Maisie Hitchins, tome 2 : L’affaire du collier d’émeraude – Holly Webb & Marion Lindsay

Maisie Hitchinsn tome 2 - Holly WebbTitre: L’affaire du collier d’émeraude
Saga: Maisie Hitchins, tome 2
Auteur: Holly Webb
Illustrations: Marion Lindsay
Éditeur: Castor Poche
Nombre de pages: 160
Quatrième de couverture: “-Je vais aller droit au but : j’ai besoin de Maisie.
C’était sa première véritable mission. Elle avait été embauchée en tant qu’habilleuse, mais Mlle Lane voulait également qu’elle mène l’enquête. Elle était presque devenue professionnelle !”
Maisie Hitchins, l’apprentie détective, est sur une véritable affaire ! Sarah Massey, une célèbre actrice, s’est fait voler un collier d’émeraude offert par son riche fiancé… bijou qui semble maudit ! Et depuis, les malheurs s’accumulent sur la comédienne. Maisie se doit d’enquêter et de rester vigilante : au théâtre, les apparences sont souvent trompeuses…

On avait tellement aimé le premier tome, ma fille et moi, qu’on avait hâte de lire ce second. De mon côté, je suis restée un peu sur mes gardes : j’avais vraiment adoré l’affaire des pièces volées, du coup, je redoutais un peu la déception. Craintes infondées, ce second tome est encore mieux que le précédent.

Les personnages sont égaux à eux-mêmes, si ce n’est peut-être Grand-Mère que j’ai trouvée un peu moins stricte, j’aime relativement bien sa relation avec Sally, sa nouvelle employée. Cette dernière est un peu effacée, mais semble gentille.
Dans ce volume, on ne voit que peu M. Tobin, dommage, je l’aime bien.
Cependant, on découvre davantage Mlle Lane mais elle m’a laissée totalement indifférente, je la trouve fadasse pour une actrice, peut-être parce qu’on ne la voit pas particulièrement dans son univers de jeu et de costume. Par contre, on rencontre une de ses collègues, actrice, Mlle Massey, et on a le plaisir de pénétrer dans le milieu artistique du théâtre : je dois avouer que la mise en ambiance est tellement magnifiquement créée qu’on se laisse emporter avec plaisir dans les coulisses.

Maisie Hitchins, tome 2 - L’affaire du collier d’émeraude p19Maintenant, parlons un peu de Maisie. Elle est tout aussi attachante que dans le premier tome, seulement, elle a pris davantage d’assurance et se laisse guider par son instinct, même si son premier sentiment n’est pas immédiatement le bon, elle cherche des indices et ne baisse pas les bras au premier obstacle. Dans ce volume, on a droit à une réelle enquête, pas quelque chose d’énorme ni d’impossible à résoudre, une investigation relativement simple pour une fillette de l’âge résolue notamment par un coup de chance , parce qu’il en faut un peu aussi.

Pour ce second tome, c’est un gros coup de cœur, j’ai hâte de pouvoir lire le 3, mais pour ça, il faudra que je me le procure, ils ne l’ont pas à la médiathèque…

Maisie Hitchins, tome 1 : L’affaire des pièces volées – Holly Webb & Marion Lindsay

Maisie Hitchins 1 - Holly WebbTitre: L’affaire des pièces volées
Saga: Maisie Hitchins, tome 1
Auteur: Holly Webb
Illustrations: Marion Lindsay
Éditeur: Castor Poche
Nombre de pages: 159
Quatrième de couverture: Maisie sourit dans le noir:
“Il a raison! Et si les vols recommençaient?”
Maisie glissa la main dans sa poche et tapota sa loupe. Elle ne l’avait pas encore utilisée, mais le simple fait de l’avoir sur elle l’aidait à se sentir comme une vraie détective…
Maisie Hitchins serait sûrement une grande détective si elle ne devait pas aider sa grand-mère à tenir sa pension. En quête d’une énigme dans les rues de Londres, elle sauve un petit chiot qui devient son fidèle assistant. Avec lui, Maisie tente de venir en aide au livreur de la boucherie accusé de vol. Certaine que George est innocent, elle va tout faire pour découvrir le vrai coupable.

La raison principale qui m’a poussée à emprunter ce livre à la bibliothèque, c’est l’auteur  Holly Webb – j’ai adoré sa saga “Rose”, j’espérais qu’il en irait de même pour ce petit roman, même si le fait que ce soit classé dans le rayon policier m’a fait y aller à reculons ; pourtant, je me suis lancée me disant que dans le pire des cas, il n’y avait que 160 pages illustrées.

Maisie Hitchins, tome 1 p11En tout cas, le côté policier n’est pas trop prononcé : pour un premier tome, c’est abordable, une entrée en douceur en la matière, une enquête à la portée des enfants et j’ai vraiment apprécié cela.
J’ai beaucoup aimé les personnages. En peu de pages, l’auteur parvient à nous faire aimé la jeune Maisie, elle est tellement attachante, et même sa grand-mère qui est pourtant dure m’a paru de plus en plus sympathique au fil des pages.
Au vu de la présentation de la pension Hitchins, je pensais qu’on verrait davantage les résidents, ce n’est malheureusement pas le cas… Bon, ça n’empêche pas d’autres protagonistes extérieurs d’intervenir et d’installer une atmosphère très fin XVIIIème à Londres.

A l’intérieur du roman, on a droit à un certain nombre d’illustrations que j’ai adorées. Les personnages sont tout en rondeur au niveau du visage. Elles ont fasciné ma puce qui s’y est attardée avec beaucoup de plaisir et a demandé plus d’une fois si on allait voir Maisie dans telle ou telle tenue…

C’est un coup de coeur pour ce premier tome. J’ai autant hâte de lire la suite que ma fille.

Aucun homme ni dieu – William Giraldi

Aucun homme ni dieuTitre: Aucun homme ni dieu
Auteur: William Giraldi
Éditeur: J’ai Lu
Nombre de pages: 320
Quatrième de couverture
: Le premier enfant disparut alors qu’il tirait sa luge sur les hauteurs du village. Sans un bruit – nul cri, d’homme ou de loup, pour témoin.
Quand Russell Core arrive dans le village de Keelut, la lettre de Medora Slone soigneusement pliée dans la poche de sa veste, il se sent épié. Dans la cabane des Slone, il écoute l’histoire de Medora : les loups descendus des collines, la disparition de son fils unique, la rage et l’impuissance. Aux premières lueurs de l’aube, Core s’enfonce dans la toundra glacée à la poursuite de la meute. La quête peut alors commencer.
Aucun homme ni dieu nous entraîne aux confins de l’Alaska, dans cette immensité blanche où chaque corps qui tombe, chaque cri, semble absorbé par la splendeur silencieuse de la nature. Un roman envoûtant, poétique, inoubliable.

Je tiens avant tout à remercier pour ce partenariat Babelio et sa masse critique, ainsi que les éditons J’ai Lu.
Lorsque j’ai découvert le résumé de ce roman, j’étais assez curieuse de voir ce qu’un tel récit pouvait donner. Serait-il vraiment envoûtant, poétique et inoubliable ?

Je n’ai pas été déçue par cette lecture, bien au contraire. Le style d’écriture de l’auteur m’a grandement surprise : il parvient à décrire merveilleusement les décors glacés d’Alaska sans aucune longueur, il y mêle admirablement des mythes issus du village Keelut, j’ignore totalement s’il s’est inspiré de légendes yupiks (indigènes vivants sur les côtes sud-ouest de l’Alaska) existantes ou s’il les a inventés, en tout cas, le résultat en est magnifique. Je me suis laissée emportée avec plaisir dans ces contrées gelées.
Sans compter que l’auteur a réussi à me surprendre sur pratiquement tous les points. Tout en étant cohérents, les retournements de situation m’ont étonnée ce qui est plutôt rare. Un excellent point !

Par contre, pour les personnages, j’ai eu bien plus de mal.
On commence par suivre Russell Core qui répond à l’appel de Medora Slone, puis mène son enquête à travers les plaines glacées en pourchassant les loups responsables de la mort de l’enfant.
Des moments entrecoupés par la vie de Vernon Slone, papa du petit disparu, au front : j’ai détesté ces parties-là, non pas en raison des horreurs décrites, mais à cause de l’homme en lui-même… il est une coquille vide, sans aucune émotion, alors ce n’est pas que c’est désagréable, c’est juste inintéressant. J’ai nettement préféré le passage avec le vagabond, ça m’a vraiment prise aux tripes.
Par contre, j’ai beaucoup aimé Russell, il a tout compris des hommes comme des loups (des animaux que j’adore, c’était donc un plaisir de lire ce qu’il en savait, de démonter les mythes de tueur cruel… non, juste des meutes affamées qui survivent comme elles peuvent dans un monde qui les accule), le souci, c’est qu’on ne le voit pas assez. C’est dommage !

En conclusion, j’ai relativement bien aimé cette lecture, elle était intense, noire, parfois glauque.

Les voix du crépuscule – Lisa Unger

Les voix du crépuscule - Lisa UngerTitre: Les voix du crépuscule
Auteur: Lisa Unger
Éditeur: Éditions du Toucan
Nombre de pages: 456
Quatrième de couverture
: Les Hollows. Une petite ville au nord de l’état de New-York, où les maisons sont grandes et silencieuses, construites en bordure des bois qui ont jadis fait la réputation de la région. Jones Cooper y était policier. Jusqu’à ce qu’une tragique affaire le force à quitter ce métier qu’il aimait tant et le plonge, à l’orée de ses cinquante ans, dans une lente dépression. Bethany Graves, elle, a quitté Manhattan après un douloureux divorce pour tenter de s’y reconstruire une vie avec sa fille Willow. Quant à Michael Holt, il est de retour dans la ville de son enfance, celle qui qui a vu sa mère le quitter un soir, lui et toute sa famille, pour ne plus jamais réapparaître. Mais un jour, le temps s’accélère. Willow a vu un homme creuser dans les bois et au même moment, une inconnue demande de l’aide à Jones, de toute urgence. La ville bruit soudain d’étranges rumeurs tandis que les vies de ces hommes et de ces femmes commencent à révéler de bien sombres mensonges… Les Voix du crépuscule est un roman haletant et subtil, l’un de ces livres auxquels on repense souvent, longtemps après l’avoir lu.

J’ai mis 12 jours à terminer ce roman pour la simple et bonne raison que j’étais sur deux thrillers dont une LC et je donnais la priorité à l’autre lecture, je n’ai réellement pu bien avancer que ce week-end et il ne m’a pas fallu longtemps pour boucler les derniers 50% (4 jours, c’est dire, et ça aurait largement pu être plus tôt.)
J’ai réellement bien aimé cette lecture même si personnellement, je ne la classerai pas dans la section thriller mais plutôt policier principalement parce que je n’ai pas ressenti les mêmes frayeurs ou angoisses que lorsque je lis un thriller, mais ça ne m’a pas empêchée d’être prise dans l’histoire.

On suit un certain nombre de personnages :
-Jones Cooper, flic à la retraite avant l’âge qui aide les voisins en surveillant les maisons lors de leurs absences, allant nourrir le chat, ramassant le courrier, etc. Et sa femme Maggie qui est psy.
-Bethany Graves qui a emménagé aux Hollows avec sa fille Willow pour éloigner la demoiselle de New York et ses dangers parce que cette dernière cumulait mensonges et bêtises
-Eloise Montgomery et Ray Muldune respectivement médium et détective privé, travaillant de concert
-Paula Carr ainsi que son beau-fils Cole
-Michael Holt dont le père vient de mourir, la mère a disparu mystérieusement quelques années plus tôt et il tient à la retrouver
A tout se beau monde vient se greffer des personnages plus ou moins secondaires : Jolie, Kevin Carr, Chuck Ferrigno, Henry Ivy et quelques autres.
J’ai apprécié que chaque héros soit détaillé les uns après les autres ou en duo dans un chapitre différent, ça m’a permit de mieux les appréhender et de savoir qui était qui. Le seul souci que j’ai eu est avec Eloise, chaque fois qu’elle intervenait, je me disais : “tiens, une nouvelle !” Ben non. J’ai dû me faire le coup trois fois de suite avant que cela ne cesse ; ça m’a réellement passé lorsqu’on a découvert son passé.

Le second gros point positif pour moi est qu’à la fin du bouquin, on connaissait tout des personnages. On les a découvert progressivement, souvent par le biais de réminiscence de dialogues anciens (en italique dans le texte) accompagné des réflexions que l’un des interlocuteurs se faisait, mettant en lien événements passés et présents. J’ai trouvé que ça rajoutait beaucoup, leur donnait une certaine consistance.
Bref, des personnages travaillés même si on n’a pas été à l’abri de quelques stéréotypes.

Un seul bémol pour cette œuvre : Kevin Carr. Il est censé être inquiétant, despotique, dangereux. Le souci est, qu’à part dans le premier chapitre, il apparait comme largement secondaire, on le voit uniquement à travers ce que Paula en pense ou découvre sur lui ou à travers les on-dits de son ex-femme, de son fils ; pas une fois il n’est réellement confronté à sa femme avant le moment fatidique, du coup, on ne le sent pas réellement comme une menace et j’ai eu du mal à comprendre pourquoi elle le redoutait tant : donc le personnage perd rudement, je ne l’ai pas pris au sérieux même en sachant qu’il possédait une arme à feu et c’est bien dommage.

Bref, un roman que j’ai beaucoup aimé, il faudra que j’en essaie d’autre de cette auteure.

Challenge ABC2015Je passe à 18/26

Ici meurent les loups – Stéphane Guyon

Ici meurent les loupsTitre: Ici meurent les loups
Auteur: Stéphane Guyon
Éditeur: La Différence
Collection: Noire
Nombre de pages: 252
Quatrième de couverture
: Ici le temps semble immobile. Il y a la maison, la grange, les champs et les bois alentour. Il y a aussi les gens, dont la vie est rude et qui parlent peu. Trois garçons, trois frères, grandissent ici, loin de la ville, Stanislas, Matthias, Ladislas. Les questions de toujours les hantent : comment partir, fuir le père colérique et la mère effacée ? Comment rompre avec ce qui les retient encore ? Chacun s’accroche à ce qu’il peut, les bagarres, les filles,les histoires d’un oncle quasiment aveugle. Quand le meurtre d’une jeune femme est découvert de l’autre côté de la colline, tout accuse un des frères. Mais est-ce l’assassin ?

 Dans un premier temps, je tiens à remercier Babelio ainsi que les éditions La Différence pour la chance qu’il m’a été donnée de lire ce petit chef d’œuvre.

Lors de la Masse Critique Babelio, ce livre a fait partie de mes choix pour plusieurs raisons : le titre me parlait, la couverture simple me plaisait, le résumé m’interpelait. Heureusement que j’ai adoré ma lecture, autrement, j’aurai pu dire que mon flaire m’avait trompé cette fois-encore.

Ce roman se divise en 3 parties :
-la première dépeint merveilleusement les rapports dans la famille de Stanislas, Matthias et Ladislas. Une description que j’ai trouvé très juste, une fratrie semblable par certains côtés mais des personnages malgré tout foncièrement différents les uns des autres.
-dans la seconde, on découvre la jeune fille du résumé peu avant son meurtre, peu de surprise quant à son destin, mais ça n’en rend la chute que plus tragique parce qu’on a tout le temps de s’y attacher.
-la troisième partie est une conclusion sans en être une, ça nous laisse sur notre faim et c’en est un peu frustrant.

J’ai beaucoup aimé les personnages principaux, j’ai réussi à m’attacher à chacun d’entre eux peut-être parce qu’étant jeunes, ils n’ont qu’une prise minime sur leur vie, les adultes m’ont énervée, ils sont incapables de se prendre en main ou de se contrôler. Au début, j’aimais bien moins Ladislas, je le trouvais effacé, à part dans la fratrie puis on finit par le découvrir et il passe pour plus sympathique.
La fille qui ne porte pas de nom est touchante, son histoire également. Son assassinat est détaillé ce qui m’a surprise, j’ai apprécié que ce ne soit pas caché même si ça m’a profondément horrifiée…

C’est un roman sombre mais cela se lit très bien. On se passionne rapidement pour les personnages, leur vie, leurs pensées. Il m’a souvent été difficile d’arrêter ma lecture même si une fois passée à mes activités quotidiennes, je n’y pensais plus jusqu’au moment ou je rouvrais le livre.
Par contre, ce roman est classé dans la section policier… je pense que ce n’est pas la bonne catégorie pourtant, je suis incapable de la classer dans une autre… peut-être thriller, mais là encore, ça ne me semble pas juste… peut-être en drame, tout simplement.
Bref, j’ai vraiment adoré, même si la fin n’en est pas vraiment une ce qui a le don de m’énerver habituellement -on ignore totalement ce que devienne certains des personnages, je ne donnerai pas de noms, après ce drame ; probablement la raison pour laquelle ce n’est pas un coup de cœur.