Petit ours blanc – Piers Harper

Titre: Petit ours blanc
Auteur: Piers Harper
Éditeur: Gründ
Nombre de pages: 20
Quatrième de couverturePetit ours blanc prépare une grande surprise pour sa maman. Avec l’aide de ses amis, il se lance à la recherche des plus belles décorations pour embellir sa tanière. Ils parcourent des champs enneigés jusqu’à une étonnante caverne et une forêt gelée. Pendant ce temps, maman Ourse, elle, aussi leur a préparé une formidable surprise !

Cela fait longtemps que j’ai cet album, environ onze ans, je dirai. À l’époque, je l’avais acheté à ma fille parce que c’est un “livre à caresser” donc les personnages sont en matière toute douce type “velours”.
L’histoire n’est pas terrible, déjà quand ma fille était petit, il n’avait pas accroché, c’est également le cas des enfants que je garde.

Maman Ourse doit s’absenter et elle demande à Petit Ours de l’attendre. Ce dernier compte faire une surprise à sa mère : décorer leur tanière. Pour ce faire, il se balade sur la banquise et rencontre d’autre animaux qui l’aident volontiers : louveteaux, lièvre, etc.

Ce fut une lecture moyenne, l’histoire est assez basique et les enfants la trouvent un peu longuette… enfin, je présume puisqu’ils ont un peu de mal à rester concentrés jusqu’au bout. Les dessins sont plutôt mignons mais un peu trop classiques à mon goût.
Ma grosse déception est pour la matière utilisée pour ce livre à caresser : que ce soit l’ours, les louveteaux ou le lièvre, ils ont tous la même texture, rien ne les distingue et lorsqu’ils sont côte à côte, il n’y a aucune séparation entre les animaux… c’est étrange.
Une déception pour cette lecture.

La grosse faim du grand méchant loup – Coralie Vallageas

Titre: La grosse faim du grand méchant loup
Auteur: Coralie Vallageas
Éditeur: Lito
Nombre de pages: 19
Quatrième de couvertureIl était une fois un grand méchant loup qui était affamé. Il n’avait pas réussi à croquer les trois petits cochons, ni le Petit Chaperon Rouge…
Il décida alors d’aller frapper à la porte de ses amis pour leur demander à manger.
L’histoire du grand méchant loup comme vous ne l’avez jamais lue. Des flaps pour découvrir des contes et leurs habitants. Des dialogues rigolos et les méchants des contes de fées.

J’ai découvert cet album grâce à la dernière Masse Critique Babelio. Il faisait partie des propositions qui me tentaient le plus et je suis ravie d’avoir obtenu ce partenariat ; pour cette chance offerte, je tiens donc à remercier Babelio mais également les éditions Lito.

La couverture est sympathique, mais elle ne rend pas honneur aux illustrations intérieures qui sont quand même plus colorées et plus détaillées.
Cet album est la “suite” directe et inventée des trois petits cochons, des sept chevreaux et du petit chaperon rouge. Le loup, après avoir échoué à dévorer les héros des contes, décide d’aller demander de l’aide à ses comparses méchants : l’ogre, Barbe-Bleue, Baba Yaga, etc.
Malheureusement, ils ont tous une bonne excuse pour le laisser mourir de faim et en profitent pour envoyer le lecteur à la recherche d’objets qu’ils ont perdu – c’est un plaisir pour les enfants d’ouvrir les fenêtres pour découvrir ce qui se cache derrière.
Heureusement, la fortune finit par sourire au loup… mais je n’en dirai pas davantage.

J’ai adoré les illustrations : les bâtiments (palais, chaumières, manoirs et autres…) sont vraiment très jolis. Les décors sont chouettes, bourrés de détails et correspondent parfaitement à l’ambiance du conte référent : ainsi, la chaumière de l’ogre dans laquelle le Petit Poucet et ses frères se tapissent est entourée de champignon et même le feuillage des arbres a la forme d’un champignon, le manoir de Dracula est situé dans un cimetière ceint d’un grillage, etc.
Les pages sont semi-cartonnées, pas totalement rigides ce qui permet de faciliter l’ouverture des flaps. Elles ont cependant été glacées ce qui les rend solides.

J’ai adoré cette lecture, elle m’a fait sourire et la chute est agréablement surprenante ! Les enfants que je garde et à qui je l’ai lu en sont fans, ils me l’empruntent, tournent les pages à leur gré et ouvrent les fenêtres à loisir. On a passé un excellent moment.

Le lutin des chiffres – Chiara Carrer

Titre: Le lutin des chiffres
Auteur: Chiara Carrer
Éditeur: La Joie de Lire
Nombre de pages: 44
Quatrième de couverture: Les chiffres ont le pouvoir de se cacher dans les images sous des formes inattendues, c’est bien connu ! Mais le lutin malicieux sait comment les repérer. Un livre pour apprendre à compter de manière ludique avec les drôles d’animaux et d’engins dessinés avec fantaisie par Chiara Carrer. Une invitation à la lecture et au comptage en boucle où jeu et exercice s’emmêlent…

En ce qui concerne cet album, je ne l’ai pas choisi selon les critères du thème du mois : les monstres, comme ce fut le cas des chroniques précédentes… j’ai bien essayé de placer le lutin au milieu des monstres en le reliant aux farfadets, aux korrigans, mais ça coïncidait davantage à la St Patrick, au printemps, à l’arc-en-ciel… à la bière ?
À la limite, on peut dire que les chiffres transfigurés qui peuplent ce livre font un peu peur parfois… je vous laisse vous faire votre propre idée avec l’image ci-dessous.

Image trouvée sur le site de l’éditeur : https://www.lajoiedelire.ch/livre/le-lutin-des-chiffres/

Le lutin sort d’un tube qui pourrait facilement être un zéro et on l’accompagne dans sa tournée de chiffres qui sont tous remaniés pour ressembler à quelque chose de connu dans notre monde.

J’ai choisi cet album parce que ça me permet d’apprendre aux enfants à compter. C’est une lecture qu’on fait régulièrement parce que les loulous l’aiment beaucoup. Dès la page de garde, ils désignent le six en criant en chœur “escargot !”. Et au fil des pages, ils participent à la lecture en nommant certains des numéros par leur représentation : les canards, le bateau, etc. Ça rend cet album beaucoup plus animé. Sans compter qu’ils terminent le décompte si je m’arrête en chemin.

C’est une lecture plaisante à laquelle les enfants ont tout de suite accroché et à la fin, ils répondent systématiquement positivement à l’invitation d’y retourner. Donc on ne finit jamais par cet album, et je relance chaque fois sur une nouvelle lecture.

D’un côté… et de l’autre – Gwendoline Raisson & Ella Charbon

Titre: D’un côté… et de l’autre
Textes: Gwendoline Raisson
Illustrations: Ella Charbon
Éditeur: L’école des loisirs
Nombre de pages: 38
Quatrième de couverture: Il est énervant ce grand mur qui empêche de voir de l’autre côté. Oh un trou! On a tout de suite envie de regarder à travers… Quand on retourne le livre, il y a encore ce mur. Et, de ce côté-là, il y a deux ours qui se demandent ce qu’il y a de l’autre côté.

C’est également un livre emprunté à la médiathèque pour le mois d’octobre sur le thème des monstres… là encore, on peut se poser la question du rapport entre lours sur la couverture et les monstres.
Pour y répondre, il faut lire l’histoire.

Les personnages sont séparés par un mur, d’un côté l’ours est seul et de l’autre il y a deux ours… à moins que ce ne soit l’inverse 😉
Dans la partie avec les deux animaux, les deux amis s’interrogent sur le monstre qui se cache derrière le mur. Voilà la raison de mon choix et grand bien m’a pris !

Le livre se lit dans les deux sens et peu importe de quel côté on commence. On découvre une première partie dans un sens et arrivé au milieu, les deux récits se rejoignent ; on passe alors à la seconde partie en retournant l’album et on s’aperçoit que chaque nouvelle planche correspond à celles lues précédemment grâce à des détails plus ou moins subtils.
Je ne sais pas si c’est très clair… sinon, il ne vous reste plus qu’à vous y essayer vous-même ^_^

En tout cas, les enfants adorent quand je leur lis cet album et j’aime beaucoup quand ils me montrent le ballon bleu ou qu’ils terminent les phrases que j’interromps sciemment.
J’apprécie le principe du livre qui se lit dans les deux sens pour découvrir ce qui se passe de l’autre côté du mur et cela plaît beaucoup aux enfants aussi : une histoire qui ne se finit jamais et qui peut être lu à l’infini juste en le retournant.

Le chat – Céline Lamour-Crochet

Titre: Le chat
Auteur: Céline Lamour-Crochet
Éditeur: Mouck
Nombre de pages: 30
Quatrième de couvertureAvec les quatre lettres du mot chat on fait un calligramme.
On fait aussi d’autres dessins qui racontent une histoire amusante de chien, de souris, de poisson et de chatons polissons.

Ce mois-ci, comme pour septembre, j’ai emprunté des livres à la médiathèque dans le cadre de mon travail. Étant donné qu’octobre finissait par Halloween, j’ai trouvé judicieux de le placer sous le signe des monstres.
Vous me direz que vous ne voyez pas le rapport entre l’album le chat et les monstres, pourtant en voyant la couverture, mon cheminement peut sembler évident… ou presque : monstres – Halloween – sorcière – chat noir… non ?
Bon, on est loin du familier des sorcières.

L’histoire nous présente les activités d’un chat domestique qui sort quand le besoin s’en fait sentir.
Le gros point fort de cet album, c’est que le félin est dessiné grâce aux lettres utilisées pour écrire le mot CHAT. C’est également le cas pour les objets ou les autres animaux apparaissant dans l’album : laine, souris, etc.
Ces calligrammes ont fasciné les plus grands, ils se sont attardés sur toutes les illustrations et ont trouvé ça génial.
Quant aux tout-petits, ça ne leur a pas parlé, n’empêche qu’ils ont adoré écouter chaque jour cette histoire. Les positions des calligrammes sont suffisamment expressifs pour qu’ils prennent du plaisir à ne serait-ce que feuilleter les pages cartonnées. Les textes sont simples et j’ai pu sans problème ajouter des petits bruits et des gestes qu’ils ont pu imiter.

Bref, on a adoré cette histoire au point de la choisir comme lecture quotidienne.