Candy Candy, tome 3 – Yumiko Igarashi et Kyoko Mizuki

Titre: Candy Candy, tome 3
Scénario: Yumiko Igarashi
Dessins: Kyoko Mizuki
Éditeur: Kodansha France
Nombre de pages: 205
Quatrième de couverture: Les aventures, les drames et les amours de Candy Neige, jeune orpheline américaine au début du XXeme siecle, de sa naissance à l’age adulte. Elevée dans la maison de Pony où elle passe son enfance en compagnie de son amie Annie, Candy a un tempérament trop prononcé et ne parvient pas à trouver une famille d’accueil. Tous ses amis la quitte peu à peu, mais lors de son 12eme anniversaire, elle est choisie pour devenir demoiselle de compagnie auprès des enfants de la famille Legrand, Elisa et Daniel, bien décidés à lui en faire voire de toute les couleurs. Candy va vivre un véritable enfer avec pour seul réconfort l’amour qu’elle porte pour leur cousin, Anthony, et celui pour le petit prince de la colline de son enfance…

Dans le tome précédent, on a abandonné Candy à la maison de Pony, elle s’y est exilée après la mort prématurée d’Anthony. Mais c’est sans compter l’once William qui désire faire de notre héroïne une lady. Pour ce faire, il l’envoie dans un pensionnat à Londres. Elle rencontre Terry G. Grandchester sur le ferry qui l’emmène en Angleterre et les frères Conwell, Archibald et Alistair, l’attendent sur les quais. Ils sont également au pensionnat avec Elisa et Daniel, sans eux, la vie de notre orpheline serait monotone ! Si on exclut Terry, on retrouve également un nouveau personnage : Patricia. Puis Annie fera tout doucement son apparition.

Comme les précédents, cela s’est lu super vite.
La qualité d’impression est excellente sur ce troisième tome. Les dessins sont toujours aussi shôjos et j’aime ça, je me suis arrêtée régulièrement sur les illustrations, c’était d’autant plus plaisant qu’aucune planche ne bavait ni n’était à demi-effacé comme dans les précédents.
Pour l’histoire, cela continue d’avancer vite : on découvre que bon nombre d’événements sont similaires au dessin animé ce qui était chouette – un peu comme quand on retrouve un vieil ami que l’on a toujours connu, même si bien entendu, ces moments sont bien plus courts que dans l’animé.

Une chose m’a fait tilter : à un moment, Candy parle de Capucin qui doit être dans le zoo avec Mr Albert (oups, spoil or not spoil ?). Dans une image plus loin, elle y fait allusion en tant que la mouffette de son ami… Je n’ai pas le souvenir d’avoir appris son nom dans les précédents, je me pose donc la question quant à la traduction, est-elle vraiment bonne ou a-t-elle été modifiée pour coller plus près à la version française ? Mystère et boule de gomme…

Dans l’ensemble, j’ai bien aimé ce troisième tome, même si j’avais la sensation que cela se passait plus lentement que les deux premiers volumes parce que Candy vit moins de choses, c’est donc un peu moins intense.

Ma belle-mère me déteste (et je le lui rends bien) – Laure Allard d’Adesky

Titre: Ma belle-mère me déteste (et je le lui rends bien)
Auteure: Laure Allard d’Adesky
Éditeur: Plumes du web
Nombre de pages: 172
Quatrième de couvertureEn amour, la lutte peut être terrible…
Anaëlle est aux anges ! Elle a l’impression de vivre un merveilleux conte de fées : l’amour qui l’unit à Axel, son meilleur ami, est sur le point de se concrétiser !
Lorsque les cloches sonnent, les amoureux se jurent amour éternel, « pour le meilleur et pour le pire ». Mais c’est sans compter Diane, la mère du prince charmant, qui a décidé de montrer à sa belle-fille ce qu’était « le pire ».
Entre coups bas et sournoiseries, Anaëlle va devoir composer avec sa belle-mère pour laisser une chance à son mariage.

Avant toute chose, je tiens à remercier chaleureusement les éditions Plumes du Web ainsi que l’auteure de ce roman Laure Allard-d’Adesky pour la chance qu’ils m’ont offert de le découvrir en avant-première. Sa sortie est prévue le 27 février.

La première chose qui saute aux yeux, c’est la couverture que j’aime relativement bien : les couleurs pètent, et ça m’a tout de suite donné envie de découvrir si l’intérieur était aussi frais que l’annonçait l’image de présentation.
Le récit commence tout doucement, histoire de nous faire découvrir les personnages principaux et la relation qu’ils entretiennent. On n’a donc aucun mal à s’attacher à Anaëlle, ses amis Noémie et Axel. Et ce, jusqu’au moment ou l’héroïne et Axel se déclarent leurs sentiments. A partir de là, les choses s’accélèrent… peut-être un peu vite à mon goût.
Une sensation rapidement effacée par la présence de la fameuse belle-mère, Diane qui est juste horrible ! Devant son fils, elle est cordiale histoire de ne pas se le mettre à dos, mais par derrière, elle se permet des réflexions ignobles, pas seulement désagréables, surtout inadmissibles et, pire que tout, sournoises : elle est constamment en train de rabaisser Anaëlle, souvent de façon sous-entendue, de critiquer non seulement son apparence mais aussi chacune de ses actions.

J’avoue que j’ai été choquée par l’attitude de Diane. J’ai du mal à imaginer qu’à notre époque, on puisse entretenir de tels ressentiments envers sa belle-fille surtout si celle-ci est aussi sympathique que l’est Anaëlle. Pourtant, il semblerait que cela arrive plus souvent qu’on ne le pense. D’ailleurs, l’auteure a fait des recherches sur le sujet et échangé avec pas mal de personnes qui vivaient cette situation, et cela se sent. Cela m’horrifie qu’un jour, ma fille puisse vivre une telle situation… enfin, on verra.

J’ai passé un excellent moment, je crois bien que de tous les romans de Laure Allard d’Adesky, Ma belle-mère me déteste (et je le lui rends bien) est probablement mon préféré. Il est addictif à souhait. Et l’un des meilleurs passages, c’est sûrement la conclusion.
Bref, c’est un coup de cœur pour ce roman et je suis super contente d’avoir pu le découvrir.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Item éphémère : Peeves
– un livre dont la couverture est une explosion colorée – 120 points

Bréchéliant – Annick Le Scoëzec Masson

Titre: Bréchéliant
Auteur: Annick Le Scoëzec Masson
Éditeur: Garamond
Nombre de pages: 85
Quatrième de couvertureBréchéliant nous conte une intrigue médiévale. La scène se passe dans un château archétypal, en lisière d’une forêt, seuil de l’inconnu, à une époque qui pourrait être le XIIe ou le XIIIe siècle. Dans cet univers traversé de passions muettes, où le lointain bruit du monde est amorti sous le souffle de la prière, l’apparition d’un mystérieux voyageur précipite le drame…
Variation sur l’Amor de lonh de Jaufré Rudel, ce récit «breton » fait la part belle aux légendes liées à la mythique Brocéliande, ainsi qu’à la poésie courtoise.

Dans un premier temps, je tenais à remercier Babelio ainsi que les éditions Garamond pour la confiance qu’ils ont placé en moi.

C’est un roman qui est loin d’être épais, seulement quatre-vingt-cinq pages, on pourrait se dire que c’est court, mais personnellement, cela m’a paru très long, du  moins pour la première partie qui couvre la moitié du livre.
Le début présente les lieux et les personnages, il ne s’y passe rien. On découvre la châtelaine de Tréhogonteuc qui est de santé fragile, mais reprend des forces quand une conteuse, Ariane, est embauchée pour lui tenir compagnie. Elles vivent au château avec Violaine, belle-sœur de la maîtresse des lieux, et tous deux attendent le retour du Seigneur, parti en Croisade, il me semble.
Cela bouge un peu plus dans la deuxième partie lorsqu’un jeune garçon naufragé est trouvé et hébergé au château – alors je résume grandement, et n’en révélerai pas davantage.

Le récit m’a particulièrement ennuyée, du moins pour la première moitié. La seconde est plus intéressante et s’est lu très vite. Avec le résumé, je m’attendais à ce que cela tourne autour des légendes celtiques surtout avec une conteuse parmi les personnages : on pouvait espérer découvrir ou redécouvrir quelques fables ; ce ne fut pas le cas… ou alors c’était trop brouillon pour que cela me parle.

J’ai adoré la plume de l’auteure, elle écrit vraiment très bien et a beaucoup de style. Si l’histoire manquait de cadence, ce n’est pas le cas de la narration qui est aussi rythmée que chantante. C’est vraiment une lecture à faire à voix haute et j’y ai pris énormément de plaisir quand je le faisais, alors que j’avais du mal à avancer et à conserver ma concentration en lisant dans ma tête.

Pour le coup, mon avis est assez mitigé : une intrigue ennuyeuse et inexistante mais un discours intéressant et plaisant. Pourtant, cela m’a plus ou moins laissée indifférente.

Challenge Coupe des 4 maisons :
6ème année : Scrouts à pétards – un livre dont le titre comporte un néologisme (un mot inventé, propre à l’univers) – 60 points

Une page d’amour – Emile Zola

Titre: Une page d’amour
Auteur: Emile Zola
Format: Ebook
Nombre de pages: 416
Quatrième de couvertureRédigée entre L’Assommoir et Nana, en 1878, Une page d’amour d’Émile Zola correspond à une période de répit dans les turbulences des Rougon-Macquart, formidable tableau de la société française d’un XIXe siècle finissant. C’est l’histoire d’Hélène Grandjean, veuve, retirée avec sa fille Jeanne, aux portes de Paris, à Passy. Prise de convulsions, Jeanne est traitée par le docteur Deberle. Entre le médecin et la mère, un coup de foudre réciproque va bouleverser les habitudes des uns et des autres. Des bouleversements que Jeanne ne pourra longtemps supporter. Elle succombe d’une phtisie cependant que sa mère est en compagnie de son amant. C’est bien assez pour développer un sentiment de culpabilité maternelle. Rongée par le remords, Hélène préfère rompre pour se marier quelque temps plus tard (non sans regrets) avec un vieil ami de la famille. La rupture avec Deberle est aussi celle du sentiment amoureux dans cette vie sans éclat.

Je l’ai commencé il y a maintenant presque deux semaines, mais je n’ai pas mis ce temps-là à le lire. J’ai fait une pause entretemps pour lire les trois romans chroniqués précédemment.
Par contre, il va vraiment falloir que j’arrête de lire les quatrièmes de couverture parce que toute l’histoire y est résumée et c’est énervant. Je suis bien consciente que ce qui importe, c’est le cheminement, mais ça perd quand même de sa surprise.

J’ai littéralement dévoré la première moitié : j’ai accroché au personnage d’Hélène Grandjean, je trouvais que c’était un personnage étonnamment fort pour l’époque que ce soit celle du récit ou de l’auteur. J’ai cependant été incapable de la placer dans l’arbre généalogique des Rougon-Macquart, il a fallu que je consulte un des nombreux tableaux ayant cours sur le net pour comprendre qu’elle est la fille d’Ursule Macquart et donc la sœur de François et Sylvene Mouret (le premier rencontré dans La conquête de Plassans et le second dans La fortune des Rougon) – pas évident de s’en sortir mais c’est intéressant de les situer.
Il est bien sûr évident que l’héroïne doit se montrer forte, elle n’a pas franchement le choix, elle est seule avec une enfant à la santé fragile pourtant, malgré les coups durs, elle tient le coup. Jusqu’au jour où elle rencontre le docteur Deberle ; à partir de là, sa coquille s’effrite. Elle s’éprend de lui mais se sent coupable parce qu’il est marié à Juliette, une mondaine, qui a ouvert à la veuve Grandjean les portes de son jardin et lui a offert son amitié.
A partir du moment où leur attirance apparaît comme réciproque, l’héroïne délaisse un peu sa fille, Jeanne. Quant à la gamine, j’avais juste envie de la claquer ! Elle devient complètement hystérique ; sa mère se laisse totalement dépasser par les événements et martyriser par son enfant.
Sans compter que toute la partie qui décrivait Hélène se mettant dans tous ses états, emportée par ses élans passionnés qui ont failli la plonger dans une dévotion religieuse, me semblait du déjà-lu dans l’un des précédents livre de Zola.
La fin fut à nouveau prenante : Jeanne reprend sa place de petite fille malade et calme et ce, jusqu’à la fin. Quant à Hélène, elle se reprend.

Pour le coup, la partie qui m’a ennuyée ne faisait qu’une quarantaine de pourcent, mais cela a monopolisé quatre-vingt pourcent de mon temps de lecture sur ce roman… c’est vraiment dommage.
Dans l’ensemble, j’ai bien aimé cette lecture.

Challenge Coupe des 4 maisons :
5ème année : Zabini – un livre dont le titre ou le nom/prénom de l’auteur commence par un Z – 50 points

Challenge Rougon-Macquart : 08/20

Le pirate qui n’avait jamais vu la mer – Laure Allard d’Adesky & Eric Tournaire

Titre: Le pirate qui n’avait jamais vu la mer
Auteure: Laure Allard d’Adesky
Illustrateur: Eric Tournaire
Éditeur: Chérubins éditions
Nombre de pages: 45
Quatrième de couvertureHakim est un pirate ; il a un bandeau sur l’œil droit, un bandana sur la tête, un perroquet sur l’épaule et une jambe de bois. Il porte une barbe épaisse et parle avec une grosse voix. C’est un authentique pirate, sauf qu’il n’a jamais vu la mer.

Je désirais cet album depuis sa sortie : je l’avais commandé sur un gros site de vente et j’ai attendu quasiment un mois avant de l’annuler. Du coup, j’ai contacté l’auteure pour connaître le meilleur endroit où me le procurer et la réponse fut simple : sur Cultura. Une bonne chose parce que le délai fut super rapide.

Quand je l’ai réceptionné, ce qui m’a étonnée dans un premier temps, ce sont les dimensions de l’album (21x14cm), c’est précisé sur la description du produit mais ça ne me semblait pas si petit – en même temps, je n’ai aucun sens des distances ou proportions. Mais, plus je le regarde et plus je trouve cela lui donne un certain charme, ça fait un peu carnet de bord. Sans compter qu’il est sacrément épais avec ses quarante-cinq pages donc il y a de quoi lire. Comme le laisse deviner la couverture, le format est à l’italienne ; quant aux pages, elles sont glacées ce qui est fort agréable au toucher.

J’aime énormément les dessins : les couleurs sont chaleureuses et harmonieuses. Le character design de la souris pirate m’a énormément plu, il est pourtant particulier : son apparence est à la fois bourrue mais également chou. J’ai moins accroché aux autres personnages qui ont davantage des faciès absurdes.
Au fil des pages, on suit Hakim dont le physique est proche de l’image qu’on se fait d’un pirate : un bandeau sur l’œil, une barbe rousse, une jambe de bois, accompagné d’un fidèle perroquet. Mais voilà, il vit dans un village au bord d’une rivière. Son rêve est de construire un bateau pour rejoindre la mer. Il persévère et, aidé de ses amis loups, il y arrive. Il prend alors le large avec son petit vaisseau.

L’histoire est rondement menée, les événements s’enchaînent admirablement bien. Le personnage d’Hakim est aussi sympathique qu’attachant, il n’abandonne pas et poursuit son rêve quelques soient les embuches qu’il rencontre ; j’apprécie les personnages déterminés qui ne troquent pas leur valeurs pour s’accomplir, ça vaut pour Hakim, mais pas que lui. Les protagonistes de cet album sont surprenants, seul son perroquet, Barnabé, m’a laissée relativement froide, pourtant, il est important dans le récit.
On peut tirer deux morales de ce texte : la première est explicite, il faut poursuivre ses rêves pour les réaliser. Pour moi, il y en a une seconde : on a toujours besoin d’un plus petit que soi – mais c’est peut-être mon peu de hauteur qui m’a poussée à cette conclusion.

Le petit que je garde l’a dévoré : il a tout de suite accroché aux illustrations, a trouvé le format et la taille pratiques pour ses petites mains. Enfin, il a beaucoup aimé l’histoire en elle-même.
De mon côté, j’ai adoré et je suis ravie d’avoir persévérer pour l’obtenir.