Ken’en : Comme chien et singe, tome 4 – Fuetsudo & Hitoshi Ichimura

Titre : Ken’en : Comme chien et singe, tome 4
Scénario : Fuetsudo
Illustrations : Hitoshi Ichimura
Éditeur : Doki Doki
Nombre de pages : 192
Quatrième de couverture : Une famille de kakuen, des créatures mi-hommes mi-singes, a élu domicile dans le vieux sanctuaire abandonné du village de Mitsuke, dans la province d’Enshû. L’un d’eux, Mashira, a adopté un reiken, un chien magique tueur de démons. Ce dernier avait été initialement envoyé pour l’éliminer, mais il semble désormais déterminé à veiller fidèlement sur son maître.
Ils vont devoir faire face au fantôme de la « pierre qui pleure la nuit », et surtout… à un deuxième reiken !

Ça fait des mois qu’une lecture ne m’avait pas hypé ainsi. C’est la preuve que ma charge mentale décroît et que je retrouve de la bande-passante pour la lecture. Ça fait tellement de bien !
Déjà, j’ai fait une bourde : je devais lire le 4 et j’ai pris le 5… donc quand j’ai commencé, je ne comprenais rien, j’ai fini par me dire que j’étais plus à la ramasse que ce que je pensais.
Finalement, je me suis rendue compte assez rapidement que je m’étais planté de tome et j’ai rectifié le tir.

Mashira et Hayate se retrouvent face à une pierre hantée par l’esprit d’une mère ayant perdu son enfant. Cette perte fait écho au chagrin de Mashira qui se laisse débordé et c’est là que la situation s’envenime. Hayate prend les choses en main, ce qui fâche le jeune Kakuen qui l’abandonne. À ce moment-là, le bonze, maître initial du reiken, apparaît et le chien tueur de démon l’accompagne en ville.
En parallèle, les villageois flippent depuis la tentative d’enlèvement de l’une de leurs filles, Ume, et le frère de cette dernière est décidé à régler le problème.

Un récit emplit de nostalgie, de tristesse autant que de colère qui m’a totalement emportée. Mashira s’ouvre et on découvre un peu plus la blessure qui est sienne : la disparition et le rejet de sa mère. Très émouvant.
Jusqu’à présent, la relation qu’il entretient avec Hayate me laissait perplexe : parfois une amitié tissée au fil des épreuves, d’autres fois un lien entaché par les menaces d’Hayate qui sont certes justifiées, mais qui rendent leur attachement malsain.
Dans ce quatrième tome, je n’ai pas ressenti ce malaise entre eux : ils se disputent, se séparent, mais pas d’intimidation… à la place, plutôt de l’inquiétude, de l’empathie, une affection touchante.

Je ne peux malheureusement pas en dire davantage sans spoiler, je conclurais donc en disant que c’est un gros coup de cœur pour cette lecture et j’ai tellement hâte de lire la suite !

Le renard et le petit tanuki, tome 7 – Mi Tagawa

Titre : Le renard et le petit tanuki, tome 7
Auteur : Mi Tagawa
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 191
Quatrième de couverture : Animaux magiques et folklore japonais : un conte touchant pour faire grandir les petits… et les grands !
Senzo fait enfin face au diabolique Gyokumen, prêt à prendre sa revanche pour toutes les épreuves qu’il a subies à cause de lui… mais l’esprit maléfique n’est pas seul ! Funazuki et Shizukaze, à présent sous l’influence des miasmes, attaquent non seulement le renard noir mais aussi leurs collègues loups, qu’ils ne reconnaissent plus.
C’est là que Manpachi et ses compagnons, guidés à travers la brume par les bruits du combat, arrivent sur le champ de bataille… Le petit tanuki se métamorphose, bien décidé à sauver la situation !

C’est le dernier tome de cette saga. Je suis un peu triste de quitter Senzo et Manpachi,, mais on a un peu fait le tour de l’histoire, donc c’est pas plus mal que ça s’arrête.

Gyokumen, le gros méchant qui veut tout détruire et s’est servi un temps de Senzo pour ça, a réussi à disperser des miasmes remplis de haine. Ce qui a pour conséquences de transformer les émissaires des dieux (les loups et les renards en l’occurrence) en êtres mauvais et violents, ne reconnaissant plus leurs proches. Senzo finit par se confronter à son nemesis. Manpachi, quant à lui, est suffisamment puissant pour aider les uns comme les autres.
Autant j’ai aimé l’affrontement entre le renard noir et Gyokumen, autant la fin m’a laissée un goût amer.

La première partie est top, elle est cohérente avec la trame de l’histoire. On apprend qui est réellement Gyokumen et pourquoi il agit ainsi. Et ce n’est absolument pas une bonne raison.
Nos héros réagissent de manière cohérente par rapport à leur caractère. J’ai été émue par certains passages qui m’ont touchés.
Par contre, j’ai eu un peu de mal à faire le lien entre les loups et leur version humaine, ce qui n’était pas forcément agréable. J’aurais peut-être dû relire la fin du tome précédent.

Pour moi, le gros bémol, c’est la seconde partie, ça part en cacahuètes. Des loups qu’on ne connaît pas abordent Senzo, son boss qui est producteur veut faire un film sur lui… n’importe quoi ! Il y a des scènettes mettant en lumière d’autres personnages qui viennent comme un cheveux sur la soupe, tu ne comprends pas ce qu’ils font là et surtout pas ce qui se passe.

En fait, ça donne l’impression que la fin est torchée. Ce qui est dommage pour une saga d’une telle qualité.
Même si dans l’ensemble, j’ai aimé ce septième tome, j’avoue que je suis quand même un peu déçue par la fin.

La Sorcière aux champignons, tome 5 – Tachibana Higuchi

Titre : La Sorcière aux champignons, tome 5
Auteur : Tachibana Higuchi
Éditeur : Glénat
Nombre de pages : 192
Quatrième de couverture : Luna, accompagnée de Claude, Lisé et Minos, se rend en ville pour venir en aide à une vieille connaissance. Prise pour une sorcière noire troublant l’ordre public, elle se fait malheureusement arrêter par les sorcières blanches. Au même moment, la Ruine apparaît dans la ville…

C’est une lecture qui m’a paru très longue. Il m’a fallu une bonne semaine pour la lire sûrement parce que je n’étais pas motivée et puis, j’avais d’autres priorités professionnelles, notamment.
Comme les tomes précédents, le récit est très lent. Habituellement, ça ne me pose aucun souci, au contraire, j’apprécie ça : ça m’apaise. Cette fois, ça m’a ennuyée.

Le magicien du vent est chargé de faire passer à Lisé une première épreuve qui déterminera s’il doit vivre ou mourir puisqu’il est un enfant maudit et en tant que tel, il risque de provoquer la Ruine.
Après cette évaluation, les choses devraient logiquement bouger, ben non. On revient à un rythme normal, similaire aux tomes précédents et en attente de la prochaine étape.

On voit très peu Luna. On est focus sur les sentiments de Lisé, ses interrogations, ses craintes, etc.
Et à la fin, on découvre le passé du magicien du vent : comment il a découvert ses pouvoirs, les conséquences que ça a eu, son cheminement jusqu’à devenir un magicien noir, ce qui a aboutit à sa rencontre avec Luna.

C’est fou, mais tout m’a laissée indifférente. Je n’ai pas pris de plaisir à lire ce cinquième tome.
Les dessins sont toujours aussi beaux, mais je n’ai aucune envie de m’attarder dessus. Cette fois, la sauce n’a pas pris et je ne peux même pas dire que c’est une déception parce que je sais que le problème vient de moi et pas cette lecture.

Sorcière d’un autre monde, tome 3 – Sora & Tail Yuzuhara

Titre : Sorcière d’un autre monde, tome 3
Scénario : Tail Yuzuhara
Illustrations : Sora
Éditeur : Delcourt/Tonkam
Nombre de pages : 176
Quatrième de couverture : Grâce au Roi-dragon du Feu, l’Empereur suprême de la contrée la plus puissante du grand continent a bien l’intention d’obtenir tout ce qu’il veut.
Sena et Keith regagnent Beclair après avois apaisé Rishkall, le Roi-dragon du Vent. Tout le royaume est en liesse, suite au retour triomphal de l’invocatrice, mais une missive de l’empire de Fonduma vient brusquement mettre fin aux festivités. L’empereur Isaac, voisin belliqueux, menace de lancer une offensive contre le territoire de Beclair si Sena ne répond pas positivement à sa convocation.
Flammes incandescentes et ardent brasier réduiront en cendres tous ceux qui oseront s’approcher !

Ça fait bien dix mois que j’ai lu le second tome. Heureusement, au début, on a un résumé, ce qui m’a permis de m’y retrouver sans mal.

Sena est à peine revenue à Beclair après avoir calmé le dragon Rishkall, qu’elle est contrainte de repartir. En effet, le roi Isaac, qui gouverne l’Empire de Fonduna menace de déclarer la guerre et de mettre Beclair à feu et à sang si l’invocatrice ne se rend pas dans son royaume.

C’était une lecture plaisante, les pages ont défilé à une de ces allures : il ne m’a fallu qu’un trajet en bus, c’est dire si ça m’a plu.
Les dessins sont toujours aussi bons, y a rien à redire là-dessus. Par contre, en ce qui concerne le scénario, c’est mitigé.

Le choix d’envoyer Sena à Fonduna est discutable mais malgré tout logique… la faire escorter par la garde du prince est contestable, mais beaucoup moins que le fait que le prince Keith est de la partie, déguisé en servante : il est hallucinant de constater que ses hommes les laissent derrière sans protection. Dès le début, on comprend qu’Isaac est un connard fini, une brute qui ne recule devant rien pour avoir ce qu’il convoite.
Bref tout ça m’a fait tiquer… alors j’ai bien conscience que ça peut permettre d’introduire un triangle amoureux, typique des shôjos, mais ça me saoule…
Sans compter que les personnages d’Isaac et de Keith m’ont un peu exaspéré à jouer à qui pissera le plus loin – en plus violent, bien sûr.
A voir ce que donnera la suite.

Je conclurai en disant que j’ai bien aimé ce troisième tome. Il faudra que je m’achète le suivant.

Ken’en : Comme chien et singe, tome 2 – Fuetsudo & Hitoshi Ichimura

Titre : Ken’en : Comme chien et singe, tome 2
Scénario : Fuetsudo
Illustrations : Hitoshi Ichimura
Éditeur : Doki Doki
Nombre de pages : 162
Quatrième de couverture : Une famille de kakuen, des créatures mi-hommes, mi-singes, a élu domicile dans le vieux sanctuaire abandonné du village de Mitsuke, dans la province d’Enshû. L’un deux, Mashira, a adopté un chien magique tueur de démons envoyé initialement pour l’éliminer, mais qui semble désormais déterminé à veiller fidèlement sur son maître.
Alors que le moine Benzon continue son enquête au village, Mashira, qui a remis à l’eau une splendide anguille blanche dans le fleuve Tenryû, se réveille au Palais du Dragon !

Autant la mayonnaise a pris avec le premier, autant ce n’est pas le cas avec ce second tome. Je ne peux même pas affirmer que j’ignore pourquoi parce que j’en ai une vague idée. Je n’ai pas réussi à raccrocher les wagons entre les deux volumes.

On reprend avec une histoire de jeune femme que je-ne-sais-plus-qui-est-le-renard a défendu contre des voleurs de grand chemin. Elle passe dans un village où on est censé connaître les habitants et leur lien avec notre héros Mashira, mais je ne me souvenais de rien. Est-ce qu’elle s’est fait attaquer avant ou après son passage dans le village.
Bref, c’est très brouillon et malheureusement, ce n’est pas la seule histoire qui m’a donné cette sensation : celle avec l’anguille que Mashira sauve de la casserole d’Hayate… le bestiaux, c’est quoi ? Une anguille ? Un dragon ? Ça tendait vers le dragon, mais pourquoi se transformer en anguille ? D’ailleurs, est-ce que Tenryū était bien l’anguille ? (je crois que oui, mais encore une fois, pas de certitudes)

J’ai eu l’impression que c’était torché. Y a des passages inutilement longs et d’autres atrocement succincts alors que prendre plus de temps aurait renforcé l’atmosphère fantastique de l’histoire.
J’ai également trouvé que la relation entre Mashira et Hayate manquait de profondeur et je n’ai pas le souvenir que ce fut le cas dans le tome précédent. C’est dommage.
Les dessins sont jolis, mais ça ne fait pas tout.
Bref, pas la peine de m’éterniser davantage. Cette lecture m’a déçue.