Bloody Harry, tome 1 : La BD dont il ne faut pas prononcer le nom ! – Alexandre Arlène

Titre : La BD dont il ne faut pas prononcer le nom !
Saga : Bloody Harry, tome 1
Auteur : Alexandre Arlène
Éditeur : Jungle !
Nombre de pages : 78
Quatrième de couverture : La prophétie raconte que cette BD est la plus drôle du monde des sorciers et que chaque page a été enchantée pour vous faire mourir de rire ! C’est un artefact bien trop dangereux… mieux vaut ne pas l’ouvrir !!

J’ai découvert cette bande-dessinée grâce aux 48h BD et j’en suis bien contente parce que c’était très drôle.
Par contre, ma chronique ne va pas être très longue : je n’ai pas grand chose à en dire et mon résumé, qui d’habitude prend un paragraphe entier, est inexistant.

On a droit à 75 pages de courtes histoires de type strip. Comme l’indique le titre, c’est une parodie de la saga Harry Potter. Ça couvre environ les quatre premiers tomes ou films, je ne saurais dire.
On y retrouve plein de références très geekesques (le chat-bus, docteur Who, Retour vers le futur, tortues ninjas…). Les reconnaître m’a enthousiasmée.
Certaines chutes étaient faciles, mais il fallait y penser. J’avoue avoir ri à une bonne majorité des blagues.

Les dessins sont sympathiques, clairement caricaturaux. C’est très gore… en tout cas souvent, mais avec un titre comme Bloody Harry, il ne pouvait en être autrement.
J’aimerais bien pouvoir rédiger un paragraphe sur les personnages, mais j’en suis incapable : il y a trop de protagonistes et ils ne sont pas assez développés pour ça.

J’ai passé un agréable moment, ça s’est lu très vite. J’ai bien aimé cette lecture, il faudra que j’essaie de trouver les autres.

De bons présages – Terry Pratchett & Neil Gaiman

Titre : De bons présages
Auteur : Terry Pratchett & Neil Gaiman
Éditeur : J’ai Lu
Nombre de pages : 445
Quatrième de couverture : L’Apocalypse aura lieu samedi prochain, après le thé ! Ainsi en ont décidé, d’un commun accord, les forces du Bien et du Mal. L’Antéchrist va fêter ses onze ans. Son éducation a été supervisée par un ange, Aziraphale, et un démon, Rampa, résidents sur Terre depuis l’époque de la première pomme. Mais voilà, suite à un coup du sort, l’enfant a été échangé à la maternité. Le vrai Antéchrist se nomme Adam et vit dans la banlieue londonienne. Et ça, ça change tout ! Une course contre la montre commence alors pour l’ange et le démon qui, finalement, se disent que la race humaine ne mérite pas son sort…

Il y a quelques mois, on a regardé la série Good Omens en famille et on a adoré. Ça m’a donné envie de découvrir le roman et de voir s’il y avait des différences. Bon, je vais mettre les choses au clair tout de suite : la série est tellement bien faite, que lire ce récit ne m’a pas apporté grand-chose. Il y a bien des commentaires drôles qui n’ont pas pu être adaptés à l’écran, mais pour l’essentiel, les acteurs sont si doués que leur jeu retranscrit parfaitement les sarcasmes et les facéties des écrivains.

Rampa est un démon qui vit sur terre depuis des siècles. Il est chargé de déposer l’Antéchrist dans un le couvent de l’ordre Babillard de Sainte-Béryl ou le nourrisson doit être échangé avec le fils d’un diplomate fraîchement né. Malheureusement, la sœur qui doit s’en charger se trompe de couple : elle avait une chance sur deux.
Rampa et son acolyte Aziraphale qui est un ange décident de défendre chacun leur camp en participant à l’éducation de cet enfant, en réalité aucun ne souhaite la fin du monde et préfère aider un peu le destin. Qu’est-ce qui est le plus fort : la génétique ou l’éducation ?
Onze années passent, le Molosse de l’Enfer doit retrouver son maître, mais il ne vient jamais…. oups, y aurait-il une erreur ?
Tous les protagonistes convergent tous vers même endroit, l’Apocalypse aura-t-elle lieu ?

J’ai adoré les personnages :
– Adam et sa bande m’ont un peu ennuyée à la longue… pas étonnant, ils ont 11 ans, une imagination débordante et des idées saugrenues plein la tête… c’était à la fois drôle et désarmant.
Rampa et Aziraphale sont mes chouchous : leur relation est exceptionnelle, leur complicité les rend attendrissants et leurs joutes verbales sont intéressantes. Je regrette presque qu’ils n’aient pas été plus présent… genre tout le temps là !
Anathème m’a touchée, elle est adorable… un peu trop attachée aux prophétie de son ancêtre Agnès Barge, mais ça fait partie de son charme.
– Newt et l’ordre des inquisiteurs m’ont laissée indifférente… même si les imprécations de Shadwell contre madame Tracy m’ont fait rire.

La plume des deux auteurs se marie à merveille, impossible de savoir qui a écrit quoi, même si certains délires étaient quand même très pratchettien. Même si je connaissais l’histoire du début à la fin et que c’était sans surprise, j’ai passé un excellent moment. J’ai adoré cette lecture.
La fin laisse supposer une suite, mais avec le décès de Pratchett, j’ai bien peur qu’un second tome ne voit jamais le jour. Il faudra que je me rabatte sur la saison 2 de Good Omens qui a été annoncée l’an dernier.

Coupe des 4 maisons :
Oeufs de Doxy (potion de longue décoction) – un livre écrit à 4 mains (finir avant le 28 février) ?? points

Cher Père Noël, sors-moi de là ! – Ena Fitzbel

Titre : Cher Père Noël, sors-moi de là !
Auteur : Ena Fitzbel
Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages : 320
Quatrième de couverture : Embarquez pour un road-trip hivernal 100 % drôle et pétillant !
Élève vétérinaire et maman d’un adorable carlin, Fleur se réjouit de rencontrer Arnaud Genty. Arnaud, son sauveur tombé du ciel, qui, en pleine grève nationale des transports, va la conduire dans le sud où elle doit fêter Noël chez sa mère. Mais le jour J, Fleur découvre avec stupeur un odieux personnage détenteur d’un SUV hyperpolluant et qui, cerise sur le gâteau, déteste les animaux !
Avec force persuasion, la jeune femme, qui n’a ni sa langue dans sa poche ni l’envie de laisser son cher Orion sur le trottoir, fait flancher le spécialiste de la finance. Les deux trentenaires s’embarquent alors dans un road-trip sur les routes de France en compagnie d’un chien péteur et d’auto-stoppeurs déjantés…

Quand on me connaît, il paraît évident que j’ai acheté ce roman spécialement pour la période de Noël, plus exactement pour l’un des challenges auquel je participe.
Ce n’est habituellement pas mon genre de lecture.

Pour les fêtes de Noël, Fleur doit aller chez sa mère à Aix-en-Provence, malheureusement une grève massive des trains l’en empêche.
En parallèle, Arnaud doit se rendre dans le sud de la France pour le travail. Sa mère, qui est amie avec celle de Fleur, organise un covoiturage. Il accepte à contrecœur et compte bien le faire ressentir à sa compagne de voyage.

Tout les oppose : elle est plutôt sympathique et adore les animaux notamment son chien Orion qu’elle a emmené avec elle ; lui est désagréable, matérialiste et aime sa nouvelle voiture, une Range Rover que le carlin de Fleur va se faire un plaisir d’étrenner.
Je suis partagée quant à cette histoire : il y a du bon et du moins bon.
Le gros point noir pour moi, ce sont les personnages :
Fleur est gentille, mais elle est limite ennuyeuse et surtout, elle se laisse malmener, sauf vers la fin, mais j’y reviendrai.
Arnaud est un connard fini. Il est antipathique. J’ai essayé de m’accrocher à son côté sympa notamment quand il est avec Orion, mais ses changements d’attitude et de ressenti sont si brusques que ce n’était pas crédible. J’ai fini par me dire qu’il était bipolaire. En tout cas, ça se voulait drôle, mais c’était juste désagréable.
Julien est un emmerdeur fini et je suis bien incapable de savoir si j’ai apprécié sa présence ou non.

Autre souci : les saloperies que se font les personnages dans les derniers chapitres. Sur tout le trajet, ils se cherchent des noises, ça m’a fait plus d’une fois sourire, mais ils font deux choses que j’ai trouvé mesquin et limite impardonnable ! Là, je parle de l’histoire des gendarmes et celle du géniteur, ce ne sont pas des accidents, c’est fait sciemment (pour blesser) et à mon sens c’était grave, après ça je ne vois pas comment ça pouvait bien se finir entre eux. Je reste volontairement vague pour ne pas spoiler, mais ça m’a gâché le plaisir de cette lecture.

Parce que malgré des personnages controversés, j’ai aimé ce roman : il m’a fait du bien et j’avais besoin de ça. C’était frais et léger, ça s’est lu rapidement (à peine 3 jours). J’avais envie de savoir comment la relation entre Arnaud et Fleur allait pouvoir évolué dans un tel contexte.
Un avis en demi-teinte : une trame sympathique et une lecture plaisante malgré des personnages agaçants et une fin incohérente.

Coupe des 4 maisons :
Astronomie (4ème année) – un livre avec des objets célestes sur la couverture40 points

Cold Winter Challenge :
Magie de Noël
– All I want for Christmas (romance de Noël, amour, amitié – option pendant l’Avent, Noël, jour de l’an)

Un monde (presque) parfait – Jack Koch

Titre : Un monde (presque) parfait
Auteur : Jack Koch
Éditeur : Editions du Long Bec
Nombre de pages : 160
Quatrième de couverture : – Il y a des nouveaux là-bas qui voudraient du papier et des crayons…
Publiées ces dernières années sur son blog, les dessins de Jack Koch ont été vus et partagés sur les réseaux sociaux de très nombreuses fois.
Un regard tour à tour drôle, bienveillant ou sans concession sur notre monde et qui nous amène à réfléchir…

Je m’attendais à une lecture assez moyenne, redoutant surtout de ne pas comprendre les références aux sujets d’actualité tels que la politique ou d’autres événements marquant un tournant historique parce que je suis très peu les informations.
Heureusement, Jack Koch a su anticiper un tel manque d’intérêt du lecteur et illustre judicieusement des nouvelles (année 2017-2018 environ ) tellement connues que même moi, j’en ai entendu parler. Pfiou, l’honneur est sauf !

On retrouve de petites illustrations sur différents thèmes : les attentats, le racisme, la politique, le dérèglement climatique, le décès de célébrités, le sport, etc.
Les planches sont classées selon l’événement auquel il fait référence et un petit titre l’accompagne, ce qui les replace dans le contexte et ça, c’est top. Pour donner une idée plus précise à mon baragouinage : une dizaine d’image dans la catégorie titrée “Attentat contre Charlie Hebdo“.

Les dessins plus ou moins caricaturaux sont assez classiques, mais j’ai apprécié ça : c’était plaisant à contempler, sans prise de tête. J’avais vu certaines illustrations passer sur les réseaux sociaux, mais j’ignorais que c’était de cet auteur.
J’ai adoré cette lecture, c’était parfois drôle, d’autres fois sarcastique. On ne sait jamais à quoi s’attendre sur la page suivante. Habituellement, je trouve ça déroutant, mais pas là : la surprise était nécessaire et je ne me suis pas ennuyée un seul instant… hier soir, à 1h du mat, j’ai même eu beaucoup de mal à fermer cette bande-dessinée pour dormir, ce qui n’arrive pas souvent.
Ce fut une belle découverte et j’ai passé un très bon moment.

Princesse Libellule 3 : déteste les contes de fées – Alexandre Arlène & Stéphanie Bellat

Titre : Princesse Libellule déteste les contes de fées
Saga : Princesse Libellule 3
Scénario : Alexandre Arlène
Illustrations : Stéphanie Bellat
Éditeur : La boîte à bulles
Nombre de pages : 64
Quatrième de couverture : Du haut de son donjon, Libellule attend toujours. La jeune et jolie princesse n’a pas perdu espoir de voir venir l’amour, qu’elle n’a malheureusement pas trouvé en la personne de ce prince charmant inconsolable qu’elle a maintenant sur les bras… Heureusement, ses fidèles amis sont là pour la soutenir : Moineau ? sa conscience trop rabat-joie ? le miroir magique ? pas si magique que ça ? une horde d’oiseaux gloutons, un dragon passablement inutile et Plumeau, son fidèle serviteur parti en quête de princes à inviter. Mais de leur côté, l’Amour et le Destin s’en donnent à cœur joie pour faire tourner la jeune fille en bourrique. La vie de princesse est décidément bien difficile ! Mais ?… Mais ?… serait-ce un, deux, non, cent chevaliers que l’on aperçoit au loin ? Est-ce la délivrance tant attendue ? Ou le début des ennuis ?

C’est le troisième et dernier tome de cette saga… je ne le savais pas et je ne m’y attendais pas.
En tout cas, tout au long de cette lecture, rien n’indique la fin avant les cinq dernières pages. C’était abrupte, mais bien joué.

Il ne se passe pas grand-chose.
Libellule continue à se morfondre dans sa tour. Elle héberge le prince pleurnichard, celui qui est amoureux de la princesse rivale du second tome.
Les zozios continuent de faire n’importe quoi.
Le miroir oscille entre utilité et inutilité.
Quant à l’ours cuisinier, il est parti en quête de princes charmants pour sa maîtresse. On ne voit pas la préceptrice puisqu’il neige et que les routes sont bloquées.
On a deux nouveaux personnages : Amour et Destin, mais on ne sait pas trop s’ils existent réellement ou si c’est Libellule qui les invente et imagine leur conspiration.

Ma chronique va être super courte, y a pas grand-chose à dire.
J’ai bien ri dans ce troisième tome, autant que pour le premier. Je pensais qu’il y aurait une satyre des contes de fées, mais ce n’est pas le cas, quelques allusions à certains contes, sans plus : j’ai trouvé Libellule étonnamment moins cynique que dans les précédents, ça ne m’a pas déplu.

J’ai aimé ce troisième tome, je suis contente de l’avoir lu et soulagée que ce soit le dernier.