Les Sœurs Grémillet, tome 2 : Les Amours de Cassiopée – Giovanni Di Gregorio & Alessandro Barbucci

Titre : Les Amours de Cassiopée
Saga : Les Sœurs Grémillet, tome 2
Scénario : Giovanni Di Gregorio
Dessins & couleurs : Alessandro Barbucci
Éditeur : Dupuis
Nombre de pages : 72
Quatrième de couverture : Haut les coeurs! Comme tous les étés, les soeurs Grémillet vont passer les vacances à la campagne chez leur grand-mère, sauf que cette année Cassiopée, la cadette, a le coeur brisé: Ulysse, son amoureux, est resté en ville. Elle ne peut même pas confier sa peine à ses soeurs qui ne comprendraient pas. Mais à leur arrivée dans le village, un autre prétendant l’attend: le bel Olivier. Il leur apprend qu’un mystérieux fantôme sonne les cloches de l’ancienne église pendant la nuit.

Une atmosphère bien différente dans ce second tome. Le premier avait un fort côté fantastique et onirique. Celui-ci a un air de vacances et pour cause :
Sarah, Cassiopée et Lucille vont passer les congés d’été chez leur grand-mère qui habite dans un village. Ce qui n’enchante pas Cassiopée parce qu’elle sera loin d’Ulysse, son amoureux.
Elle se lance alors à corps perdu dans le mystère de la cloche des ruines qui sonne toutes les nuits depuis peu. Toutes les trois se lancent sur les traces du fantôme de la dame du lac.

L’histoire était dépaysante, sans grosse surprise, mais c’était plaisant et ça m’a fait du bien : une ambiance légère, romanesque et poétique.
En ce qui concerne les personnages, dans la première moitié, j’ai détesté Sarah. Elle se montre antipathique avec sa cadette. Par la suite, ça va un peu mieux.
Cassiopée est un peu bipolaire sur ce coup-là : elle passe de la joie à la mélancolie, parfois elle est sympa avec Olivier et en deux secondes, elle peut l’envoyer péter (d’ailleurs, la révélation finale du garçon m’a convaincue que c’était bien fait pour lui !). On ne peut pas trop en vouloir à notre héroïne : à son âge, tout prend des proportions impensables, ce qui explique ses revirements de comportement.
Lucille est égale à elle-même : enjouée, gentille et toujours partante pour suivre ses sœurs à l’aventure.

Les dessins sont beaux, j’aime toujours autant le character design de chacun. Les décors sont splendides, certaines planches m’ont laissée sur le cul et ont contribué à mon dépaysement. J’ai pris grand plaisir à m’y attarder.
J’ai adoré cette lecture qui m’a changé les idées. Il faudra que je lise le troisième tome quand il sortira, le mois prochain.

Le cœur de la cité – Giulio Rincione & Francesco Savino

Titre : Le cœur de la cité
Texte : Francesco Savino
Illustrations : Giulio Rincione
Éditeur : Shockdom
Nombre de pages : 80
Quatrième de couverture : Un homme déménage dans une autre cité et se retrouve déchiré entre deux forces : d’un côté, la ville elle-même, un être conscient qui se nourrit des âmes de ses habitants , de l’autre, un groupe de personnes âgées nommé “Le Syndicat” qui essaie d’aider le héros à fuir la cité pour qu’il sauve son âme. Toutefois, le voyage jusqu’au cœur de la cité fait comprendre au protagoniste que le combat entre les forces du bien et du mal est subjectif et que le véritable voyage est celui que chacun d’entre nous entreprend en lui-même.

Je tiens d’abord à remercier la Masse Critique Babelio ainsi que les éditions Shockdom qui m’ont accordé leur confiance pour ce partenariat.
Le résumé me plaisait bien et la couverture annonçait une lecture sombre à souhait. Et ça a été le cas.

Un homme déménage dans une ville qui, semblerait-il, est vivante. Il fait la rencontre d’un groupe de vieux, le Syndicat, qui lutte contre cette cité. Il doit choisir un camp, mais plus il pénètre profondément au cœur de la cité, plus il découvre qu’il est lié à cette ville et si, finalement, il avait un troisième choix.

Racontez ainsi, ça fait un peu penser à Matrix. Pourtant la trame de l’histoire est bien différente et le récit est plus sombre, le message final est différent : c’est une plongée dans le moi intérieur de l’homme qui lui permet de mieux se connaître grâce à ses souvenirs et à s’accepter avec ses peines, ses douleurs, ses peurs.
Mais avant d’arriver à ces stades, il faut plonger au cœur de la cité, lutter contre ses démons, résister aux tentations qui menacent de nous engloutir, etc.
C’est du moins comme cela que je l’ai perçu.
Le personnage principal peut être n’importe lequel d’entre nous, c’est probablement la raison pour laquelle il n’a pas de nom. Donc il est assez simple de s’identifier à lui, mais c’est bien plus dur de le trouver attachant.

Les dessins sont spéciaux : tout en peinture. Parfois, le trait est très précis, d’autres plus flou. C’est assez déroutant. Personnellement, j’ai adoré, ça donne une ambiance sombre, glauque et onirique.
Les fonds en arrière-plan renforcent cette sensation de flou.
Quant aux décors, ils sont splendides : les vues en hauteur de la ville sont impressionnantes, les paysages typiquement urbains le sont tout autant.
Le jeu de lumières m’a scotchée : j’ai pris mon temps pour le lire parce que je me suis plu à contempler certaines planches, à relire certains passages afin d’être sûre de ne rien avoir loupé et d’en comprendre tous les tenants et les aboutissants.

L’univers est entêtant et j’ai bien envie de le relire… je suis certaine qu’avec une relecture, on arrive à une compréhension encore différente de l’œuvre.
Bref, j’ai adoré cette bande-dessinée qui a été à la hauteur de mes attentes.

Complots à Versailles, tome 1 : A la cour du Roi – Carbone, Giulia Adragna & Annie Jay

Titre : A la cour du Roi
Saga : Complots à Versailles, tome 1
Scénario : Carbone
Illustrations : Giulia Adragna
Autrice : Annie Jay
Éditeur : Jungle ! (Miss Jungle)
Nombre de pages : 64
Quatrième de couverture : 1676. Cécile ne cesse de critiquer les nobles. Mais le jour où elle est convoquée, avec son amie Pauline, à la Cour du roi Louis XIV pour y être demoiselle de la reine, tout change.

Je m’attendais à une lecture très jeunesse, voire enfantine. Est-ce que c’est dû au character design ou aux couleurs, je ne saurais dire. Finalement, ça ne l’est pas tant que ça – je suis agréablement surprise.

Le jeune Guillaume de Saint-Béryl sauve une fillette de la noyade. Cette dernière est amnésique et il s’avère qu’un homme en noir a tenté de la tuer. Catherine de Drouet l’adopte, lui donne le prénom de Cécile, elle prend soin d’elle et lui apprend tout ce qu’elle sait du métier de guérisseuse.
Les années passent. Le vieux Saint-Béryl contacte le roi dont il avait été le valet et obtient, en remerciement, des rentes, un rôle de chevalier pour son petit-fils Guillaume et une place de demoiselle auprès de la reine pour sa petite-fille Pauline ; Cécile est l’amie de la jeune noble et l’accompagne à Versailles où elle sera considérée comme sa femme de chambre.
Au palais, tout change pour la jeune guérisseuse : elle se retrouve mêlée par mégarde à un complot qui l’amène à découvrir son passé.

J’ai bien aimé les personnages.
Cécile est sympathique, elle a les pieds sur terre et se comporte comme une sœur avec Pauline. Cette dernière est jeune et naïve, mais elle est gentille. Elle se montre serviable. J’adore la relation entre les deux demoiselles.
Guillaume n’est pas très présent au début sauf quand il sauve Cécile de la noyade puis il disparaît pour réapparaître d’un coup. On se doute dès les premières pages qu’il y aura un truc entre la guérisseuse et lui, mais je trouve leur lien trop ténu, on a la sensation que ça va trop vite et que c’est superficiel.
Il y a pas mal d’autres personnages, mais je ne vais pas m’étaler sur eux, ça prendrait trop de temps.

L’histoire est chouette, l’intrigue se met proprement en place et avance à un rythme soutenu.
Ce que j’ai le mieux aimé, ce sont les réflexions qu’ont les personnages sur leur mode de vie. Ça n’avait rien de transcendant, mais ça sonnait juste.
Les dessins sont sympathiques, les couleurs harmonieuses. Le gros plus, ce sont les détails dans les illustrations : les ornements des vêtements, les décors et surtout les tapisseries, etc.

J’ai adoré ce premier tome, il faudra que je me procure le suivant.

40 éléphants, tome 1 : Florrie, doigts de fée – Kid Toussaint & Virginie Augustin

Titre : Florrie, doigts de fée
Saga : 40 éléphants, tome 1
Scénario : Kid Toussaint
Illustrations : Virginie Augustin
Éditeur : Bamboo (Grand angle)
Nombre de pages : 56
Quatrième de couverture : Le crime est une affaire de professionnelles. Londres – 1920. Elles sont quarante. Voleuses, tueuses, kidnappeuses, cambrioleuses, proxénètes. Issues des divers milieux de la société, elles ont fait du crime leur affaire et se sont associées pour plus d’efficacité. Lorsqu’arrive Florrie « doigts de fée », jeune pickpocket talentueuse, toute l’organisation se révèle fragile et une lutte interne risque d’éclater. Le moment est mal choisi, car les éléphants doivent faire face à une police de plus en plus performante et à un gang masculin rival reconstitué et bien décidé à reprendre son territoire.

Après avoir lu cette bande-dessinée, je me suis demandée si les 40 éléphants avaient réellement existé. Il ne m’a pas fallu longtemps pour confirmer mes doutes.
Connaissant l’intérêt de Kid Toussaint pour les faits historiques, ça ne m’a pas étonné plus que cela : c’était un gang de voleuses qui a sévi à Londres dans la première moitié du XXème siècle.

Florrie vole un des 40 voleurs d’Art Stocker, mais elle se fait attraper par Esther qui l’oblige à rendre le portefeuille. Cette dernière est impressionnée par les talents de notre héroïne et voit une opportunité : lui faire intégrer le gang des 40 éléphants afin qu’elle prenne sa place, ce qui lui permettrait de se retirer du marché du crime.
Mais les choses se corsent quand le passé de Florrie la rattrape. Un passé qu’on découvre au fil des pages.

J’ai bien aimé le personnage principal que j’ai trouvé sympathique, moins celui de Sacks qui lui est lié. Je crois que j’ai également apprécié Esther, elle se montre bienveillante avec sa protégée.
L’histoire est intéressante, tout s’emboîte parfaitement. J’ai adoré l’ambiance inquiétante qui se dégage du récit, cette guerre latente des gangs sur le point de péter. Une atmosphère grave, renforcée par des couleurs sombres, un peu sépia sur les bords.
Les illustrations sont chouettes et se marient bien à l’intrigue mi-policière, mi-gangsters.

Je n’ai pas grand-chose de plus à en dire. J’ai adoré cette lecture et il faudra absolument que je me procure les deux suivants.

Magic, tome 1 : La fillette aux cheveux violets – Lylian & Audrey Molinatti

Titre : La fillette aux cheveux violets
Saga : Magic, tome 1
Scénario : Lylian
Illustrations : Audrey Molinatti
Éditeur : Dargaud
Nombre de pages : 48
Quatrième de couverture : Evelÿne est une fillette turbulente aux cheveux violets. Abandonnée à la naissance, elle a été élevée par des sœurs dans un couvent. Et du haut de ses 7 ans, on peut dire qu’elle leur mène la vie dure ! Chaque jour, elle fait les quatre cent coups aux côtés de Benedict, le chat adopté en même temps qu’elle. Finalement, rien de vraiment anormal pour une enfant. À un détail près : elle fait également parler les statues et voit des fantômes !
Cette particularité rend son éducation plus compliquée, d’autant qu’Evelÿne ne maitrise pas encore ses pouvoirs. Les sœurs décident alors de la confier, ainsi que Benedict, au mystérieux Neil Farfadet, un chapelier londonien qui aidera la fillette à découvrir qui elle est vraiment.

J’ai emprunté cette bande-dessinée à la médiathèque parce que la couverture me plaisait bien, malgré un character design fort étrange, et que l’histoire parlait de sorcière.

On commence d’entrée de jeu avec le thème principal : les sorcières sont détestées des hommes et la maison de l’une d’elle est incendiée. La femme aux pouvoirs magiques disparaît donc en laissant son chat noir, Benedict, avec pour mission de trouver une nouvelle sorcière pour maîtresse.
Le lendemain, Lila la maîtresse du domaine voisin est au désespoir : la sorcière qui était son amie et l’a aidée à tomber enceinte a été tuée par son mari.
Par la suite, elle donne naissance à une petite fille aux cheveux violets, mais comme c’est un signe d’appartenance aux sorcières, son époux lui enlève l’enfant et l’abandonne aux portes d’un couvent, dirigé par cinq nonnes qui élèvent l’enfant comme la leur.
Malheureusement, plus la fillette grandit, plus ses pouvoirs sont incontrôlables.

C’est une histoire très douce et gentillet, à l’image des dessins. Comme je l’ai dit plus haut, le character design est particulièrement, tout en rondeur, je ne suis pas certaine d’avoir aimé, mais ce n’était pas désagréable non plus. J’ai principalement kiffé les décors que ce soit le couvent avec ses vitraux, les rues de Londres ou l’atelier du chapelier.
Un autre gros point fort sont les couleurs, elles sont plaisantes et harmonieuses et se marient parfaitement avec les illustrations.

En ce qui concerne les personnages, j’ai bien aimé les sœurs, elles se montrent patientes et attentives au bien-être de l’enfant, sauf peut-être pour le bain hebdomadaire à l’eau glacée.
On n’a pas beaucoup vu le chapelier, mais j’ai apprécié ce que j’ai découvert de lui.
Maintenant passons à Evelÿne. J’ai un peu de mal avec elle. Son caractère est par moment insupportable : elle est colérique et n’en fait qu’à sa tête, sans penser aux conséquences. Bon, O.K. elle n’a que sept ans, mais quand bien même, elle devrait être plus prudente.
Je ne sais pas trop quoi penser de son familier, Benedict. J’adore sa tête, il me fait fondre, surtout lorsqu’il a les larmes aux yeux. Il joue les garde-fou pour sa maîtresse, mais elle ne l’écoute malheureusement pas. Par contre, son côté couard m’a déplu… bon, il n’est pas pleutre au point de fuir, mais il n’intervient pas non plus quand Evelÿne a besoin de lui.

Ce fut une agréable lecture : j’ai adoré ce premier tome. J’ai hâte de découvrir ce que les auteurs nous réservent dans le prochain.