Putain de chat, tome 1 – Lapuss’

Titre: Putain de chat, tome 1
Auteur: Lapuss’
Éditeur: Monsieur Pop Corn
Nombre de pages: 62
Quatrième de couvertureVous aimez les chats? Ils sont mignons, joueurs et espiègles, et leurs yeux sont remplis de malice quand ils vous réclament une caresse ou des croquettes.
En apparence seulement, car un funeste dessein les ronge au plus profond de leur âme et seul votre malheur les intéresse.
Au péril de sa vie, Lapuss’ vous dévoile enfin ce qu’il se passe dans la tête de l’animal le plus maléfique de la création : le chat.

Cela fait un moment que je l’ai vu à la fnac et cette fois, l’occasion m’a été offerte de le lire, j’en ai donc profité.
J’avais déjà vu des strips de Lapuss’ sur le net et j’avais bien ri, mais j’ignorais qu’ils étaient compilés dans cette sympathique BD.

La page de garde annonce d’office ce qui nous attend par la suite : une bonne tranche de rigolade !
Le héros adopte un chaton pas très commode. L’humain essaie de tout faire pour rendre son félin heureux alors que l’animal le méprise de la pire des façons, lui pourrit la vie et tente même de le tuer. Je ne suis pas sûre que pour ce dernier point, il souhaiterait vraiment sa mort, mais il essaie quand même entre autre de lui faire un croche-patte mortel.
Seul bémol en ce qui me concerne dans cette bande-dessinée est que le chat est noir. Les gens ont déjà tellement de préjugés sur les chats noirs et là, ça en rajoute, d’autant qu’il est quand même salement maléfique ce putain de chat.

Les dessins sont simples et efficaces : on comprend aisément les messages que Lapuss’ essaie de nous faire passer.
L’auteur nous présente toute une série de tranches de vie qui parleront à toute personne vivant avec un chat, sauf que là, il se place dans les pensées du félin, un animal de compagnie particulièrement cynique.
J’ai énormément ri au fil des pages. Et j’étais presque déçue une fois arrivée à la fin. C’est un coup de cœur pour ce premier tome.

Les couleurs des tumuli, un jour à Gyeonju – Elisa Haberer & Simon Hatab

Titre: Les couleurs des tumuli, un jour à Gyeonju
Photographe: Elisa Haberer
Auteur: Simon Hatab
Éditeur: Atelier des cahiers
Nombre de pages: 125
Quatrième de couvertureLes Couleurs des tumuli est un livre qui fait cohabiter deux récits – l’un photographique, l’autre textuel – qui se déroulent entre Paris et Gyeongju en Corée du Sud. La photographe Elisa Haberer est née à Gyeongju puis a été adoptée en France dès ses premiers mois. En 2014 elle y retourne pour la première fois. Partant de l’endroit où elle est née – l’ancienne maison d’une sage-femme transformée en magasin d’ustensiles de cuisine – elle décide d’explorer et de photographier Gyeongju.
A partir d’un lieu qui lui est à la fois proche et étranger, elle part à la rencontre d’un quartier, d’une ville et de ses habitants. Au retour de son premier voyage en septembre 2014, elle débute une série d’entretiens sur ce projet avec Simon Hatab, dramaturge et auteur. Ce dialogue qui s’étend sur deux ans forme la matière d’un récit à mi-chemin entre le biographique, le carnet de voyage et le journal de création.
Au-delà de la quête mémorielle, il développe une réflexion sur l’art photographique, sur notre rapport au temps et sur la construction de notre identité.

Je tiens tout d’abord à remercier la Masse Critique Babelio ainsi que l’Atelier des Cahiers pour m’avoir permis de découvrir ce sympathique ouvrage.

J’avoue que pour une fois, ce n’est pas la couverture qui m’a poussée à postuler pour cette œuvre, mais bien le résumé. J’étais curieuse de découvrir ce voyage vers ses origines, ce parallèle entre Paris et Gyeongju.
L’album se divise en deux parties :
– des photographies de lieux qu’Elisa Haberer a visité et de personnes qu’elle a rencontrées.
– le texte de Simon Haberer.

Je ne savais pas trop comment lire ce carnet de voyage et aucun indice ne nous est donné au début sur la marche à suivre. Je l’ai donc lu normalement en m’arrêtant sur chaque photo, en les détaillant, m’en imprégnant, essayant de retenir ce qu’indiquait la légende. J’ai trouvé certaines photos fascinantes, d’autres retranscrivent la vie de leur personnages de manière neutre. En tout cas, aucune ne m’a laissé indifférente et toutes m’ont interpelée.
C’est lorsque je me suis lancée dans le texte que j’en ai compris toute l’importance. Dans le récit que fait Simon Hatab, les lieux sont indiqués. A chaque mention d’endroit, je revoyais les photos correspondante, elles surgissaient, s’imposaient à moi. J’ai eu l’impression très forte d’avoir été aux côtés d’Elisa et de me souvenir de ces endroits, des personnes qu’elle a rencontrées et dont elle ne parle pas la langue. J’ai vraiment eu la sensation de faire partie de ce carnet de voyage et c’était aussi plaisant que déstabilisant.


Pourtant, ce n’est pas à proprement parlé un récit de voyage. Certes, il est séparé en trois parties qui correspondent aux trois séjours suivis des retours à Paris qu’a faits Elisa, ce n’est pas pour autant une histoire traditionnelle. Ce sont davantage plus des notes prises et retranscrites à vif, des phrases et réflexions qu’elle s’est faites au fil de son voyage, des bribes de conversations entre la photographe et l’auteur. Ce qui permet à Simon Hatab de se l’approprier en quelque sorte en rebondissant sur ses pensées et en partageant son vécu avec le lecteur. C’est à la fois désordonné tout en restant ordonné et cohérent. Une sensation étrange, toutefois intéressante.
Par contre, j’ai trouvé dommage qu’on n’en apprenait pas suffisamment sur les gens qu’Elisa Haberer a rencontrés, sur leur mode de vie, sur ce que lui a apporté ces contacts, etc.

J’ai beaucoup aimé découvrir cet ouvrage. il était aussi dépaysant qu’intéressant.

Journal intime d’une femme enceinte – Colombe Linotte & Nathalie Jomard

Titre: Journal intime d’une femme enceinte
Auteur: Colombe Linotte
Illustratrice: Nathalie Jomard
Éditeur: First
Nombre de pages: 160
Quatrième de couverture: L’alsacienne Maryline Kuehn, 35 ans, conceptrice rédactrice, bloggeuse et croqueuse du quotidien, se glisse dans la peau de Colombe Linotte pour nous raconter 9 mois de sa vie d’une façon aussi personnelle qu’universelle.

Cela fait plus d’un an que mon amie Séverine m’a prêté ce “journal intime” qui l’a beaucoup amusée. Je me suis dit que l’été était la période la plus propice pour découvrir cette lecture fraîche? Je ne sais pas trop dans quelle catégorie la ranger : entre le témoignage humoristique et chick-lit (un peu des deux ?).

Pendant neuf mois, Colombe Linotte nous raconte les péripéties aussi ennuyeuses que drôles qui parsèment sa vie, et cela au rythme d’un billet, plus ou moins court, par jour. On a droit à ses déboires avec les fromages, à ses mésaventures avec son chat Luluchatigré ou aux situations rendues absurdes par l’incompréhension des messages lancés à Le Mâle.

Même si ça se lisait vite, j’ai eu un peu de mal au début. Les textes sont drôles, mais un peu répétitifs et pas forcément passionnants – un peu comme la vie d’une femme enceinte les premiers mois – ce qui m’a freinée.
Par contre, j’ai beaucoup aimé les illustrations de Nathalie Jomard. Il n’y en a pas énormément, mais j’ai adoré les contempler, je me suis bien marrée. J’aurais préféré qu’il y en ait davantage, c’est dommage. Tant pis, ça me donnera l’occasion de découvrir d’autres titres de cette dessinatrice.

Ce fut une lecture plaisante, ultra-rapide et amusante. J’ai passé un très bon moment.

Être divisé – Blanche Edenn

Titre: Être divisé
Auteure: Blanche Edenn
Éditeur: Plume Blanche
Collection: Plume Noire et Plume de Poche
Nombre de pages: 168
Quatrième de couvertureOn a tous envie de quelque chose, du chocolat pour certains, de l’argent pour d’autres.
Et on fait en sorte que ce besoin soit comblé.
Cat a envie de quelque chose de précis, sa vie à elle, cette vie qui devrait être sienne. Et elle compte bien faire en sorte d’assouvir son désir.
Envier. Désirer. Obtenir.

Cette année, j’ai à nouveau participé à l’Opération Club SummerTime organisé par les éditions Plume Blanche que je remercie chaleureusement pour ce service presse.

La couverture m’intriguait beaucoup. Je la trouvais simple et jolie, mais en même temps, le personnage avait un petit quelque chose de rebutant.
Dès les premières pages, on se retrouve aux côtés de la narratrice.
Elle assiste à la naissance de deux petites filles. Au début, on ne sait pas trop ce qu’est cette observatrice : un fantôme ? un ange ? un démon ? En tout cas, elle semble impliquée personnellement dans cet événement.
Rapidement, l’auteure met le mot d’ombre sur l’héroïne ce qui m’a permis de me libérer de cette première interrogation et de me concentrer pleinement sur le récit. Cette ombre suit la famille des fillettes, elle contemple leur vie et les envie jusqu’au jour où, n’y tenant plus, elle parvient à prendre la place d’une des enfants.
Mais une fois dans la place, tout ne se passe pas comme prévu.

On sent que le personnage principal de Être divisé est torturé. Elle voue une fascination malsaine pour “sa” mère et tout au long de l’histoire, je n’ai pas pu m’empêcher de me demander à quel moment elle allait céder à ses impulsions et de quelle façon. Cela a rendu ce roman particulièrement addictif.
Il n’y a qu’un moment où je me suis un peu essoufflée, c’est lorsque Cat parle de “Ça” : ça tournait un peu en rond et l’histoire en est devenue prévisible.
J’ai également aimé la conclusion parce qu’on a la réponse qu’on se pose depuis le début : Qu’est l’ombre ? Par contre, trois questions restent en suspens : qu’est l’homme en noir ? Pourquoi Cat suit-elle ses “ordres” ? Qu’ont fait les parents pour arriver à une telle situation ? Doit-on s’attendre à une suite ou un spin-off ?

J’ai beaucoup aimé cette lecture que j’ai trouvé un brin addictive. Ce fut une belle découverte.

Le voleur de magie, livre 1 – Sarah Prineas

Titre: Le voleur de magie, livre 1
Auteur: Sarah Prineas
Éditeur: Gallimard
Nombre de pages: 328
Quatrième de couverturePar quel prodige Conny n’est-il pas foudroyé sur-le-champ lorsque, un soir de brouillard, il dérobe la locus magicalicus, la précieuse pierre appartenant au magicien Nihil Fugacious. Intrigué, celui-ci prend le jeune voleur sous son aile et décide d’en faire son apprenti. Mais Conny joue-t-il-un rôle dans les évènements étranges qui inquiètent les habitants de la ville de Wellmet ?

La chose qui saute immédiatement aux yeux et qui a arrêté mon regard, c’est la couverture. Je la trouvais très jolie avec ses dorures. La quatrième de couverture ne m’a pas attirée plus que cela, et heureusement que je ne me suis pas basée dessus, je ne l’aurais jamais acheté autrement et je serais passée à côté d’un premier tome génial. Ç’aurait été dommage.

Dès les premières pages, j’ai été happée par l’univers instauré. Il n’y a pas beaucoup de descriptions, mais le récit est suffisamment bien mené pour nous plonger dans une atmosphère pleine de magie.
Connwaer, un jeune voleur, tente de dérober la pierre magique ou locus magicalicus du sorcier Nihil. Elle aurait dû détruire le vaurien mais il n’en a rien été. Ce qui intrigue Nihil qui décide de le prendre à son service en tant que domestique ce qui ne plaît pas au héros du roman ; en effet, le jeune garçon est persuadé d’être l’apprenti du magicien. De son côté, Nihil n’a que peu de temps à consacrer à Conny parce qu’il est chargé de découvrir la raison pour laquelle la magie décline dangereusement à Wellmet.

Le scénario n’a rien d’extravagant, pourtant, j’ai adoré ce roman. J’ai eu l’impression de voyager, de suivre Conny à travers ses périples. C’était aussi dépaysant que l’a été la saga Rose de Holly Webb.
De plus, les dessins qui parsèment les pages rendent l’immersion plus facile. J’ai trouvé cela super agréable au début, par contre, au bout d’un moment, les illustrations reviennent en boucle, c’est un peu dommage !
Ç’a été une lecture attractive à souhait. J’ai eu beaucoup de mal à m’arrêter et à l’heure actuelle, j’ai autant de difficultés à ne plus y penser tant cet univers est entêtant.
Oui, vous l’aurez compris, c’est un gros coup de cœur pour ce premier tome. J’ai le 2 dans ma bibliothèque et je viens de m’acheter le trois pour avoir la collection complète.