Âmes Captives, tome 2 : Les devins – G. H. David

Titre: Les devins
Saga: Âmes Captives, tome 2
Auteur: G. H. David
Éditeur: Plumes du web
Nombre de pages: 404
Quatrième de couverture: Anéanti, Aurélien est déterminé à prendre sa revanche sur le destin et à lever la terrible malédiction qui pèse sur les messagers. Mais par où commencer ? Une quête de la vérité qui devra le conduire à prendre des risques et à œuvrer à travers les siècles. Devins et messagers seront-ils prêts à unir leurs forces pour contrer la prophétie qui les condamne ? Sauront-ils briser le sceau des âmes captives ?

J’ai profité d’une promotion de la maison d’édition Plumes du web pour me prendre ce second tome puisque j’avais adoré le premier tome d’Âmes Captives. Pour moi, il a été difficile de passer d’un support papier à un support numérique : j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire, mais peut-être est-ce dû simplement au changement de narrateur. Et puis, la version papier du premier est vraiment belle avec ses titres présentés sur une page et accompagnés de la croix d’Athénais. Dans celui-ci en e-book, il n’y a pas (et je ne peux pas certifier qu’il y a dans le roman papier), ça me semble normal, mais c’est dommage.
Comme je le disais plus haut, le récit est racontée par Aurélien et non plus Sacha. Je redoutais grandement parce que je n’avais pas aimé le personnage dans le premier. Une crainte inutile : l’histoire vu de son point de vue est forcément plus sympathique et surtout, ça aide à comprendre ses réactions excessives dans le tome précédent (sans excuser pour autant sa possessivité extrême qui m’avait mise mal à l’aise).

Si vous n’avez pas lu le premier, je vous conseille de sauter ce paragraphe :
Après la tentative ratée de libérer Athénaïs, Aurélien se retrouve seul. Il doit cependant reprendre sa vie en main et essayer de sauver sa bien-aimée. Pour ce faire, il doit s’allier à Julie dont il se méfie comme la peste. Il est également aidé par la mystérieuse Jeanne de Montdragon.

Le gros point positif de ce second tome est qu’on a toutes les réponses aux questions qu’on se posait dans le précédent : les familles de Sacha et d’Aurélien ont-ils vraiment été maudits ? Julie est-elle aussi maléfique que ce qui est sous-entendu dans le premier ? Qu’est-ce qui lie Sacha à Athénais ? etc.
Bien entendu, d’autres points sont soulevés, mais on n’a pas à attendre de prochain tome pour avoir les explications puisque Âmes Captives est un diptyque donc celui-ci signe la fin des aventures de nos deux héros.

Le roman s’est laissé lire. Comme dans le précédent, j’ai adoré la plume de G.H. David. Un style et un sujet parfaitement maîtrisé, une excellente connaissance du contexte historique resitué au lecteur grâce à de nombreuses notes explicatives. C’est le genre de détail que j’apprécie toujours énormément, je trouve que cela ajoute à la qualité de l’œuvre. Il faudra que je m’essaie à d’autres romans de l’auteure.

J’ai beaucoup aimé ce second tome, moins que le précédent, mais quand même.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Impervius (Sortilèges – 5ème année) – Un livre avec un parapluie sur la couverture – 50 points

Un dragon pour Noël – David Lorenzo

Titre: Un dragon pour Noël
Auteur: David Lorenzo
Éditeur: Evalou éditions
Nombre de pages: 32
Quatrième de couverture: Pour Noël, Ely a demandé quelque chose de très particulier.
Sa maman a bien décidé de l’en dissuader, mais Ely a tenu bon, envoyé sa lettre au Père Noël, et découvert son paquet au pied du sapin.
Et qu’y avait-il dedans? Un œuf…qui a rapidement éclos, découvrant un tout petit dragon si mignon, qu’elle baptise Tyson.

Je tiens avant tout à remercier chaleureusement la Masse Critique Babelio ainsi que les éditions Evalou pour la confiance qu’ils ont placée en moi. Je suis ravie d’avoir obtenu ce partenariat qui m’a beaucoup plu.

Petite parenthèse avant de commencer ma chronique : je ne connaissais pas du tout la maison d’édition Evalou, petite maison d’édition indépendante de Seine-et-Marne. Dans l’enveloppe était joint un petit catalogue de leurs albums pour les 3 à 10 ans : hormis les détails techniques, on a droit au résumé de l’histoire et une petite illustration pour nous mettre l’eau à la bouche – et c’est réussi, j’ai mordu à l’appât, j’ai grande envie de découvrir plus avant cette maison d’édition.

Commençons sans plus attendre :
Le titre en dit long sur la trame principale de l’histoire. Ely demande au père Noël un cadeau un peu spécial. Comme le bonhomme à barbe blanche est super sympa (et pas très malin sur ce coup-là, faut bien le dire), il accède à sa demande… Enfin, on le suppose puisque le matin de Noël, la petite fille reçoit un œuf qui ne tarde pas à éclore, et qu’est-ce qui en sort ?
Un dragon ! Quelle surprise pour Ely !
Malheureusement, elle est loin d’imaginer ce qui l’attend et surtout les soins que cette fabuleuse créature demande.
L’auteur aurait pu mettre en scène la même histoire avec un chien ou n’importe quel animal domestique… Mais il a opté pour le dragon et il a bien fait, ça aurait probablement été moins drôle autrement.

J’ai bien aimé les illustrations. Les couleurs choisies sont douces et harmonieuses.
Je ne suis pas fan du character design d’Ely, même s’il ajoute au comique des situations (ses mimiques m’ont un peu fait penser à Arale dans docteur Slump) , par contre, j’adore celui du dragon : assez simple tout en restant mignon.

Je l’ai bien entendu lu aux enfants de 2 ans et demi. Comme il y avait pas mal de texte, je redoutais de perdre l’un des deux mais non, du tout. Ils sont resté scotchés au récit et ont même ri par moment. Un très bon point pour cet album.

J’ai adoré cette lecture, j’ai passé un excellent moment et je ne peux que le recommander aux petits comme aux grands, surtout si les enfants insistent pour qu’on leur offre un dragon.

Yamada Kun & the 7 witches, tome 06 – Miki Yoshikawa

Titre: Yamada Kun & the 7 witches, tome 06
Auteur: Miki Yoshikawa
Éditeur: Delcourt
Nombre de pages: 192
Quatrième de couverture: Yamada tente de voler un baiser à Noa Takigawa pour percer à jour son pouvoir, mais elle le rejette en le traitant de sale dégoûtant. Pourtant, lorsqu’elle comprend qu’il sait des choses sur les sorcières, elle retourne sa veste et débute un étrange jeu entre espionnage, séduction et menaces. Quel est le pouvoir de Noa Takigawa ? Pourquoi ses amis la soutiennent-ils si fort ? Et quel est leur objectif secret ?

Fin du tome précédent, le président du club des élèves avait indiqué à Yamada et sa troupe la prochaine sorcière : une élève qui fait partie d’un groupe de 4 qui crée des histoires depuis qu’ils traînent ensemble. Ni une ni deux, nos amis sont persuadés que c’est le pouvoir de la jeune fille qui est cause de ce changement d’attitude chez les autres. On peut difficilement leur en vouloir de croire ça, ça a été le cas de Néné ou de Meiko. Pour une fois, on ne suit pas que les membres du club de paranormal, on découvre surtout ce qui se passe dans le groupe de Noa. C’est étrange et déconcertant,un brin rafraîchissant et pourtant j’ai beaucoup aimé ça. C’était un peu moins passif dans le sens où j’ai passé pas mal de temps à chercher des indices de manipulation ou des révélations sur le pouvoir de Noa.
Finalement, les apparences sont trompeuses et j’étais loin d’imaginer ce qui les liait réellement sans que cela sonne incohérent pour autant.

Par contre, je ne suis pas fan du personnage de Noa et je sens malheureusement qu’elle sera souvent là dans les prochains au vu de la conclusion. Peut-être que ça passera mieux par la suite.
La grosse révélation de ce sixième tome est qu’on sait enfin ce qu’il est advenu du second livres sur les sorcières écrit par l’ancien club de paranormal. Le gros “point noir” est su’on ne saura ce qu’il contient qu’au compte goutte. Scrogneugneu !

J’ai bien aimé ce sixième tome. Il était sympa et j’ai passé un bon moment.

Flying Witch, tome 6 – Chihiro Ishizuka

Titre: Flying Witch, tome 6
Auteur: Chihiro Ishizuka
Éditeur: Nobi nobi !
Nombre de pages: 170
Quatrième de couverture: L’été suit son cours à Aomori, avec ses barbecues, ses nuits douces… et ses chutes de neige inexpliquées ! Alors que Makoto cherche à en découvrir la cause, elle tombe nez-à-nez avec un curieux personnage. Quelques quiproquos et situations embarrassantes plus loin, l’apprentie sorcière se voir confier sa deuxième mission. Fini le baby-sitting, il s’agit d’enquêter sur de mystérieux phénomènes…

Dans ce sixième tome, contrairement aux précédents, on a beaucoup moins de scènes de vie quotidienne typiquement humaines. Peut-être est-ce dû à la quasi-disparition de Kei… Il faut bien le dire depuis quelques temps, il est un peu le personnage fantôme de cette saga. Je ne vais pas m’en plaindre, je l’appréciais, mais sans plus.
Le seul passage qui nous rappelle que Makoto vit parmi les non-magiques, c’est un chapitre qui se passe à l’école, mais comme les personnages principaux en sont les familiers Kenny et Chito, on est davantage confronté au monde des sorciers et c’est super plaisant. J’aurais aimé que les premiers soient ainsi.

On a droit à deux nouveaux personnages :
le livreur d’été. Oui, un peu comme celui du printemps qu’on a découvert dans un des tomes précédents, ben là, c’est du même acabit… peut-être un peu moins bizarre quand même. En tout cas, j’ai beaucoup aimé son character design, même s’il fait un peu Pokemon dans l’âme.
Sayo, une nouvelle sorcière qui a une année supplémentaire par rapport à Makoto, ça se sent au niveau de l’expérience, de la rigueur ou des règles de base. Et bon sang, ce qu’elle est classe – oui, c’est elle à droite 😀 ! Sans compter qu’elle est vraiment super douée, nettement plus qu’Akane ou même qu’Inukai, ce qui est un comble parce qu’elles sont bien plus âgées. Ne soyons pas de mauvaise foi, elle a malgré tout un talon d’Achille dans les dernières pages qui est assez ridicule et gâche un peu son talent, mais ça ne m’a pas empêchée d’accrocher grave avec elle. J’espère qu’on la verra par la suite.

J’ai adoré ce sixième tome. L’immersion dans le monde des sorcières est bien plus profonde et c’est aussi agréable que dépaysant.

Âmes captives, tome 1 : Les messagers – G. H. David

Titre: Les messagers
Saga: Âmes captives, tome 1
Auteur: G. H. David
Éditeur: Plumes du web
Nombre de pages: 354
Quatrième de couverture: En 1870, Athénaïs, romancière et femme de lettres, vit près de Sedan avec son mari le député Adolphe de Pierrepont et son jeune fils Nicolas. Passionnée par le mouvement spirite dont le courant venu d’Angleterre agite les esprits, elle jure à l’homme qui partage sa vie un amour… éternel. De nos jours, Sacha Grasset, jeune antiquaire, vit dans l’est de la France avec sa mère et sa sœur, exerçant en secret un pouvoir particulier. Une existence que sa rencontre avec Aurélien Lefèvre, député européen franco-belge, pourrait bien bouleverser à jamais. Deux destins féminins apparemment sans rapport, qu’une mystérieuse croix d’argent va lier. Inexorablement.

Lors salon du livre de Paris, mon amie Laure m’a conseillé cette lecture, je me suis donc laissé tenter par ce premier tome d’Âmes captives. Elle avait adoré et pensait, à juste titre, que ce roman fantastique pourrait me plaire.
Ça fait plusieurs semaines que j’essaie de le caser dans mon emploi du temps et j’y suis enfin parvenue il y a une dizaine de jours. Malheureusement, mauvais timing : je suis tombée salement malade donc pas moyen d’avancer comme l’aurait mérité cette histoire.

L’héroïne, Sacha, est une messagère. Elle peut s’incarner dans des personnages à travers différentes époques grâce à des bijoux anciens. Ce n’est pas exactement ça dans le sens où c’est bien plus compliqué (et heureusement bien expliqué au fil des pages), mais c’est la manière la plus simple de l’expliquer sans me perdre et sans spoiler.
L’univers de Sacha est quand même assez restreint : elle vit et travaille avec sa mère et sa sœur. Sa tante est en hôpital psychiatrique depuis des années. A part elles, elle n’a pas d’amis à la connaissance du  lecteur, comme si elle n’avait pas de passé. C’est assez déroutant, mais cela évite à l’héroïne de se disperser. Cela s’étend lorsque Aurélien prend contact avec elle.

J’ai adoré ce principe de “voyage à travers les époques” grâce au vecteur des bijoux. Les passages où Sacha y plonge sont peu nombreux et c’est dommage, mais les descriptions sont si bien faites, l’ambiance si bien instaurée qu’on s’y serait cru. C’était dépaysant à souhait.
De plus, l’auteure s’y connaît vraiment dans l’ancien que ce soient les bijoux ou les meubles. Hormis le fait que cela ajoute du réalisme au récit, on sent la passion que lui inspire les antiquités et c’est communicatif. Je me suis pris plusieurs fois à chercher tel ou tel fauteuil pour voir si cela correspondait à l’image que j’en avais.
J’ai également adoré la plume de l’auteure. Son style est fluide et très agréable. Les chapitres sont courts (c’était drôlement plaisant) et les titres sont présentés sur une page accompagnés de la croix stylisée d’Athénais. C’est joli comme tout et ça ajoute du cachet au roman.

Si j’ai grandement aimé le personnage de Sacha, j’ai beaucoup de mal avec Aurélien. Je le trouve beaucoup trop autoritaire et c’est limite d’imposer ses volontés à Sacha et à insister même quand elle n’est pas d’accord. Il est étouffant à la harceler de SMS pour qu’elle lui réponde alors qu’ils ne sortent même pas ensemble et ne se connaissent que depuis quelques heures. Et enfin, il est super possessif. Le genre de type qui me met sur la défensive et qui me ferait fuir. J’avoue que je ne comprends pas trop ce que Sacha lui trouve et ce, malgré l’explication donnée à cet attachement excessif.
Pour moi, c’est lui le bémol de cette histoire que j’ai trouvé passionnante. Une fin surprenante, des éclaircissements étonnants quant à Athénais et sa relation avec Sacha.

Bref, ce fut une excellente lecture et j’ai tellement hâte de découvrir ce que nous réserve le second tome que je le commence dès aujourd’hui.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Gilderoy Lockhart (Défense contre les forces du mal – 5ème année) – Un livre dédicacé par son auteur – 50 points