Les mondes d’Ewilan, tome 1 : La forêt des captifs – Pierre Bottero

Titre : La forêt des captifs
Saga : Les mondes d’Ewilan, tome 1
Auteur : Pierre Bottero
Éditeur : Audiolib
Durée : 404 minutes
Quatrième de couverture : Dans le premier tome de cette nouvelle trilogie, Ewilan a gagné en maturité. Après avoir été retenue prisonnière de l’Institution, un bâtiment dans lequel des chercheurs dévoyés testent les facultés extrasensorielles de cobayes humains dans un but de domination totale, et torturée par la Sentinelle félonne Eléa Ril’ Morienval, qui en a pris la tête, Ewilan parvient à s’échapper grâce à l’aide de ses amis. Ayant récupéré avec difficulté ses forces physiques et mentales, elle part secourir les enfants demeurés prisonniers et aide à faire la lumière sur les affreux crimes commis par un étrange tueur en série, mi-homme, mi-insecte.

J’ai lu la première trilogie d’Ewilan il y a déjà quatre ans, je n’étais pas certaine que continuer cette saga après tant de temps était une bonne idée, surtout que je n’étais déjà pas fan des trois premiers.
Le début fut laborieux, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire et à me souvenir de qui était qui. Alors c’est sûr qu’il y a des figures emblématiques : je n’ai eu aucun problème pour Ewilan ou Ehlana, mais pour d’autres… le trou noir. Même Salim ne me parlait plus vraiment.

Dans ce premier tome, Ewilan a été capturée et enfermée au sein de l’Institution, un établissement secret qui se situe dans notre monde. Salim essaie désespérément de la délivrer. Qui est derrière ses enlèvements ? Connaissent-ils les pouvoirs de l’héroïne ? Est-elle la seule captive ?

Je me suis ennuyée dans cet audiobook, je l’ai trouvé super long voire interminable. Je me suis interrogée pour savoir si le format n’était pas le motif de cet ennui, mais je ne pense pas ; si je l’avais lu, ça n’aurait rien changé. Le seule raison qui fait que j’y ai pris du plaisir, c’est parce que j’adore la voix de la lectrice : Kelly Marot. Elle est très belle et pleine d’intonations qui rendaient l’écoute agréable.
L’histoire se situe dans notre monde et c’est dommage parce que j’accroche moins dans ces cas-là ; je préfère nettement lorsque les récits de fantasy se passent dans un autre univers. Et même si j’ai pu m’attacher à quelques personnages, notamment Maximilien, ce n’est pas suffisant pour sauver cet audiolecture.

Je ne vois pas ce que je pourrais dire de plus, je n’ai pas aimé ce premier tome et je ne pense pas lire ou écouter la suite.

Le souper des maléfices – Christophe Arleston

Titre: Le souper des maléfices
Auteur: Christophe Arleston
Éditeur: ActuSF
Nombre de pages: 377
Quatrième de couverture: Zéphyrelle se voit confier sa première mission par le dynarque de Slarance : démasquer les trafics d’un duc-marchand qui empoisonne lentement la cité. Une dangereuse enquête qui la conduit du monde haut en couleurs des quais et des tavernes à matelots jusqu’aux plus feutrés des cabinets du pouvoir. Mais l’intervention inattendue d’un cuisinier amoureux et de son grimoire de recettes magiques va compliquer l’affaire…
Des personnages attachants, une aventure captivante et la touche d’humour propre à l’auteur de Lanfeust de Troy : Soupers et Maléfices est un roman qui se dévore avec passion.

J’ai commencé cette lecture fin du mois de mars, j’avais super bien avancé puis je l’ai mise en pause une fois arrivée au dernier quart pour pouvoir avancer dans mon challenge Tournoi des 3 sorciers. M’arrêter a été une vraie torture tant ce roman est entêtant.

Deux personnages se croisent et s’entrecroisent.
Zéphyrelle, jeune agent, se retrouve au poste d’espionne pour le compte du dynarque (souverain) Ib Morkedai dont tous les agents ont été assassinés alors qu’ils enquêtaient sur l’apparition d’un blé pauvre et responsable d’addiction à cette céréale, mais également de morts étranges. Zéphyrelle est chargée de poursuivre discrètement les investigations, ce qu’elle fait grâce à de nombreux et fréquents déguisements. Sa route croise plusieurs fois Fanalpe, cuisinier du duc Plucharmoy. Le jeune homme semble s’intéresser particulièrement au blé, faisant le tour des moulins en quête de blé sain… À moins que ce ne soit pour vérifier que le blé pauvre et stérile a complètement remplacé le bon.

Il n’y a qu’un point qui m’a laissée perplexe, c’est le fait que Zéphyrelle revêt costumes après costumes… D’où ils viennent ? Aucune idée, mais elle peut passer du ramoneur à la vieille dame à livreur, à page, etc. sans soucis et ce, en moins de temps qu’il ne faut pour dire ouf. À un moment, une explication est vaguement donnée sur la manière dont elle s’y prend (le passage avec le béret) mais ça ne m’a pas convaincue.
À part ce détail qui m’a fait grincer des dents, j’ai adoré l’univers. Parfois, j’ai eu l’étrange sensation de me retrouver dans une ambiance similaire à celle du cycle d’Alamänder, c’était assez perturbant parce que je m’attendais à ce que le gobelin surgisse au détour d’une page, mais ce ne fut heureusement pas le cas.

Je me suis attachée sans aucun problème aux personnages principaux : Zéphyrelle est aussi astucieuse qu’intelligente ce qui ne l’empêche pas de se tromper dans ses déductions. Fanalpe est sympathique et passionné par son métier, ça me donnait presque envie de réaliser ses recettes, par contre, avec Fiollula, c’est une andouille finie. Ib Morkedai est un génie, ses déductions tombent justes, et j’ai adoré lire ses explications – ses rares dialogues avec Nuchet m’ont fait triper. J’ai également apprécié le grand Gunfron, sa façon d’être, ses relations sociales… directes et rafraîchissantes.

L’histoire est rondement menée. Des pistes sont lancées de-ci de-là. Elles ne sont pas particulièrement difficiles à trier, à séparer ou à suivre, elles ne sont pas non plus prévisibles, mais c’est surtout que tout s’emboîte parfaitement bien et j’ai trouvé ça génial… du grand art.
Bref, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman et c’est indéniablement un groooos coup de cœur.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Expelliarmus (Sortilèges – 5ème année) – Un livre dont vous vous êtes séparés après l’avoir lu – 50 points

Les âmes croisées – Pierre Bottero

Titre: Les âmes croisées
Auteur: Pierre Bottero
Éditeur: Rageot
Nombre de pages: 439
Quatrième de couverture: “Qui veux-tu être, Nawel ? Qui veux-tu vraiment être ?”
Elle le savait désormais.
-Je me nomme Nawel Hélianthas…
Un vœu, un simple choix, possédait-il le pouvoir d’orienter une existence entière ?
– Je sollicite le droit et l’honneur de revêtir…
Un mot, un unique mot pouvait-il devenir une clé ?

Ça fait super longtemps que j’ai ce roman dans ma PàL, et malgré les bons échos que j’en ai eu, j’y ai été à reculons. J’ignore pourquoi… La couverture me plaisait bien, mais ce n’était pas le cas du titre ni même de la quatrième de couverture. Sans compter que j’avais peur d’être bloquée avec un roman à plus de 400 pages…
Des craintes ridicules…

J’ai particulièrement adoré l’univers : complexe mais dépeint de manière simple par le biais des personnages qui sont Aspirants… En résumé, ils sont étudiants faisant partie de la classe privilégiée d’AnkNor : les Perles. Quel meilleur moyen de décrire le monde que de suivre, à travers les cours ou ses relations aux autres, l’une de ces Aspirantes Nawel Hélianthas qui rêve de revêtir la robe de Mage ? A quelques jours de la cérémonie qui permettra aux élèves d’émettre leurs vœux, les enseignants sont plus intransigeants les interrogeant durement sur leurs connaissances.
Le jour où Nawel se rend dans la partie pauvre d’AnkNor, habitée par les Cendres. Une bousculade, une décision hâtive et irréfléchie vont changer à jamais sa vie.

Alors que dans les premiers chapitres, j’appréciais énormément l’héroïne : elle a du caractère et ne se laisse pas marcher sur les pieds tout en se montrant respectueuse (dans une certaine mesure), du moment que son chemin la mène dans la basse-ville, j’ai détesté le visage méprisant qu’elle dévoile. Par la suite, elle prend cher ce qui est une bonne chose puisque cela la façonne jusqu’à lui permettre de répondre à cette question qui la hante : “Qui veux-tu être, Nawel ?”.
J’aime énormément la caste qu’elle finit par choisir et je trouve les personnages qui l’entourent aussi attachants que charismatiques. J’ai presque regretté que le roman soit si court, ça aurait mérité un développement plus long.
Je crois que ce que j’ai préféré, ce sont les scènes de combat. Elles sont rapides, mais  brillamment rythmées. Il n’y a pas un seul passage de trop, pas un seul qui m’a déplu et c’est super agréable d’arriver à cette conclusion.

La fin est surprenante, et si je ne m’y attendais pas, j’espérais au moins que cela ne se termine pas ainsi… une fin ouverte et malheureusement pas de suite. Dommage.
Je ne vois pas ce que je pourrais dire d’autre sur cette lecture, si ce n’est que c’est un gros coup de cœur.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Cédric Diggory (Item éphémère – du 1er au 14 avril 2019) – Un livre à la couverture majoritairement jaune – 50 points

L’Epouvanteur, tome 06 : Le Sacrifice de l’épouvanteur – Joseph Delaney

Titre: Le Sacrifice de l’épouvanteur
Saga: L’Epouvanteur, tome 06
Auteur: Joseph Delaney
Éditeur: Bayard
Nombre de pages: 323
Quatrième de couverture: Tom Ward, apprenti épouvanteur, est censé protéger le comté face à la montée en puissance de l’Obscur.
Or sa mère a besoin de lui en Grèce, le pays où elle est née. L’Ordinn, une redoutable créature, est sur le point de resurgir. Si elle réussit à sortir des profondeurs de la terre, elle ravagera la Grèce, entraînant massacres et destructions.
De retour au comté, la mère de Tom monte donc une expédition. Elle engage les sorcières de Pendle – dont la terrible Grimalkin -, ainsi qu’Alice et l’épouvanteur Bill Arkwright. Seul John Gregory refuse d’y participer.
Changera-t-il d’avis? Quels sacrifices Tom devra-t-il consentir dans cette bataille sans merci contre l’Ordinn, la principale servante du Malin?

Ça fait des semaines que j’essaie de me libérer un créneau pour reprendre cette série que j’adore. Étant donné que cela fait un sacré bout de temps que j’ai lu le 5, je me souvenais certes du gros de l’histoire, mais pas trop des détails donc le début du sixième m’a laissée sans voix, alors que selon ma précédente chronique, une des révélations ne m’a pas surprise, est-ce celle qui m’a étonnée dans ce tome ou une autre ? L’ai-je oublié ou suis-je passé à côté en raison d’une fatigue excessive. Mystère… même si je vote assez pour la seconde raison.

Pour une fois, cette aventure de l’épouvanteur ne se déroule pas dans le Comté, il y commence mais rapidement, le lecteur se retrouve embarqué sur le navire La Céleste avec Tom Ward et sa mère. Oui, vous avez bien lu… Ce roman marque le retour de madame Ward qui est venue chercher de l’aide afin de lutter contre son ennemie de toujours, l’Ordinn, créature de l’obscur qui sévit en Grèce – les descriptions qui sont données de ses méfaits m’ont grandement fait penser à la Chasse Sauvage.
Malheureusement, les pouvoirs de madame Ward sont diminués depuis le réveil du Malin, elle fait donc alliance avec les sorcières de Pendle qui, maintenant qu’elles ont réveillé Satan, le regrettent. Ce n’est pas au goût de monsieur Gregory qui, comme à son habitude, refuse de faire des compromis avec l’obscur, il laisse Thomas choisir sa voie tout en lui signifiant que s’il part, son apprentissage est terminé. Il ne leur reste plus qu’à miser sur Ben Arkwright.

Je mentirai si je disais que je n’ai pas été un peu déçue par cette lecture. Le fait que cela se passe en Grèce, je m’attendais à une atmosphère différente, au moins un peu. Finalement, à part la traversée en bateau, j’ai eu l’impression d’être restée dans le Comté, ce n’était pas aussi dépaysant que l’annonçait le début. Peut-être est-ce dû au fait que le groupe ne fréquente pas les locaux, à part Seilenos, mais là encore, il n’est pas assez présent ni suffisamment “étranger” pour me donner la sensation d’avoir voyagé jusqu’en Grèce. Il y a également les moines de Meteora, malheureusement leur apparition est courte, la mise en ambiance quasi-inexistante. Pour me faire une idée des lieux, j’ai dû aller voir sur le net à quoi ressemblait les monastères.
On a bien quelques créatures nouvelles : les élémentaires, les Ménades. Si ces dernières sont un brin angoissantes dans les premières pages, celles qui suivent sont juste une vaste blague.
Il y a quand même des passages que j’ai appréciés : tout le début, la traversée en mer, l’arrivée dans l’Ord avec les 13 sacrifiés… Donc ce n’est pas totalement négatif.

Malgré cette petite déception, j’ai bien aimé ce sixième tome et j’ai grande envie de lire le prochain.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Croc-en-manche (Quidditch – 4ème année) – Un livre pour lequel vous auriez souhaité une fin différente – 40 points

La Guerre des clans, cycle 1, tome 2 : A feu et à sang – Erin Hunter

Titre: A feu et à sang
Saga: La Guerre des clans, cycle 1, tome 2
Auteur: Erin Hunter
Éditeur: POCHET Jeunesse – Best Seller
Nombre de pages: 359
Quatrième de couverture: Au sein du Clan du Tonnerre, Coeur de Feu est devenu un valeureux guerrier.
Une chance ! Il aura besoin de toutes ses forces pour déjouer les plans diaboliques de Griffe de Tigre qui cherche à lui nuire et à l’exclure de son clan. Sans parler des accidents et maladies qui s’abattent depuis quelque temps sur sa tribu. Lorsque le clan voisin, celui du Vent, est chassé de ses terres, sa méfiance grandit encore. Déchiré, Coeur de Feu s’interroge : comment aider les autres quand on doit se défendre soi-même ?

J’ai mis des mois à lire ce second tome, très exactement neufs mois. Non pas parce qu’il n’était pas bien, mais parce que je le lisais en lecture commune avec ma fille et qu’elle avait toujours une bonne excuse pour faire autre chose, ce qui a entraîné des pauses de plusieurs semaines voire mois parfois.
Mais là, j’en ai eu ras-la-patate d’attendre donc je l’ai terminé en quelque chose comme deux jours…
Je dois bien avouer que la première moitié du livre est un peu floue, c’est vaguement revenu en reprenant ma lecture mais c’est loin d’être dans les détails. Je vais essayer de m’en souvenir au mieux.

Rusty, notre héros chat domestique et son ami Nuage Gris ont reçu leur nom de guerrier, respectivement Coeur de Lion et Plume Grise – à la fin du premier si je ne m’abuse. Comme tout combattant du clan, ils sont chargés de l’entraînement de novices. Le félin roux apprend la chasse à Nuage Cendré, une jeune chatte enthousiaste, exubérante et désobéissante à souhait. Plume Grise, quant à lui, est censé s’occuper de Nuage Poussiéreux, mais comme il est tombé amoureux d’une chatte d’un clan adverse, il s’absente constamment et c’est Cœur de Lion qui se charge de son novice.
Il se passe bien sur plein d’événements en arrière-fond, des conflits entre clans notamment le clan du Vent chassé de ses terres, des alliances pour augmenter les territoires de chasse, etc.

La première moitié du roman ne m’a pas passionnée, c’est peut-être aussi la raison pour laquelle j’ai laissé passer tant de temps entre chaque reprise de lecture.
La suite était bien mieux. J’ai d’ailleurs eu du mal à interrompre ma lecture tant je fus dans le récit par les intrusions du clan de l’Ombre sur tous les autres territoires félins, par la crainte qu’Étoile Bleue ne perde à nouveau une vie ou par la possibilité d’une prévisible traîtrise de Griffe de Tigre. Bref, une fois l’histoire mise en place, tout est là pour que le suspens soit au rendez-vous pour qu’on ait envie d’avancer.
Seules les disputes entre Coeur de Lion et Plume Grise m’ ont un peu saoulée, sachant qu’en plus je n’apprécie pas plus que ça ce dernier, ça n’a rien arrangé.

J’ai bien aimé ce roman, mais sans plus : le fait d’avoir autant étendu la lecture n’a pas dû aidé.