Le pirate qui n’avait jamais vu la mer – Laure Allard d’Adesky & Eric Tournaire

Titre: Le pirate qui n’avait jamais vu la mer
Auteure: Laure Allard d’Adesky
Illustrateur: Eric Tournaire
Éditeur: Chérubins éditions
Nombre de pages: 45
Quatrième de couvertureHakim est un pirate ; il a un bandeau sur l’œil droit, un bandana sur la tête, un perroquet sur l’épaule et une jambe de bois. Il porte une barbe épaisse et parle avec une grosse voix. C’est un authentique pirate, sauf qu’il n’a jamais vu la mer.

Je désirais cet album depuis sa sortie : je l’avais commandé sur un gros site de vente et j’ai attendu quasiment un mois avant de l’annuler. Du coup, j’ai contacté l’auteure pour connaître le meilleur endroit où me le procurer et la réponse fut simple : sur Cultura. Une bonne chose parce que le délai fut super rapide.

Quand je l’ai réceptionné, ce qui m’a étonnée dans un premier temps, ce sont les dimensions de l’album (21x14cm), c’est précisé sur la description du produit mais ça ne me semblait pas si petit – en même temps, je n’ai aucun sens des distances ou proportions. Mais, plus je le regarde et plus je trouve cela lui donne un certain charme, ça fait un peu carnet de bord. Sans compter qu’il est sacrément épais avec ses quarante-cinq pages donc il y a de quoi lire. Comme le laisse deviner la couverture, le format est à l’italienne ; quant aux pages, elles sont glacées ce qui est fort agréable au toucher.

J’aime énormément les dessins : les couleurs sont chaleureuses et harmonieuses. Le character design de la souris pirate m’a énormément plu, il est pourtant particulier : son apparence est à la fois bourrue mais également chou. J’ai moins accroché aux autres personnages qui ont davantage des faciès absurdes.
Au fil des pages, on suit Hakim dont le physique est proche de l’image qu’on se fait d’un pirate : un bandeau sur l’œil, une barbe rousse, une jambe de bois, accompagné d’un fidèle perroquet. Mais voilà, il vit dans un village au bord d’une rivière. Son rêve est de construire un bateau pour rejoindre la mer. Il persévère et, aidé de ses amis loups, il y arrive. Il prend alors le large avec son petit vaisseau.

L’histoire est rondement menée, les événements s’enchaînent admirablement bien. Le personnage d’Hakim est aussi sympathique qu’attachant, il n’abandonne pas et poursuit son rêve quelques soient les embuches qu’il rencontre ; j’apprécie les personnages déterminés qui ne troquent pas leur valeurs pour s’accomplir, ça vaut pour Hakim, mais pas que lui. Les protagonistes de cet album sont surprenants, seul son perroquet, Barnabé, m’a laissée relativement froide, pourtant, il est important dans le récit.
On peut tirer deux morales de ce texte : la première est explicite, il faut poursuivre ses rêves pour les réaliser. Pour moi, il y en a une seconde : on a toujours besoin d’un plus petit que soi – mais c’est peut-être mon peu de hauteur qui m’a poussée à cette conclusion.

Le petit que je garde l’a dévoré : il a tout de suite accroché aux illustrations, a trouvé le format et la taille pratiques pour ses petites mains. Enfin, il a beaucoup aimé l’histoire en elle-même.
De mon côté, j’ai adoré et je suis ravie d’avoir persévérer pour l’obtenir.

Bilan lecture du mois de janvier 2018

Bilan de lectureJe suis plutôt contente du mois de janvier 2018. J’ai eu du temps pour lire un peu et j’ai réussi à en profiter. La preuve en est :
J’ai lu 10 livres (2 mangas et donc 8 livres).
Commençons sans plus tarder:

Coup de coeur
Coup de Cœur:

Image du Blog good-winry-18.centerblog.net
J’ai adoré:

Gif heureux
J’ai aimé:

Image du Blog mangapournous.centerblog.net
Ça m’a trop déçue:

On arrive donc à un total de 2800 pages (382 en mangas et donc 2418 pages en livre).


Bilan challenge :

Challenge Rougon-Macquart : 07/20

Challenge LEAF : 33/50

Challenge Coupe des 4 maisons : 28 lectures – 1650 points

Challenge Goodreads : 10/110

Challenge Réduit ta PAL à néant (illimité) : 09/70


Actuellement, je lis :
Une page d’amour
Emile Zola
(51%)


Bilan cinématographique :


Actuellement, je joue sur PC à :

L’avare – Molière

Titre: L’avare
Auteur: Molière
Éditeur: Larousse
Nombre de pages: 141
Quatrième de couvertureHarpagon n’a jamais quitté l’affiche. Il a endossé tous les costumes, pris les traits les plus divers, changé d’emploi bien souvent. On l’a vu pathétique, bouffon, tragique, méchant, shakespearien, halluciné, délirant, clownesque, parfois. Au prodigieux spectacle de ce bourg affairiste richissime, de cet usurier possédé tyrannisant une famille charmante, faut-il rire ou pleurer ? Faut-il plaindre ou haïr ce forcené qui enterre son or et ne donne jamais mais ” prête ” le bonjour ? Molière était le meilleur, le plus aimable et généreux des hommes. Son public lui réclamait des farce bouffonneries. Mais son génie comique cache mal un des auteurs les plus noirs et les plus féroces de tous les temps, l’inventeur de ces monstres d’égoïsme, névrosés d’Alceste, Don Juan, Arnolphe, et de cet Harpagon, nos semblables, nos frères.

Je pensais l’avoir déjà lu au collège puisque j’y avais étudié pas mal d’œuvres de Molière mais ce n’est pas le cas de celui-ci. Et je suis bien aise de l’avoir fait maintenant plutôt que trop jeune ; à l’époque, vivant dans le petit monde des bisounours… ou presque… je serais sûrement passée à côté de pas mal d’échanges amusants parce qu’ils sont dits sur le ton du sarcasme ou de l’ironie et que j’étais loin d’être maître dans le domaine, contrairement à maintenant.

Comme le titre l’indique, le héros principal est avare… personnellement, maintenant que je l’ai lu, je trouve le terme d’avare presque trop gentil pour Harpagon… c’est un horrible pingre qui ne dépense jamais plus que le strict nécessaire, n’hésitant pas même à affamer ses chevaux. Ses enfants sont grands et sont tombés amoureux ; ils désirent épouser cher(e) et tendre et s’allient pour en parler à leur père. Seulement, les choses ne se passent pas comme prévu : Harpagon souhaite se remarieret a jeté son dévolu sur Marianne, jeune fille dans le dénuement qui ne lui coûtera pas grand chose mais il ignore qu’elle est la bienaimée de son fils, Cléante.

J’avais presque oublié à quel point j’aimais les pièces de théâtre. Je l’ai lu en une petite heure et demi-heure. J’ai été choquée de découvrir Harpagon si mesquin, j’ai ri des bouffonneries de son valet et des dialogues sarcastiques que le héros, incapable de le comprendre, entre dans le jeu.
Je n’ai pas grand chose de plus à en dire : j’ai bien aimé, j’ai passé un bon moment. Et je me dis de plus en plus que je devrais relire les autres, histoire de les voir de manière différente.

Challenge Coupe des 4 maisons :
6ème année : Drago Malefoy (2ème lecture) – un livre où le personnage principal est un anti-héros – 30×2 = 60 points

La vie d’une autre – Frédérique Deghelt

Titre: La vie d’une autre
Auteur: Frédérique Deghelt
Éditeur: Babel
Nombre de pages: 352
Quatrième de couvertureMarie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre pour le beau Pablo, nuit d’amour et le lendemain…
Elle se réveille à ses côtés, douze ans plus tard, mariée, mère de trois enfants, sans un seul souvenir de ces années écoulées. Comment faire pour donner la change à son entourage ?
Et comment retrouver sa propre vie ?
C’est avec un énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a écrit ce roman sur l’amour et le temps qui passe, sur les rêves de jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l’existence.

J’ai lu ce livre en deux jours, non pas parce qu’il était génial mais parce qu’il entrait dans l’un des items du challenge Coupe des 4 maisons et donnait le double de points s’il était lu avant le 28 janvier 2018 à 23h59. Après avoir lu dimanche toute la journée, je l’ai terminé à 22h30 non sans avoir eu l’impression d’avoir avalé beaucoup trop d’informations en peu de temps.

Le récit est écrit à la première personne : on découvre Marie à ses vingt-cinq ans. Elle vient de décrocher un boulot ; elle et ses amis vont fêter cela. Elle rencontre alors Pablo avec qui elle passe une nuit d’amour ; au réveil, douze années ont passé, elle est mariée à l’homme rencontré la veille et a trois enfants de lui. Elle essaie de comprendre ce qui a pu arriver en fouillant ses affaires notamment. Elle découvre progressivement la vie qu’elle a choisi d’oublier, et ce, malgré une existence riche et bien remplie…
Tout au long du récit, on se demande pourquoi ? Et on avance dans le roman en cherchant les réponses, au même titre qu’elle.
Cela a rendu cette lecture pour le moins addictive.

Pour les personnages, c’est un peu délicat, on s’attache forcément à l’héroïne puisqu’on vit cette histoire à travers ses yeux. Pour les autres, on les découvre, tout doucement… comme c’est le cas de Marie. Certains m’ont paru sympa, d’autres moins mais cela reste très subjectif dans le sens ou je ne suis pas sûre que cet avis soit le mien plutôt que celui de l’héroïne.
Je n’ai pas aimé Pablo, je l’ai trouvé obséquieux ; par contre, j’ai apprécié la relation qui semblait être celle du couple mais ma méfiance innée m’a poussée à trouver cela bien trop parfait pour être réel. Simple intuition ou pas ?

J’ai relativement bien aimé mais j’ai eu la sensation de lire un roman marathon, ressenti probablement dû au peu de temps que j’ai pris pour le terminer : rattraper douze ans en deux jours, c’est énorme.
Malgré cela, ce fut intéressant, une histoire entêtante qu’il est difficile de mettre de côté pour passer à une autre lecture.

Challenge Coupe des 4 maisons :
6ème année : Salle Janus Thickey – un livre sur le thème de l’amnésie – 60×2 = 120 points

Challenge LEAF : 33/50

Wonder – R.J. Palacio

Titre: Wonder
Auteure: R.J. Palacio
Éditeur: PKJ
Nombre de pages: 502
Quatrième de couverture« Je m’appelle August.
Je ne me décrirai pas.
Quoi que vous imaginiez, c’est sans doute pire.
Né avec une malformation faciale, Auggie n’est jamais allé à l’école.
A présent, pour la première fois, il va être envoyé dans un vrai collège…
Pourra-t-il convaincre les élèves qu’il est comme eux, malgré tout ?
Ne jugez pas
un livre garçon
à sa couverture son apparence »

En allant chercher un cadeau d’anniversaire à la librairie, semaine dernière, j’ai découvert que ce roman était sorti en poche.Ça fait un moment que je voulais le lire et encore plus depuis l’annonce du film, je n’ai donc pas hésité un seul instant à me le prendre.
Je l’ai dévoré en trois petits jours.
Le roman est découpé en huit parties, et chaque passage est narré par un personnage : plusieurs sont contés par August mais on découvre également la vision qu’en a sa sœur, Via, mais également Jack, Justin ou Miranda.
Les chapitres sont particulièrement courts, je redoutais que cela manque d’intensité mais non, pas du tout. Et ce, probablement en raison du choix de l’auteure de laisser la parole à chacun.

On découvre le monde qui entoure August le temps d’une année scolaire. Ce garçon de dix ans a plusieurs malformations de naissance. Le regard des autres est difficile à vivre pour lui. Jusqu’à présent, en raison de ses nombreuses opérations, il a étudié chez lui avec sa mère mais il grandit et elle a de plus en plus de mal à remplir son rôle de professeur. La décision est prise de le faire entrer au collège. Le directeur fait le maximum pour l’intégrer mais à cet âge, ce n’est pas toujours simple.
Malgré tout, certaines choses changent progressivement… lentement mais sûrement.

Certains passages m’ont mise dans tous mes états, m’ont fait pleurer de tristesse mais aussi de rage, d’exaltation, ou d’angoisse. Tout un flot de sentiments divers que les personnages ont su instiller au fil des pages.
J’ai adoré les protagonistes, j’ai vibré avec chacun d’eux, aussi bien avec August qu’avec les autres. On parcourt l’histoire à travers leurs pensées, on sait ce qu’ils ressentent à chaque événement important, on vit les émotions à travers leurs yeux. Bref, un récit aussi poignant qu’addictif.

C’est un coup de cœur pour cette lecture et j’ai hâte de voir le film afin de découvrir s’il est aussi émouvant.

Challenge Coupe des 4 maisons :
6ème année : Stupefix – un livre qui vous a bouleversé – 60×2 = 120 points

Challenge LEAF : 32/50