Histoires des Maori, un peuple d’Océanie – Claire Merleau-Ponty & Cécile Mozziconacci

Titre: Histoires des Maori, un peuple d’Océanie
Auteures: Claire Merleau-Ponty & Cécile Mozziconacci
Illustratrice: Joëlle Jolivet
Éditeur: Actes Sud
Nombre de pages: 68
Quatrième de couvertureIl y a mille ans, les Maoris sont venus de Polynésie en pirogue pour s’installer en Nouvelle-Zélande. Malgré la colonisation anglaise, préserver leur culture, leurs rites, qui se perpétuent à travers la fameuse dans de l’équipe des All Blacks, le haka.
Ces contes, recueillis par George Grey, qui fut gouverneur de Nouvelle-Zélande, évoquent la vie d’un peuple qui honore aujourd’hui encore ses divins ancêtres et leurs exploits : le facétieux demi-dieu Maui qui a dompté le soleil et pêché les îles qui forment la Nouvelle-Zélande ; Rangi le Ciel, et Papa la Terre, dieux des origines, séparés pour donner naissance au jour…
Des histoires fabuleuses, souvent drôles, qui font découvrir une civilisation aux traditions très vivantes que les Maori on su concilier avec la vie moderne, fidèles à ce proverbe : « Le passé est devant nous pour nous guider et le futur est derrière nous ! »

J’ai choisi ce livre par curiosité, non pas par hasard, mais vraiment parce que les contes issus de la culture maori m’intéressaient, puisque je n’en connaissais rien… enfin, vaguement ce qui en est révélé dans le film Vaïana.

Ce recueil contient dix contes parmi les plus populaires.
On commence par le commencement avec le mythe de la création du monde avec les deux divinités principales et leurs six enfants.
On poursuit avec plusieurs récits mettant en scène le demi-dieu Maui.
Puis plusieurs histoires développent l’importance de la nature.
Les dieux mais aussi les autres personnages m’ont laissée indifférente. Le seul qui m’a fait de l’effet, c’est Maui… mais je l’ai détesté. Son côté farceur, à continuellement jouer des mauvais tours à tout le monde, m’a saoulée.

Les contes étaient sympathiques mais racontés de manière sommaire… ou pas loin. Il y a deux choses qui ont fait que cette lecture m’ait plu.
La première est que, tout au long du récit, des références culturelles sont subtilement insérées.
En second point, ce sont les annotations en rapport avec des détails précis qui les replaçaient dans l’époque, et dans la civilisation maori. J’ai adoré découvrir ces éléments, ça ajoute énormément aux contes.

Dans l’ensemble, j’ai bien aimé cette lecture. Elle s’est laissée lire.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Défense contre les forces du mal : Danse endiablée (5ème année) – Des dieux ou des démons sont présent dans l’histoire – 50 points

Les infortunes de la Belle au bois dormant, tome 1 : L’initiation – Anne Rice

Titre: L’initiation
Saga: Les infortunes de la Belle au bois dormant, tome 1
Auteur: Anne Rice
Éditeur: Robert Laffont
Nombre de pages: 285
Format: E-book
Quatrième de couvertureVous connaissez l’histoire de la Belle au bois dormant. Mais imaginez un instant qu’une fée mutine et joliment perverse se soit subrepticement glissée dans la chambre de la petite princesse, après le départ de ses consoeurs, modifiant le sortilège. La belle enfant sera délivrée de son sommeil par un Prince, qui l’initiera à l’amour et au plaisir dans la douleur, l’emmènera dans son royaume, où, avec des centaines d’autres jeunes esclaves, elle assouvira les désirs et les fantasmes d’une bien étrange Cour…

Je connaissais Anne Rice pour le premier tome de sa saga Chronique des vampires : Entretien avec un vampire, roman que je n’ai pas encore lu au passage.
J’ai découvert qu’elle avait écrit une saga érotique en cherchant un livre noté en dessous de 12 sur Livraddict (9 et quelques, pas terrible !) afin de rentrer dans le cadre d’un item pour le Challenge Coupe des 4 maisons. Finalement, je n’ai pas eu le temps de le lire en courant d’année et puisque c’est les vacances, je voulais une lecture sans prise de tête, sans compter que la note a titillé ma curiosité.
J’avoue qu’il mérite sa mauvaise note, non pas pour la plume de l’auteure qui m’a agréablement surprise (j’ai eu la sensation de lire un roman approchant le style du marquis de Sade dans les infortunes de la vertu – clin d’œil évident au titre), mais bien pour l’histoire que j’ai trouvée insipide et redondante.

La Belle au bois dormant est réveillée par le Prince d’un royaume voisin. Jusque là, rien d’étonnant. Il la prend alors qu’elle est encore à moitié endormie. Il estime qu’il l’a délivrée donc elle est son Tribut : il la laisse à poil, la traîne à travers le pays toujours nue pour l’exhiber à tous… ma conscience féministe m’a poussée à abandonner à partir de là, mais j’ai continué, j’ignore pourquoi. On comprend assez vite qu’on est dans un trip BDSM et qu’il y a de fortes chances pour que ça empire. Bingo !
Une fois au palais, on découvre le pourquoi du comment d’une telle situation : les Princes et Princesses d’autres pays sont envoyés au château pour apprendre l’humilité et pour servir de jouets sexuels. Charmant -_-
J’ai été jusqu’au bout, je m’y suis ennuyée ferme et j’avoue qu’en ce qui concerne les trois derniers chapitres, j’ai lu en diagonal le récit que le prince Alexis fait de sa captivité à la Belle tellement c’était chiant.

Je n’ai pas aimé et je ne pense pas lire le prochain, même si j’aimerais quand même savoir ce qui arrive aux différents personnages. En tout cas, si je me lance dans la suite, ce ne sera pas dans l’immédiat.

Contes du sonneur de cloches – Geneviève Duhamelet

Titre: Contes du sonneur de cloches
Auteur: Geneviève Duhamelet
Éditeur: Alsatia
Format: E-book
Nombre de pages: 121
Quatrième de couvertureCet ouvrage est une réédition numérique d’un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d’origine.

Je me suis achetée cet e-book afin de pouvoir valider l’item éphémère en cours dans le challenge coupe des 4 maisons. Je me suis dit que des contes, ça devait être rapide à lire, bingo, en deux petits jours, c’était torché si je puis dire !

C’est un recueil de 23 contes, tournant tous autour de quatre grandes fêtes chrétiennes : Noël, la chandeleur, Pâques, la Toussaint.
Avec autant de récit, chacun peut y trouver son bonheur et un peu de chaque genre. Certaines histoires sont passionnantes (le Jacquemart), d’autres ennuyeuses (une nuit de vigile) ; quelques unes se terminent mal (le Noël du petit N’Zollo), beaucoup offrent une lueur d’espoir (la petite fille du cinéma, aujourd’hui même…) ; pour une majorité, elles sont pleines de bons sentiments (l’oie de Noël, la pièce d’or).
Histoire d’agrémenter ce roman, une illustration est insérée au début de chaque partie. Elles sont simples, mais sympathiques : sur une liseuse de sept pouces, on ne voit pas suffisamment pour s’y attarder.

J’ai longuement réfléchi à la manière d’écrire cette chronique : dois-je résumer cette compilation de contes comme c’est souvent le cas pour les autres romans ? Je pourrais, mais je ne le ferai pas : non pas que j’en suis incapable, mais, ces histoires sont tellement courtes que j’y passerai un temps fou pour finir par vous spoiler. Donc vous aurez un avis globale de mon ressenti.

Je suis assez partagée quant à cet ouvrage. Certains contes m’ont vraiment plu, principalement celles qui retraçaient les événements de la vie quotidienne.
Quelques unes ont été déplaisantes à lire, surtout celles qui contenaient un fort côté chrétien, ou une morale religieuse.
Dans l’ensemble, cela s’est laissé lire, c’était une bonne lecture, sans plus.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Item éphémère: Prunes dirigeables
– un livre avec une cloche dans le titre ou sur la couverture – 180 points

 

Loup, y es-tu ? – Henri Courtade

Titre: Loup, y es-tu ?
Auteur: Henri Courtade
Éditeur: Folio SF
Nombre de pages: 388
Quatrième de couvertureEt si les êtres maléfiques des contes de notre enfance existaient réellement ?
Sans doute ces créatures vampiriseraient-elles notre planète. Elles seraient de tous les génocides, manipuleraient les plus grands dictateurs. Bref, tapies dans l’ombre d’Hitler ou sous le feu des projecteurs des plateaux télé, elles auraient entre leurs mains expertes le devenir de l’humanité.
Sinistre tableau !
Si de tels êtres vivaient, il serait à souhaiter que leur alter ego bienfaisant existe également. Qu’en ce début du XXIe siècle, ces personnages merveilleux s’éveillent et décident de se battre.
Et alors, qui sait de quel côté la balance pencherait…

J’ai mis quasiment quinze jours à lire ce roman, non pas qu’il n’était pas bien, mais j’ai eu du mal à entrer dedans – on passera le fait que j’étais occupée.
J’ai adoré la trame de base : que se passerait-il si les personnages de conte avaient survécu et traversé les siècles jusqu’à notre époque ?
La méchante reine Marilyn Von Sydow vit dans le monde actuel et a bâti un empire grâce aux nouvelles formes de communication. Elle traque quatre princesses de conte de fée – enfin, au moins trois : Cendrillon, la Belle au Bois Dormant, Blanche-Neige et le Petit Chaperon Rouge. Elle parvient par différents stratagèmes à se débarrasser de deux d’entre elle, notamment grâce à l’aide du Loup avec qui elle s’est associée. Elle recherche les deux dernières survivantes mais c’est sans compter l’aide des Veilleurs et du Traqueur.

Je suis un peu plus mitigée quant à la manière dont l’histoire est menée. On alterne entre plusieurs chapitres dans les années 2000 (2001 et 2001) entrecoupés par des récits passés qui placent le contexte.
J’avoue que mes passages préférés étaient ceux d’antan. Je trouve qu’ils apportent beaucoup à la narration et surtout aux personnages ce qui est logique puisque les héroïnes sont amnésiques en 2011. Malheureusement, ça les rend un peu fadasses et je pense que c’est la raison pour laquelle j’ai eu tant de mal à entrer dans l’univers.
J’ai bien plus accroché aux Veilleurs, leur mémoire n’est pas touchée, ils ont soufferts et partagent leurs tourments avec nous. Bref, on peut s’attacher à eux.

En conclusion, je dirai que c’est une bonne lecture, mais sans plus.

Challenge Coupe des 4 maisons :
5ème année : Animagus
– un livre dont le titre comporte le nom d’un animal existant – 50 points

Bréchéliant – Annick Le Scoëzec Masson

Titre: Bréchéliant
Auteur: Annick Le Scoëzec Masson
Éditeur: Garamond
Nombre de pages: 85
Quatrième de couvertureBréchéliant nous conte une intrigue médiévale. La scène se passe dans un château archétypal, en lisière d’une forêt, seuil de l’inconnu, à une époque qui pourrait être le XIIe ou le XIIIe siècle. Dans cet univers traversé de passions muettes, où le lointain bruit du monde est amorti sous le souffle de la prière, l’apparition d’un mystérieux voyageur précipite le drame…
Variation sur l’Amor de lonh de Jaufré Rudel, ce récit «breton » fait la part belle aux légendes liées à la mythique Brocéliande, ainsi qu’à la poésie courtoise.

Dans un premier temps, je tenais à remercier Babelio ainsi que les éditions Garamond pour la confiance qu’ils ont placé en moi.

C’est un roman qui est loin d’être épais, seulement quatre-vingt-cinq pages, on pourrait se dire que c’est court, mais personnellement, cela m’a paru très long, du  moins pour la première partie qui couvre la moitié du livre.
Le début présente les lieux et les personnages, il ne s’y passe rien. On découvre la châtelaine de Tréhogonteuc qui est de santé fragile, mais reprend des forces quand une conteuse, Ariane, est embauchée pour lui tenir compagnie. Elles vivent au château avec Violaine, belle-sœur de la maîtresse des lieux, et tous deux attendent le retour du Seigneur, parti en Croisade, il me semble.
Cela bouge un peu plus dans la deuxième partie lorsqu’un jeune garçon naufragé est trouvé et hébergé au château – alors je résume grandement, et n’en révélerai pas davantage.

Le récit m’a particulièrement ennuyée, du moins pour la première moitié. La seconde est plus intéressante et s’est lu très vite. Avec le résumé, je m’attendais à ce que cela tourne autour des légendes celtiques surtout avec une conteuse parmi les personnages : on pouvait espérer découvrir ou redécouvrir quelques fables ; ce ne fut pas le cas… ou alors c’était trop brouillon pour que cela me parle.

J’ai adoré la plume de l’auteure, elle écrit vraiment très bien et a beaucoup de style. Si l’histoire manquait de cadence, ce n’est pas le cas de la narration qui est aussi rythmée que chantante. C’est vraiment une lecture à faire à voix haute et j’y ai pris énormément de plaisir quand je le faisais, alors que j’avais du mal à avancer et à conserver ma concentration en lisant dans ma tête.

Pour le coup, mon avis est assez mitigé : une intrigue ennuyeuse et inexistante mais un discours intéressant et plaisant. Pourtant, cela m’a plus ou moins laissée indifférente.

Challenge Coupe des 4 maisons :
6ème année : Scrouts à pétards – un livre dont le titre comporte un néologisme (un mot inventé, propre à l’univers) – 60 points