Télémaque, tome 2 : Aux portes de l’enfer – Kid Toussaint & Kenny Ruiz

Titre : Aux portes de l’enfer
Saga : Télémaque, tome 2
Scénario : Kid Toussaint
Dessins : Kenny Ruiz
Éditeur : Dupuis
Nombre de pages : 64
Quatrième de couverture : Télémaque, fils d’Ulysse, Polycaste, princesse de Pylos, Personne, cyclope érudit, et Zéphyr, jeune et intrépide vent de l’ouest, ont échoué sur Ééa, l’île de Circé. Alors que Télémaque l’interroge sur son père, la magicienne prétend ne pas le connaître. Mais Polycaste, qui arrive à gagner sa confiance, découvre rapidement que, déçue par les hommes, Circé a décidé de transformer tous ceux qui abordaient son île en ce qu’ils sont déjà naturellement : des porcs…

J’ai lu le premier tome il y a déjà trois ans et c’était si prenant que je m’en souviens encore bien.
Habituellement, je rédige un résumé de mon cru, mais cette fois je galère : c’est la troisième fois que j’essaie de l’écrire, mais je n’y arrive pas, il se passe beaucoup de choses qui ne peuvent pas forcément être précisées sans spoiler. Donc je vais essayer d’être aussi concise que possible :

Télémaque et son groupe continue à chercher Ulysse, ce qui les a menés sur l’île de Circé.
Là, ils rencontrent un nouveau personnage : Cassiphoné, dont je ne peux trop rien dire sauf qu’elle a la classe ! J’adore son character design, elle est trop belle avec un brin d’étrange quand même. J’ai aussi beaucoup aimé son tempérament, un peu le même genre que Polycaste, mais en plus drôle.
Puis leur quête les conduit jusqu’à l’île de Lotos où ils découvrent un ancien héros de la guerre de Troie et disparu depuis. Au passage, ils échappent à Thrasymédès, le frère de Polycaste. Le passage avec les Lotos m’a beaucoup fait rire… c’était cool.
Ils arrivent à une impasse et sont obligés de pénétrer dans le royaume d’Hadès, mais il y a un prix à payer et Perséphone se fera un plaisir de s’en acquitter.

Ce second tome développe davantage les enjeux politiques : la guerre qui gronde, les alliances qui tentent de se nouer pour éviter le carnage, etc. Habituellement, ça me saoule un peu et je m’ennuie dans ces cas-là, mais pas cette fois. Certes, c’était beaucoup moins fun que de suivre Télémaque dans son aventure, pourtant j’ai trouvé ce côté politique intéressant.

Je vais faire le tour rapide des personnages :
Télémaque est toujours aussi stupide, c’en est même effrayant tellement il est débile, et Polycaste se retrouve à jouer les mamans : elle le surveille de près pour éviter qu’il fasse n’importe quoi.
Zéphyr passe inaperçu : il donne des coups de main quand on le lui demande, mais il est davantage comme une mascotte que comme un personnage à part entière. J’ai aimé sa relation avec Personne. D’ailleurs le cyclope prend plus d’importance et c’est chouette parce que je l’adore.
Cassiphoné est la nouvelle venue, elle semble avoir un certain nombre de connaissances utiles pour la suite et des pouvoirs qui serviront. Pour l’instant, je l’adore. À voir ce que ça donnera dans les prochains tomes.

C’est un coup de cœur pour cette lecture que j’ai dévorée. J’ai hâte de lire le suivant que j’ai eu la bonne idée d’emprunter à la médiathèque, en même temps que le 3.

Cécil et les objets cassés – Élodie Shanta

Titre : Cécil et les objets cassés
Auteur : Élodie Shanta
Éditeur : Biscoto
Nombre de pages : 64
Quatrième de couverture : Cécil, une paisible grenouille, tient tranquillement sa boutique d’herboristerie quand soudain, une rate peu sympathique lui demande un ingrédient précis. Lorsqu’elle quitte la boutique, la rate casse un miroir sans s’excuser et laisse tomber derrière elle un mystérieux plan avec une liste d’objets et d’ingrédients… Cécil retrouve son amie Ficelle, qui tient le café d’à côté, lui explique ce qui s’est passé et lui montre le plan qu’elle a trouvé. C’est décidé, il faut partir à l’aventure et percer le secret du manuscrit ?!

J’ai emprunté cette bande-dessinée à la médiathèque parce qu’ayant adoré Crevette de la même auteure, j’espérais que celui-ci serait aussi bien… finalement, il est même mieux.

Pourtant, l’histoire est toute simple :
Cécil tient une boutique d’ingrédients (ouais c’est super vague, mais on ne sait pas trop de quoi, en fait ! Une épicerie, peut-être ?). Elle sert ses clients avec professionnalisme. Un jour, une rate vient lui acheter de la sauge, puis repart en claquant la porte, ce qui fait tomber et casse le miroir de cette pauvre Cécil. En le ramassant, notre héroïne constate que la rate a perdu quelque chose : une carte accompagnée d’une liste d’ingrédients. Quand elle montre ça à son meilleur ami, Ficelle, il s’enthousiasme : une carte au trésor ! Ni une, ni deux, ils partent à l’aventure… mais ne s’attendent pas à retomber si vite sur la véritable propriétaire de la carte.

Ce n’est pas une quête de fous, tout se règle rapidement – trop bien diraient certains, juste comme il faut selon moi. Le gros point fort de cette histoire n’est pas le scénario, c’est le monde dans lequel vivent les personnages, les gens qu’ils rencontrent et les liens qu’ils tissent.
Et puis, c’est une histoire toute douce qui fait chaud au cœur et qui apaise les âmes tourmentées – j’étais totalement dans cet état d’esprit depuis le dernier roman que j’ai lu (tourmentées et de mauvaise humeur sans raison apparente)… et depuis que j’ai terminé Cécil et les objets cassés, je me sens bien et j’ai retrouvé le sourire.

J’ai grandement apprécié les personnages que ce soit la réservée Cécil, petite grenouille fidèle en amitié et serviable ou Nicol qui n’aime que la solitude et pas les gens. Ficelle forme un duo attachant avec sa meilleure amie et la présence de poussière, cette espèce de minuscule fantôme qui les suit partout, rajoute une touche de mignonnitude au récit.
Les dessins sont très simples ce qui est parfait : ça se marie à merveille avec la trame de l’histoire. Les couleurs sont assez fades et pourtant, ça donne du charme à cette bande-dessinée : je ne saurais expliquer comment ça se fait, mais c’est le sentiment que ça m’inspire.
C’est un coup de cœur pour cette lecture que j’ai dévorée d’une traite.

Klaw, tome 07 : Opération Mayhem – Antoine Ozanam & Joël Jurion

Titre : Opération Mayhem
Saga : Klaw, tome 07
Scénario : Antoine Ozanam
Dessins & couleurs : Joël Jurion
Éditeur : Le Lombard
Nombre de pages : 48
Quatrième de couverture : Les « Oubliés » ont lancé l’opération Mayhem. Leur but est de prendre le pouvoir sur l’ensemble des vingt-quatre Dizhis existants. Mais au sein des « Oubliés », l’entente est fragile, et il n’y a pas pires ennemis que les amis d’hier… Surtout que le pouvoir monte vite à la tête. Tout le monde voit son jeu redistribué et trouve une nouvelle place. Des alliances inédites se créent dans l’attente du grand affrontement final. Et Ange attend son heure pour sortir ses griffes…

J’ai été à la médiathèque samedi et ma récolte fut bonne, une dizaine de bande-dessinée dont le septième tome de Klaw.
Étant donné que je n’avais pas aimé le précédent, je redoutais un peu celui-ci. J’ai décidé de le lire en premier soit pour m’en débarrasser s’il avait aussi peu d’intérêt que le six, soit pour me remotiver à continuer la saga… et heureusement, on est dans le second cas de figure : il était trop bien !

Les “Oubliés” se sortent enfin les doigts. Puisque les autres dizhis savent qu’ils sont vivants, ils n’ont d’autres choix que d’entrer en guerre et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils sont aussi violents qu’efficaces. Ils affrontent les autres dizhis et les capturent un à un :
– Lisa et Théo : j’étais trop contente de retrouver ces deux-là.
– malgré toutes les précautions qu’a prises Ange, ses coéquipiers (Pierre et le lapin – je n’ai pas son nom) ont été attrapés, y a que Paula qui s’en sort à peu près.
– même le buffle prend cher.
Il y a des dissensions dans l’équipe des Oubliés, des disputes qui finissent mal… et ça nous détournent de leur but ; je ne suis d’ailleurs pas très sûre de la raison pour laquelle ils capturent les autres dizhis au lieu de les tuer et de voler leurs pouvoirs. C’est presque étonnant qu’un groupe si brouillon soit aussi efficace.

Bref, c’est un tome qui dépote : beaucoup d’actions dans des lieux différents puisque les dizhis sont éparpillés à travers le monde. On n’a pas le temps de s’ennuyer ce qui est un bon point, mais surtout, je n’ai pas eu l’impression que les scènes successives étaient bâclées : l’essentiel est révélé en peu de vignettes.
Les dessins sont à nouveau plus sympathiques avec cette sensation qu’ils sont plus travaillés. Les couleurs sont aussi un peu plus vives tout en restant harmonieuses.

J’ai retrouvé l’ambiance qui me plaisait tant dans les cinq premiers.
Bref, j’ai adoré cette lecture et j’ai trop les nerfs de ne pas avoir le huit… et pire : de l’avoir lu si tôt dans le mois, parce que je vais devoir attendre un long mois avant de retourner chercher le suivant à la médiathèque… scrogneugneu !

Sorcières sorcières, tome 5 : Le mystère du monstre noir – Joris Chamblain & Lucile Thibaudier

Titre : Le mystère du monstre noir
Saga : Sorcières sorcières, tome 5
Scénario : Joris Chamblain
Illustrations : Lucile Thibaudier
Éditeur : Kennes
Nombre de pages : 56
Quatrième de couverture : Pamprelune est un village de sorciers et de sorcières où la magie est partout. Mais ce matin-là, catastrophe! La magie s’emballe et devient très dangereuse. Quand Miette est victime d’un accident de balai fou, Harmonie n’a plus qu’une idée en tête: découvrir ce qui se passe et tenter d’y mettre fin. Ses pas vont la mener aux abords du village dans un lieu historique où des phénomènes étonnants se produisent et où un monstre noir vient de se réveiller…

Je suis contente d’avoir retrouvé Harmonie et Miette, mais je ne m’attendais à revoir le clan des trois pestes (Mirabelle, Rowena et Cassandre), mais elles ne sont plus si pestes que cela – c’est vrai que ça faisait un moment qu’on ne les avait pas vues.

Mais cela titille Mirabelle de chercher à nouveau les embrouilles – chassez le naturel et il revient au galop. Elle est furieuse, et décide de se rendre au barrage afin de couper la magie. Pas de bol pour elle, c’est sécurisé. De rage, elle se venge sur un petit monstre noir. Mais son geste a des conséquences et le flux de magie s’en trouve perturbé.
Toute la ville est sens dessus dessous (pauvre Arthur T_T ). Le bourgmestre et la mère de Nini décident d’aller au barrage afin d’interrompre le flux magique perverti… en attendant de leur laisser le temps de mener l’enquête.
Ça tourne mal et c’est Harmonie aidée de Cassandre et Rowena qui résolvent le mystère.

Nini et Miette sont moins présentes dans le récit tout en étant au centre de l’histoire. On découvre enfin pourquoi Mirabelle déteste autant Miette et s’en prend à la jeune sorcière, ce qui ne rend pas la peste plus sympathique : enfin pas pour moi, j’ai bien compris ses raisons, mais c’est assez minable de sa part. Elle essaie de se rattraper, on verra si sa rédemption est sérieuse.

Les dessins sont aussi sympathiques qu’à l’accoutumée. Les couleurs sont mi-pastel, mi-flashy – c’est étrange mais pas déplaisant, je n’ai pas le souvenir que les précédents m’ont laissé un tel sentiment.
J’avoue ne pas avoir grand-chose d’autre à dire sur ce cinquième tome si ce n’est que j’ai passé un bon moment, j’ai bien aimé cette lecture.

Sorceline, tome 1 : Un jour, je serai fantasticologue ! – Sylvia Douyé & Paola Antista

Titre : Un jour, je serai fantasticologue !
Saga : Sorceline, tome 1
Scénario : Sylvia Douyé
Illustrations : Paola Antista
Couleurs : Lowenael
Éditeur : Vents d’ouest
Nombre de pages : 56
Quatrième de couverture : Entrez dans le monde des créatures fantastiques !
Sorceline vient d’entrer à l’école de cryptozoologie pour développer sa passion : l’étude des animaux légendaires ! Analyses de comportements, soins magiques ou dressage sont au menu. Mais les places sont chères et la compétition rude pour obtenir le précieux diplôme. En plus des gorgones, vampires et autres griffons, Sorceline va devoir apprendre à mieux connaître ses nouveaux camarades. Certains deviendront ses amis ; d’autres, ses rivaux.

Ça fait longtemps que cette saga me faisait de l’œil, non pas que je me suis beaucoup renseignée sur l’histoire, mais les couvertures me plaisaient bien et les avis survolés étaient plutôt élogieux… et ce, avec raison.

Sorceline est acceptée pour un stage de cryptozoologie (l’étude des animaux légendaires et mythologiques) auprès d’un éminent fantasticologue : le professeur Balzar. Ils sont six élèves, la compétition s’avère difficile.
Les cours commencent et les étudiants sont confrontés à plusieurs énigmes : Gorgonne est retrouvée blessée non loin du manoir, comment la soigner ? Les fadettes, créatures exclusivement diurnes, sortent de nuit, pourquoi ? Un œuf de volatile éclot et un serpent en sort, comment se fait-ce ? Les élèves de Balzar disparaissent les uns après les autres, que leur arrive-t-il, qui s’en prend à eux et pourquoi ?

Sorceline est une jeune fille intelligente et douée. Elle a un excellent instinct, un aussi bon esprit de déduction ce qui l’aide à résoudre les mystères qui frappent ce petit groupe. C’est un personnage que j’ai bien aimé, je regrette juste qu’on ignore tout de son passé avant le début de cette bande-dessinée : la seule certitude qu’on a est qu’elle a une maman. Elle semble connaître Willa avant, elle ne se présente pas et sont très proches comme deux amis de longues dates.
Les autres personnages passent bien : Alcide est un peu lourd mais gentil et serviable, Mérode est très discret et on sent qu’il cache des informations capitales à l’histoire, Tara et Arlène sont des pestes.

Les dessins sont beaux : le character design des personnages est chouette, les décors sont superbes et les couleurs harmonieuses. J’ai aimé me perdre dans les planches représentant les paysages à la recherche de la moindre créature fantastique qui aurait pu échapper à mon œil de lynx ou du moindre indice me mettant sur la voie du coupable.
J’ai adoré ce premier tome, il faudra impérativement que je me procure les prochains.