dans l’incendie de leur maison laissant leurs trois enfants à la tête d’une immense fortune. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, les voilà confiés à leur oncle, le Comte Olaf, qui déploiera toutes les ruses pour s’emparer de leur richesse. Il faudra encore plus de malices aux trois enfants pour déjouer les tours pendables de cet étrange aristocrate…

Je dois bien avouer que je ne m’attendais pas à ce que la lecture de ce roman soit si rapide – je l’espérais, mais je n’étais pas certaine de réussir à le terminer en deux jours. Et si j’avais eu plus de temps, il m’aurait même fallu moins de temps que cela.

Les orphelins Baudelaire sont au nombre de trois : Violette a 14 ans, Klaus 12 ans, quant à Prunille on ne sait pas trop mais je dirais qu’elle doit avoir aux alentours de deux ans, elle marche néanmoins les mots qu’elle prononce sont assez incompréhensibles.
Quand l’histoire débute, les trois enfants jouent sur la plage quand Mr Poe vient les trouver pour leur annoncer que leurs parents sont morts dans l’incendie de leur maison. J’ai trouvé ce passage un peu bizarre, très abrupte et surtout… surtout… Ça fait combien de jours qu’ils jouent sur cette plage pour que leur maison ait eu le temps de brûler en totalité et qu’on ait eu le temps de déblayer les gravats pour retrouver le corps des parents ?
Mais revenons à nos moutons. Ils vont vivre quelques jours chez Mr Poe qui est chargé de s’occuper de l’héritage familial – Violette en sera bénéficiaire à sa majorité, jusque-là, c’est bloqué. Le souhait des parents Baudelaire étant de perturber aussi peu que possible la vie des enfants, en restant dans la même ville et en allant habiter chez un membre de la famille, tous trois se retrouvent chez un obscur et lointain membre de leur famille, le comte Olaf qui vit dans une masure. Le triste sire qui est devenu leur tuteur n’a qu’un but : récupérer coûte que coûte l’héritage des Baudelaire et pour cela, il a un plan.

Ses desseins sont aussi ignobles que choquants… et largement prévisibles, mais tout l’intérêt est de savoir s’il va réussir à tout mettre en œuvre, si les orphelins parviendront à le contrer et surtout, dans quelle mesure l’histoire finit mal puisque dès le début, l’auteur nous prévient que cela se termine mal pour les orphelins Baudelaire.
Le style narratif de l’auteur est plaisant, j’ai cependant trouvé étrange ses interventions personnelles : qu’il en profite pour nous partager ses pensées sur tel ou tel sujet m’a semblé normal, mais il lui est arrivé quelques fois de partager des souvenirs personnels (qu’ils soient vrais ou pas importe peu), j’ai trouvé cela bizarre et déroutant.
J’ai vraiment bien aimé ce roman, il était un peu court, j’aurais bien aimé poursuivre la suite de leurs désastreuses aventures. J’ai hâte de lire les prochains.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Harry Potter (Item éphémère – du 1er au 14 avril 2019) – Un des personnages de l’histoire est orphelin – 80 points

Phoebe et les élixirs : Voyage au pays des fées – Valérie Mas & Audrey Lozano

Titre: Voyage au pays des fées
Saga: Phoebe et les élixirs
Auteure: Valérie Mas
Illustrations: Audrey Lozano
Éditeur: Elixyria
Nombre de pages: 33
Quatrième de couvertureChaque jour, Phoebe, gentille sorcière, utilise ses pouvoirs magiques pour aider les habitants du Monde enchanté à résoudre leurs petits problèmes.
Mais pour la première fois, c’est un grand malheur qui est arrivé au pays des fées. Phoebe doit aller secourir Ondine à qui l’on a volé les ailes…
Heureusement, elles ne seront pas seules pour affronter la méchante sorcière Siffilie.

J’ai pris cet album lors du salon Paris livre 2019, profitant du fait que l’illustratrice était présente pour le faire dédicacer. J’avais découvert la petite fille à l’ombrelle d’Audrey Lozano et ma fille avait adoré, faut dire aussi que c’était il y a deux ans… Là, je lui ai quand même acheté en me disant que douze ans, c’était peut-être un peu limite. Et en effet, elle l’a lu, y a pris du plaisir, mais m’a quand même dit que c’était un peu trop enfantin pour elle. :/

Phoebe est une sorcière, et a priori, une gentille. Elle explore les pays qui l’entourent grâce à son miroir magique qui la guide vers ceux qui ont besoin d’aide. Ce n’est pas dit exactement ainsi, mais c’est comme ça que je l’ai compris. Elle s’envole au pays des fées où l’une d’elle, Ondine, pleure à chaudes larmes : ses ailes ont disparu au milieu de la nuit. Phoebe est persuadée que ça ne peut être qu’un coup de la vilaine sorcière Siffilie. Elles décident d’aller les récupérer et les amies d’Ondine se joignent à eux.

Comme l’album est assez court, le récit va à l’essentiel sans se préoccuper des détails. On a quand même une présentation de la méchante Siffilie sur trois pages, probablement qu’elle reviendra dans les prochains albums si prochain il y a. Par contre, j’ai trouvé dommage que le pays des fées soit décrit si vite et si succinctement, on n’en connaît rien, on ignore le rôle qu’y jouent les fées – il y a tellement de versions différentes de ces créatures dans le monde, à laquelle se référer ? J’aurais aimé quelques lignes supplémentaires juste pour nous mettre dans l’ambiance. Ç’aurait pu être vaguement développé à l’apparition des amies d’Ondine, mais non, là aussi c’ est très sommaire, on prend connaissance de leur nom et c’est tout. Du coup, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, c’est regrettable.

Si j’ai moyennement accroché à l’histoire, j’ai bien aimé les dessins. Ils sont sympathiques et la couverture ne leur rend pas honneur. J’apprécie surtout le character design des personnages, les couleurs utilisées sont parfois un peu vives mais elles s’harmonisent bien.
Dans l’ensemble, j’ai bien aimé cette lecture. C’était rapide et plaisant. Le gros plus et dont je n’ai pas parlé, c’est la police de caractère utilisée pour le texte : elle est adaptée aux enfants DYS.