La vie est belle et drôle à la fois – Clarisse Sabard

Titre : La vie est belle et drôle à la fois
Auteur : Clarisse Sabard
Éditeur : Charleston
Format : E-book
Nombre de pages : 304
Quatrième de couverture : Léna et Tom sont frère et soeur. Un jour, leur mère les convie dans leur maison d’enfance, dans le Sud. Seulement, quand ils arrivent, elle a disparu en leur laissant un seul mot : « C’est le moment pour moi de réaliser quelques rêves. »

Ça fait longtemps que je voulais lire un roman de Clarisse Sabard, mais comme je la suis sur Fb depuis l’époque de son blog littéraire (dont je ne me souviens plus le nom parce que ça remonte facilement à 5 ans), je redoutais que ce soit trop romance à mon goût et d’avoir un avis négatif sur un de se livres, ce qui me file toujours une pression monstrueuse pour les chroniques. J’ignore ce qu’il en est des autres, mais celui-ci est parfaitement bien dosé à ce niveau, peut-être parce que c’est davantage une histoire de famille :

Léna déteste la période de Noël, ne fête pas et se débrouille toujours pour avoir une tonne de boulot. Pourtant quand sa mère l’invite à venir fêter les fêtes de fin d’année chez elle, elle accepte après en avoir discuté avec son frère. Ce dernier sera aussi de la partie, accompagné de sa fille. Une fois dans le village qui les a vus grandir, ils découvrent que leur mère a mis les voiles afin de réaliser ses rêves. Heureusement, leur grand-mère et leur oncle sont là.
Au fil des pages, les révélations vont poindre, rien d’extravagant, mais suffisamment percutant pour chambouler la vie des protagonistes et assez réaliste pour que le lecteur y croit.

J’ai adoré cette lecture pour plein de raisons :
les personnages sont attachants, j’ai apprécié leur caractère et n’ai eu aucun mal à me retrouver dans chacun d’eux.
– l’auteure a des mots qui sonnent justes sur la vie, sur ce qu’affrontent ses personnages, ça m’a parlé et même impressionnée par moment.
– il y a peu de descriptions ce qui d’habitude me chiffonne, mais pas là : elles sont tellement bien écrites que je me suis surprise à les relire plusieurs fois juste pour savourer la plume de l’auteur, plume que j’ai adorée au passage.
l’ambiance est apaisante, et ce, malgré le fait que Léna râle contre les fêtes. Sa mauvaise humeur est compréhensible et n’entache pas l’atmosphère instaurée. C’était serein, un brin mystérieux, familial… bref, tout à fait une ambiance de Noël et j’avais besoin de ça.

Pour moi, ça a été la lecture parfaite en cette période de Noël. Je regrette simplement de ne pas avoir pu consacrer à ce roman le temps qu’il aurait mérité, mais dur de lire quand on est par monts et par vaux pendant des jours.

Under the mistletoe
(Romance de Noël ou livre feel good qui se passe à Noël, avent ou jour de l’an)

Et soudain la vie bascule ! tome 2 : La vie, L’amour, Les emmerdes ! – Perrine Marche

Titre : La vie, l’amour, les emmerdes
Saga : Et soudain la vie bascule ! tome 2
Auteur : Perrine Marche
Éditeur : Auto-édité
Nombre de pages : 354
Quatrième de couverture : Laurie et moi fêterons nos vingt-six ans dans quelques jours. L’épreuve que nous avons subie avec Will, il y a treize ans, nous a prouvé que la vie est loin d’être un long fleuve tranquille. Beaucoup d’événements inattendus sont survenus et ont changé le cours de nos existences. Will est-il toujours à mes côtés ? Souvenez-vous, nous nous étions promis de rester ensemble, pour le meilleur et pour le pire, mais nous étions si jeunes !Je n’ai jamais cessé de croire en mes rêves. Avec le courage et la pugnacité qui me caractérisent, j’ai obtenu bon nombre de satisfactions. Les défis sont monnaie courante, dans mon quotidien. Cependant, celui que je m’apprête à accomplir est de taille : quitter le giron familial. Vais-je y parvenir ? Ma motivation sans borne et ma soif de liberté devraient grandement m’y aider. Quoi qu’il arrive, je m’efforcerai d’avancer sur le chemin de mon destin, et j’irai cueillir le bonheur là où il est.

C’est le second tome de “Et soudain la vie bascule !“. J’avais hâte de le lire et de découvrir ce qui attend Maeva dans celui-ci.
L’histoire se déroule quelques années après le premier, Maeva a 26 ans, a acheté un appartement et emménage seule. Elle est confrontée à de nouvelles difficultés liées à son handicap. Deux infirmières se relayent et viennent deux fois par jour pour les soins ainsi qu’une assistante de vie qui s’occupe des repas et du ménage. Pas facile de laisser entrer de nouvelles personnes dans son intimité. Pourtant, Maeva fait de gros efforts… du moins au début.

J’étais contente de retrouver ce petit bout de femme, c’était un peu comme retrouver une vieille amie. J’avoue qu’elle m’a épatée dans les premières pages, elle se maîtrise alors qu’elle aurait parfaitement le droit de se fâcher notamment contre sa sœur Laurie : elle lui présente un mec, Alex, en ayant caché à ce dernier les mutilations qu’a subi Maeva lors de son accident, treize ans auparavant. Je dois bien dire qu’il a été au top compte tenu de la situation, mais que malheureusement, ça ne se poursuit pas et même que ça se finit très mal. La dernière scène entre eux m’a traumatisée.
Une situation qui met davantage à mal l’égo de la pauvre Maeva, rendant sa prochaine relation encore plus compliquée. Mais je ne vous en dit pas plus à ce sujet.

Comme pour le premier tome, ce roman ne m’a pas laissée indifférente et m’a fait passer par plusieurs émotions : exaspération, amusement, craintes et empathie.
Contrairement au tome précédent, ce ne sont pas les réactions de Maeva qui m’ont énervée, c’est surtout la façon dont tout le monde traite Maeva : comme si elle avait toujours 13 ans. Je ne compte plus le nombre de fois ou Nina lui sort : “Attention, contrôle-toi !” ni le nombre de fois où j’ai eu envie de lui répondre : “tu vas faire quoi si elle ne se contrôle pas ? La punir de télé ?”
Alors d’accord, parfois elle abuse et s’énerve pour pas grand-chose (je pense notamment au cahier de transmission ou aux petites cachotteries avec les tampons qui ont blessé son entourage) ; bien sûr qu’il est nécessaire de la remettre à sa place ou de la prévenir des conséquences de ses pétages de plomb, mais y a des façons de le dire, ce n’est plus une enfant et c’est ce qu’a oublié Nina.
Ça ne m’étonne pas que la vie seule avec les contraintes de son handicap soit si difficile à vivre et surtout à l’accepter pour elle. On ne l’a pas aidé à grandir comme elle aurait dû… c’est une éternelle adolescente et ça se ressent dans ses réactions.

Sinon, j’étais très contente de retrouver Will. Il est attentionné et infantilise beaucoup moins Maeva. Dommage que, sans s’en rendre compte, il mette une pression dingue à l’héroïne à propos d’un sujet que je ne révélerai pas pour ne pas spoiler (dis donc, il y en a des choses à taire dans cette chronique !). Il n’est d’ailleurs pas le seul, Nina également : en parallèle de ses discours “faut que tu sois sûre et que tu le veuilles vraiment”, elle la pousse quand même à se décider vite au lieu de la laisser réfléchir et prendre son temps… oui, dans ce second tome, je l’ai un peu mauvaise contre Nina. Je la trouvais top dans le premier, là beaucoup moins par moment et à d’autres moments, je la retrouve aussi sage et formidable que d’habitude.

On en apprend aussi davantage sur le handisport et les jeux pratiqués (la bocia, la sarbacane, etc), c’était sympathique de découvrir comment cela se passait en compétition (même si pour moi, ce n’était pas une réelle surprise : je connaissais un peu puisque j’ai eu la chance de les découvrir il y a quelques années en en discutant avec l’auteure).
Un récit et une héroïne plus mûrs que dans le tome précédent, pourtant, j’ai préféré le premier. J’ai beaucoup aimé ce second tome, j’ai passé un bon moment. c’était une lecture fluide et plaisante. J’ai hâte de découvrir le troisième tome. Mais pour cela, il faudra encore attendre.

Rien n’est trop beau – Rona Jaffe

Titre : Rien n’est trop beau
Auteur : Rona Jaffe
Éditeur : Le livre de poche
Nombre de pages : 669
Quatrième de couverture : New York, début des années 1950. Elles sont jeunes et Manhattan leur tend les bras …
Lorsqu’il fut publié en 1958, le premier roman de Rona Jaffe provoqua l’engouement de millions de lectrices américaines. Elles s’identifièrent immédiatement à ses personnages, de jeunes secrétaires venues d’horizons différents employées dans une grande maison d’édition new-yorkaise. Leurs rêves et leurs doutes reflétaient ceux de toute une génération de femmes.
Il y a la brillante Caroline, dont l’ambition est de quitter la salle des dactylos pour occuper un poste éditorial. Mary Agnes, une collègue obnubilée par les préparatifs de son mariage. La naïve April, jeune provinciale du Colorado venue à New York pour faire carrière dans la chanson.
Si la ville semble leur offrir d’infinies possibilités professionnelles et amoureuses, chacune doit se battre avec ses armes pour se faire une place dans un monde d’hommes.

J’ai découvert ce roman grâce à une chronique du Livroscope qui m’avait furieusement donné envie de le lire.
Bon, il est resté longtemps dans ma PàL, mais je l’ai enfin sorti à l’occasion du Pumpkin Autumn Challenge, les écailles de Mélusine. Le personnage, Caroline, se métamorphose et évolue au fil des pages que ce soit dans son rapport aux autres ou dans son travail.

Dans l’avant-propos, l’auteur nous explique la façon dont elle est venue à écrire ce roman et j’ai trouvé ça super intéressant. Son but : mettre en garde les jeunes femmes qui débarquent à New York. C’était bien essayé, mais loupé de ce qu’elle nous révèle.
Son héroïne, Caroline, vit dans la banlieue de New York après avoir été abandonnée par son fiancé pour une autre. Elle trouve un travail chez une grosse maison d’édition où elle y rencontre celles qui deviendront ses amies, alors que d’autres sont loin d’être amicales. On trouve tous les caractères et toutes les situations, ce qui permet au lectrice de se retrouver.
L’éventail est large : miss Farrow la patronne ambitieuse qui a grimpé les échelons en escaladant le Kilimandjaro de son boss et qui se méfie de ses subalternes, Mary Agnes la gentille secrétaire un peu commère, April l’éternelle rêveuse qui a abandonné l’espoir de devenir célèbre pour celui de se marier quitte à se laisser piéger par un connard, Barbara divorcée et mère d’une petite petite fille, Gregg qui réalise son rêve de devenir actrice mais à quel prix ?

J’ai bien aimé cette lecture, mais ça m’a pris beaucoup de temps pour la terminer et j’ai eu l’impression que ça n’en finissait pas. Je pense que c’est dû aux séries que je regarde en parallèle : j’ai commencé Madmen qui se passe également dans les années 50, mais j’ai lâché le morceau parce que la manière dont les hommes se comportent et dont les femmes étaient traitées m’a énervée. Et puis j’ai commencé Madame Maisel, femme fabuleuse qui se déroule également dans les années 50, mais cette série, je l’adore – j’écrirai d’ailleurs une chronique dessus dès que la saison 3 est finie.
Du coup, je ne me souvenais plus si tel événement s’était produit dans le roman ou la série. Une sensation probablement due au fait que je ne prenais pas le temps de me poser assez longtemps pour avancer.

Mais à part ça, qu’est-ce j’en ai vraiment pensé plus en détail ? La plume de l’auteur est plaisante. Ses personnages sont attachantes, aucune ne m’a ennuyée ou horripilé, pas même la pénible miss Farrow. Et bon nombre d’intrigues m’ont tenue en haleine.
Donc comme je l’ai dit plus haut, j’ai aimé cette lecture, c’était exactement ce que j’en attendais.

Automne des Enchanteresses
Les écailles de Mélusine (Féminisme, Transformation, Métamorphose)

Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers – Benjamin Alire Saenz

Titre : Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers
Auteur : Benjamin Alire Saenz
Éditeur : PKJ
Nombre de pages : 416
Format : E-Book
Quatrième de couverture : Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n’ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais… C’est donc l’un avec l’autre, et l’un pour l’autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l’univers.

Cela fait très longtemps que j’ai ce livre dans ma PàL. Au cours de ces dernières années, je l’ai souvent sorti pour des challenges, mais soit je ne finissais pas les défis lecture alors que je l’avais placé parmi les derniers, soit je changeais de roman. Bref, j’y allais à reculons sans trop savoir pourquoi… je crois que, malgré les avis positifs que j’ai lus, le titre me rebutait : il avait des airs de Le monde de Sophie que je n’avais pas aimé. Finalement, rien à voir.
Mais cette fois, pour le Pumpkin Autumn Challenge, je l’ai choisi et j’ai commencé par lui afin de m’en débarrasser… maintenant que je l’ai terminé, je ne peux m’empêcher de me demander quelle folie m’a poussée à repousser cette passionnante découverte ! Malgré des journées épuisantes, il ne m’a fallu que deux petits jours pour le terminer et je suis triste de laisser derrière moi ses personnages si attachants.

Ari est un ado de 15 ans qui vit chez ses parents. Ses sœurs aînées ont quitté le domicile familial pour vivre leur vie et son grand frère, dont on ne parle pas, est en prison. Notre héros n’a pas d’ami, mais cet été, les choses changent : à la piscine, il fait la connaissance de Dante. Les deux jeunes gens vont alors se lier d’amitié.

OK, raconté comme ça, ça ne casse pas trois pattes à un canard… n’empêche que j’ai adoré la plume de l’auteur. La relation naissante qu’il raconte se fait naturellement, tout en douceur. J’ai trouvé les protagonistes touchants. Les dialogues qu’ils échangent ne sont pas passionnants, mais ils sonnent tellement vrais que je me suis laissé porter.
Et puis j’ai autant aimé Ari et Dante que leur parents respectifs. Le lien qui les unit est fort, on sent l’amour qu’ils se portent les uns les autres et leurs échanges m’ont souvent fait sourire. J’avoue qu’à un moment, après l’accident, Ari m’a un peu saoulée, ça n’a cependant pas ralenti ma lecture.

C’est une belle découverte, un coup de cœur pour ce roman.

Automne des Enchanteresses
Les rêves d’Aurore (LGBTQI+, Militantisme)

Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens – Becky Albertalli

Titre : Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens
Auteur : Becky Albertalli
Éditeur : Hachette
Nombre de pages : 315
Quatrième de couvertureSimon Spier, 16 ans, est gay. Personne n’est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c’est bien à l’abri derrière l’écran de son ordinateur. C’est sur un chat qu’il a « rencontré » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui. Simplement :
1/ Ils fréquentent le même lycée.
2/ Blue est irrésistible.
3/ Il l’apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro.)
Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l’ordi du lycée. Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Marin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé ? Pas si sûr…

J’ai vu passé ce roman il y a quelques temps dans des chroniques de blogueuses que je suis. Je n’étais pas décidée à le lire. Mais dernièrement, j’avais besoin d’un personnage LGBTQIA+ pour un item éphémère du challenge Coupe des 4 maisons donc j’ai reconsidéré ma position et l’ai commencé.

Il cadre parfaitement puisque Simon, le héros du livre, est gay. C’est un secret qu’il essaie de conserver, mais dès le début, ça foire. Il correspond de manière anonyme, par e-mail avec Blue, un autre ado de son lycée qui est également homo, et après lui avoir répondu sur l’ordinateur de la bibliothèque, il oublie de se déconnecter. C’est Martin qui tombe sur leurs échanges et fait chanter Simon.

La première moitié du roman m’a laissée indifférente : je me suis ennuyée dans les chapitres où Simon raconte sa vie d’écolier. Par contre, j’ai beaucoup aimé la correspondance entre les deux lycéens : la complicité qui se développe au fil des courriels m’a vraiment plu, ça sonnait juste et sincère.
Étonnamment, dès la seconde moitié du roman, ça devient bien plus intéressant… au point que je l’ai lu en 2 jours contre le double de temps pour le début.

Les personnages sont sympathiques et attachants, même le vilain Martin a un côté amical par moment. Et ce que j’ai surtout apprécié, c’est que l’impression qu’on avait au début d’eux évolue : je n’aimais pas trop Abby et ma préférence allait à Léah, mais au fil des pages, ça s’est inversé. Le récit est bien fait : les protagonistes secondaires sont bien dépeints, au point de les rendre aimable.

Finalement, j’ai bien aimé ce roman, pourtant, c’était mal parti et j’avoue que je redoutais les clichés homosexuels. Heureusement, ç’a été évité.
J’ai pu sans mal m’identifier à Simon et vibrer avec lui. Ce fut une chouette découverte.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Albus Dumbledore (Item éphémère du 13 au 27 juin) : Livre avec un personnage LGBTQIA+60 points