Les Héricornes, tome 1 : L’appel de la déesse – Kid Toussaint & Veronica Alvarez

Titre : L’appel de la déesse
Saga : Les Héricornes, tome 1
Scénario : Kid Toussaint
Illustrations : Veronica Alvarez
Éditeur : Le Lombard
Nombre de pages : 80
Quatrième de couverture : Tous les cent ans, l’héritière du royaume de Lémuria doit se rendre au temple de la Déesse pour lui demander sa protection, et formuler un voeu personnel. Le chemin sera long mais la princesse Céleste peut compter sur les armes de Lémuria et sur sa licorne. Ce qu’elle ignore encore, en revanche, c’est que son glorieux destin n’a rien d’unique. Elle le partagera avec quatre autres « Héricornes », les héritières aux licornes. Le nombre fera-t-il la force ou engendrera-t-il la division…?

C’est une lecture pour les 8-12 ans et ça se sent.
Dès le début, on entre dans le vif du sujet : la princesse de Lémuria est malade, c’est donc sa jeune sœur, Céleste, qui doit se rendre au temple de la déesse pour demander protection, paix et prospérité. Une fois passée les frontières de son royaume, elle voyage vers sa destination et en chemin, elle rencontre des obstacles, mais également d’autres héritières de royaumes voisins qui sont là pour les mêmes raisons, ou presque.

J’ai trouvé qu’au début, ça manquait de contexte, une entrée en matière très light, mais on se rattrape dès qu’on passe au royaume de Thulée ou on a quelques détails supplémentaires qui a éveillé ma curiosité, avec notamment les orcons en ennemis.
C’est un tome d’introduction, tout est progressivement intégré : les personnages, le contexte, le lore…

Les héritières sont au nombre de cinq, donc trop nombreuses pour détailler leur parcours. Ça ne nous empêche pas de découvrir l’essentiel : leur caractère, leur réaction face au danger, leur complicité naissante.
Donc c’est un peu tôt pour s’attacher aux personnages ou pour avoir une préférée parmi les héritières, je verrai ce que donne le prochain.

Les dessins sont super beaux et les couleurs harmonieuses se marient bien aux illustrations comme au récit. Je me suis pas mal attardée dessus et j’ai presque regretté que ce ne soit pas animé, notamment au moment des transformations que j’ai trouvé un peu brutales, mais sur papier, ce n’est pas anormal.
J’ai beaucoup aimé cette lecture. Et j’ai déjà le second dans ma pile à emprunter.

Les Loups-Garous de Thiercelieux, tome 1 : Lune rousse – Paul Beorn & Silène Edgar

Titre : Lune rousse
Saga : Les Loups-Garous de Thiercelieux
Auteurs : Paul Beorn & Silène Edgar
Éditeur : Castelmore
Format : E-book
Nombre de pages : 261
Quatrième de couverture : L’une vit le jour, l’autre vit la nuit…
1846. Un soir d’automne, le ciel est rouge au-dessus du village de Thiercelieux.
Lapsa et Lune ont grandi ensemble mais cette nuit-là, l’appel de la lune rousse va les séparer. Lapsa découvre qu’on lui a menti sur la mort de ses parents et se jure de découvrir la vérité. Lune se lance à la poursuite d’un loup noir, jusqu’à un coffre caché sous un rocher. À l’intérieur : des masques de loups, un poème oublié qui parle de vengeance…
Un masque sur le visage, la jeune fille se sent soudain investie d’une force animale. Elle fait le serment de lutter contre les injustices qui frappent le village.
Mais la malédiction des loups, surgie du passé, ne risque-t-elle pas de bouleverser Thiercelieux et de les dépasser toutes les deux ?

J’ai mis un temps fou à lire ce roman : 3 semaines. Ce n’est parce qu’il était compliqué, ou inintéressant, mais je n’ai pas réussi à entrer dans le récit.
J’ai joué au jeu de société les loups garous de Thiercelieux les premières années de sa sortie, peu après 2001, parce qu’on était un gros groupe d’amis et qu’on n’avait peu de jeux qui nous permettait de jouer tous ensemble. Il n’y en avait que 2 : Elixir et les loups garous de Thiercelieux. On a donc souvent alterné entre les deux.

J’étais donc curieuse de découvrir la vision de Silène Edgar et Paul Béorn (qui a priori, est également celle des créateurs du jeu). J’avoue que je ne la partage pas. Pour moi, c’était un univers inquiétant… quand la nuit tombe, les monstres sortent… à la fin du tour, on se concerte, on vote, avons-nous trouvé l’un des loups-garous ou avons-nous condamné un innocent ? Si on a ouvertement soupçonné un vrai loups-garous, serons-nous sa victime la nuit suivante ?
Là, les loups-garous sont gentils… ce sont 3 jeunes du villages qui n’ont pas eu la vie facile ou qui sont en colère et ils s’en prennent aux villageois qui se comportent mal. Il y a bien un quatrième larron beaucoup moins sympathique.
Mon avis instinctif sur ce dernier était bien différent de celui des personnages principaux et je me suis doutée de son identité vers la moitié du roman. Tout était cohérent, mais quelque chose me dérangeait.

Les personnages sont sympathiques, suffisamment pour qu’on les trouve attachants.
Le récit est bien ficelé : cohérent et fluide.
Le binôme Paul Beorn et Silène Edgar fonctionne bien, comme toujours.
Malheureusement, la sauce n’a pas pris.Ça a été une bonne lecture, sans plus.

La montagne qui m’a sauvée – Lauren Wolk

Titre : La montagne qui m’a sauvée
Auteur : Lauren Wolk
Éditeur : L’École des loisirs
Nombre de pages : 464
Quatrième de couverture : La Grande Dépression contraint la famille d’Ellie à quitter sa maison en ville et de recommencer à zéro, au cœur des forêts sauvages de la toute proche montagne aux échos. Là-bas, Ellie se découvre un profond amour pour la nature. Surtout, elle y retrouve une force et une liberté plus que bienvenues, après qu’un accident a laissé son père dans le coma. Un accident pour lequel Ellie a été injustement tenue responsable. Déterminée à ramener son père parmi les vivants, la jeune fille se lance dans une expédition pour rejoindre le sommet de la montagne. Une femme y vivrait. Surnommée « la sorcière », elle posséderait d’extraordinaires secrets de guérison. Mais la sorcière et la montagne ont encore beaucoup d’histoires non racontées à révéler à Ellie. Et, avec elles, une nouvelle chance de bonheur.

J’ai mis un temps fou pour lire ce roman, non pas parce qu’il ne m’a pas plu, bien au contraire, mais je n’avais ni la latitude ni l’énergie pour lire. Habituellement, j’avance pendant mon trajet en transport en commun, mais comme il était trop gros et trop lourd, il est resté à la maison.

La famille d’Ellie est contrainte de quitter la ville. En effet, la crise de 29 a frappé et le métier des parents (tailleur pour le père et prof de musique pour la mère) sont devenus non essentiels.
Ils s’installent je-ne-sais-plus-oú, mais au pied de la montagne. Si Ellie s’y épanouit, ce n’est pas le cas de sa mère et sa sœur Esther.
La vie se complique davantage et devient encore plus difficile après l’accident du père.

J’ai adoré les personnages, surtout celui d’Ellie. Elle est attachante. J’ai apprécié qu’elle protège sa sœur et son frère, même si ça signifie qu’elle prenne sur elle la responsabilité d’un acte dont elle est innocente. J’avoue que je n’aurais pas eu sa gentillesse… enfin, pas aussi longtemps.
J’ai tout autant apprécié Larkin ou la harpie. Heureusement qu’ils sont là pour notre héroïne.

C’est un livre jeunesse et ça se sent, mais j’avais besoin de ça. Et puis, ça ne m’a pas empêchée d’être happée par le récit, imprégnée par l’atmosphère un brin sauvage. Y a un vrai contraste entre la montagne et les familles qui se sont installées à son pied.

Les chapitres sont très courts, donc il y en a beaucoup. J’ai apprécié ça puisque ça m’a permis de lire tous les jours avant de me coucher, et pas forcément longtemps si j’étais fatigué. Donc bonne pioche.
En conclusion, j’ai adoré cette lecture.

Un amour d’étoiles – Caroline Haslin


Titre : Un amour d’étoiles
Auteur : Caroline Haslin
Éditeur : Miel et Ciel
Nombre de pages : 74
Quatrième de couverture : C’est un arbre qui m’a conté cette histoire. Un arbre comme on en rencontre tous les jours. Celui-ci vit dans une forêt de Bretagne. Il n’est ni grand ni petit, et n’a rien de remarquable…La première fois que je l’ai vu, il suffoquait, étranglé par un puissant lierre qui grimpait le long de son tronc et se nourrissait de sa sève…Car ce dernier avait décidé de s’élever vers le ciel à sa place! Le lendemain…

J’ai acheté cet album il y a longtemps. À l’époque, j’exerçais encore le métier d’assistante maternelle et je trouvais intéressant d’avoir une lecture pour les plus grands enfants que j’accueillais.

En ce qui concerne le résumé, ça va être rapide : Chloélie est une étoile. Elle est envoyée sur la jeune planète Ngöm-po par Ciel. Sa mission ? Aucune idée, même elle l’ignore.
En atterrissant, elle se scinde en deux : Chloé et Lilo. Ngöm-po prospère jusqu’au jour où une étoile noire fait son apparition.

Il y a pas mal de points intéressants au niveau de la trame de l’histoire, mais j’ai détesté la manière dont c’est raconté : certains détails manquent d’explications, ce qui fait que j’ai eu l’impression que certains événements arrivaient comme un cheveux sur la soupe. Je suis parfois revenue en arrière en me disant que j’avais loupé quelque chose, mais ce n’était pas beaucoup plus clair.

Malheureusement, ce n’est pas le plus gros point négatif. Le pire, c’est la typographie choisie. C’est une police de type script et quand j’ai feuilleté l’album avant de l’acheter, j’ai trouvé ça super joli. Sauf qu’ au final, quand j’ai commencé ma lecture, ça l’a rendu laborieuse !
Les t qui sont des l sans la boucle, les o qui ressemblent à des a. Tant que j’étais lancée, mon cerveau adaptait le truc, mais à la moindre incursion d’un nom propre ou d’une explication floue, ça m’arrêtait et la reprise était compliquée.
Donc c’était très désagréable, ça fatiguait beaucoup. Et surtout, c’est un album pour enfants, sauf que pour les tout-petits, 74 pages c’est trop long. Pour les primaires qui commencent à lire et qui pourraient être intéressés, ça rend la lecture trop compliquée… et ne parlons même pas des dys. Donc ça exclut pas mal de lecteurs.

Le seul point positif, ce sont les illustrations. Les couleurs sont sympathiques, un peu flash, mais ça va. Le charadesign est spécial tout en étant classique, c’est assez étrange.
Néanmoins, ça ne sauve pas cette lecture que j’ai détestée.

La malédiction de la Sorcière des Songes – Allan Stratton

Titre : La malédiction de la Sorcière des Songes
Auteur : Allan Stratton
Éditeur : Bayard
Nombre de pages : 336
Quatrième de couverture : La sorcière des songes veut s’emparer du cœur de la princesse Olivia. Tant qu’elle ne l’aura pas obtenu, elle fera disparaître tous les enfants du royaume de Bellumen. Pour protéger leur fille de treize ans, le roi et la reine la confient au prince de Pretoria. Mais Olivia décide d’agir : elle va affronter la Sorcière des Songes.

C’est une lecture qui a bien commencé. J’ai lu assez vite la première moitié. Puis j’ai été freiné : ma fille avait besoin que je lui tricote des guêtres pour son costume d’Halloween donc pendant 5 jours, je n’ai fait que ça. Puis j’ai repris ma veille technologique et j’ai mis à jour mon CV et rédigé ma lettre de motivation pour ma recherche d’alternance. Bref, cette lecture fut le cadet de mes soucis.

Mais je l’ai quand même terminée et j’en ressors avec un avis mitigé.
Je me suis rapidement laissée porter par l’intrigue.
La grande Terreur règne sur le royaume depuis que le roi et la reine ont refusé de remettre à la sorcière des songes le cœur de leur fille, la princesse Olivia, en paiement de ses services.
Cela fait donc 13 ans que les enfants disparaissent en représailles du pacte rompu.
Les enfants sont donc étroitement surveillés par leurs parents et n’ont pas le droit de se rendre dans la forêt, ce qui saoule Milo et le pousse à désobéir. En parallèle, le roi et la reine font appel aux Prétoniens pour sauver Olivia, et inutile de dire que ça tourne mal.

Le récit est sympathique. Pas très original, mais ça a le mérite de se laisser lire. D’autant que la plume de l’auteur est agréable.
Les personnages sont bien dépeints : les gentils sont attachants, les méchants sont détestables.
L’univers est du classique médiéval, mais c’était plaisant. Les seuls passages qui m’ont déplu, c’était lorsque nos héros sont minuscules. Je n’ai pas réussi à y croire.
Dans l’ensemble, c’était une bonne lecture, sans plus.

Voyageuse contemplant une mer d’étoiles
(Rêve, cauchemar, mystère)