Calpurnia, tome 2 – Daphné Collignon & Jacqueline Kelly

Titre : Calpurnia, tome 2
Auteurs : Daphné Collignon & Jacqueline Kelly
Éditeur : Rue de Sèvres
Nombre de pages : 90
Quatrième de couverture : Nous sommes dans le comte de Caldwell, au Texas, en 1899. Tout en développant son esprit scientifique, Calpurnia Tate, onze ans, continue de partager avec son grand-père les enthousiasmes et les doutes quant à ses découvertes. Elle affirme sa personnalité au milieu de ses six frères et se confronte aux difficultés d’être une jeune fille à l’aube du XXe siècle. Apprendre la cuisine, la couture et les bonnes manières, comme il se doit, ou se laisser porter par sa curiosité insatiable ? Et si elle ne voulait pas faire son entrée dans le monde comme toutes les jeunes filles de son âge ? Et si la science pouvait ouvrir un chemin vers la liberté ?

J’étais curieuse de voir ce que ce second tome pouvait donner. Je m’attendais à la même ambiance que dans le premier… entre insouciance et curiosité. Ça n’a pas été le cas.
Calpurnia est à une époque charnière : elle désire suivre des études pour devenir naturaliste, mais sa mère est décidée à faire d’elle une jeune fille accomplie, une parfaite petite ménagère, prête à entrer dans le monde en tant que débutante.

Le récit est plus sombre. Callie découvre qu’elle ne pourra pas faire ce qu’elle souhaite dans l’avenir, elle passe de l’espoir dans le premier tome au désespoir d’être prisonnière de cette vie dans celui-ci. Une réalité très dure dans la bouche de cette toute jeune fille… elle n’a que 11 ans, un âge où l’on aspire à réaliser ses rêves… si l’on est un garçon. Une différence qu’elle souligne à plusieurs reprises et cela rend sa situation encore plus injuste, d’autant que personne ne l’aidera… pas même Bon-papa avec qui elle partage la passion de la science.
Les dessins sont tout aussi chouettes que dans le premier, avec ses couleurs sépia – j’adore. Calpurnia a le même âge, pourtant, on a l’impression qu’elle a grandi physiquement, sûrement parce que sa pensée a changé, a évolué.

J’ai nettement préféré ce second tome. Par contre, je pensais que cela clôturait cette saga, mais non… il doit bien y avoir une suite qui fait la jonction entre Calpurnia et Calpurnia assistante vétérinaire, mais je n’ai rien lu sur un troisième tome en préparation. Ça m’intrigue !
Il va quand même falloir que je regarde si le roman est à la médiathèque pour l’emprunter. En tout cas, c’est un coup de cœur pour cette lecture.

Peau d’Homme – Hubert & Zanzim

Titre : Peau d’Homme
Scénariste : Hubert
Illustrateur : Zanzim
Éditeur : Glénat
Nombre de pages : 160
Quatrième de couverture : Dans l’Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant. Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c’était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une « peau d’homme » ! En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d’un jeune homme à la beauté stupéfiante. Elle peut désormais visiter incognito le monde des hommes et apprendre à connaître son fiancé dans son milieu naturel. Mais dans sa peau d’homme, Bianca s’affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l’amour et la sexualité.
La morale de la Renaissance agit alors en miroir de celle de notre siècle et pose plusieurs questions : pourquoi les femmes devraient-elles avoir une sexualité différente de celle des hommes ? Pourquoi leur plaisir et leur liberté devraient-ils faire l’objet de mépris et de coercition ? Comment enfin la morale peut-elle être l’instrument d’une domination à la fois sévère et inconsciente ?
À travers une fable enlevée et subtile comme une comédie de Billy Wilder, Hubert et Zanzim questionnent avec brio notre rapport au genre et à la sexualité… mais pas que. En mêlant ainsi la religion et le sexe, la morale et l’humour, la noblesse et le franc-parler, Peau d’homme nous invite tant à la libération des mœurs qu’à la quête folle et ardente de l’amour.

Ça fait quelques semaines que je vois cette bande-dessinée tourner avec de très bons retours et j’avais bien envie de m’y essayer donc quand ma Barbouille m’a proposé de me le prêter, j’ai foncé sur l’occasion et je suis ravie de l’avoir fait.

L’histoire se déroule dans l’Italie moyenâgeuse. L’héroïne, Bianca, vient d’avoir 18 ans et ses parents ont arrangé son mariage avec Giovanni, un homme qu’elle ne connaît pas, ce qui la dérange. Déjà là, on voit le décalage entre elle qui souhaiterait connaître son fiancé avant de l’épouser et ses amies qui ont été dans la même situation et l’ont accepté sans se poser de questions.
La marraine de Bianca l’invite à passer quelques jours chez elle. Là, elle lui révèle un secret de famille : elle possède une peau d’homme et si elle la revêt, elle deviendra Lorenzo, un beau jeune homme. C’est l’occasion de passer incognito et de se lier d’amitié avec Giovanni. On se doute dès leur première rencontre que cette amitié évoluera… pour le plus grand malheur de Bianca.

Autant j’adore la couverture qui est splendide, avouons-le, que ce soit en raison des entrelacs brillants qui ne rendent pas sur la photo, ou à cause du choix des couleurs, autant les dessins à l’intérieur m’ont laissée, dans un premier temps, perplexe. Au début, je n’étais pas sûre d’aimer et pourtant, je m’y suis rapidement faite, j’ai trouvé que ça se mariait parfaitement au texte et finalement, j’adore les illustrations.
Quant à l’histoire, il ne se passe rien d’extraordinaire, même si revêtir une peau d’homme qui change le corps de l’héroïne est déjà fabuleux, n’empêche que dès les premières pages, je me suis complètement immergée dans cette lecture. Il était tard et, à mon grand désarroi, j’ai dû faire une pause au beau milieu, j’ai rêvé de la suite toute la nuit.

C’est clairement une critique de la société de l’époque : la différence de traitement entre l’homme et la femme au niveau de la liberté (de mœurs notamment). L’homme étant considéré comme un dieu s’il entretient plusieurs liaisons alors que la femme n’est qu’une dépravée, et ce, même si elle est fidèle… le prêcheur le martèle tout au long du récit et enflamme les fanatiques : ce sont des filles d’Eve, des impudiques, etc. qu’il faut enfermer et brimer.
Ce qui est fabuleux… et qui fait également peur… c’est qu’on peut transposer cette critique à la société actuelle sur bien des points. Maintenant, la religion catholique essaie d’être moins stricte, de s’ouvrir et de vivre avec son temps, mais d’autres religions ont pris la relève et prêchent les mêmes paroles que Fra Angelo dans Peau d’homme.
Bianca se bat contre cet obscurantisme grandissant, sous l’apparence de Lorenzo, mais doucement au fil des pages, elle se révolte et clament certaines vérités qui foutent une sacrée claque… y en a un paquet, mais j’ai surtout en tête le moment où elle se fâche après s’être bouffée une insulte de trop et qu’elle rétorque que ce n’est pas son corps le problème mais le regard sale qu’il pose dessus. C’est très féminisme tout ça
Ce n’est pas le seul message que les auteurs font passer : c’est également un appel à la tolérance. Giovanni a beau se chercher des excuses quant à ses relations avec les hommes, il se ment à lui-même : il est clairement homosexuel et Bianca le réalise. C’était une situation douloureuse pour elle, mais j’ai aimé la relation des deux époux et sa réaction face à l’homosexualité de son mari.

C’est un coup de cœur pour cette bande-dessinée, à tel point que je me l’achèterai – je tiens absolument à l’avoir dans ma bibliothèque.

Roi du vent : Un gascon en Patagonie – Fabien Tillon & Gaël Remise

Titre : Roi du vent : Un gascon en Patagonie
Auteurs : Fabien Tillon & Gaël Remise
Éditeur : La Boîte à Bulles
Nombre de pages : 117
Quatrième de couverture : En 1860, l’explorateur périgourdin Antoine de Tounens quitte la France pour s’établir en Araucanie et Patagonie, territoires à l’extrémité australe de l’Amérique du Sud. Son rêve est ambitieux : il souhaite régner sur ces régions et unifier le peuple Mapuche pour le libérer du joug du gouvernement chilien. Malgré un premier échec, il tentera par trois fois de soulever ce peuple face à l’oppresseur.
Chaque tentative se soldera par un échec et une amertume cuisante… Ainsi, l’explorateur livre le récit de cette épopée dans lequel la frontière entre réalité et fiction est de plus en plus floue. Et de fait, à l’instar de Don Quichotte, Tounens ne voit que l’aspect romanesque de son entreprise et non toute la folie et la démesure qui entourent son projet.
Retour sur le parcours d’un homme qui, à défaut de régner sur un territoire, ne réussit qu’à être roi du vent…

Un grand merci à Masse Critique Babelio ainsi qu’aux éditions la Boîte à Bulles pour ce partenariat, ce fut une bonne surprise.
Le résumé m’a bien plu et a éveillé ma curiosité. Qui est cet Antoine de Tounens qui essaie de devenir roi ?

C’est un Français qui vit dans le Périgueux. Il quitte son travail d’avoué, vend ses locaux et se rend sur Paris. Il tente de trouver des investisseurs pour son projet : partir en Amérique du Sud, unifier les Mapuches et autres tribus indiennes de Patagonie et d’Araucanie en devenant leur roi.
Sa recherche est vaine, cependant, il n’abandonne pas et part avec pour seul compagnon un étudiant.
Il parvient à son but sans trop de difficultés… ça se corse par la suite.

J’ai beaucoup aimé ce récit historique, je ne connaissais pas du tout le personnage ; ce fut un réel plaisir de découvrir son impressionnant cheminement. Le seul bémol en ce qui me concerne est le timing : on a l’impression que tout se passe en quelques semaines alors que son aventure en Patagonie s’étend sur des années. Heureusement qu’à la fin, on a deux pages qui non seulement replacent le contexte, mais expliquent les choix des auteurs, ce que j’ai apprécié.

J’ai adoré le texte… à tel point que je me suis prise à plusieurs reprises à lire et relire certains passages. Je me suis laissé bercée par les paroles et pensées du héros. Pour la plupart, ils étaient emplis de poésie.
Je n’ai pas trouvé Antoine de Tounens attachant ce qui aurait pu me poser problème en freinant ma lecture, mais en l’occurrence pas du tout. Il est charismatique et sa volonté force le respect… en tout cas, il a gagné le mien.

En ce qui concerne les dessins, j’ai eu du mal dans un premier temps. Je n’ai pas accroché au character design des personnages. Ils avaient un côté flou… peut-être brouillon, comme si c’était un rêve… au fil des pages, j’ai changé d’avis dessus : ça se mariait bien avec le récit et j’ai fini par trouver les illustrations plaisantes ; j’avoue que c’est surtout les couleurs et les nuances utilisées qui m’ont plu.

Je suis ravie d’avoir découvert cette bande-dessinée que j’ai adorée.

Pâques mortelles à Saint-Benoît – Chantal Gerbaud

Titre : Pâques mortelles à Saint-Benoît
Auteur : Chantal Gerbaud
Éditeur : La Bouinotte
Nombre de pages : 152
Quatrième de couverture : Le trouble s’installe à Saint-Benoît, petit village de la Marche, entre Berry et Limousin à la fin du 13ème siècle. Alors que l’on prépare les fêtes de Pâques, on découvre le corps sans vie d’un moine.
Quelques heures plus tard, un enfant, fils d’un des juifs de la cité, est atrocement mutilé par un cochon errant. La jeune fille chargée de le surveiller disparaît. Un nouveau drame qui va mettre en péril la paix régnant sur cet arpent de royaume. Le prieur du monastère s’improvise détective, tout en pactisant avec le seigneur du village voisin qui s’emploie à maintenir son emprise sur la communauté juive.
Une enquête qui révèle bien des secrets enfouis, tout en dévoilant le fonctionnement et les rapports humains d’une cité médiévale.

Je tiens tout d’abord à remercier la Masse critique Babelio ai si que les éditions la Bouinotte pour la confiance qu’ils m’ont accordée.
Le résumé m’avait bien plu et a suscité ma curiosité. J’avoue que je m’attendais à une enquête policière moyenâgeuse un peu à la Cadfael, or, ce n’est pas du tout le cas, ce qui m’a agréablement surprise. Le scénario est bien plus “simple” et on sent bien que ce qui compte surtout, c’est l’ambiance instaurée et le contexte historique, notamment les relations entre Chrétiens et Juifs.

Hélie, le prieur du monastère de Saint-Benoît est en pleine préparation des fêtes de Pâques lorsqu’il est informé de deux événements tragiques :
– Barthélemy, l’un de ses moines, a été retrouvé mort, après examen du corps, il s’avère qu’il a été assassiné, mais par qui ? Le monastère étant fermé, s’agit-il d’un moine ? Dans ce cas, quelles sont ses motivations ?
– Moïse, le petit garçon des Bonfils, a été attaqué par un cochon. Comment un tel drame a-t-il pu arriver alors qu’il était sous la surveillance de la jeune Jeanne ? Et surtout, pourquoi l’a-t-elle sorti alors qu’il a été demandé aux Juifs (partout en France à priori) de rester chez eux lors de la Semaine Sainte ?
Ne pouvant tout gérer, Hélie décide de contacter le seigneur Hughes de Brosse avec qui les relations sont tendues, et de le laisser gérer l’accident du fils de la famille juive.

Les bases de l’histoire sont posées et j’espère qu’elles auront réussi à éveiller votre curiosité parce qu’en ce qui me concerne, j’ai eu du mal à lâcher ce roman et il aura fallu une gastro pour me ralentir.

J’ai aimé les personnages principaux que j’ai trouvés travaillés. Au fil des pages, on en apprend beaucoup sur Hélie, les difficultés relationnelles politiques qu’il rencontre en tant que prieur, mais aussi son passé et comment il est arrivé à cette fonction. Ça le rend attachant. C’est aussi le cas de Jeanne qu’on connaît à travers les dires des autres, ainsi que lors du récit des faits qui m’ont touchés.
J’ai moins apprécié le noble Hughes de Brosse en raison de sa façon de traiter les femmes. C’est cohérent avec l’époque, mais ça m’a fait grincer des dents. Par contre, sa femme, Isabelle, rattrape largement les manières de son époux et je l’ai adorée… tout en la plaignant quand même.

Ce qui est dommage, c’est que les moines sont passés trop rapidement en revue. On sait d’eux le strict minimum… du coup, l’enquête de la mort du frère Barthélemy est rapide, très linéaire et sans surprise. Ne pas pouvoir suspecter untel ou untel m’a laissé sur ma faim. Il est quand même à noter que les motifs de ce décès ont soulevé quelques réflexions sur les mœurs de l’époque, celles plus anciennes et ouvrent le débat sur celles actuelles. Bon, impossible d’être plus claire sans spoiler, donc il faudra se contenter de ces explications à demi-mots.

J’ai beaucoup aimé cette lecture. Je regrette juste qu’elle fut si rapide et si courte.

Balzac et la petite tailleuse chinoise – Sijie Dai

Titre : Balzac et la petite tailleuse chinoise
Auteur : Sijie Dai
Éditeur : Folio
Nombre de pages : 228
Quatrième de couverture : Nous nous approchâmes de la valise.
Elle était ficelée par une grosse corde de paille tressée, nouée en croix. Nous la débarrassâmes de ses liens, et l’ouvrîmes silencieusement. À l’intérieur, des piles de livres s’illuminèrent sous notre torche électrique; les grands écrivains occidentaux nous accueillirent à bras ouverts : à leur tête, se tenait notre vieil ami Balzac, avec cinq ou six romans, suivi de Victor Hugo, Stendhal, Dumas, Flaubert, Baudelaire, Romain Rolland, Rousseau, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, et quelques Anglais: Dickens, Kipling, Emily Brontë…
Quel éblouissement! Il referma la valise et, posant une main dessus, comme un chrétien prêtant serment, il me déclara: avec ces livres, je vais transformer la Petite Tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde.

J’ai découvert ce roman il y a déjà quelques années suite à une chronique de la blogueuse Nymou rossignol livresque… et il a traîné pendant tout ce temps dans ma PàL.
Je ne m’attendais pas à grand chose, pourtant cette lecture m’a surprise. Un petit contexte historique ne fait pas de mal.
L’histoire se situe dans les années 70 en Chine sous le régime de Mao Zedong. À l’époque, les jeunes “intellectuels” étaient envoyés à la campagne pour y être rééduqué. La moyenne était de deux ans, mais ça dépendait du bon vouloir du chef de village et surtout du statut des parents des ados dans la société : réactionnaires ou non. Finalement, je me dis que la période actuelle avec le contrôle de la population, la manipulation des informations et du statut bon ou mauvais citoyen n’est qu’une suite logique de cette situation communiste.

On suit le narrateur et son ami Luo qui sont envoyés à la campagne : leurs parents, trop connus, trop intellos, trop grande gueule sont médecins et ont été déclarés ennemis de l’état. Les deux garçons n’ont donc aucune chance de retourner chez eux. Ce qui les sauve d’une vie morne et sans intérêt (pour eux), c’est d’abord la musique (le narrateur joue du violon), puis les histoires qu’ils racontent (Luo est un conteur très doué et lorsqu’ils s’y mettent à deux, les deux amis fascinent les villageois).
Ils fréquentent un troisième rééduqué, le Binoclard, qui possède une valise secrète contenant des livres occidentaux. Du moment où nos héros le savent, ils n’auront de cesse de les emprunter, ce qui déplaît et effraie leur camarade.
Du coup, on comprend aisément ce que vient faire Balzac dans cette histoire, mais qu’en est-il de la petite tailleuse chinoise ? C’est la plus belle fille de la région, Luo s’en éprend et va la séduire avec ses récits.

J’ai beaucoup aimé le narrateur. Il est timide et pas très déluré, mais il va évoluer au fil des pages. Il est fidèle en amitié et ce n’est pas toujours gagné parce que les tentations de trahir dans le but d’améliorer sa condition sont nombreuses.
Pour Luo, je ne sais pas trop. C’est mitigé. Par moment, j’ai apprécié sa débrouillardise mais parfois, il tirait trop la couverture à lui.
Je n’ai pas réussi à me faire une idée précise sur la petite Tailleuse. Elle ne se confie pas réellement au narrateur, on ignore ce qu’elle pense, ce qu’elle éprouve. Difficile de s’attacher à elle dans ces conditions.
Quant au Binoclard, dès sa première apparition, je ne l’ai pas aimé sans raison spéciale et la suite a donné raison à mon instinct.

Ça a été une lecture super rapide. En deux jour, j’ai terminé ce roman que j’ai bien aimé. Il était intéressant, passionnant lors de nombreux passages, dépaysant mais surtout révoltant de par le contexte historique et l’injustice faite aux jeunes “intellectuels”.
Je n’ai qu’un bémol : la fin. On ignore ce qu’il advient des personnages. La petite Tailleuse a bien changé et prend une décision qui modifiera le cours de sa vie, sans pour autant que le lecteur sache comment les choses vont tourner pour elle. Quant à Luo et au narrateur, quel avenir ont-ils ? Vont-ils rester ad vitam eternam dans ce village montagnard ? Je déteste ces incertitudes qui me donnent l’impression que le roman n’est pas terminé.

New year, new me (Métamorphose, transformation, évolution)