Mercy Thompson, tome 08 : La faille de la nuit – Patricia Briggs

Titre : La faille de la nuit
Saga : Mercy Thompson, tome 08
Auteur : Patricia Briggs
Éditeur : Milady
Nombre de pages : 477
Quatrième de couverture : Fuyant son nouveau compagnon violent, Christy, l’ex-femme d’Adam, fait un retour fracassant dans les vies d’Adam et Mercy. La cohabitation n’est pas simple. Surtout lorsque Christy décide de monter la meute contre Mercy afin de récupérer Adam. Et la situation empire lorsque son petit ami retrouve sa trace : les cadavres s’empilent et Mercy va devoir mettre ses problèmes personnels de côté pour affronter une créature bien décidée à réduire son monde en miettes !

Ça fait longtemps que j’espérais pouvoir reprendre la saga Mercy Thompson, mais comme d’habitude, je n’ai pas pris le temps… pourtant j’ai sorti ce huitième tome de ma Pile à Lire il y a déjà 3 mois, mais sans réelle raison, j’ai été incapable de l’ouvrir plus tôt.
J’ai profité du Pumpkin Autumn Challenge et du menu Fàfnir ton assiette sinon pas de piécette ! Pour le coup, ce tome de Mercy Thompson entrait totalement dans le thème et tout y est passé : créatures de légende (Guayota, Coyote) et fantastiques (loup-garou, vampires), petit peuple et féerie (le Faes), etc.

Deux événements marquants qui convergent :
– le Fae Beauclaire menace Mercy et exige qu’elle lui rende la canne de son père Lugh, vous savez, celle qui la suivait partout depuis quelques volumes et qu’elle a offert à Coyote parce que l’artefact était devenu ingérable.
– Christy, l’ex femme d’Adam, est de retour et sème la zizanie dans la meute.
Je vous vois d’ici tenter d’établir le lien… Coyote… fouteur de merde… Christy… fauteuse de trouble… y a un peu de ça, mais pas que.
Ce qui amène la mère de Jesse à Tri Cities : elle fuit un ex violent et Adam lui offre asile et protection… quelle erreur !

Je ne me souviens plus si on avait déjà vu Christy auparavant dans cette saga. On en parle à plusieurs reprises, pas en bien donc je ne m’attendais à un personnage sympathique… mais j’étais loin d’imaginer qu’elle me donnerait à ce point envie de la faire souffrir.
Elle en fait sacrément baver à Mercy qui, afin de conserver la paix au sein de la meute, se laisse malmener… ça m’a presque déçue. Même à la fin, quand elle la remet en place, ce n’était pas assez satisfaisant à mon goût parce que les loup-garous sont restés dupes de ses mises en scène et se sont laissés manipuler jusqu’au bout en toute conscience. J’aurais aimé qu’Adam la sermonne (devant le lecteur) et pas en ellipse comme ça a été le cas dans le dernier quart.

Hormis cette petite déception, le reste a été à la hauteur de mes attentes : l’intrigue est rondement menée, les deux trames se marient parfaitement, les combats sont époustouflants (et j’ai hâte de découvrir si la vidéo de Mercy affrontant courageusement Guayato a eu un réel impact sur l’opinion que les loups d’Adam ont sur la compagne de leur Alpha). Les personnages sont attachants (OK, pas Christy), même Gary qui ne partait pourtant pas gagnant. J’ai adoré les conversations entre Mercy et Honey, il me semblait que j’appréciais grandement cette dernière, une impression confirmée dans ce huitième tome.

C’est un coup de cœur pour cette lecture qui m’a tenue en haleine du début à la fin et je meurs d’envie de lire le prochain.

Automne Douceur de vivre :
Fàfnir ton assiette sinon pas de piécette ! (Créatures légendaires et fantastiques, Petit Peuple, Féerie, Conte, Légende, Mythe)

Mercy Thompson, tome 07 : La morsure du givre – Patricia Briggs

Titre: La morsure du givre
Saga: Mercy Thompson, tome 07
Auteur: Patricia Briggs
Éditeur: Milady
Nombre de pages: 400
Quatrième de couverturePour Mercy Thompson, mariée depuis peu à Adam Hauptman, charismatique Alpha de la meute locale, Thanksgiving aurait dû être une fête paisible en famille. Elle était loin d’imaginer que faire du shopping avec sa belle-fille Jesse risquait de virer au cauchemar. Et pourtant, lorsqu’elle ne parvient pas à joindre Adam par téléphone, ni aucun membre de la meute, la jeune femme sait que tous ceux qu’elle aime courent un grave danger. Aidée par des alliés improbables, Mercy va devoir une fois de plus voler au secours des siens.

Cela fait un moment que je désirais reprendre cette saga, mais je n’avais jamais le temps, principalement parce que j’ai toujours autre chose à lire. Cela fait plus de deux ans que j’ai lu le sixième… je n’en reviens pas. Je ne peux même pas dire que c’est particulièrement étonnant au final parce qu’au fil des pages et des souvenirs évoqués dans ce tome, ma mémoire a eu beaucoup de difficultés à s’y retrouver. Et ce septième tome contient une tripotée de références aux volumes précédents : il y en a d’ailleurs tellement que l’auteure n’est revenue que superficiellement sur chacun.

J’ai eu du mal à accrocher à La morsure du givre. J’ai trouvé que le rythme pêchait, encore plus que dans le précédent.
Mercy et Jesse vont faire du shopping le jour du Black Friday. Pendant ce temps, la meute d’Adam est attaquée et capturée. Mercy va donc tout faire pour protéger sa belle-fille et essayer de sauver les siens. Avant la moitié, cet enlèvement est résolu et ça devient un peu plat, puis interviennent d’autres types d’agresseurs qui relancent l’action puis ça se calme avant le grand final.
J’ai vraiment eu l’impression d’être sur des montagnes russes et je déteste ça.

Par contre, j’ai adoré retrouver Asil, le loup-garou fou appartenant à la meute du Marrok… je ne le connais pas de la saga Mercy Thompson, je l’ai découvert dans le spin off Alpha & Oméga – j’ai d’ailleurs mis du temps à me souvenir d’où je le connaissais. J’ai aimé le découvrir dans un autre contexte, et je l’ai trouvé un peu moins fou qu’attendu.
Je n’ai pas été déçue par ce septième tome parce qu’il est quand même mieux que le précédent, mais je n’ai pas non plus adoré comme pour d’autre. Ce fut une bonne lecture, sans plus.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Métamorphose : Animagus (4ème année) – Un livre dans lequel l’un des personnages est un métamorphe – 40 points

Pumpkin Autumn Challenge :
Automne Enchanteur – Les métamorphoses :
Transformation / Hybride / Animalité

Alpha & Omega, tome 1 : Le cri du loup – Patricia Briggs

Titre: Le cri du loup
Saga: Alpha & Omega, tome 1
Auteur: Patricia Briggs
Éditeur: Milady
Nombre de pages: 363
Quatrième de couvertureAnna est un loup-garou.
Elle découvre un nouveau sens à son existence quand le fils du roi des loups-garous débarque en ville pour réprimer les troubles au sein de la meute de Chicago… et qu’il insuffle à Anna un pouvoir qu’elle n’avait jamais ressenti.

Comme je l’avais dit dans ma chronique du Alpha & Omega hors-série, les Origines, j’ai eu énormément de mal à entrer dans l’histoire de ce premier tome, du moins dans un premier temps : j’avais la sensation qu’il me manquait un bout d’histoire. Du coup, j’ai fait une pause de deux jours afin de lire la préquelle de la série et ça a été une très bonne chose puisque cela a débloqué ma “panne”.

Ce n’est pas le seul détail qui m’a bloquée, je vais en énumérer trois autres afin d’en être débarrassée mais cela ne reflète en rien mon ressenti final puisque j’ai adoré cette lecture et ce, malgré ce début chaotique.
Dans le premier tiers, on trouve énormément de répétitions de mots de liaison (et ou mais notamment et principalement) ; j’ignore si c’est un souci de traduction, c’est fort possible puisque je n’ai jamais ressenti ce frein à la lecture d’autres livres de Patricia Briggs. Par la suite, cela s’améliore.
De plus, j’ai eu du mal à me faire une idée de la relation qu’Anna entretient avec Charles, c’était froid et en même temps, pas tant que cela ; une impression d’étrangeté renforcée par la sensation d’avoir manqué un bout d’histoire. Une fois lues les Origines, c’est passé.
Quant au personnage d’Anna, il m’a été difficile de m’y attacher, son côté légèrement pleurnichard (“qu’est-ce que j’ai mal fait ?” à chaque fois qu’un de ses comparses se mettaient en colère) m’a un peu saoulée parce que je trouvais les réactions des autres loups qui l’entouraient parfaitement normales et elle pas – alors d’accord, elle a beaucoup de lacunes quant aux règles de vie des loup-garous puisque son ancien clan l’a laissée ignorante dans ce domaine, mais il suffit de connaître un minimum les loups pour comprendre… ou même de simplement d’écouter son instinct. Par contre, ne croyez pas qu’elle m’a dérangée ; par la suite, elle évolue doucement mais sûrement… Elle manque encore d’initiative mais mon petit doigt me dit que ça va venir.

Les gros points forts en ce qui me concerne sont les suivants :
On découvre le clan du Marrok d’un autre point de vue, plus objectif, bien différent de ce que Mercy Thompson ou Samuel nous en ont dit dans la saga principale.
Bran sort également de son rôle de chef intouchable et froid que réclame son rang pour se dévoiler encore davantage protecteur que ce qu’on en savait. On en apprend plus sur son passé, les fêlures qu’il cache à merveille. Il en paraît plus humain mais en même temps plus terrifiant.
Quant à l’histoire, elle est loin d’être ce qu’elle semble : Charles ramène Anna avec lui à Aspen Creek, il a du mal à se remettre de ses blessures de Chicago. Malheureusement, les ennuis n’attendent pas qu’il se rétablisse et il doit rapidement reprendre son rôle d’homme de main (tueur aurait mieux convenu) du Marrok, afin de traquer un loup solitaire qui commet agressions et meurtres dans la région. Seulement, les apparences sont trompeuses. Je redoutais que l’auteure ne tourne en rond et reste cantonnée aux loup-garous, vampires, faës mais ce premier tome nous révèle que c’est loin d’être le cas. Elle a réussi à me surprendre surtout de par l’approfondissement de son “bestiaire” fantastique.
Une fois dans la forêt, le récit en devient passionnant, haletant et on n’a qu’une envie, dévorer les pages le plus rapidement possible pour arriver à la conclusion de ces terribles événements et pouvoir souffler… du moins, on l’espère.

J’ai adoré ce premier tome malgré un début difficile et j’ai hâte de découvrir le prochain.

Challenge Coupe des 4 maisons :
2ème année : Niffleur – le premier tome d’une saga – 20 points

Alpha & Omega, hors-série : L’origine – Patricia Briggs

Titre: L’origine
Saga: Alpha & Omega, hors-série
Auteur: Patricia Briggs
Éditeur: Milady
Nombre de pages: 122
Quatrième de couvertureAnna est un loup-garou.
Elle découvre un nouveau sens à son existence quand le fils du chef des siens débarque en ville pour réprimer les troubles au sein de la meute de Chicago et qu’il insuffle à Anna un courage qu’elle n’avait encore jamais ressenti.

Il ne m’a pas fallu longtemps pour lire cette “préquelle”, si je peux l’appeler ainsi : deux petits jours et c’était plié. C’est sûr, il a peu de pages et est écrit relativement gros mais au-delà de ça, il est vraiment passionnant.
J’avais d’abord commencé semaine dernière le premier tome de la saga Alpha & Omega, mais j’ai malheureusement dû le mettre en pause : j’avais la désagréable sensation d’avoir loupé quelque chose et puis, je n’arrivais pas à accrocher aux personnages de Charles et Anna. Une fois ma décision prise, je me suis lancée dans la découverte de ce petit roman et je n’ai pas été déçue, il permet de mieux appréhender les prochains, de mieux comprendre la relation qui lie les deux protagonistes mais également un certain nombre de remarques que se fait notre héroïne par la suite.

On découvre donc Anna, louve-garou depuis trois ans, qui vit au sein de la meute de Léo, à Chicago. On apprend rapidement certains détails sur sa vie et on se rend assez vite compte que quelque chose cloche, surtout si on a déjà lu quelques tomes de la saga Mercy Thompson du même auteure. Elle décide donc de désobéir à l’ordre de son Alpha et de contacter le Marrok (chef suprême des loups-garous d’Amérique ou un truc du genre – bref, Marrok est bien moins pompeux et plus rapide). Ce dernier envoie son fils, Charles, afin d’enquêter sur toutes les incohérences relevées.

J’ai adoré cette lecture : c’était rapide, le personnage d’Anna m’a bien plu, elle est bien dépeinte et son rapport à sa louve est également bien mise en scène. Elle reste malgré tout effacée. J’ai bien aimé la manière dont évolue doucement sa relation avec Charles. Cela explique bien des choses pour plus tard.
Pour l’intrigue en elle-même, j’avais deviné qui était responsable des soucis dans la meute mais je n’arrivais pas à comprendre la raison de ce désordre – ce qui est bien naze, j’aurais dû le voir venir après avoir lu la moitié du premier tome. Je ne vais pourtant pas pleurer, c’est pas plus mal ainsi, puisque cela m’a donné envie d’avancer vite, ce que j’ai fait.

Challenge Coupe des 4 maisons :
1ére année : Réducto – un livre de moins de 150 pages – 10 points

Alice Royale, tome 1 : Le lapin blanc – Céline Mancellon

Titre: Le lapin blanc
Saga: Alice Royale, tome 1
Auteur: Céline Mancellon
Éditeur: Sharon Kena
Nombre de pages: 138
Quatrième de couvertureSection paranormale des forces de l’ordre de Lauriennas.
Suite à un étrange e-mail, Alice Royale, enquêtrice fraîchement libérée du Centre des Êtres Clonés, se rend dans une discothèque où Humains et Vampires se côtoient. Sa nature l’a dotée de facultés psi lui permettant l’immunité contre les attaques psychiques des créatures aux dents longues. Mais à peine a-t-elle accepté la mission qu’une autre se présente à elle… et son partenariat avec l’inspecteur Villard, spécimen masculin un brin chatouilleux et susceptible, risque fort de perturber la petite vie tranquille qu’elle menait jusque-là.

Cela fait un moment que j’avais ce livre dans ma Pile A Lire et j’ai profité du Challenge des 4 maisons pour le sortir. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en le commençant.

Dès le début, on suit Alice Royale, un personnage un peu froid, très protocolaire et surtout décalée par rapport au monde où elle évolue. C’est une femme clonée qui est sortie depuis peu du centre dans lequel elle et ses congénères ont toujours vécu.
Dans un premier temps, elle m’a beaucoup fait penser à Alexia Tarabotti de la saga Le Protectorat de l’Ombrelle de par ses réactions et sa façon de parler plutôt élégante ; pourtant assez vite, la ressemblance s’arrête là : déjà, elle est bien plus naïve, de plus, il lui arrive parfois de ne pas comprendre toutes les situations dans laquelle elle se trouve, elle a surtout du mal avec les allusions sexuelles ce qui la place dans des contextes particulièrement dérangeants pour elle… et amusant pour le lecteur.
Comme dans pas mal de série Bit-Lit, on y retrouve vampires, démons, métamorphes, etc. Le côté original est qu’ils ne vivent pas cachés, ils côtoient les humains naturels et au sein du commissariat de Lauriennas, Alice Royale dirige un département spécial permettant à ces créatures d’employer les mêmes méthodes policières que les normaux ; ils sont également issus d’une dimension parallèle et peuvent passer de l’une à l’autre – de ce que j’en ai compris, ils doivent y être appelés et sous contrat, quelque chose comme cela.

J’ai trouvé deux choses dommages :
le nom du livre fait clairement allusion à Alice au pays des Merveilles mais à part les titres de chapitres, j’ai trouvé le rapport assez ténu.
c’était beaucoup trop court, j’aurais aimé continuer ma plongée dans cet univers entêtant.

Ça s’est lu très vite, en l’espace de deux petits jours. J’ai adoré cette lecture – à la limite du coup de cœur -, j’ai passé un excellent moment et j’ai bien ri.

Challenge - Coupe des 4 maisonsChallenge Coupe des 4 maisons :
Item éphémère : CHOCOGRENOUILLE un livre ayant sur sa couverture un lapin ou un œuf (du 16 au 23 avril) 200 points