Le Concours du millénaire, tome 1 : Apportez-moi la tête du prince charmant – Roger Zelazny & Robert Sheckley

Titre : Apportez-moi la tête du prince charmant
Saga : Le Concours du millénaire, tome 1
Auteurs : Roger Zelazny & Robert Sheckley
Éditeur : J’ai Lu
Nombre de pages : 320
Quatrième de couverture : Pauvre, pauvre diable ! Un démon plus brimé, plus maudit, plus damné qu’Azzie, ça n’existe pas. Il a pourtant une riche idée pour le concours du Millénaire, qui décide de la prépondérance du Bien ou du Mal sur le destin des hommes pour les mille ans à venir ! Mais, c’est bien connu, on n’est pas aidé. Ni sur terre ni en enfer…
Il est plutôt bon diable, Azzie, entièrement voué au Mal. Il dispose d’une carte de crédit satanique illimité, il peut commander une forêt enchantée, une épée modérément magique (les vraiment magiques sont en rupture de stock), un château ensorcelé, et tout et tout… Mais le Bien s’insinue sournoisement dans ses œuvres, et chaque fois, Azzie se casse la figure ! Navrant, non ? Le fantastique devient alors délirant, et l’humour triomphe. L’amour aussi, incidemment…

Ça fait très longtemps que je voulais lire ce roman et je me suis enfin lancée.
Azzie est un démon. Il décide de participer au concours du Millénaire et pour y arriver, il se fait aider du dieu Hermes. L’enjeu est important puisque le Bien et le Mal s’affrontent et celui qui gagnera se verra en charge du destin des hommes pendant mille ans. Pour vaincre les forces de la Lumière, Azzie monte un conte de fée qui doit tourner à la catastrophe. Afin d’être certain que l’histoire finisse mal, il fabrique ses personnages avec les membres de cadavres : le prince Charmant et la princesse Scarlette – on découvrira ce qui l’a poussé à faire ces choix, ainsi que leur passé. Pour mener à bien sa mission, il se fait aider par Frike son serviteur bossu, Ylith la sorcière, les fainéants des Fournitures des Ténèbres et même de Barbiel (lui, je vais éviter d’en révéler trop pour ne pas gâcher le plaisir).

C’était une lecture plaisante, drôle et rapide.
Azzie est cynique, ce que j’ai grandement apprécié. Avec Frike, ils forment une super équipe.
J’ai bien aimé Ylith, j’aurais préféré qu’elle ait un rôle plus important : elle est là un moment, le temps que le démon a besoin d’elle, puis elle est remisée au placard, à jouer les baby-sitter pour la princesse.
Les autres personnages m’ont laissée indifférente.

J’ai bien aimé la plume des auteurs.
Le scénario est sympathique et amusant. Ça s’est laissé lire tout seul.
J’ai passé un bon moment et j’avais hâte de savoir ce que le récit nous réservait. J’avoue avoir été plus d’une fois surprise par la tournure des événements, et c’était bien agréable.

ABC Imaginaire 2021 – lettre Z :
06/26

Erik le Viking – Terry Jones

Titre : Erik le Viking
Auteur : Terry Jones
Éditeur : Bragelonne
Nombre de pages : 190
Quatrième de couverture : « Voici l’histoire d’un guerrier viking qui vivait il y a des siècles et des siècles. Il s’appelait Erik. » Erik n’est pas un viking comme les autres. Avec sa bande de fidèles compagnons, il fait voiles en quête du pays où le soleil se couche le soir venu. Mais il trouvera bien plus ! Un dragon, une enchanteresse, le Vieil Homme de la Mer, des Hommes-Chiens ainsi que des géants qui feront de sa traversée une grandiose et palpitante épopée.
Une fable sur le voyage pleine d’humour et de clins d’ il aux sagas islandaises et aux contes norvégiens, narrée avec truculence par le plus érudits des Monty Python et magnifiquement illustrée par Boulet.

C’est un livre qui a été écrit en 1983 et ça se sent que c’est vieux !
Erik le viking part avec son équipage afin de trouver le pays où le soleil se couche le soir venu. Ils prennent donc la mer sur leur bateau, le dragon doré. C’est alors que commence son épopée.
Ainsi, chaque chapitre fait vivre une nouvelle aventure aux héros de ce roman.
Sur bien des points, ce voyage m’a fait penser à l’Odyssée d’Ulysse… un peu trop d’ailleurs.

Je réfléchis depuis hier à ce que je vais pouvoir dire sur cette lecture et rien ne me vient… donc je vais commencer par le début et ce qui m’a poussée à acheter ce roman : la quatrième de couverture. “Une fable […] narrée avec truculence par le plus érudit des Monty Python“… avec une telle annonce, je m’attendais à rire. Et ce n’est malheureusement pas le cas… il y a bien des passages qui m’ont fait sourire, mais sans plus. J’avoue que je suis un peu déçue.
Le bon côté, c’est que les chapitres ne font que quelques pages (5 en moyenne), donc les aventures sont courtes. Et ça se lit rapidement.
J’ai bien aimé les illustrations : pour la plupart, elles sont amusantes. J’ai pris plaisir à m’y attarder… par contre, elles sont un peu trop foncées, et elles y perdent.

Le personnage d’Erik est malin et heureusement pour lui parce que ça lui a permis de se sortir de bien des situations, mais je n’ai pas réussi à m’attacher à ce viking. Mon préféré est, sans nul doute, Thorkhild, ce n’était pas le cas au début, mais au fil des pages, ça s’est amélioré et j’étais contente les moments où il entrait en scène. Il en est de même pour Sven le fort.
Les autres ne m’ont fait aucun effet. D’ailleurs cette lecture m’a laissée indifférente… dommage.

ABC Imaginaire 2021 – lettre J :
05/26

D’os et de chair – Didier Quesne

Titre : D’os et de chair
Auteur : Didier Quesne
Éditeur : Nestiveqne
Nombre de pages : 275
Quatrième de couverture : Capturée par les humains, la femelle orque N’nâbel se voit enfermée dans leurs geôles comme un vulgaire animal. Elle voudrait faire comprendre aux humains qu’elle est la fille d’un puissant chef de clan orc mais, maltraitée et affaiblie, N’nâbel n’a plus vraiment la force de résister… jusqu’à l’arrivée de son voisin de cellule : un humain différent, plus chétif, mal adapté à ce monde de violence et de brutalité.
Étrangement, il semble être le seul à ne pas la considérer comme une ennemie ou un animal… Il va même jusqu’à essayer de la comprendre et de parler avec elle. Peut-être pourraient-ils tenter de fuir ensemble ?

Avant tout, je tiens à remercier Masse Critique Babelio ainsi que les éditions Nestiveqnen pour ce passionnant partenariat.
C’est le roman-miroir à De chair et d’os publié en 2013 et qui, je suppose, doit retracer l’histoire de Luso puisque D’os et de chair nous permet de découvrir son pendant : le récit de N’nâbel.
Bon, dans la quatrième de couverture du premier roman, le héros s’appelle Yves… ce n’est donc pas Luso ? C’en est encore plus intrigant et me donne davantage envie de le lire.
On verra ça pour une prochaine lecture/chronique, il est temps que je me penche sur D’os et de chair :

N’nâbel est une femelle orc (ou plutôt Arz’h) pas comme les autres. Elle a été élevée par son père, Brahe, chef de clan. Elle se comporte comme un mâle, ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Lorsque l’un des membres de la tribu fuit après avoir été mis au banc du groupe, elle est chargée de mener la chasse contre lui. Cela la mène jusqu’aux territoires humains où elle est capturée. Durant son emprisonnement, elle fait la connaissance de Luso, un humain pas comme les autres, avec qui elle parvient à s’enfuir.
Dans ce roman, on découvre la vie des orcs dans le clan de Brahe, leur culture, leur croyance du Grand Ours, les rituels qui y sont associés, les relations qu’ils entretiennent avec les humains, mais aussi avec les Dib, de redoutable créatures sauvages. C’est très complet et ça prend beaucoup de place dans l’histoire, c’était super intéressant et j’ai adoré ça.

En ce qui concerne les personnages, je n’ai eu aucun mal à m’attacher à N’nâbel, elle est touchante, surtout dans sa relation avec son père. J’ai aimé découvrir les coutumes des Arz’h avec elle, parcourir la sylve à ses côtés. Sa race est principalement patriarcale pourtant, elle est forte et se débat pour être considérée comme l’égale des guerriers, ce qui est loin d’être gagné. Il n’y a qu’à la fin où elle m’a un peu saoulée : je comprends son chagrin, mais pendant un temps, elle refuse de comprendre Luso et de se mettre à sa place. Elle m’avait habituée à être plus intelligente.
En ce qui concerne Luso, je crois que je l’aime bien, mais c’est difficile de me faire une idée plus précise de ce que je ressens pour lui parce qu’on ne le voit qu’à travers les yeux de N’nâbel, on ignore ce qu’il pense, donc l’avis qu’on a de lui est biaisé par la subjectivité de la narratrice.
Les autres personnages sont super bien dépeints, ce qui est étonnant parce que le roman ne fait que 275 pages. Tout est dit sur Brahe, le Grand Mage ou Eskâde’h. Même Agol qui n’est là que dans les derniers moments a su m’être agréable de par son attitude et ses raisonnements. Seul Hessois m’a laissée indifférente, il est mystérieux mais j’ai trouvé que dans ce récit, il était totalement inintéressant.

Quant à l’histoire, elle est plaisante. Je me suis laissée prendre par l’intrigue et embarquée sans problème dans l’aventure. Ma seule déception est le passage de Lloussoo et N’nâbel dans la cité humaine, c’était court et trop succinct à mon goût.
Honnêtement, je ne m’attendais pas à ça… je pensais que ce serait plus bourrin, moins subtil.
Sans compter que j’ai découvert la plume de l’auteur qui était fluide et agréable. IL faudra que j’essaie d’autres lectures de lui.

Bref, ce fut une chouette surprise. J’ai adoré ce roman.

ABC Imaginaire 2021 – lettre Q :
04/26

Les Royaumes invisibles, tome 1 : La Princesse maudite – Julie Kagawa

Titre : La Princesse maudite
Saga : Les Royaumes invisibles, tome 1
Auteur : Julie Kagawa
Éditeur : Harlequin
Nombre de pages : 412
Quatrième de couverture : Ethan a disparu… A la veille de son seizième anniversaire, Meghan découvre qu’on a enlevé son petit frère. Dans le même temps, elle apprend qu’elle est une fille fée, la princesse maudite d’un royaume invisible dont il lui faut franchir la porte si elle veut retrouver Ethan. Prête à tout, Meghan accepte de passer de l’autre côté du miroir au risque de sa vie. Et, sitôt transportée dans la forêt magique, elle voit se dresser en travers de sa route le prince Ash, le plus dangereux des êtres dangereux qui peuplent les royaumes invisibles…

Cette lecture m’a paru ne pas finir. J’étais en vacances cette semaine donc j’avais prévu du temps pour lire, mais je n’ai pas réussi à avancer… ce qui est étonnant parce que l’histoire me plaisait bien.
Bon, OK, le début n’est pas terrible : Meghan vit dans les bois avec sa mère, son beau-père et son demi-frère Ethan qui voit des monstres dans son placard. Comme toutes les adolescentes, elle va au lycée avec son meilleur ami Robbie. Tout se déroule aussi bien que possible à cet âge jusqu’à ce que le frère de l’héroïne est enlevé et remplacé par une créature qui lui ressemble mais qui est aussi flippante que mauvaise.
Assez rapidement, on apprend que Meghan est une demi-fée, fille d’Obéron (oui, celui de Songe d’une nuit d’été) et son meilleur ami n’est autre que Puck qui est chargé depuis des années de la protéger.
Elle décide de traverser l’un des portails qui mènent au pays des fées afin de libérer Ethan. Et c’est à partir de là que le récit devient plus intéressant.

Il y a des passages que j’ai adorés : les descriptions sont féeriques, je n’ai eu aucun mal à m’immerger dans l’atmosphère instaurée, les dialogues entre les personnages (j’avoue que c’est surtout les moments avec Puck qui m’ont éclatée, il m’a fait rire).
Malheureusement, il y a de nombreuses scènes qui m’ont ennuyée : ça n’avançait pas, les héros passaient à côté d’évidences grosses comme un troupeau d’éléphant (seul Grimalkin set montrait malin, mais comme c’est un chat, personne ne l’écoute et tout le monde s’en méfie), certains détails étaient prévisibles.

Dans l’ensemble, j’ai bien aimé l’univers, même si certains points m’ont fait tiquer :
– c’est une énième version de Songe d’une nuit d’été et de l’histoire de la cour d’Obéron – j’ai lu la pièce et je ne l’ai pas interprétée de la même manière, c’est plus proche des adaptations cinématographiques que j’ai vues.
– la Faërie, le glamour, la vulnérabilité au fer… des éléments qui m’ont trop fait penser à Mercy Thompson – je n’ai jamais cherché à savoir si cela faisait vraiment partie du folklore des fées ou si tout avait été inventé par Patricia Briggs.

En ce qui concerne les personnages, ce n’était pas ça : ils m’ont laissée indifférente à part Puck qui m’a amusée… Quant à Grim, je ne sais pas trop quoi en penser : parfois j’ai apprécié sa présence et son charisme et d’autres fois, je l’ai trouvé très/trop effacé.
Le gros point fort est que l’intrigue de ce premier tome a une fin : Ethan a été enlevé, Meghan trouve le coupable et l’histoire est bouclée.
Certes, ça se termine par un cliffhanger, mais si je décide de ne pas lire la suite, je ne me sentirai pas frustrée.
J’avoue que je suis curieuse de savoir ce que nous réserve l’auteure dans le tome suivants, donc je pense lire les trois prochains, mais j’ignore quand…

ABC Imaginaire 2021 – lettre K :
03/26

Foxcraft, tome 1 : Les possédés – Inbali Iserles

Titre : Les possédés
Saga : Foxcraft, tome 1
Auteur : Inbali Iserles
Éditeur : Albin Michel
Nombre de pages : 229
Quatrième de couverture : Isla et Pirie sont deux renardeaux qui vivent en marge de la ville avec leur famille. Dans leur tanière, ils sont à l’abri des sans-fourrures qui les considérent comme des vermines. Mais un jour, alors qu’Isla cherche à rentrer chez elle, elle découvre que son terrier a pris feu. Sa famille a disparu et des renards inconnus rôdent dans les environs, poussant la jeune femelle à fuir en direction du monde froid et hostile des sans-fourrures. Seule, affamée et inquiète, Isla cherche sa famille, en vain. Alors qu’un énorme chien s’apprête à la dévorer, un renard nommé Siffrin la sauve in-extremis. Siffrin est lui aussi à la recherche du frère d’Isla. Il aurait un rôle important à jouer dans un conflit qui menace le monde des renards…

Enfin !!! Je l’ai enfin terminé ! J’ai cru que je n’arriverais jamais à la fin.
Oui, ce n’était pas terrible comme lecture. C’est dommage parce que l’histoire aurait pu être sympa ; il y avait de bonnes choses, mais je n’ai pas aimé la façon dont elles étaient introduites.

Isla et Pirie sont deux renardeaux qui vivent à la lisière de la grande ville avec leurs parents et leur grand-mère. Le jour où ils décident de changer de terrier, les jeunes, habitués à n’en faire qu’à leur tête, s’éloignent et sont séparés (alors pourquoi ou comment ? Je suis incapable de m’en souvenir tellement j’ai trouvé ça inintéressant). Quand Isla retourne chez elle, une meute de renard est là : il semblerait qu’ils s’en sont pris à sa famille, ils recherchent son frère Pirie et en ont après elle. Elle réussit à s’enfuir, aidé par Siffrin, un messager envoyé par les Anciens et qui maîtrise le Foxcraft. Malheureusement, il lui cache des informations importantes et cela va rapidement poser problèmes.

Jusqu’à la page 70 environ, j’ai bloqué et impossible de lire plus d’un chapitre par jour. Pour deux raisons :
– sur bien des points, le début ressemble trop à la guerre des clans, mais version renard, que ce soit des bribes de l’histoire ou de par l’ambiance. Heureusement, par la suite, ça s’en éloigne et c’est pour ça que je n’ai pas abandonné.
– les descriptions faites par la narratrice Isla ont rendu la lecture laborieuse. L’auteur s’est mis dans la peau de la renarde et décrit les objets de la ville comme si elle n’en connaissait pas les noms, donc les voitures deviennent des broyeuses… certaines explications ou dénominations sont claires et d’autres absolument incompréhensibles… c’est ce qui fut problématique dans cette lecture.

Mais le plus ennuyeux, c’est clairement le personnage d’Isla, je ne l’aime pas. Son caractère me déplaît, je la trouve chiante, surtout avec Siffrin… à essayer de percer ses mystères à la con, alors qu’ils se connaissent à peine, c’est sûr qu’il ne va pas raconter à une parfaite inconnue ses plus sombres secrets : elle joue les bulldozers et pose des questions au lieu de la jouer finement, de le suivre tout en restant vigilante… ben non, elle est trop conne pour ça ! Sans compter qu’elle prend la mouche constamment… les relations je t’aime 5 minutes puis je te hais… ça me saoule.

C’était une lecture très moyenne et c’est dommage parce que le principe du Foxcraft était vraiment sympa (et ce, malgré un nom aussi pourri), j’ai aussi apprécié le Foxlore, ça avait un petit quelque chose du kitsune, des légendes sur les renards – d’ailleurs, ça aurait été mieux si l’auteur s’était davantage appuyé sur les mythes… je me dis que c’est peut-être le cas par la suite puisqu’Isla quitte la Grande Rumeur.
Malheureusement, je ne suis pas certaine de lire le tome 2, à moins que je ne l’achète à ma fille, en admettant qu’elle aime ce premier tome… affaire à suivre.

ABC Imaginaire 2021 – lettre I :
01/26