Le Choeur des femmes – Aude Mermilliod

Titre : Le Choeur des femmes
Auteur : Aude Mermilliod
Éditeur : Le Lombard
Nombre de pages : 232
Quatrième de couverture : Je m’appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m’oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de « Médecine de La Femme », dirigée par un barbu mal dégrossi qui n’est même pas gynécologue, mais généraliste ! S’il s’imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu’est-ce qu’il croit ? Qu’il va m’enseigner mon métier ? J’ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas – et je ne veux pas – perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur cœur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu’elles pourraient m’apprendre.

C’est une bande-dessinée adaptée du roman de Martin Winckler, mais je l’ignorais lorsque je l’ai empruntée à la médiathèque. J’avais entendu du bien de ce titre et j’étais curieuse d le découvrir.

Jean Atwood est interne en chirurgie gynécologique. Pour valider son année, elle doit faire 6 mois en médecine gynécologique et elle atterrit dans le service du docteur Franz Karma. Là, leur vision et leur pratique entrent en collision : Jean est formatée par son enseignement, quand Franz a divergé de cette façon froide et clinique de soigner ses patientes. Il les écoute, essaie de trouver des solutions qui conviennent à chaque personne, ce qui exaspère Jean qui ne se gêne pas pour le montrer.
Les deux personnages se prennent la tête et passent un deal : Jean doit s’impliquer pendant une semaine, écouter, prendre des notes, échanger avec les collègues, etc. Au bout de ce laps de temps, elle fera un choix : si elle a rempli le contrat honnêtement et veut arrêter, le doc s’engage à la laisser partir et à valider son stage.
Bien sûr, elle s’investit bien plus que prévu et beaucoup de cas font écho à ce que vivent les femmes.

On suit donc le cheminement de Jean aussi bien professionnel que personnel, mais on a aussi des intermèdes de 3 pages qui laissent la parole à la patiente, ce qui est super intéressant.
Honnêtement, la décision de Jean est aussi évidente que prévisible, on pourrait donc se dire que le récit peut perdre en intérêt, ce n’est pourtant pas le cas : jusqu’au bout, on a quelques surprises.

Les illustrations sont particulières – les bd que je lis sont plus traditionnelles que ce soit graphiquement pour la mise en pages avec le gaufrier classique. Néanmoins, l’esthétique est propre aux essais graphiques et aux récits du réel : une mise en page libérée qui permet d’aborder des sujets intimes.
Donc le style de l’illustratrice convenait parfaitement à ce récit. Les couleurs sont harmonieuses, et elles changent en fonction du moment de la journée et des émotions qui parcourent les personnages.
J’ai beaucoup aimé cette lecture.

Renaissance, tome 1 : Les déracinés – Fred Duval & Emem

Titre : Les déracinés
Saga : Renaissance, tome 1
Scénariste : Fred Duval
Illustrateur : Emem
Éditeur : Dargaud
Nombre de pages : 56
Quatrième de couverture : 2084, les pires scénarios prédisant la funeste destinée de la Terre se sont réalisés. La Fédération des Intelligences Mammifères décide d’engager une intervention sur cette planète en voie d’extinction. Swänn, jeune extraterrestre droit et ouvert, se porte volontaire. Originaire d’une planète apparaissant comme une version réussie de notre monde, il souhaite contribuer à pacifier la Terre et empêcher son anéantissement. Sa rencontre avec Liz, au Texas, marque le début du choc des deux mondes…

Maintenant que j’ai un abonnement à la médiathèque pour les audiobooks, je me suis dit que c’était l’occasion de parfaire ma culture en bande-dessinée puisque j’en ai peu à la maison et que je n’en ai plus lu depuis plus de 3 ans.
Donc parmi les propositions de bd à avoir lu, il y avait celui-ci que j’ai emprunté cette semaine.

La Terre est en piteux état : les hommes ont fait n’importe quoi provoquant leur extinction prochaine (2 états des États-Unis se font la guerre provoquant des incendies terribles, un virus infecte la France inondée et notamment Paris, etc.)
Un consortium extraterrestre décide d’intervenir et envoie plusieurs contingents pour sauver les créatures terriennes conscientes. Est-ce la vraie raison ?
En tout cas, le comportement des personnages extraterrestres est cohérent avec ce but. Quant aux humains, ils sont tellement formatés par les invasions extraterrestres et la peur que ça provoque, que ça ne peut pas se passer bien.

On découvre la planète des forestiers, leur culture, leur croyance. C’était intéressant et surtout, ça permet au lecteur de mieux connaître les héros extraterrestres : Swänn est miltaire et Sätie, sa femme, est médecin. On s’y attache et c’est d’autant plus frustrant pour eux comme pour nous qu’ils sont séparés pendant la mission.

J’ai lu la première moitié un soir, et je n’ai pas accroché : je trouvais que c’était plat, ce qui est normal puisque c’est un tome introductif. J’ai continué le lendemain et là, la sauce a pris : la seconde moitié est beaucoup mieux parce que les humains entrent en contact avec les extraterrestres et le choc est là !

Les dessins sont sympas, les extraterrestres ressemblent à des grenouilles, du moins pour leur tête. Les couleurs sont un peu ternes, mais ça ne les empêche pas d’être harmonieuses. J’ai pris plaisir à m’attarder sur les détails, et c’est bien le principal !
Quand j’ai eu fini ce premier tome, j’avais les nerfs de ne pas avoir la suite… donc je lirai assurément le prochain, mais quand ? C’est une autre histoire.
En conclusion, j’ai beaucoup aimé ce premier tome.

Céleste la Licorne, tome 1 : Rallumons les étoiles – Geneviève Guilbault, Lisette Morival & Jérémy Parigi

Titre : Rallumons les étoiles
Saga : Céleste la Licorne, tome 1
Auteurs : Geneviève Guilbault, Lisette Morival & Jérémy Parigi
Éditeur : Kennes
Nombre de pages : 32
Quatrième de couverture : Le jour de son anniversaire, Luna-Belle voit ENFIN son vœu se réaliser. Du moins, presque… Ce n’est pas un cheval qui atterrit dans sa chambre, mais une LICORNE ! Et la jolie bête a besoin de sa petite humaine pour une mission dans l’espace. Attention ! Prêts ? Volez !

J’ai pris ce premier tome pour ma filleule qui est fan des licornes. Je n’avais aucune idée de ce que valait cette bande-dessinée, j’ai donc décidé de le découvrir par moi-même en la lisant.
Et pour donner mon avis objectif, il va falloir que je me mette dans la peau d’une enfant de 7 ans car, sans surprise, c’est gentillet et c’est tant mieux.

Luna-Belle fête ses huit ans et fait le souhait d’avoir un cheval. Comme en réponse à sa demande, Céleste la licorne atterrit dans sa chambre. En réalité, son vœu n’est pas exaucé, ce n’est qu’une coïncidence : Céleste a besoin de l’aide d’un humain pour sauver les étoiles.

Au niveau cohérence du récit, on est bon. Rien de catapulté, tout a une suite logique, ce que j’ai apprécié.
Les personnages sont sympathiques. On a une base pour un premier tome avec les informations essentielles pour construire l’intrigue, idéal pour des lecteurs de l’âge préconisé.

Esthétiquement, il est beau. Le character design est chouette, mais le gros plus, ce sont les couleurs : elles sont harmonieuses avec pas mal de nuances. J’ai pris beaucoup de plaisir à parcourir et m’attarder sur les planches.
Enfin, il est amusant sur la fin. Alors on ne va pas se mentir : pour des adultes, ça fait très pipi caca, on peut même en avoir une lecture critique surtout à notre époque, mais j’ai côtoyé assez d’enfants pour savoir que ce genre de blagues les éclate.
En conclusion, j’ai bien aimé cette lecture en espérant que ça plaise à ma filleule.

Blacksad, tome 1 : Quelque part entre les ombres – Juan Diaz Canales & Juanjo Guarnido

Titre : Quelque part entre les ombres
Saga : Blacksad, tome 1
Scénario : Juan Diaz Canales
Illustrations : Juanjo Guarnido
Éditeur : Dargaud
Nombre de pages : 48
Quatrième de couverture : « Parfois, quand j’entre dans mon bureau, j’ai l’impression de marcher dans les ruines d’une ancienne civilisation. Non à cause du désordre qui y règne, mais parce que certainement cela ressemble aux vestiges de l’être civilisé que je fus jadis ».
Ainsi parle Blacksad, détective privé aux méthodes musclés, mais à la sensibilité à fleur de peau. Il aimerait bien être plus guilleret, l’animal, mais la dépression le ronge, et pour une juste cause : Natalia Wilford, actrice à succès et ancien amour encore si présent, vient de se faire cruellement assassiner. Blacksad va donc, en dépis des conseils du commissaire Smirnov, tenter d’élucider la mort de son ancienne compagne afin de retrouver la paix.
Mais l’enquête est bien loin d’être aisée pour notre héros, qui se lance dans un combat dont l’opposant peut être bien plus puissant qu’il ne le soupçonne…

Ça fait des années qu’on me vante cette bande-dessinée et jusqu’à présent, je n’ai jamais osé commencer de peur d’être déçue, ce qui n’a pas été le cas, loin de là.

Blacksad est détective privé. Il se retrouve avec la police sur les lieux d’un meurtre : la victime est l’ex de notre héros. Il n’a donc pas le droit d’enquêter. Il n’est (malheureusement) pas le genre à écouter, ce qui va lui causer bien des déboires.

On est dans une ambiance type polar des années 50, sans le côté stéréotypé du détective. L’histoire et les personnages sont sombres, ce qui contraste avec les couleurs choisies pour illustrer cette bande-dessinée. Tout est en nuances de gris, que ce soit le récit ou les couleurs.
Ça pourrait être perturbant, mais c’est juste plaisant.

L’enquête est rondement menée, peut-être un peu facile, mais ce n’est pas ce qui fait le charme de cette histoire. Ce sont avant tout les personnages qui font vivre le récit.
Ils sont charismatiques et terriblement humains avec leurs forces et leurs faiblesses.
Plusieurs « mondes » s’entremêlent : la police, les hauts-placés qui ne sont pas arrivés là grâce à l’honnêteté, les voyous… et Blacksad, à la croisée de ces univers, fait la jonction.

Les dessins sont super beaux, les couleurs harmonieuses. L’illustrateur a de l’expérience puisqu’il était animateur chez Disney et ça se sent.
C’est un coup de cœur pour cette lecture et je suis contente d’avoir les 4 suivants dans ma Pile à Lire.

Tale of Sand – Jim Henson, Jerry Juhl & Ramón K. Pérez

Titre : Tale of Sand
Auteurs : Jim Henson, Jerry Juhl & Ramón K. Pérez
Éditeur : Paquet
Nombre de pages : 160
Quatrième de couverture : Mac, jeune américain ordinaire, se voit confier par le shérif d’une petite ville tout droit sortie d’un western, une étrange mission : rejoindre coûte que coûte « la montagne de l’aigle ». Pour y parvenir, il ne dispose que d’une vieille carte, d’un sac à dos, d’une injonction en forme de conseil « cours, petit, cours ! » et de 10 minutes d’avance. Sur qui, sur quoi ? Mac sortira-t-il indemne de cette aventure ?

Je ne sais plus d’où j’ai cette bande-dessinée. Je l’ai sûrement trouvée d’occasion.
Mon résumé va être très succinct et pas forcément différent de la quatrième de couverture parce que niveau scénaristique, c’est très faible.

Le personnage principal participe à une fête, il est choisi parmi tous. Sa mission : atteindre le pic de l’aigle. Il doit courir, il n’a que dix minutes d’avance.
Il est un peu teubê : il est le seul à ne pas avoir compris que c’est une chasse à l’homme qui commence.
Donc toute la bande-dessinée, c’est ça : il fuit à travers le désert, mais pas n’importe quel désert ! Y a pas mal de passages complètement loufoques.

À la base, cette bande-dessinée a été écrite par Jim Henson (le créateur des Muppets de ce que j’en ai compris). Il voulait l’adapter en film, mais personne n’a osé s’y essayer et je les comprends. Il y a une ambiance très particulière, ce qui ne m’a pas dérangé contrairement au côté western bien trop présent à mon goût.

Je ne peux pas dire que l’histoire est passionnante, mais ça se laisse lire. C’était rapide, probablement parce qu’il y a peu de dialogues. Tout tient aux illustrations, à l’ambiance qu’elles instaurent, aux détails qui se cachent dans les planches.
C’était une lecture étrange, je ne sais pas trop quoi en penser.