Holly Ann, tome 3 : Né dans le bayou – Kid Toussaint & Servain

Titre: Né dans le bayou
Saga: Holly Ann, tome 3
Auteur: Kid Toussaint
Illustrateur: Servain
Éditeur: Casterman
Nombre de pages: 48
Quatrième de couvertureNe croyez pas tout ce que l’on vous raconte au sujet de la Nouvelle-Orléans. La plupart du temps, il ne s’agit que de fadaises pour attirer les touristes… Parfois, ce sont plutôt des mensonges destinés à cacher une vérité plus atroce.
L’incendie d’une maison close à Storyville va bouleverser la vie des habitants de la Nouvelle-Orléans et confronter Holly Ann à son passé. Son enquête la plonge cette fois dans les méandres de l’organisation du quartier rouge de Nola et lève un coin du voile sur ses origines et son étrange don.

Comme c’est le cas pour toutes les BD de Kid Toussaint, je n’ai pas lu le résumé, je ne savais donc pas à quoi m’attendre, je n’avais qu’une seule certitude : qu’il serait aussi bien que les autres. Je me trompais, il est encore mieux !

La maison-close qui brûle, c’est le Joyau : le bordel tenu par Saphira. Cette dernière n’ayant plus rien, elle se tourne vers ses anciennes relations, c’est-à-dire la tante Olympe et Holly Ann.
C’est l’occasion pour le lecteur d’en apprendre davantage sur la rivalité qui divise les deux jeunes femmes mais également et surtout sur le passé de notre héroïne.
De plus, jusqu’à présent, on se doutait de ce que pouvait être le “don” d’Holly Ann sans réelle certitude, mais là, on en apprend davantage et notamment la manière dont elle l’a obtenu – ce qui m’a laissée sans voix.

Les dessins sont toujours aussi beaux, ils ont une constance réconfortante et j’adore ça. En outre, les couleurs harmonieuses nous plongent dans cette ambiance qui fait très Nouvelle-Orléans ; ainsi on sait à qui appartient tel visage, on ne peut pas le confondre et cela m’a permis de mieux situer qui était qui – le second tome remonte quand même à mars 2016, de quoi oublier jusqu’au nom des personnages.

Un tome surprenant qui répond à pas mal des questions qu’on pouvait se poser.
Un scénario aussi bien ficelé qu’habituellement avec une conclusion étonnante.
Bref, c’est un gros coup de cœur pour ce troisième tome. Je crois bien que de tous, c’est mon préféré.

Magic 7, tome 5 : La séparation – Kid Toussaint, Kenny Ruiz & Noiry

Titre: La séparation
Saga: Magic 7, tome 5
Scénariste: Kid Toussaint
Illustrateur: Kenny Ruiz
Coloriste: Noiry
Éditeur: Dupuis
Nombre de pages:48
Quatrième de couverture: Rien ne va plus entre les sept enfants : Léo, le Spirite, file le parfait amour avec Ophélie et semble éviter ses anciens amis. Il faut dire que suite aux révélations de la bibliothèque de son père, Léo est persuadé que l’alliance des sept mages ne peut qu’être une menace pour le monde. Milo, quant à lui, a carrément disparu, enfermé dans un silo à grains par ses propres parents qui veulent l’empêcher ainsi de les manipuler par ses dons de télépathe. Quant à Farah, elle a été emmenée par ses parents chez un exorciste qui doit extraire le démon qui l’habite. Mais l’enlèvement d’Alice par des mafieux va forcer Léo à renouer avec Fabrice, l’Enchanteur, capable de donner vie à ses monstres dessinés qui vont être bien utiles pour libérer la benjamine du groupe… Dans ce tome 5, les liens vont se distendre… puis se renforcer entre les sept protagonistes qui vont devoir se rendre à l’évidence : pour vivre tranquilles, ils vont devoir quitter la ville et embarquer dans le Magic Wagon de Lupe, l’Alchimiste.

J’ai trouvé que le début était assez déstabilisant. A la fin du tome 4, nos héros étaient en vacances et Léo avait découvert, chez son père, les origines de leurs prédécesseurs ainsi que les conséquences qui en ont découlé.
Dans les premières pages de celui-ci, la rentrée scolaire a eu lieu, Hamelin se retrouve à nouveau seul, Léo sort avec Ophélie – je ne me souvenais pas que cela avait abouti même si c’était en bonne voix – et Fabrice est redevenu un petit con. Quant aux autres, Milo est captif, Farah est absente et ça n’inquiète personne ; quant à Alice, elle se balade toute seule et monte un plan farfelue pour tous les réunir. Finalement, il n’y a que Lupe dont la vie ne change pas vraiment.

Le second point qui m’a un peu perturbée, c’est que le dessinateur a définitivement changé, c’était presque plus troublant que les différents illustrateurs du 4.
Au début, je n’étais pas certaine d’apprécier le style de Kenny Ruiz d’autant que les illustrations sont assez inégales : certaines sont vraiment très belles, d’autres semblent plus brouillonnes mais au final, c’est ce qui fait le charme de ce cinquième tome. J’adore la tête que certains personnages font par moment, ça leur donne un coup de fraîcheur qui m’a fait rire.

Pour le scénario, ça avance doucement mais sûrement. Certains détails oubliés, comme Danny Boy, sont remis au goût du jour et j’ai grandement apprécié cela.
Je me demande ce que nous réserve le prochain volume.
J’ai beaucoup aimé ce cinquième tome, il y a un peu moins de surprises que dans les précédents mais il est plus amusant. Du coup, ça s’est lu super vite et j’ai passé un chouette moment mêlé de rires.

Max et Lili, tome 82 : Max et Lili fêtent Noël en famille – Dominique de Saint Mars & Serge Bloch

Titre: Max et Lili fêtent Noël en famille
Saga: Max et Lili, tome 82
Auteur: Dominique de Saint Mars
Illustrateur: AUTEUR
Éditeur: Serge Bloch
Nombre de pages: 43
Quatrième de couvertureLe Père Noël existe-t-il ? Max y croit dur comme fer, Lili n’en est pas sûre. En tout cas, pour avoir les cadeaux dont ils rêvent, ils deviennent des enfants modèles. Mais, découvrant qu’une dispute de famille les empêche de passer Noël avec leur cousin Victor, ils écrivent une nouvelle lettre au Père Noël.

J’ai lu très peu de Max et Lili, pourtant, mon grand aimait beaucoup la série et il avait quelques numéros mais pas des masses.
J’ai profité d’avoir pris celui-ci sous la main pour le lire… en plus, c’est la saison, il n’y avait donc aucune raison de se priver.

Ça se lit très très vite.
Comme dans d’autres numéros, l’auteur fait le tour des interrogations que les enfants se posent en période de Noël : le père Noël existe-t-il ? Heureusement, pas de réponse fixe à cette question qui divise en deux clans distincts les élèves d’une même classe autant que ceux de l’école, chacun peut donc y réfléchir et y répondre en son âme et conscience.
On fait également le tour de la vision qu’en ont des élèves d’autres religions : musulmans, juifs, athées, etc. Une seule réponse s’offre aux enfants : c’est un temps de partage, d’amour et de tolérance – une vision quand même très chrétienne de l’événement – personnellement, pour les amis d’autres confessions que j’avais, ce n’était pas ça… les temps ont peut-être changé en cette époque d’intolérance… mouais mais non, j’y crois pas.

Au milieu de tout cela, Max et Lili vivent la préparation à Noël : l’un croit encore dur comme fer au père Noël, l’autre affirme que non mais doute quand même grandement. Puis, lorsqu’ils apprennent que toute leur famille et notamment leur cousin Victor ne sera pas là en raison de querelles familiales d’adultes, ils décident de faire tout leur possible pour arranger les choses, quitte à ne pas recevoir les cadeaux dont ils rêvent – après tout, être entouré des gens qu’on aime est bien plus important.

Même si la leçon de vie est belle et m’a plu, je reste mitigée quant à cette lecture… c’en est presque trop facile du fait que chaque adulte y met du sien, alors que c’est loin d’être aussi simple lorsque les grands s’embrouillent, surtout vu la raison invoquée.
Ainsi va la vie… dans le monde de max et Lili du moins.

Brocéliande, forêt du petit peuple, tome 1 : La fontaine de Barenton – Oliver Peru & Bertrand Benoît

Titre: La fontaine de Barenton
Saga:  Brocéliande, forêt du petit peuple, tome 1
Scénario: Oliver Peru
Dessin: Bertrand Benoît
Couleur: Élodie Jacquemoire
Éditeur: Soleil
Nombre de pages: 48
Quatrième de couvertureDes Korrigans ont enfin trouvé le moyen d’obliger Orignace à leur écrire une histoire. Ils veulent que le Teuz invente un conte dans lequel eux auraient un beau rôle, mais Orignace est en panne d’inspiration. Et alors qu’il cherche des idées dans la forêt de Brocéliande, il assiste aux débuts de la passion entre Merlin et Viviane. L’enchanteur fait tout ce qui est en son pouvoir pour séduire la future dame du Lac et n’hésite pas à user de ses sorts les plus puissants… Rien ne l’arrête. Cela fait bien les affaires du Teuz, lui qui cherchait de l’inspiration va être servi ! Seul problème, les Korrigans ne sont habituellement pas friands d’histoires d’amour.

Cela fait plusieurs mois que je tenais à lire cette bande-dessinée qui me tenait particulièrement à cœur pour une raison toute simple : elle m’a été offerte par la maman de la puce que je gardais afin de me remercier… un geste qui m’a beaucoup touchée.

Je trouvais et trouve toujours la couverture très jolie – j’espérais que l’intérieur serait tout aussi beau et je n’ai pas été déçue le moins du monde.
Les dessins sont vraiment chouettes, un côté un peu classique mais pas que… certaines planches et postures de personnages m’ont fait penser à un style orienté vers les comics… Et ça passe très bien avec l’histoire.
Les couleurs s’accordent à merveille avec le récit et sont particulièrement harmonieuses.

Quant au scénario, et surtout avec un nom comme Brocéliande, je m’attendais forcément à un univers médiéval en rapport avec les légendes celtiques pourtant, l’auteur a réussi à me surprendre grâce à des personnages étonnants et attachants.
On suit le lutin Orignace qui se voit contraint par deux korrigans de raconter une histoire – je n’en dis pas plus à ce sujet. En manque d’inspiration, il part en quête d’une idée et tombe sur une jeune femme qui se fait courtiser par un beau parleur. On découvre assez vite leur identité : Merlin et Viviane. Lui est aussi surprenant qu’amusant.

Je dirais bien que je l’ai lu rapidement mais pas tant que ça, finalement, parce que j’ai vraiment profité un maximum des illustrations, m’y arrêtant de longues minutes, m’attardant sur les dessins et cherchant les moindres détails.
Bref, ce fut un coup de cœur pour cette lecture et j’ai hâte de me procurer la suite.

Seuls, tome 3 : Le clan du requin – Fabien Vehlmann & Bruno Gazzotti

Titre: Le clan du requin
Saga: Seuls, tome 3
Auteur: Fabien Vehlmann & Bruno Gazzotti
Éditeur: Dupuis
Nombre de pages: 48
Quatrième de couvertureDans un pays dont les habitants ont mystérieusement disparu, cinq enfants vont devoir apprendre à se débrouiller seuls.

J’avais prévu de lire ce troisième tome juste après les deux premiers mais mon grand a absolument tenu à voir le film avant que je ne puisse commencer le clan du requin… oh la la grand mal nous en prit !
Déjà, on ne s’attendait pas à ce que la version cinématographique nous spoile la fin. En effet, avec une bande-dessinée en dix volumes, on avait l’espoir d’avoir une suite… ben non. De plus, il est très épuré et complètement nul. Du coup, ça ne m’a nullement donné envie de lire ce troisième tome.

Finalement, je me suis quand même lancée tout en redoutant qu’à la longue, l’histoire s’essouffle tourne en rond. Pour l’instant, ce n’est pas le cas et j’ai très bien fait de reprendre cette série.
Au début, nos cinq héros sont toujours seuls mais lorsqu’une meute de chiens affamés les poursuive, ils sont secourus par d’autres jeunes qui appartiennent le clan du requin et sont conduits jusqu’à leur repaire qui n’est autre qu’un ancien parc d’attraction – je vous laisse découvrir la raison pour laquelle le clan porte ce nom.
Si l’ambiance au départ est un peu plus légère, on se rendent rapidement compte que les règles instaurées rendront la vie tout aussi dangereuse au sein de ce nouveau groupe si on ose s’opposer au chef, Saul.

J’ai beaucoup aimé cette bande-dessinée, le ton change grandement et si on exclut la colère et le mécontentement permanents de Dodji, les autres se comportent enfin comme des jeunes de leur âge et profitent des amusements qui leur sont offerts même si c’est de courte durée… ça fait du bien.
De plus, de nouveaux personnages entrent en scène comme Zoé ou Anton – et je suppose qu’ils resteront dans les prochains.
Bref, j’ai à nouveau hâte de découvrir ce que les auteurs nous réservent dans le quatrième tome. Il faudra juste qu’on se le procure.