Renaissance (BD), tome 1 : Les déracinés – Fred Duval & Emem

Titre : Les déracinés
Saga : Renaissance, tome 1
Scénariste : Fred Duval
Illustrateur : Emem
Éditeur : Dargaud
Nombre de pages : 56
Quatrième de couverture : 2084, les pires scénarios prédisant la funeste destinée de la Terre se sont réalisés. La Fédération des Intelligences Mammifères décide d’engager une intervention sur cette planète en voie d’extinction. Swänn, jeune extraterrestre droit et ouvert, se porte volontaire. Originaire d’une planète apparaissant comme une version réussie de notre monde, il souhaite contribuer à pacifier la Terre et empêcher son anéantissement. Sa rencontre avec Liz, au Texas, marque le début du choc des deux mondes…

Maintenant que j’ai un abonnement à la médiathèque pour les audiobooks, je me suis dit que c’était l’occasion de parfaire ma culture en bande-dessinée puisque j’en ai peu à la maison et que je n’en ai plus lu depuis plus de 3 ans.
Donc parmi les propositions de bd à avoir lu, il y avait celui-ci que j’ai emprunté cette semaine.

La Terre est en piteux état : les hommes ont fait n’importe quoi provoquant leur extinction prochaine (2 états des États-Unis se font la guerre provoquant des incendies terribles, un virus infecte la France inondée et notamment Paris, etc.)
Un consortium extraterrestre décide d’intervenir et envoie plusieurs contingents pour sauver les créatures terriennes conscientes. Est-ce la vraie raison ?
En tout cas, le comportement des personnages extraterrestres est cohérent avec ce but. Quant aux humains, ils sont tellement formatés par les invasions extraterrestres et la peur que ça provoque, que ça ne peut pas se passer bien.

On découvre la planète des forestiers, leur culture, leur croyance. C’était intéressant et surtout, ça permet au lecteur de mieux connaître les héros extraterrestres : Swänn est miltaire et Sätie, sa femme, est médecin. On s’y attache et c’est d’autant plus frustrant pour eux comme pour nous qu’ils sont séparés pendant la mission.

J’ai lu la première moitié un soir, et je n’ai pas accroché : je trouvais que c’était plat, ce qui est normal puisque c’est un tome introductif. J’ai continué le lendemain et là, la sauce a pris : la seconde moitié est beaucoup mieux parce que les humains entrent en contact avec les extraterrestres et le choc est là !

Les dessins sont sympas, les extraterrestres ressemblent à des grenouilles, du moins pour leur tête. Les couleurs sont un peu ternes, mais ça ne les empêche pas d’être harmonieuses. J’ai pris plaisir à m’attarder sur les détails, et c’est bien le principal !
Quand j’ai eu fini ce premier tome, j’avais les nerfs de ne pas avoir la suite… donc je lirai assurément le prochain, mais quand ? C’est une autre histoire.
En conclusion, j’ai beaucoup aimé ce premier tome.

Les Carnets de l’apothicaire, tome 11 – Natsu Hyuuga, Itsuki Nanao & Nekokurage

Titre : Les Carnets de l’apothicaire, tome 11
Autrice : Natsu Hyuuga
Illustration : Itsuki Nanao
Scénario : Nekokurage
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 164
Quatrième de couverture : Intrigues et poisons au cœur du palais impérial !
Alors qu’elle enquêtait sur la disparition d’une servante malade, Mao Mao découvre que la dame de compagnie de Lifa, qui est également sa cousine, complotait pour espérer prendre sa place ! Une manigance aux très lourdes conséquences…
Peu après, l’empereur en personne demande à la jeune apothicaire de l’accompagner au temple du choix, dans lequel il faut résoudre une énigme et emprunter le bon passage afin de prouver son statut d’héritier de la reine mère. Hélas, le souverain ne parvient pas à percer le secret des lieux… Mao Mao saura-t-elle comprendre le message qui s’y cache ?
Découvrez la face cachée du lieu le plus secret de la cité impériale ! Dans ce monde de femmes régi par les hommes, Mao Mao aura besoin de toute son intelligence et de tout son savoir pour démêler les intrigues de la cour… Avec son héroïne hors norme et ses décors magnifiques, ce manga événement adapté d’un roman à succès a tout pour plaire ! Et vous, aurez-vous le courage de goûter à ses délices ?

J’avais prévu de valider l’une des catégories du pumpkin challenge avec cette lecture, finalement, je trouve qu’elle ne rentre pas bien dans les cases. Donc je l’ai lu par plaisir, et c’était très bien comme ça.

À la fin du tome précédent, Mao devait aider l’empereur à passer l’épreuve qui prouve qu’il descend bien de la lignée de l’impératrice qui a conçu l’épreuve et ça a été un échec, mais elle croit avoir compris comment ça fonctionne.
Donc dans le premier chapitre, on est reparti pour passer l’épreuve. À la fin de cet épisode Mao s’interroge sur l’identité réelle de Jinshi, mais elle ne pousse pas la réflexion plus loin – c’est là que l’autrice nous glisse un teaser comme quoi elle le regretterait… et là, mon cerveau s’est emballé !
Par la suite, on fait la connaissance de l’impératrice douairière Anshi, qui est d’ailleurs la mère de Jinshi. Et on découvre l’histoire et les penchants de l’ancien empereur qui sont vraiment dégoûtants, avouons-le. Sachant que je ne suis pas pudibonde, mais ma limite a été franchie.

Alors remettons le récit dans la période historique : les mœurs n’étaient pas les mêmes, on mariait les jeunes filles tôt, dès qu’elles étaient en âge de procréer, mais y a quand même des limites à ce qu’un corps peut supporter. Et puis surtout, c’est présenté comme une situation normale et admise alors que même pour l’époque, c’était troublant. J’ai essayé de le voir tel que c’était écrit, de manière neutre sans le filtre de notre époque, mais je n’y suis pas parvenue, c’était vraiment trop dérangeant.

Mao m’a semblé moins présente que dans les tomes précédents alors que l’empereur m’a paru bien trop présent. Et le fait que Jinshi lui ressemble physiquement a cassé tout le charme du personnage.
Je suis partagée quant à ce récit. C’était très bien d’en apprendre plus sur la création de la cour intérieure, le contexte qui l’a fait évoluer, ça lève aussi le voile sur certains faits sous-entendu et ça explique bien des points sur la présence de Lishu qui était initialement la concubine de moins de 14 ans de l’ancien empereur… enfin, ça confirme juste ce que j’avais déjà compris.
Habituellement, j’aime découvrir les détails des histoires, le contexte, ce qui n’est pas dit et souvent, ça sauve mes lectures, mais pas là. C’était glauque (ce qui me pose rarement de soucis) et surtout malsain et ça, pour moi, c’est rédhibitoire. Donc je ne vais pas minimiser mon avis et être honnête avec moi-même : j’ai détesté ce 11ème tome.

Bilan lecture du mois d’août 2026

Bilan de lectureLe mois d’août fut plus que bon niveau lecture. Ça fait longtemps que je n’avais pas autant lu que ce soit en mangas ou en roman. Ça fait beaucoup de bien, n’empêche ! Il faudrait que j’arrive à tenir ce rythme tous les mois, mais ne rêvons pas : le fait d’avoir été deux semaines en vacances m’a bien aidé, c’est à ce moment là que j’ai lu les deux romans.
J’ai lu 8 livres (6 mangas et donc 2 romans).
Commençons sans plus tarder:

Coup de coeur
Coup de Cœur:



J’ai adoré
:
  


Gif heureux
J’ai aimé:
 


Bonne lecture sans plus
Une bonne lecture, sans plus:



Ça m’a laissée indifférente
:
 

On arrive donc à un total de 2102 pages (1159 en mangas et donc 943 pages en roman).


Bilan challenge :

Challenge Rougon-Macquart : 13/20

Challenge Goodreads : 38/100

Challenge Réduit ta PàL à néant (illimité) : 017/364


Actuellement, je lis :
Les carnets de l’apothicaire, tome 11
Natsu Hyuuga, Nekokurage et Itsuki Nanao
(59%)


Actuellement, je joue sur PC à :

Pachinko – Min Jin Lee

Titre : Pachinko
Auteur : Min Jin Lee
Éditeur : Charleston
Nombre de pages : 617
Quatrième de couverture : Début des années 1920, dans un petit village coréen, la jeune Sunja se laisse séduire par un riche étranger. Lorsqu’elle tombe enceinte et apprend que son amant est déjà marié au Japon, elle refuse la solution qu’il lui propose : devenir son épouse coréenne. Ce refus est le point de départ d’un exil qui s’étendra sur quatre générations. Pour éviter la ruine et le déshonneur à sa famille, Sunja épouse Isak, un pasteur chrétien qu’elle connaît à peine et qui lui propose une nouvelle vie au Japon. S’étendant sur huit décennies et quatre générations, découvrez le récit épique d’une famille rejetée par deux pays, aux prises avec l’histoire et secouée par des questions d’identité, d’amour, de mort et de survie.

J’avais entendu beaucoup de bien de ce roman, mais jusqu’à présent, je n’avais pas osé le commencer : le nombre de pages m’arrêtait. Je redoutais d’y passer 6 mois. J’ai donc profité de mes vacances pour lire et je suis ravie de l’avoir fait. On ne va pas se mentir, ce n’était pas très gai, mais c’était la seule période où j’étais suffisamment libre de me consacrer à une lecture si dense.

On suit une famille coréenne sur 4 générations. La période s’étend de 1910 à 1989. On commence à Yeongdo, un petit village de Corée.
– Hoonie a un bec de lièvre et un pied bot. Il n’envisage pas de se marier, pourtant, ses parents s’en sortant bien financièrement, une entremetteuse propose de lui trouver une épouse. C’est ainsi que Yangjin entre dans sa vie. Tous deux ont une fille Sunja.

– Lorsque Sunja atteint les 16 ans, elle tombe enceinte d’un homme de vingt ans son aîné, Koh Hansu qui est marié et vit au Japon. Il propose de s’occuper de Sunja en tant qu’épouse coréenne et du bébé, mais blessée, elle refuse.
Le pasteur Isak Baek épouse Sunja pour éviter le déshonneur à cette famille qui s’est bien occupée de lui lorsqu’il était malade, et tous deux partent à Osaka afin de rejoindre son frère et la communauté chrétienne coréenne de cette ville. Là-bas, ils vivent avec Yoseb, le frangin d’Isak, et son épouse Kyunghee. Tous s’entendent bien. Sunja donne naissance à son premier enfant Noa puis cinq ans plus tard à Mozasu. La vie n’est pas simple pour cette famille, surtout que la seconde guerre mondiale finie par éclater, rendant la misère encore plus misérable.

– Noa et Mozasu sont très différents : le premier est studieux et rêve de devenir japonais, le second n’aime pas l’école et s’attire des ennuis, heureusement, Goro-san le prend sous son aile et le fait travailler dans le domaine du pachinko.
– La dernière génération est Solomon, le fils de Mozasu, sur lequel tous les espoirs de cette famille reposent.

Ce n’est pas tant les événements qui traversent cette famille que le contexte qui rend le récit passionnant. Quant aux personnages, ils sont pour la majorité attachants. J’ai aimé les suivre, certains plus que d’autres : ils ont tous leur forces et leurs faiblesses, mais ça les rend terriblement humains. Je n’en ai détesté aucun, il n’y a pas de méchants, ils avaient tous leur raison d’être et d’agir ainsi et la principale est la survie.3
L’injustice qu’ils subissent est aussi intolérable que violente : ils sont traités comme des criminels (impossibilité d’avoir un métier ou un salaire décent, impossibilité de louer un appartement habitable, prise des empreintes)… tout ça parce qu’ils sont d’origine coréenne.
Je savais que c’était compliqué et qu’il existait des ghettos où les coréens étaient parqués, mais j’étais loin d’imaginer une telle ampleur.

Tout au long du récit, l’autrice marque une différence entre Japonais et Coréens : que ce soit au niveau ses vêtements, de la nourriture mais surtout dans leur attitude qu’elle décrit comme froide et professionnelle pour les japonais (raide comme la justice) contre la corruption des coréens qui ne peuvent gagner de l’argent que dans les milieux mafieux, notamment le jeu (comme le pachinko).
Mozasu accepte ce côté « mafieux », parce qu’il a bien compris que c’était sa seule porte de sortie de la misère. Il a toujours protégé ses proches, et on le voit avec Haruki et il continue de le faire. Jusqu’à la fin, je me suis demandé s’il était corrompu ou s’il avait réussi à conserver son intégrité dans un tel milieu.
Ça fait une grosse différence avec Noa, l’idéaliste qui n’a jamais accepté les règles qu’imposaient les Japonais : il rêvait de sortir de sa condition par des voies honnêtes, en étant le plus propre possible jusqu’à ce qu’il tombe aussi dans le domaine du pachinko. Et je ne peux pas en dire davantage.

La situation des coréens au Japon est tellement contemporaine de l’immigration en général et de ce que vivent les immigrés – en pire quand même au Japon pour plein de raisons, notamment le colonialisme. Quand je-ne-sais-plus-qui dit qu’il est retourné en Corée et qu’on lui a craché à la gueule qu’il n’était pas Coréen alors qu’au Japon, on lui met à l’écart et le discours est que c’est un étranger, un Coréen ! Alors même qu’il est né au Japon et que l’un de ses parents aussi…  C’est terrible cette situation de déracinés et tellement d’actualité.
Min Jin Lee montre à quel point le racisme systémique est destructeur : il ne détruit pas seulement les corps, il brise les esprits et pousse des hommes brillants comme Noa au pire, à la honte d’une identité qu’on leur refuse.

J’ai préféré les deux premiers livres avec Sunja et ses fils. Le 3ème m’a paru moins intéressant, pourtant, c’est loin d’être le cas et ce, pour une partie : le laïus de Kazu sur le prix à payer et les choix assumés ou subis. Un discours criant de vérité avec une conclusion dans les chapitres suivants qui fâche.

Je pense que je pourrais encore parler des heures de ce roman, mais je vais conclure en disant que c’est un coup de cœur pour cette lecture.

Pumpkin Autumn Challenge 2026 – la mélodie des mots


L’an dernier, j’ai participé au Pumpkin Auumn Challenge, comme les sept années précédentes. Je pensais ne pas l’avoir terminé, pourtant, j’ai réussi alors que j’étais en en alternance, en cours de préparation pour mon projet soutenance, donc ma liste était réaliste par rapport à mon temps libre.
Il sera composé de mangas et de quelques romans. Je vise toujours les 12 lectures.

Il se déroule du 1er septembre au 30 novembre 2026.
Comme les années précédentes, le but est de lire des livres en rapport avec les catégories (le nom ou les mots-clefs qui lui correspondent). On peut remporter des titres en fonction du nombre de lectures validées.
Comme l’an dernier, il y a 3 tableaux.

Sans plus attendre, voici les titres à remporter :
Je vous laisse découvrir les trois tableaux proposés cette année – les visuels sont aussi beau que l’an dernier.
Je vous présente ma Pile à Lire en vidéo :

Voici mon suivi du Pumpkin Autumn Challenge :

Automne profane :
– Bisclaveret mangera son nez (Loup-Garou, lune, métamorphose, fantastique, songe, secret, mystère, royaume, rejet, moral, traque, vengeance, enquête) :
– L’errance de la chevaleresse diaphane (Gothique, évanescence, ruine, architecture, château, donjon, gargouille, malédiction, héritage, fantôme, viscère, body horror) :
– Le courage en paroles n’aura pas raison de ce démon (dark fantasy, ténèbres, mort-vivant, nécromancie, chaudron, anti-héros, épouvante, combat, dragon, créature) :
– Siegfried et l’alchimie du sang (transmutation, or, trésor, corruption, élixir, immortalité, vampirisme, invincibilité, brume, âme, transidentité) :

Automne des troubadours :
– Aniron le Lai de Beren et Lùthien (Poésie, amour, courtois, héroïne, courage, elfe, loyauté, idéalisation, chèvrefeuille, historique) :
– Faites silence et prenez un siège, car avant longtemps, vous n’entendrez complainte aussi douce (Troubabour, musique, art, inspiration, médiéval, divertissement, joie, nostalgie, auberge, cosy fantasy) :
– Sous les ailes du cygne et du corbeau (Merveilleux, féerie, eau, légende, celte, Bretagne, guérisseuse, protectrice, don, voyance, prophétie, mort) :
– les manches vertes de Dullahan (Chevaleresque, quête initiatique, défi, voyage, épée, honneur, vertu, désir, tentation, manipulation, temps, classique) :

Automne ensorcelant :
– Rommelbootzennaat, la nuit des betteraves grimaçantes (Samhain, Halloween, automne, moisson, citrouille, festin, feu, foyer, réconfort, jeu, farce, déguisement) :
– Une cité pour les dames d’hier, d’aujourd’hui et de demain (féminisme, écrivaine, récit allégorique, manuscrit, enluminure, illustré, licorne, utopie, science-fiction) :
– Les fourberies de Goupil (Satire sociale, ruse, pouvoir, inégalité, comique, fable, conte, anthropomorphisme, animaux, nature) :
– De rose et de poussière (Sorcière, magie, croyance, inquisition, oppression, désillusion, paria, résistance, diversité) :

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