Sorcières associées, tome 1 – Alex Evans

Titre : Sorcières associées, tome 1
Saga : Sorcières associées
Auteur : Alex Evans
Éditeur : ActuSF
Nombre de pages : 270
Quatrième de couverture : Dans la cité millénaire de Jarta, la magie refait surface à tous les coins de rue. Les maisons closes sont tenues par des succubes, les cimetières grouillent de goules… Pour Tanit et Padmé, sorcières associées, le travail ne manque pas. Mais voilà qu’un vampire sollicite leur aide après avoir été envoûté par un inconnu, tandis que d’étranges incidents surviennent dans une usine dont les ouvriers sont des zombies… Tanit et Padmé pensaient mener des enquêtes de routine, mais leurs découvertes vont les entraîner bien au-delà de ce qu’elles imaginaient. À Jarta, les créatures de l’ombre ne sont pas les plus dangereuses…

J’avais acheté ce premier tome lors des Imaginales 2018, après avoir assisté à une table-ronde qui portait sur les sorcières (si ma mémoire est bonne) et où l’auteure présentait son roman et son univers. J’hésitais déjà à me le prendre parce que je trouvais la couverture magnifique, mais cette conférence m’a définitivement décidé (avec deux autres que j’avais noté dans ma Wishlist).

On suit deux sorcières : Tanit et Padmé, deux sorcières qui travaillent en tant que détectives dans l’agence qu’elles ont créée.
Deux clients viennent les voir :
– le propriétaire d’une usine désire découvrir ce qui provoque les accidents au sein de sa manufacture qui embauche des zombies
– un vampire souhaite découvrir l’identité du sorcier qui l’a amené de force dans cet univers et qui le contrôle.
On suit donc deux enquêtes qui n’ont à première vue aucun rapport l’une avec l’autre, mais sans surprise, elles finissent par se rejoindre.

J’avoue que la partie policière est ce que j’ai le moins aimé dans cette lecture. J’ai eu du mal à suivre leurs investigations, non pas que c’est compliqué, mais plusieurs fois, je me suis demandée comment leurs pas avaient pu les mener là alors qu’elles n’avaient pas eu plus d’indices que cela… ça faisait un peu parachuté.
Mais c’est une impression que j’ai souvent avec les romans policiers, ça et le fait que j’anticipe bien avant la fin qui est le coupable (là, ce n’est pas le cas car rien ne le laisse supposer), c’est la raison pour laquelle j’en lis peu.

Par contre, j’ai beaucoup aimé l’univers : les zombies créés pour travailler dans les usines, les vampires et autres démons qui viennent d’une autre dimension, les sorciers, les artefacts magiques, les machines volantes. Un mélange entre steampunk et sorcellerie.
Il y a d’excellentes idées, c’est une bonne introduction.
Le seul bémol en ce qui me concerne est que l’atmosphère n’est pas assez prégnante à mon goût, je n’ai pas réussi à m’en imprégner.

J’ai bien aimé les personnages. Au début, je me suis demandée ce que Tanit et Padme faisaient ensemble tant elles sont différentes de par leur caractère. Et finalement, c’est une association qui dépote, elles se complètent bien grâce notamment à des compétences très différentes : l’une est dans l’action, l’autre davantage dans l’étude.
On découvre au fil des pages leur histoire personnelle ce qui les a rendues sympathiques, il manquait juste le récit de leur rencontre.
Je ne sais pas trop quoi penser des personnages secondaires : Onésime et Cassa m’ont laissée indifférente, mais on ne connaît pas grand-chose d’eux… enfin pas assez pour s’y attacher. J’ai adoré Jihane, elle me fait penser à ma fille : sensible, toujours prête à aider, surtout les animaux.

J’ai apprécié ma lecture et je pense que je lirai le deuxième tome si j’ai la possibilité de me le procurer à un prochain salon du livre… dès qu’ils reprendront et qu’on aura dépassé cette pandémie de caca.

Automne Douceur de vivre :
A window to the past (Sorcière, Sorcier, Magie, SFFF)

Agatha Raisin enquête, tome 01 : La Quiche fatale – M. C. Beaton

Titre : La Quiche fatale
Saga : Agatha Raisin enquête, tome 01
Auteur : M. C. Beaton
Éditeur : France Loisirs
Nombre de pages : 318
Quatrième de couverture : Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d’une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s’ennuyer ferme. Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l’arbitre de la compétition s’effondre et Agatha doit révéler l’amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l’assassin.

Ça fait très longtemps que j’entends parler en bien de cette saga policière. J’avoue que je ne sais pas trop quoi en penser.

Agatha Raisin prend sa retraite et après avoir vendu sa boîte de communication, elle s’installe dans un petit village des Cotswolds. Elle a du mal à s’y faire une place et afin de devenir populaire, décide de participer et de gagner le concours de quiches. Mais rien ne se passe comme prévu. Elle se procure une quiche aux épinards et à la fin du concours, elle abandonne son plat au couple organisateur, les Cummings-Browne. Or, le mari en mange et meurt empoisonné.

Je n’ai pas accroché avec le personnage d’Agatha au début, ça passe un peu mieux vers la fin, mais je suis à mille lieues de l’attachement nécessaire pour me donner envie de lire toute la saga… Peut-être le prochain pour éclaircir ces sentiments partagés sur cette bonne femme.
Mon personnage préféré est indéniablement Bill Wong, il est sympathique, prévenant et surtout intelligent, ce qui a manqué à Agatha dans ce premier tome.
Si j’aimais bien Roy dans un premier temps, ce n’est plus le cas par la suite, il prend la grosse tête et a fini par me saouler.

C’était une lecture étrange : au final, l’enquête policière prend peu de place dans l’histoire, du moins, beaucoup moins que l’intégration d’Agatha au sein du village.
Je ne peux pas dire que je me suis ennuyée lors de cette lecture, ça s’est laissé lire, c’était fluide, rapide à lire et sans prise de tête. Malheureusement, c’était loin d’être captivant.
Je lirai le second tome pour voir ce que ça donne, mais ce n’est pas dans mes priorités.

Maisie Hitchins, tome 4 : L’affaire du masque à plumes – Holly Webb

Titre: L’affaire du masque à plumes
Saga: Maisie Hitchins, tome 4
Auteur: Holly Webb
Éditeur: Flammarion
Nombre de pages: 157
Quatrième de couvertureMaisie Hitchins est réveillée en pleine nuit par les aboiements d’Eddie. Le petit chien a flairé la présence d’un cambrioleur dans la maison. Comme Maisie cherche à l’arrêter, l’intrus la fait tomber dans les escaliers avant de s’échapper, emportant avec lui le précieux masque à plumes du professeur Tobin. Mais la jeune détective n’a pas dit son dernier mot !

Cela fait un très long moment que ma fille et moi devions le lire, mais la lecture précédente nous a pris tant de mois qu’il n’a pas été possible de nous y mettre avant.

Dans ce volume, on retrouve le professeur Tobin qui loge dans la pension de Grand-Mère Hitchins. Il décide de donner bon nombre des œuvres de sa collection à des musées, ainsi, il pourra repartir à l’aventure et ramener d’autres trésors. C’est l’occasion d’en savoir plus sur ce personnage et sur ses voyages. Ce don fait grand bruit et notamment dans les journaux de Londres. Un soir, un individu pénètre dans l’immeuble et dérobe l’un des masques du professeur, blessant Maisie au passage. C’est alors l’occasion pour notre héroïne de nous montrer une fois de plus ses talents de détective.
On retrouve pas mal des personnages rencontrés précédemment et surtout Georges, le livreur boucher, qui tient un rôle important dans ce volume – j’étais d’ailleurs bien contente de le revoir, j’aime beaucoup les rapports qu’il entretient avec Maisie.

Une fois de plus, le récit est cohérent et rondement mené, la conclusion est amenée en douceur et la fin est à mille lieue d’être prévisible, bien au contraire, ce qui est super agréable à mon sens puisque, habituellement, je trouve le criminel bien avant les dernières pages.
Les personnages sont toujours aussi attachants, même si je trouve que le fait que Maisie ait pris de l’assurance la rend un peu moins touchante.

C’est le quatrième tome de la saga, il est sorti en 2015. Malheureusement, en France, c’est le dernier paru alors qu’il y en a huit en tout et pour tout. Il n’y a donc aucune chance que le cinquième soit traduit en français, c’est bien dommage. Cela signifie que si nous voulons avoir la suite, il faudra les lire en version originale. Peut-être que je me lancerai dans cette lecture.
J’ai beaucoup aimé ce volume, l’ambiance est toujours aussi plaisante, je regrette juste que Grand-Mère ne soit pas plus présente, je l’apprécie beaucoup et je trouve qu’elle manquait.

Challenge Coupe des 4 maisons :
5ème année : Rita Skeeter
– un livre dont vous avez posté la critique sur internet – 50 points

Belphégor – Arthur Bernède

Titre: Belphégor
Auteur: Arthur Bernède
Éditeur: Libre de droits d’auteur
Format: E-book
Nombre de pages: 414
Quatrième de couvertureUn mystérieux fantôme hante le musée du Louvre. Un gardien est assassiné, le personnel est en émoi. Le commissaire Chantecoq, aidé de sa fille, la charmante Colette, doit débrouiller cette affaire, assisté par Jacques Bellegarde, jeune et beau reporter au Petit Parisien. Ils vont tenter de découvrir qui se cache derrière Belphégor, à moins qu’il ne s’agisse véritablement d’un fantôme…

J’ai commencé à lire ce roman pour un projet “personnel”. Je connaissais le personnage de Belphégor et une bonne partie de la trame. Seulement, j’avais besoin de connaître les détails de l’histoire, je me suis donc lancée dans cette lecture.

Malheureusement, je n’ai pas du tout accroché. D’ailleurs, arrivée à 48%, j’ai abandonné.
Hormis le fait que je me suis beaucoup ennuyée, un certain nombre de choses m’ont rebutée :
Le style d’écriture de l’auteur, dans un premier temps. Il est assez lourd. Très souvent, lors d’actions rapides, il utilise des verbes à l’imparfait au lieu du passé simple ce qui a énormément freiné ma lecture. Mais ce n’est pas ce qui m’a arrêtée.

Mon plus gros problème s’est situé au niveau des personnages. Je les ai trouvés énervants.
Le journaliste Bellegarde est assez insignifiant… à se demander comment Simone Desroches peut en être éperdument amoureuse. Quant à cette dernière, elle est décrite comme une poète médiocre qui, grâce à son statut social et sa fortune, est entourée de beau monde. Elle m’a particulièrement saoulée, j’avais juste envie de la frapper !
Les policiers sont vraiment nuls et encore, je suis gentille.
Heureusement, le détective Chantecoq semble sortir un peu du lot… mais rapidement, j’ai eu la sensation que ses déductions, basées davantage sur son expérience que sur des preuves, n’étaient en réalité que des suppositions qui miraculeusement tombaient justes. Ça sonnait assez faux et un peu facile.

J’ai poussé la torture jusqu’à 48% du roman parce que connaissant l’identité de Belphégor, j’avais envie de voir si cela changeait quelque chose sur le caractère des personnages.
Finalement, je n’ai pas eu le courage de continuer… dommage.

Challenge Coupe des 4 maisons :
1ère année : Le monstrueux livre des monstres – un livre que vous n’avez pas réussi à terminer – 10 points

Maisie Hitchins, tome 3 : L’affaire du manoir hanté – Holly Webb & Marion Lindsay

maisie-hitchins-tome-3-l-affaire-du-manoir-hanteTitre: L’affaire du manoir hanté
Saga: Maisie Hitchins, tome 3
Auteur: Holly Webb
Illustrations: Marion Lindsay
Éditeur:
Castor Poche
Nombre de pages: 154
Quatrième de couverture: Maisie Hitchins et son amie Alice Lacey vont passer quelques jours à la campagne. Mais le manoir que M. Lacey a loué est hanté ! Des bruits bizarres et des cris perçants se font entendre la nuit, et la silhouette d’un chat rôde dans les couloirs… Maisie ne croit pas aux fantômes. Avec l’aide d’Alice et de son fidèle chien Eddie, elle décide de mener l’enquête.

Cela faisait un moment que ma fille et moi devions lire ce troisième volet de Maisie Hitchins. On avait hâte de découvrir cette nouvelle affaire mais avec les grandes vacances, nous avons été incapables de trouver le temps de l’ouvrir.
Et une fois de plus, c’était tellement sympa comme série qu’il ne nous a fallu que trois soirées pour le dévorer.

Pour une fois, on voit beaucoup plus Alice. Jusqu’à présent, elle n’était que l’interlocutrice de Maisie, celle qui écoutait ses aventures, qui parfois lui donnait des conseils ou qui lui permettait tout simplement de penser à haute voix et de trouver des solutions quand elle bloquait. Dans ce roman, notre jeune héroïne détective est invitée et passe tout son temps avec son amie. Ainsi, cette dernière passe du statut de confidente à celui d’assistante au même titre qu’Eddy.maisie-hitchins-tome-3-p103
Ainsi, nous découvrons davantage la fille Lacey et vivons en direct la relation qu’elle entretient avec sa gouvernante, l’horrible Mlle Sidebotham. Cette dernière est tout aussi désagréable que le laissaient sous-entendre les tomes précédents, voire même plus par moment ; elle est particulièrement méprisante surtout avec Maisie et ce que je trouve encore pire, elle est fainéante et ne s’occupe nullement des fillettes lorsque les domestiques fuient le manoir hanté.
Alice est douce et gentille. Par contre, elle est excessivement naïve – ma fille a levé un nombre de fois incalculable les yeux au ciel toutes les fois ou la demoiselle émettait son opinion sur la présence de fantômes. Heureusement, Maisie n’a pas lâché l’affaire et a trouvé à des explications toutes pragmatiques à chaque mystère.

Décidément, c’est une série que j’adore : elle est fraîche principalement dû à des personnages entiers et attachants.
L’atmosphère victorienne imprègne toujours admirablement le récit et ce, en très peu de mots, je trouve ça merveilleux de la part de l’auteure.
Ma puce et moi avons hâte de découvrir le quatrième tome qui est dans sa bibliothèque.