Maman ! Maman ! J’ai mal au ventre ! – Remy Charlip & Burton Supree

Titre: Maman ! Maman ! J’ai mal au ventre !
Auteurs: Remy Charlip & Burton Supree
Éditeur: Circonflexe
Nombre de pages: 44
Quatrième de couvertureQu’a donc cet enfant ? Qu’a-t-il bien pu avaler pour avoir si mal au ventre ? Le docteur n’est pas au bout de ses peines, ni de ses surprises ! Et qu’a-t-il fait de son chapeau ? Humour et fantaisie : la signature du grand Remy Charlip.
A partir de 4 ans.

J’ai emprunté cet album jeunesse à la médiathèque afin de pouvoir le lire le matin avec les enfants que je garde. Je l’ai choisi pour plusieurs raisons :
le titre était parlant puisque ma fille a souvent mal au ventre, c’est donc une phrase qu’on connaît bien.
– je trouvais les décors étranges, à l’image de celle de la couverture, pour le début du moins. Et j’étais curieuse de voir l’effet que cela produisait en lisant l’histoire.
– sans compter que j’estimais originale l’utilisation d’ombre blanche au lieu d’ombre noire pour les personnages.

La trame de l’histoire est vraiment basique : un petit garçon s’exclame qu’il a mal au ventre. La maman appelle le médecin qui vient en urgence. Il l’emmène à l’hôpital et dans ce qui doit être la salle de consultation, il lui retire du ventre toute sorte d’objets insolites.
Assez rapidement, ça m’a évoqué une pièce de théâtre que j’ai vu étant enfant sans que je réussisse pour autant à me rappeler laquelle, ma voix s’est alors mise au diapason de mes souvenirs, prenant les intonations adéquates pour chacun des personnages.
Les enfants ont été fascinés par cet album. Ils ont adoré que je le leur lise. On en a d’ailleurs profité pour nommer tous les objets visibles , et ce, à chaque page, ce qui leur a permis d’améliorer la prononciation de certains mots et d’apprendre à en dire d’autres comme “pommes”.

Bref, ce fut un vrai plaisir de découvrir cet album avec eux. Et si j’ai eu du mal à avoir un avis positif au début étant partagée entre le malaise provoqué par les décors et la fascination exercée par le contraste personnage-image de fond, maintenant, c’est un plaisir de le lire et de le relire.

Kami, tome 1 : Omégama – Jean-Gaël Deschard & Juliette Fournier

Titre: Omégama
Saga: Kami, tome 1
Scénario & dessins: Jean-Gaël Deschard & Juliette Fournier
Éditeur: Jungle !
Nombre de pages: 64
Quatrième de couverture: Dans un monde fantastique où les divinités marchent aux côtés des hommes, Nura, une jeune prêtresse, tente de sauver le dieu Belsem d’une disparition certaine. Ensemble, ils partent à la rencontre du jeune souverain de Luchénia afin de trouver de l’aide. Cependant Nura se rend bien vite compte que ses intentions sont beaucoup plus obscures qu’elles le laissent paraître…

J’ai emprunté cette bande-dessinée à la bibliothèque et j’avoue sans honte que c’est la couverture qui m’a convaincue de m’y essayer.
Je ne connaissais rien à l’histoire et je n’ai pas lu le résumé, mais avec un titre comme Kami, je me suis dit que cela parlait de dieux japonais (rappelons que Kami en japonais signifie dieu – ça signifie aussi papier, mais cette définition ne m’a même pas effleuré l’esprit). En définitive, ce n’est pas exactement cela, mais je ne suis pas tombée si loin : la bande-dessinée parle bien de dieu, mais ceux d’un monde imaginaire.
On découvre Nura, prêtresse du trois anciennes divinités. La jeune fille veille sur un vieux temple abandonné qui abrite trois anciennes divinités à deux doigts de disparaître, oubliées des hommes. Lorsqu’ils reçoivent une missive du palais ducal demandant de l’aide, elle s’y rend accompagnée de Belsem, le dieu le moins faible des trois.

Je suis contente de l’avoir emprunté. Non seulement les illustrations sont à la hauteur de la couverture, mais le scénario est intéressant : les apparences sont trompeuses, les dieux ne sont pas forcément les “maîtres”… rien n’est tout blanc ou tout noir.
Les couleurs s’harmonisent bien. Le character design de Nura m’a bien plu, le seul bémol c’est sa tenue qui dépareille avec celles des autres femmes : courte (en comparaison des autres) et fendue sur les côtés – cette différence peut s’expliquer du fait qu’elle est prêtresse, mais ça jure avec cet univers de type médiéval-fantastique, ça sonne incohérent.
L’univers semble sympathique, on en voit quand même pas suffisamment pour juger, quelques planches de-ci de-là. À la fin, on a quand même une carte du monde accompagnée de textes explicatifs ainsi qu’un lexique des dieux.

J’ai adoré cette lecture et ma fille également. On a toutes deux lu les deux tomes de cette bande-dessinée à la suite l’une de l’autre et ce fut un régal.

Le chat – Olivier Chapuis

Titre: Le chat
Auteur: Olivier Chapuis
Éditeur: L’âge d’homme
Nombre de pages: 269
Quatrième de couvertureGlaïeul, un abyssin doré, invite le lecteur à se glisser dans la peau de Fabienne, sa maîtresse, une femme battue par son mari, puis dans celle de son jeune voisin Nathan, victime des maltraitances psychologiques de ses parents.
La violence domestique au quotidien, trop souvent passée sous silence, infligée à l’abri des regards, dans les appartements ou derrière les portes des pavillons, est ici mise en lumière avec pudeur et sensibilité.

Dans un premier temps, je tiens à remercier Mass Critique Babelio ainsi que les éditions l’âge d’homme pour m’avoir offert l’opportunité de découvrir cette passionnante lecture.

L’histoire est légèrement différente de ce que m’a laissé penser le résumé. Je m’attendais à ce que le récit soit fait à travers les yeux du chat, Glaïeul. Je pensais donc suivre davantage sa maîtresse Fabienne tout au long de sa vie de femme battue et de temps en temps avoir droit à un coup d’œil chez les voisins. Finalement, il n’en est rien et c’est très bien ainsi.
On évolue principalement au sein du foyer familial de Jean-Baptiste et Christelle à partir du jour de leur mariage, et ce, pendant quatorze ans. Dès le début, on sent que quelque chose est biaisé dans leur relation, sans savoir à quel point, on n’en a qu’un vague aperçu dans les réflexions que l’homme se fait à lui-même – ça annonce quand même la couleur. L’auteur nous présente les pensées de ses personnages à travers ce qu’ils vivent, ça m’a permis de comprendre le cheminement qu’ils suivent, comment ils en arrivent à cette violence domestique.
Si Fabienne subit principalement des agressions physiques de la part de son époux – du moins, c’est ce qui est le plus souvent décrit -, le jeune Nathan subit quant à lui la brutalité de ses parents sous couvert d’éducation.
D’un côté comme de l’autre, on ne peut même pas leur en vouloir d’être les monstres qu’ils sont, ni porter de jugement contre eux parce que leurs souvenirs font régulièrement surface, ce qu’ils ont vécu par le passé est similaire voire même pire. Mais on ne peut pas non plus pardonner aux personnages de faire subir ça aux autres : certaines scènes sont absolument révoltantes – au delà des mots -, d’une intolérable cruauté, qui ont brisé mon petit cœur. Ce sont des passages nécessairement durs.

J’ai dévoré cette lecture, en seulement trois jours. C’est une lecture captivante qui m’a mise dans tous mes états.
J’ai pris énormément de plaisir à découvrir la plume de l’auteur qui est tout particulièrement poétique. J’ai aimé les analogies qu’il fait, je me suis laissée bercer par la beauté de ses mots qui contrastent d’autant plus avec la violence des épisodes. Les transitions entre les événements, les pensées et les souvenirs sont admirablement réussies.
C’est un gros coup de cœur pour ce roman.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Art de la Magie Noire : Endoloris (6ème année) – Un livre qui vous a révolté – 60 points

Bilan lecture du mois de septembre 2018

Bilan de lectureAu niveau lecture, le mois de septembre n’a pas été trop dégueu. J’ai bloqué sur une lecture, qui m’a pris trois semaines, ça aurait peut-être été mieux… ou pas.
J’ai lu 9 livres (1 album enfant, 2 BD, 1 mangas et donc 5 livres).
Commençons sans plus tarder:

Coup de coeur
Coup de Cœur:


Image du Blog good-winry-18.centerblog.net
J’ai adoré:


Gif heureux

J’ai aimé:


 

Bonne lecture sans plus
Une bonne lecture, sans plus:


Image du Blog mangapournous.centerblog.net
Ça m’a trop déçue:

On arrive donc à un total de 2042 pages et 71 minutes d’écoute (20 en album jeunesse, 227 en BD, 201 en mangas et donc 1594 pages en roman).


Bilan challenge :

Challenge Rougon-Macquart : 08/20

Challenge LEAF : 37/50

Challenge Tournoi des 3 Sorciers : 06 lectures – 280 points

Pumpkin Automne Challenge : 05 / 12 lectures

Challenge Goodreads : 81/110

Challenge Réduit ta PAL à néant (illimité) : 52/70


Actuellement, je lis :
Le chat
Olivier Chapuis
(9%)


Actuellement, je joue sur PC à :

Le monstre nounou – Tuutikki Tolonen

Titre: Le monstre nounou
Auteur: Tuutikki Tolonen
Illustrations: Pasi Pitkänen
Éditeur: R Jeunesse
Nombre de pages: 355
Quatrième de couvertureIl y a des nounous rigolotes, des nounous trop sévères, d’autres qui vous laissent faire les quatre cents coups, et puis il y a… le monstre nounou !
En l’absence de leurs parents, Halley, Koby et Mimi vont être gardés par cette étrange créature poilue et poussiéreuse qui sent fort le renfermé. Voilà qui promet des vacances pas comme les autres…

J’avais postulé pour ce livre lors d’une mass critique babelio, mais je ne l’avais pas obtenu. Du coup, lorsque je l’ai vu à la bibliothèque, mi-septembre, je n’ai pas hésité une seconde à l’emprunter.

Je dois bien avouer que je ne m’attendais pas à ça en le lisant, l’histoire prend une toute autre tournure après le premier tiers.
Le début correspond tout à fait au résumé et à mes attentes. La mère des trois petits héros, Halley, Koby et Mimi, a gagné le premier prix à la loterie : un voyage en Laponie. Les enfants ne pouvant rester seuls puisque le papa est en voyage d’affaire, il est fourni à la famille un monstre nounou avec quelques instructions. La maman part, le monstre élit domicile dans le placard. C’est parti pour ce début d’expérience comme indiqué dans la circulaire accompagnant le monstre.
Jusque là, le roman est prévisible mais tout se complique lorsque les trois enfants décident de faire des recherches sur les monstres et tombent sur un manuel : Monstres, attributs et caractéristiques de Runar Kalli.
Le monstre nounou n’est pas le seul. Y en a-t-il d’autres dans le coin ? Est-ce cela l’expérience ? Et qui a envoyé le monstre ?
De nombreuses questions se posent. Certaines trouvent réponses avant la fin de ce premier tome, pour les autres, il est à espérer que le second nous les donne.

Ce roman est principalement tourné vers les enfants. Ce sont eux qu’on suit, c’est à eux qu’on s’attache. Le monstre nounou m’a laissée plutôt indifférente. Quand il commence à interagir avec les enfants en s’occupant d’eux du mieux qu’il peut, on le découvre sous un nouveau jour, mais cela ne dure pas et rapidement, il n’est plus qu’un “fantôme”. C’est dommage, j’aurais aimé qu’il soit plus présent. Il en va de même pour la robe de chambre bleue, pas assez là pourtant, c’est ma créature préférée dans ce livre.
Les trois héros sont aussi attachants qu’on peut l’être à six, neuf et onze ans. A part pour Koby, j’ai trouvé que Halley et Mimi réagissez, assez souvent, de manière plus jeune que leur âge. Pour la cadette, je lui aurais davantage quatre ou cinq ans que six ans et demi. Ils sont agréables, mais sans plus.

J’ai bien aimé cette lecture, j’ai passé un bon moment et j’ai grandement apprécié de pouvoir découvrir les illustrations de Pasi Pitkänen. Elles s’harmonisent parfaitement au récit.
Par contre, ça m’embête de ne pas avoir la suite, j’espère la trouver la semaine prochaine, surtout que je viens de vérifier sur le portail de ma médiathèque : ils l’ont et il est disponible.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Botanique : Chourave (4ème année) – Un livre illustré – 40 points

Pumpkin Autumn Challenge :
Automne Douceur de vivre – Pomme au four, tasse de thé et bougie :
Feel Good / Enfantin / Romance / Histoire de famille