Capitaine Albator, Mémoires de l’Arcadia, tome 1 : Les doigts glacés de l’oubli – Jérôme Alquié & Leiji Matsumoto

Titre : Les doigts glacés de l’oubli
Saga : Capitaine Albator, Mémoires de l’Arcadia, tome 1
Auteurs : Jérôme Alquié & Leiji Matsumoto
Éditeur : Kana
Nombre de pages : 56
Quatrième de couverture : Dans cette aventure inédite du Capitaine Albator, une équipe de scientifique a découvert un mausolée de Sylvidres et des informations où il est fait mention de manipulations génétiques et d’un pouvoir destructeur terrifiant. Pouvoir capable de rendre les Sylvidres immortelles ou au contraire de provoquer leur destruction. La vague de froid extraordinaire qui frappe la planète bleue pourrait bien être liée à l’une de ces Sylvidres mutantes. Le Capitaine Albator et son équipage parviendront-ils à élucider ce mystère et sauver la Terre de ce nouveau péril ?!

Quand j’ai vu cette bande-dessinée à la médiathèque, je n’ai pas hésité une seule seconde à l’emprunter. Tout comme Goldorak, Albator fait partie des grands classiques des années 80 ; à l’époque, j’avais suivi la série jusqu’au bout.
Cette histoire se situe après après la série télé puisque l’esprit de Tochirô se trouve déjà dans le cœur de l’Arcadia.
En pillant un vaisseau terrien, Albator et ses hommes découvrent que la température sur Terre est anormalement basse. Ils décident donc de rentrer pour éclaircir ce mystère.

Au début, j’ai été emballée par ce premier tome : les dessins sont magnifiques et surtout proches du style Leiji Matsumoto, ce qui n’est pas une mince affaire. Les couleurs sont harmonieuses et dans la même veine que le dessin animé. Les vaisseaux sont beaux, les décors également. Et je parle même pas des Sylvidres qui me fascinent.
Dans les premières pages, le récit se passe dans l’espace. J’y ai retrouvé l’ambiance que j’ai tant aimé enfant. Mais le ton change lorsqu’ils arrivent sur Terre et j’ai moins apprécié à partir de ce moment.

Les personnages m’ont laissée indifférente. Ce n’est pas que je les trouve vides, ils ont un passé et une histoire que je connais à peu près, mais j’aurais bien aimé un rappel, des flashbacks qui auraient rendu les héros plus sympathiques aux nouveaux lecteurs. J’ai eu l’impression qu’il manquait quelque chose au récit.

J’ai quand même apprécié cette lecture et je lirai les deux prochains dès que j’aurais pu les emprunter.

Goldorak – Xavier Dorison, Denis Bajram, Brice Cossu & Alexis Sentenac

Titre : Goldorak
Scénario : Xavier Dorison, Denis Bajram
Illustrations : Denis Bajram, Brice Cossu & Alexis Sentenac
Éditeur : Kana
Nombre de pages : 168
Quatrième de couverture : La guerre entre les forces de Véga et Goldorak est un lointain souvenir. Actarus et sa soeur sont repartis sur Euphor tandis qu’Alcor et Vénusia tentent de mener une vie normale. Mais, des confins de l’espace, surgit le plus puissant des golgoths : l’Hydragon. Alors que le monstre de l’ultime Division Ruine écrase les armées terriennes, les exigences des derniers représentants de Véga sidèrent la planète : sous peine d’annihilation totale, tous les habitants du Japon ont sept jours pour quitter leur pays et laisser les envahisseurs coloniser l’archipel. Face à cet ultimatum, il ne reste qu’un dernier espoir… Goldorak.

Cette bande-dessinée se passe plusieurs années après la série originale de Gō Nagaï. Et pour ceux qui ne la connaîtraient pas, un résumé complet est proposé au début de l’œuvre.
Pas mal de potes m’avaient conseillé cette lecture avec comme arguments qu’il était beau, sombre et que l’histoire était top… je n’y croyais pas trop : “après tout, c’est Goldorak, un manga certes sympathique y a 40 ans, mais niveau histoire, faut pas me la faire : ça reste un gros robot qui tape d’autres gros robots, avec des personnages basiques et stéréotypés“.
Mais comme j’étais loin de la vérité !

Donc dix ans ont passé, et chaque personnages de la série originale a sa vie : Vénusia est interne en chirurgie, Alcor possède sa propre boîte et est blindé de thunes. Le professeur Procyon s’est retiré dans un sanctuaire. Tous se sont perdus de vue, jusqu’au jour ou un Golgoth attaque le Japon. Le souci, c’est que les terriens n’ont plus personne pour les défendre depuis qu’Actarus, Phénicia sont répartis sur Euphor avec Goldorak. Et s’ils étaient revenus ? Si les Végaliens s’en prenaient à la Terre pour cette raison ?
Heureusement, c’est beaucoup plus compliqué que ça, mais je n’en dirais pas plus pour ne pas spoiler.

L’histoire m’a laissée sur le cul. Les auteurs ont réussi à instiller tellement de profondeur au personnage d’Actarus. Il est passé de l’état de combattant qui lutte pour survivre à celui d’humain qui réalise les horreurs que la haine l’a poussé à commettre. Ça se révèle au fil des pages, mais il y a des phrases qui sonnent très justes, qui m’ont profondément touchée… qu’elles soient prononcées par le professeur ou par Rizel.
Y a également des images choc ! Tellement expressives qu’elles ne nécessitent aucun dialogue pour transmettre la douleur et le désespoir qui s’en dégagent. Donc oui, il est sombre.

Ce que ne laisse pas supposer la couverture. D’ailleurs, elle ne m’a pas particulièrement donné envie de découvrir cette bande-dessinée. En plus, elle ne rend pas justice aux illustrations que j’ai trouvé super chouettes, proches des comics, les couleurs sont harmonieuses. Les décors sont similaires à ceux de la série, je m’y suis retrouvée. J’ai pris beaucoup de plaisir à m’attarder sur bon nombre de planches et j’en ai pris plein les yeux.
Je n’ai qu’un regret : les souvenirs d’Euphor sont trop courts et succincts. C’est dommage, j’aurais aimé en savoir plus sur ce qu’Actarus et Phénicia ont vécu là-bas.

Ce fut une agréable surprise et cette lecture est un coup de cœur.

Le passeur – Lois Lowry

Titre : Le passeur
Auteur : Lois Lowry
Éditeur : L’École des loisirs (Médium)
Nombre de pages : 288
Quatrième de couverture : Le monde dans lequel vit Jonas est bien éloigné du nôtre : une société où la notion d’individu n’existe pas. Plus surprenant encore : ses membres ne ressentent rien. Ni amour ni haine viennent bousculer leur quotidien. Les gens ne meurent pas non plus. Ils sont “élargis”. Tout comme le héros de cette histoire – un garçon de douze ans – le jeune lecteur brûlera de savoir ce qui se cache derrière ce terme si obscur.

Dans ma pile à lire du Cold Winter Challenge, je m’étais gardé en dernier ce roman, ne sachant pas trop s’il serait bien. Ce fut une lecture passionnante !
C’est une dystopie : le personnage principal, Jonas, est une jeune garçon de onze ans. Il vit avec son père, sa mère et sa jeune sœur Lily dans la cellule familiale. Il attend avec impatience le mois de décembre qui lui permettra d’entrer dans sa vie d’adulte et de commencer sa formation pour le travail que le conseil des sages lui a assigné.

C’est un univers un peu compliqué à décrire : c’est une communauté très fermée, avec beaucoup de règles. Comme on suit Jonas, on découvre cette société du côté des onze-ans et ça paraît idyllique : chacun se montre respectueux, tout le monde a un travail en fonction de ses affinités et de l’intérêt que les jeunes ont développés pendant leur temps de bénévolats, etc.
On sent bien qu’il y a des choses qui pêchent, tout est trop contrôlé : les émotions, les pulsions, le mariage, les adoptions, l’avenir des habitants.

Étonnamment, dans ces conditions, on pourrait croire qu’il est impossible de s’attacher aux personnages, qu’ils sont trop froids et pourtant, non. Les enfants font des erreurs qui les rendent attachants. Ils ont constamment le stress de désobéir aux règles, ce qui leur donne un prétexte pour les édicter.
Les adultes sont un peu trop parfaits : gentils, compréhensifs, respectueux. Trop beau pour être vrai.

Ça s’est lu à une vitesse incroyable, en deux petits jours, c’était plié tellement j’avais envie de savoir quelle attribution Jonas recevrait et même après, comment se passerait sa formation.
Mon seul bémol, c’est la fin : ça se termine d’une manière abrupte et on ignore ce qu’il advient de Jonas et de Gaby. C’est super frustrant. Il va falloir que je lise le second tome L’élue, en espérant que ce soit une véritable suite.
J’ai adoré cette lecture.

Coupe des 4 maisons :
Mimi Geignard (2ème année) – un livre dont vous n’aimez pas la couverture 20 points

Cold Winter Challenge :
Sorcellerie hivernale – Étoile des neiges (astrologie, astronomie, science-fiction)

ABC 2022 – Lettre L

Obie Koul, tome 3 : Résurrection – Pierre Makyo & Alessia Buffolo

Titre : Résurrection
Saga : Obie Koul, tome 3
Scénario : Pierre Makyo
Illustrations : Alessia Buffolo
Éditeur : Kennes
Nombre de pages : 56
Quatrième de couverture : Suite à son altercation avec le Ragginazor, Obie a enfin découvert son incroyable pouvoir. Mais il doit absolument le garder secret car il ne sait pas encore à qui il peut faire confiance. Pendant ce temps, une sombre machination met à mal la relation politique entre Nagams et Tétrakols sur la planète Oxythol. Une guerre s’annonce et la vie du père d’Obie est en danger…

Le troisième tome est sortie cet été, je ne pensais pas le trouver déjà à la médiathèque et pourtant si. Donc j’en ai profité pour l’emprunter et je suis bien contente de l’avoir fait parce qu’il est trop bien.

À la fin du 2, Obie découvrait ses pouvoirs : la capacité de ressusciter les gens en leur soufflant dans leur bouche. Mais comme il est malin, il se dit que ce serait stupide d’en parler et que ça le mettrait en danger et il a bien raison, donc il garde le secret.
En parallèle, son père est parti en mission chez les Tétrakols, mais suite à un subterfuge des Konaliens, les barbares du nord sont persuadés que ce sont les Nagams (le peuple d’Elzeki) qui sont responsables de la mort de leur roi, donc le paternel de notre héros est fait prisonnier.

Comme dit plus haut, ce fut une agréable lecture. C’est l’occasion de découvrir des personnages qui, jusqu’à présent, avaient bien peu d’importance : les oncles d’Obie. Zorcor me déplaît depuis le début sans trop savoir pourquoi, dans ce second tome, il se démasque un peu plus et n’est pas le tonton sympa qu’il semblait être. Par contre, je n’arrivais pas à me faire une opinion sur Otakanac qui se montrait froid et distant, mais lui aussi se dévoile et finalement, je l’aime beaucoup.
Et puis pour une fois, Obie est un peu plus acteur dans l’histoire, il ne subit pas les choix des autres, que ce soit les petites frappes, son père, sa mère ou même son grand-père. Il a pris confiance en lui et ça change la donne. Ça le rend plus attachant.

Au niveau des illustrations, j’ai constaté une amélioration dans les détails que ce soient pour les décors ou les personnages, surtout les cheveux un peu plus naturels dans le mouvement. J’ai pris un grand plaisir à m’y attarder.

J’ai adoré ce second tome, il était dépaysant.

Obie Koul, tome 2 : Mon pouvoir caché – Pierre Makyo & Alessia Buffolo

Titre : Mon pouvoir caché
Saga : Obie Koul, tome 2
Scénario : Pierre Makyo
Illustrations : Alessia Buffolo
Éditeur : Kennes
Nombre de pages : 56
Quatrième de couverture : Avec sa mère prof de math, Obie est sur Terre la cible des voyous de son école. Afin qu’il puisse se défendre, son père l’inscrit dans le terrible camp d’entraînement de la planète ­Oxythol. Comment s’en sortira-t-il face aux différents aliens du camp ? ­Découvrira-t-il enfin cet extraordinaire pouvoir qui sommeille en lui ?

Je n’étais pas très motivée à lire ce second tome, pourtant il est beaucoup mieux que le premier et je ne m’y attendais pas du tout donc ce fut une très bonne surprise.

Obie est toujours pris entre les deux bandes de cassoc’ du collège qui l’ont menacé de lui faire une tête au carré s’il ne les prévient pas au sujet des interros surprises de maths – sa mère étant la prof de maths, il est censé obtenir facilement l’information, sauf qu’elle refuse de le favoriser. Résultat : il y a bien une interro surprise et Obie se fait tabasser.
Cette fois, son père est un peu plus malin que dans le précédent : plutôt que de lui filer des gadgets high-tech qui pourrait révéler ses origines extra-terrestres, il lui fait prendre des cours de défense dans un camp d’entraînement regroupant plein d’aliens de races différentes.

Il y a plus de passages chez les Azédavits que sur Terre et c’était top ! On découvre de nouvelles cultures, alors rien de compliqué parce que ce n’est pas suffisant long pour approfondir et ce n’est pas le sujet principal de cette bande-dessinée, mais c’était malgré tout dépaysant.
Et puis les épreuves qu’affrontent Obie et ses camarades sont angoissantes, pas pour le mi-Terrien mi-Nagam parce qu’on sait dès le début qu’il ne risque rien, mais j’ai tremblé pour les autres. Ils n’ont pas une place primordiale dans l’histoire, mais je les ai trouvés attachants.

Les illustrations sont sympathiques. Les aliens sont super bien dessinés, un brin effrayants pour certains. Les décors m’ont plu, j’ai passé du temps à les détailler et à m’en imprégner.
J’ai adoré cette lecture et je l’ai dévorée. Maintenant, je n’ai plus qu’à prendre mon mal en patience et attendre que le troisième tome sorte.

Automne enchanteur
Nom d’une dune (Écologie/ Anticipation/ Science-Fiction/ Post-apocalypse)