Charming Cove, tome 1 : Guide de magie pour sorcière moderne – Linsey Hall

Titre : Guide de magie pour sorcière moderne
Saga : Charming Cove, tome 1
Auteur : Linsey Hall
Éditeur : Moonlight editions
Format : E-book
Nombre de pages : 359
Quatrième de couverture : Bienvenue à Charming Cove, un petit village pittoresque où la magie règne et où les familiers sont incapables de tenir leur langue.
Je suis issue d’une longue lignée de sorcières. Mais, vous savez, l’exception qui confirme la règle ? C’est moi. Je suis un désastre ambulant, le genre à lancer des sorts qui lui explosent à la figure. Voilà pourquoi j’ai établi mes propres règles :
1. Éviter toute forme de magie.
2. En cas de force majeure, éviter de participer à une compétition pour remporter la plus grande fortune magique d’Angleterre, et surtout…
3. Éviter à tout prix de tomber sous le charme de Callan Hawthorne, le sorcier milliardaire que tu détestes depuis des années.
Sauf que, pour sauver Seaside Spells, la boutique de potions familiale, je risque de devoir enfreindre chacune d’entre elles. Mais pas de panique.
Quand je rentrerai à Charming Cove, je ferai de mon mieux pour ignorer celui qui a été élu homme le plus sexy de l’année par Sorcières Magazine. Je remporterai cette compétition et, avec un peu de chance, je ne me transformerai pas en crapaud en cours de route. Facile, non ?

Je me suis prise ce premier tome mmlors de la dernière op all stars. J’avais beaucoup hésité à l’acheter. Comme je ne suis plus trop au courant des nouvelles sorties littéraires, et ce, depuis plus de 3 ans, j’y vais à l’aveugle lorsque j’achète ou que j’emprunte des livres, ce qui fait que j’ai du mal à sauter le pas.
Je suis contente de l’avoir pris, ça a été une bonne surprise.

Aria est une sorcière, mais son pouvoir déraille depuis toujours. Ça l’a poussée à quitter Charming Cove pour s’installer à Londres. Malheureusement, elle n’échappe pas aux explosions incontrôlables de son pouvoir et se fait renvoyer pour la énième de son job (je crois que ça fait 3 en réalité). Elle se retrouve du jour au lendemain sans rien. Et c’est ce moment que choisit sa Grand-mère pour venir la chercher et la ramener chez elle, à Charming Cove. Aria a une mission : réussir les épreuves organisées par monsieur Sparrow afin de déterminer celui ou celle qui héritera de son Jardin des Enchantements.

C’est une lecture très cosy. Ça m’a fait beaucoup de bien au moral.
Par contre, il y a deux détails m’ont fait grincer des dents :
– Callan le beau-gosse milliardaire… c’est un peu cliché.
– la narration : enfin, le changement de point de vue… plus précisément la répartition de cette double voix. Aria a bien les 3/4 du roman et Callan à peine 1/4. Je ne sais pas si c’est cette inégalité qui m’a donné l’impression que ses interventions à lui n’apportaient rien au récit ou si ses passages n’avaient réellement aucun intérêt… on aurait pu tout vivre à travers Aria.

Les personnages sont sympathiques et attachants, même le beau-gosse milliardaire. J’aime beaucoup leur relation, ce côté familial avec tout l’amour sans jugement et toute la solidarité qui vont avec.
Boris, le blaireau qui est aussi le familier d’Aria, est caustique et drôle, j’ai bien ri…. mais son prénom, on en parle ? Je trouve qu’il ne le porte pas bien : ça m’a semblé ridicule pour un blaireau… allez savoir pourquoi.

Les épreuves qu’affrontent les potentiels héritiers du Jardin des Enchantements sont compliquées, mais pour Aria, ça roule presque tout seul. Quelques soucis qui se résolvent assez facilement, sauf la dernière. Et même là, la fin est prévisible. Ce qui pour d’autres lectures aurait pu me déranger, ce n’est pas le cas pour ce premier tome. Je me suis laissée porter par l’intrigue et j’ai baigné dans cette ambiance feel-good.
Mon seul regret : avoir eu du mal à me dégager du temps pour cette lecture. J’étais tellement fatiguée le soir que je m’endormais au bout de deux pages alors que je n’avais qu’une envie : avancer dans ma lecture.
Je vais conclure, parce qu’il commence à être tard, en disant que j’ai adoré ce roman.

Les Héricornes, tome 1 : L’appel de la déesse – Kid Toussaint & Veronica Alvarez

Titre : L’appel de la déesse
Saga : Les Héricornes, tome 1
Scénario : Kid Toussaint
Illustrations : Veronica Alvarez
Éditeur : Le Lombard
Nombre de pages : 80
Quatrième de couverture : Tous les cent ans, l’héritière du royaume de Lémuria doit se rendre au temple de la Déesse pour lui demander sa protection, et formuler un voeu personnel. Le chemin sera long mais la princesse Céleste peut compter sur les armes de Lémuria et sur sa licorne. Ce qu’elle ignore encore, en revanche, c’est que son glorieux destin n’a rien d’unique. Elle le partagera avec quatre autres « Héricornes », les héritières aux licornes. Le nombre fera-t-il la force ou engendrera-t-il la division…?

C’est une lecture pour les 8-12 ans et ça se sent.
Dès le début, on entre dans le vif du sujet : la princesse de Lémuria est malade, c’est donc sa jeune sœur, Céleste, qui doit se rendre au temple de la déesse pour demander protection, paix et prospérité. Une fois passée les frontières de son royaume, elle voyage vers sa destination et en chemin, elle rencontre des obstacles, mais également d’autres héritières de royaumes voisins qui sont là pour les mêmes raisons, ou presque.

J’ai trouvé qu’au début, ça manquait de contexte, une entrée en matière très light, mais on se rattrape dès qu’on passe au royaume de Thulée ou on a quelques détails supplémentaires qui a éveillé ma curiosité, avec notamment les orcons en ennemis.
C’est un tome d’introduction, tout est progressivement intégré : les personnages, le contexte, le lore…

Les héritières sont au nombre de cinq, donc trop nombreuses pour détailler leur parcours. Ça ne nous empêche pas de découvrir l’essentiel : leur caractère, leur réaction face au danger, leur complicité naissante.
Donc c’est un peu tôt pour s’attacher aux personnages ou pour avoir une préférée parmi les héritières, je verrai ce que donne le prochain.

Les dessins sont super beaux et les couleurs harmonieuses se marient bien aux illustrations comme au récit. Je me suis pas mal attardée dessus et j’ai presque regretté que ce ne soit pas animé, notamment au moment des transformations que j’ai trouvé un peu brutales, mais sur papier, ce n’est pas anormal.
J’ai beaucoup aimé cette lecture. Et j’ai déjà le second dans ma pile à emprunter.

The Empyrean, tome 1 : Fourth Wing – Rebecca Yarros

Titre : Fourth Wing
Saga : The Empyrean, tome 1
Auteur : Rebecca Yarros
Éditeur : Thélème
Format : Audiobook
Durée : 1343 min
Quatrième de couverture : Rien ne prédestinait Violet Sorrengail à être une cavalière. Elle était censée intégrer le quadrant des Scribes et mener une vie tranquille parmi les livres. Elle dont les os sont si fragiles qu’ils peuvent se briser en un instant…
Mais aujourd’hui est le jour des conscriptions, et en tant que fille de la Générale – elle-même cavalière et dresseuse de dragons -, Violet n’a d’autre choix que de satisfaire les ordres de sa mère, et de rejoindre les épreuves de sélection pour devenir dragonnière… L’élite de la Navarre !
Pourtant, le simple fait d’envisager s’inscrire à cette compétition lui paraît ridicule… Car les dragons ne se lient pas aux humains « fragiles » : ils les brûlent ! Mais Violet est peut-être la candidate la moins forte physiquement, elle est cependant rusée et rapide. Des qualités indispensables quand on évolue dans un monde sans foi ni loi, où les alliés peuvent vite devenir des ennemis, ou peut-être encore des conquêtes… Violet va vite devoir penser à un plan solide, car cette compétition n’a que deux issues : passer toutes les épreuves ou mourir !

Depuis quelques semaines, je marche pour aller au travail (35 minutes, 3km), mais aussi pour rentrer. J’ai bien tenté de lire, le poids du sac couplé au livre me provoquait des douleurs à la nuque, alors pourquoi ne pas tenter un audiobook ?
Comme ma médiathèque en propose, autant passer par ce biais.
J’ai opté pour le premier tome de The Empyrean : fourth wing. Il est classé en romantasy, autant vous dire qu’avec cette seule information, je ne l’aurais jamais emprunté, mais j’en ai entendu du bien dans les vlogs que je suis et j’étais assez curieuse de le découvrir par moi-même. Et j’ai bien fait parce que ça a été une bonne surprise.
Par contre, n’ayant pas lu ce livre, je n’ai aucune idée de l’orthographe des noms. Je vais chercher sur le net, mais même si je vais consulter plusieurs sites, je ne suis pas à l’abri d’erreurs donc s’il y a des coquilles, il faudra m’excuser.

Violet est destinée à devenir Scribe, elle a d’ailleurs beaucoup travaillé pour ça, mais sa mère, la Générale Sorrengail, en décide autrement. Notre héroïne devra entrer au Quadrant des cavaliers. Elle intègre donc l’académie contre son gré, découvre l’entraînement et surtout les risques. Elle doit survivre jusqu’au battage (et même au-delà), ce qui est compliqué parce beaucoup en veulent à sa mère pour plein de raisons que je tairai pour ne pas spoiler, les activités sportives ce n’est pas son fort, sans compter que les dragons peuvent décider de tuer les humains s’ils les estiment indignes de devenir des dragonniers.
Pour replacer le contexte, il est bon de savoir que les cavaliers montent des dragons, qu’ils sont liés et font équipe. La loi des dragons l’emporte sur celle des humains, donc ils dictent leurs règles.
S’il n’y avait pas de guerre, ce ne serait pas drôle : l’objectif des cavaliers et de leur dragon est de protéger les frontières et protections magiques de la Navarre contre les griffons et leurs maîtres.

C’est un roman dense qui contient beaucoup d’informations. Le lore est intéressant et m’a bien plu. Étant une fan incontestée des dragons depuis mon plus jeune âge, ça avait toutes les chances de me plaire.
Néanmoins, le début a été compliqué. J’avais beaucoup de mal à me concentrer sur l’écoute et la qualité de mes écouteurs n’a pas aidé. Donc j’ai loupé pas mal de détails de base. Mais une fois que j’avais pris l’habitude, c’était génial. Je l’écoutais dès que je pouvais : sur les trajets, en préparant le repas, ou en faisant le ménage. Je me suis prise au jeu au point d’être de mauvaise humeur quand on m’interrompait – principalement dû au fait que le logiciel de streaming déconnait pas mal (genre la lecture pouvait ne pas reprendre si on l’avait mis en pause).

La romance prend peu de place sur l’histoire, ce qui me convenait parfaitement : le contexte, les événements historiques ou la vie au Quadrant couvrent 80% du récit, je dirais. Il y a bien quelques scènes qui m’ont crispée, dont un chapitre que j’ai passé en avance rapide, mais franchement, ça passe. Et dans les passages où l’action prend des tournures dramatiques, la romance reste au dernier plan : il y a bien sûr l’inquiétude, mais elle vaut autant pour les amis que pour l’être aimé. C’était sain et cohérent.

J’ai adoré les personnages.
On apprend à les connaître au fil des heures. Je me suis attachée à certains, mais ça a pris du temps parce que le milieu dans lequel on les découvre est dur, ils se battent pour survivre, ils ne font confiance à personne, donc forcément les relations mettent du temps à se créer et c’est tant mieux, c’est réalistes.
Dans l’ensemble, j’ai apprécié les personnages secondaires et la relation qu’ils entretiennent avec Violet, mais aussi entre eux.
Ma préférence va à Tairn, le dragon de Violet. Il est drôle, sarcastique et bon nombre de ses remarques m’ont fait rire.

J’ai encore plein de choses à dire sur les personnages, sur l’histoire en elle-même, mais ma chronique est déjà bien longue, je vais donc m’arrêter là et conclure en disant que j’ai adoré cette lecture, à 2 doigts du coup de cœur. J’ai déjà emprunté le second tome en audiobook et je le commencerai dès ce soir.

Lycornes – Aurélie Wellenstein & Beatrice Penco Sechi

Titre : Lycornes
Scénario : Aurélie Wellenstein
Illustrations : Beatrice Penco Sechi
Éditeur : Drakoo
Nombre de pages : 62
Quatrième de couverture : Deux soeurs en fuite, un seul espoir : trouver les lycornes ! Victime d’une malédiction, la jeune Blandine voit sa peau verdir lentement : quand la marque atteindra son visage, elle perdra l’esprit.Pour la sauver, sa soeur Jehanne s’engage dans une quête désespérée vers le Bois d’Argent, le légendaire territoire des lycornes, seules capables de guérir les maux les plus sombres.Mais les lycornes ne sont pas des créatures douces et dociles : elles sont sacrées, sauvages et redoutables. Et surtout, elles haïssent les humains.

J’ai découvert cette bd grâce au Pumpkin Autumn Challenge, Guimause nous le présentait dans sa pile à mood. Et comme je n’avais pas de lecture pour la catégorie une cité pour les dames d’hier, d’aujourd’hui et de demain, c’était l’occasion.

Jehanne, fille d’un seigneur, est malade. Sa jeune sœur, Blandine, s’inquiète et part en quête de lycornes afin de soigner la malade. Elle trouve des fleurs bizarres qui ont poussé à travers la neige et en cueille afin d’en concocter un remède. Ce faisant, elle a contracté un terrible mal : la folmousse. Sa peau se recouvre de vert et quand ça aura atteint son visage, elle sera condamnée. Ses parents le découvrent, l’enferment et préviennent l’inquisition.
Jehanne qui s’est remise toute seule de la fièvre tente de faire changer d’avis leurs parents, en vain. Elle décide donc de libérer sa sœur, et toutes deux partent à la recherche de lycornes afin de guérir Blandine.

Quelle claque cette lecture !
Les dessins sont splendides, de style médiéval. Cette bande-dessinée est divisée en trois parties et chacune est annoncée par une illustration similaire à des enluminures.
Le récit est passionnant. Il prend des tournures que je n’ai pas vu venir… en même temps, je n’ai pas cherché à prévoir les événements, je me suis laissée portée par l’histoire, fascinée par les planches.

Jehanne et Blandine sont attachantes. Elles ont des caractères différents et sont pourtant complémentaires. Je les ai grandement appréciées. Leur charadesign est sympathique, et m’a beaucoup plu quelque soit la période qu’elles traversent.
L’univers est entêtant et j’ai du mal à passer à autre chose, surtout que la prochaine bande-dessinée ne sera pas du tout dans un thème médiéval.
C’est un coup de cœur pour cette lecture qui a été une excellente surprise.

L’Épouvanteur, tome 12 : Alice et l’épouvanteur – Joseph Delaney

Titre : Alice et l’épouvanteur
Saga : L’Épouvanteur, tome 12
Auteur : Joseph Delaney
Éditeur : Bayard
Nombre de pages : 326
Quatrième de couverture : « Destinée à être instruite dans l’art de la magie noire, j’ai passé deux ans sous la direction de la plus puissante des sorcières, Lizzie l’Osseuse. J’ai vécu pendant cette période des choses que je n’ai jamais racontées à mon ami Tom Ward. Des choses terrifiantes… »
Depuis plusieurs années, Alice combat aux côtés de l’Épouvanteur, John Gregory et de son apprenti, Thomas Ward.
Afin de détruire le Malin, ce dernier doit accomplir un dangereux rituel lors de la prochaine fête d’Halloween. Pour cela, il a besoin de trois objets sacrés : trois armes. Il en a déjà deux. La dernière, une lame surnommée « Douloureuse », est cachée dans le repaire du Malin.
C’est à Alice qu’il revient de la récupérer. La voici contrainte de retourner dans le monde de l’Obscur où ses ennemis l’attendent à chaque recoin. La jeune sorcière va découvrir qu’elle n’a jamais été aussi puissante… ni aussi proche de la mort.

J’ai lu ce douzième tome en lecture commune avec ma copine Séverine et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on l’a torché. Quatre petits jours ont suffit.

Alice se rend dans l’Obscur afin d’y récupérer Douloureuse, la 3ème dague nécessaire pour tuer le malin. Elle repasse par le royaume de Pan qui l’a précédemment aidée à sortir de cet endroit dédié au mal. Quand elle pénètre plus profondément dans les différents mondes de l’Obscur, après quelques péripéties, elle rencontre Thorne, l’élève décédée de Grimalkin qui va lui être d’un grand secours pour atteindre son but.

Ce que j’apprécie particulièrement dans les tomes de l’épouvanteur, c’est que l’auteur, Joseph Delaney, nous rappelle toujours et de manière fluide, les événements passés. Ce n’est jamais redondant, ni lourd et ça enrichit grandement le récit, surtout lorsqu’on met autant de temps que moi entre deux tomes. Et une fois de plus, ça m’a permis de l’y retrouver.

Mais ce n’est bien évidemment pas le seul point positif de ce roman :
– Le récit est fluide et addictif.
– On découvre enfin le passé d’Alice chez Lizzie l »Osseuse. Si mes souvenirs sont bons, jusqu’à présent, elle se refusait d’en parler. Il me semble qu’on avait quelques bribes, mais pas autant que là.
Et c’est compréhensible parce que ce qu’elle a vécu est dur. Je dois bien avouer que j’ai cependant trouvé le premier souvenir très long et il n’apportait pas grand chose : il aurait facilement pu être écourté de moitié. En revanche, le second est bien mieux : court, concis. Quelques détails certes sans utilité, mais qui ajoutait malgré tout du charme au récit.

Ce qui a ajouté au plaisir de lire est que j’adore le duo Thorne – Alice. Leur équipe fonctionne bien. Elles peuvent se reposer l’une sur l’autre. En d’autres circonstances, elles auraient pu être amies… enfin, elles le sont tout au long de leur périple avec l’Obscur, mais une fois séparées… l’amitié peut-elle résister à la mort ?

J’ai adoré ce douzième tome.
Ça m’a fait du bien de reprendre cette saga, même si je préfère nettement la lire en automne lorsqu’il fait froid et sombre. Avec cette chaleur, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire et je sais que seul les températures trop élevées en sont responsables.