Le Sorceleur, tome 4 : Le temps du mépris – Andrzej Sapkowski

Titre : Le temps du mépris
Saga : Le Sorceleur, tome 4
Auteur : Andrzej Sapkowski
Éditeur : Milady
Nombre de pages : 480
Quatrième de couverture : L’heure n’est plus à l’entente cordiale entre les rois et les magiciens. Dans le pays du sorceleur, quelque chose se trame, qui va tourner au drame. La jeune Ciri, élevée pour devenir sorceleuse, se retrouve au cœur des rivalités.
Qu’attend-on d’elle ? Quelle est sa destinée ? L’assemblée générale des magiciens dévoilera les intrigues et révélera les traîtres. Qu’adviendra-t-il de Ciri, objet de toutes les convoitises ? Geralt de Riv, désormais lié à cette enfant comme un père à sa fille, sera-t-il capable de la sauver ?

Ça faisait des mois que je me retenais de continuer cette saga. J’ai une préférence pour lire ce type de fantasy en automne, mais là, l’envie était trop forte et je suis terriblement déçue ! Comme ça, la couleur est annoncée.

C’est clairement un tome de transition où les intrigues politiques prennent plus de place que les personnages… autant dire que ça m’a ennuyée.
Geralt est séparé de Ciri et Yennefer, et je ne me souviens pas comment c’est arrivé.
La magicienne emmène la jeune fille à Aretuzza pour y devenir disciple. Mais la Lionne de Cintra ne l’entend pas de cette oreille et fuit. Je passerais sur les détails de sa fuite, mais ça permet à nos trois héros de se retrouver. Après quelques explications, Geralt et Yennefer se réconcilient et le Sorceleur l’accompagne sur l’ile de Thanedd où se tient un colloque de magiciens. Le soir de cet évènement qui nous fait faire le tour des différentes alliances, mais également de l’organisation de cette caste, tout part en cacahuètes. Et pour éviter les spoiler, je vais m’arrêter là.

C’est un tome de transition pour plusieurs raisons :
la politique prend une plus grande place et on a droit à des passages avec d’illustres inconnus afin de poser le décor politique,
Geralt l’invaincu se fait rétamer en 2 pages, ce qui m’a laissé sur le cul,
– Ciri est seule et quand on connaît la série, on sait qu’elle rejoint les Rats et ça prend une tournure très très sombre.
Le titre le temps du mépris porte bien son nom et j’ai apprécié que l’auteur replace régulièrement ce terme à travers ses récits, ça lui donne une vraie raison d’être et explique bien des sous-entendus depuis le début de cette saga.

Je me suis ennuyée et heureusement qu’il y avait le foot à la télé pour m’obliger à avancer parce que contrairement au tome trois, Yennefer m’a exaspérée comme les premiers. Je pense qu’elle passait dans le trois parce qu’elle était présentée via le filtre d’affection de Ciri, mais elle est proprement insupportable ! Elle traite Geralt comme un chien, pas mieux avec sa protégée et ne parlons pas de Triss.
Elle n’était pas mon seul souci, j’ai eu du mal à switcher de contexte : suivre nos héros était fluide, mais me retrouver sans transition face à des personnages venus de nulle part me sortait complètement de ma lecture, et c’était compliqué de m’y replonger.

J’ai à peu près fait le tour. De ce que j’ai cru comprendre, les prochains seront de nouveau mieux, mais plus sombres. Je demande à voir.
En attendant, je reste sur une déception, ce qui est frustrant quand je pense que j’avais tellement envie de lire la suite… en même temps, c’est cohérent avec mon ressenti en regardant la saison 4 de la série The Witcher.

Ambessa : Choisie par le loup – C. L. Clark

Titre : Ambessa : Choisie par le loup
Auteur : C. L. Clark
Éditeur : Mana Books
Nombre de pages : 506
Quatrième de couverture : Ambessa Medarda : guerrière, générale, matriarche. Cette femme inspire la peur, et les Medarda ne tolèrent aucun rival dans leur quête de gloire. Elle a mené des conquêtes et des armées. Elle a tué des bêtes légendaires. Elle a tout sacrifié sur son chemin militaire. Et pour cela, elle a reçu une récompense : elle a franchi le royaume de la mort et a eu une vision d’elle-même assise sur le trône du vaste empire noxien.
Mais avant de pouvoir régner sur cet empire, elle doit prendre le contrôle de son propre clan. Ce titre est toutefois contesté par son cousin et ancien confident, Ta’Fik. Il connaît les actes sanglants qui hantent le passé d’Ambessa. Et il sait qu’il ne peut la laisser accéder au pouvoir.
Ils vont s’affronter pour l’âme même de la famille Medarda. Mais cette guerre ne se jouera pas uniquement sur les champs de bataille. La fille d’Ambessa, Mel, a le pouvoir de toucher le cœur de n’importe qui grâce à ses dons uniques — des dons qu’elle pourrait utiliser pour soutenir sa mère.
Pourtant, malgré la force de Mel, Ambessa ne voit en elle qu’un enfant dépourvu de l’instinct de tueur d’un véritable guerrier. Mel est déterminée à prouver qu’elle peut devenir la dirigeante que sa mère espère — si seulement on lui en donne la chance.
Alors qu’Ambessa est trahie par son propre sang, encerclée de toutes parts par ses ennemis, et menacée par des forces obscures à l’œuvre dans l’ombre, chaque jour devient plus périlleux. Mais Ambessa ne cédera pas. Elle embrasera le monde pour revendiquer la place qui lui revient de droit.

Ma fille m’a offert ce livre à Noël,donc il était hors de question que je le range dans ma bibliothèque pour l’oublier au milieu de ma Pile à Lire.
Je savais que la période actuelle ne me permettrait pas d’avancer comme je le voudrais, trop fatiguée et stressée pour me concentrer sur cette lecture, et puis, il fait 500 pages, donc il demande du temps.

Ambessa, c’est un des personnages secondaires de la série d’animation Arcane : la mère de Mel.
L’histoire débute avec la reprise du clip Blood Sweat & Tears de Sheryl Lee Ralph : Ambessa, enceinte de Mel, se retrouve face au Loup Kindred : il lui fait voir ce qui l’attend.

Puis le récit commence vraiment, quinze ans après. Le chef de la famille Médarda, Menelik, est décédé sans nommer l’un de ses petits-enfants en tant que successeur : l’intendant Ta’fik ou la Générale Ambessa.
Le premier a anticipé la situation, rallié les provinces à sa cause et pour discréditer définitivement Ambessa, l’accuse d’avoir tué leur grand-père.
Notre héroïne se voit contrainte de fuir afin de chercher des alliés contre son cousin.

Ambessa n’est pas particulièrement attachante. Elle se contredit dans ses propos : un Médarda se doit d’être un Loup autant qu’un Renard, mais elle n’est qu’un Loup. Heureusement qu’elle a son second Rictus. Lui est beaucoup plus intéressant. D’ailleurs, tous les personnages le sont plus qu’elle.
Elle est forte, sait ce qu’elle veut, mais manque foncièrement de subtilité. Et en plus, elle n’est même pas bonne dans son commandement : à quel moment tu envoies tes troupes face à des soldats boostés à la magie runique sachant qu’ils n’ont aucune chance ? Surtout que ses subordonnés l’ont avertie de la situation.
Quant à son affrontement avec son cousin ? Une vaste blague… déjà elle entre dans son palais comme une fleur ! Et le face à face est torché en 2 temps, 3 mouvements. Absolument pas à la hauteur des combats précédents.

Malgré tous ces défauts, j’ai aimé cette lecture grâce aux détails, parce que si on connaît la série Arcane, ça a un intérêt : on découvre le passé de Mel, ses relations avec sa mère, son père dont elle ne parle jamais dans la série, son frère Kino… et enfin ce qu’il s’est passé avec la Rose Noire.
Donc maintenant, je compte bien revoir Arcane, en étant attentive aux détails concernant les Médarda.

Le Sorceleur, tome 3 : Le sang des elfes – Andrzej Sapkowski

Titre : Le sang des elfes
Saga : Le Sorceleur, tome 3
Auteur : Andrzej Sapkowski
Éditeur : Milady
Nombre de pages : 465
Quatrième de couverture : Le royaume de Cintra a été entièrement détruit. Seule la petite princesse Ciri a survécu. Alors qu’elle tente de fuir la capitale, elle croise le chemin de Geralt de Riv. Pressentant chez l’enfant des dons exceptionnels, il la conduit à Kaer Morhen, l’antre des sorceleurs. Initiée aux arts magiques, Ciri y révèle bien vite sa véritable nature et l’ampleur de ses pouvoirs. Mais la princesse est en danger. Un mystérieux sorcier est à sa recherche. Il est prêt à tout pour s’emparer d’elle et n’hésitera pas à menacer les amis du sorceleur pour arriver à ses fins…

Ça fait des semaines que je meurs d’envie de reprendre cette saga, et je me retenais pour attendre des journées d’automne plus fraîches afin de me mettre dans l’ambiance…. finalement, j’ai craqué et j’ai commencé ma lecture la dernière semaine d’août.

Les trente premières pages furent compliquées et si je ne connaissais pas l’univers grâce aux jeux et à la série the witcher, l’auteur m’aurait probablement perdue : à la suite d’une représentation de Jasquier, les spectateurs discutent du vrai et du faux contenus dans les chansons du troubadour.
Connaître l’univers m’a sauvée ; l’inconvénient est que je suis incapable de savoir si ce savoir est dû aux tomes précédents ou aux sources extérieures citées ci-dessus.

Contrairement aux tomes précédents qui étaient une succession d’histoires non-chronologiques mettant en scène Geralt de Riv, ce troisième volet trace un récit chronologique.
Triss Merigold arrive à Kaer Moren, la forteresse des sorceleurs, à la demande de Vesemir (le plus vieux des sorceleurs, considéré comme leur chef – ou presque).
Elle découvre une nouvelle recrue : elle n’est autre que Ciri, la princesse du royaume de Cintra qui a été conquis par Nilfgaard.
Ciri s’entraîne pour devenir sorceleuse (il n’en existe pas de sexe féminin), mais ses mentors constatent rapidement qu’elle semble avoir des pouvoirs magiques latents d’où la venue d’une magicienne : Triss.

C’était une plongée directe dans le royaume des sorceleurs puisqu’on découvre leur fief, les instruments avec lesquels ils s’entraînent, comment ils ont été transformés, etc.
Pour moi, le seul bémol est qu’il n’y a pas assez de descriptions des lieux : j’en avais l’image du Kaer dans le jeu video the witcher 2, et aucun passage n’a confirmé ou infirmé la vision que j’avais de cet endroit.

Maintenant que j’ai lu ce troisième tome, je comprends mieux l’affection que Ciri porte à Yennefer. La magicienne est un personnage que je n’apprécie pas avec cette lecture, ça va un peu mieux ; même si ce n’est pas encore ça. On va dire que je la tolère.
Les chapitres sont longs : environ soixante pages. Il n’y en a donc que 7. J’ai lu les 6 premiers (et demi – les trente premières pages ne comptent pas) très vite : un chapitre par jour en moyenne. Le dernier m’a pris plusieurs jours sans que je sache pourquoi, pourtant, il était tout aussi passionnant que les autres.

Je ne vais pas passer trois heures à en parler. Je pense avoir dit l’essentiel.
C’est un coup de cœur pour ce troisième tome.

Le Dernier Souffle, tome 1 : Le Don – Fiona McIntosh

Titre : Le Don
Saga : Le Dernier Souffle, tome 1
Auteur : Fiona McIntosh
Éditeur : Milady
Nombre de pages : 672
Quatrième de couverture : Encore adolescent, Wyl Thirsk doit assumer le rôle pour lequel on le destinait depuis sa naissance : commandant en chef des armées de Morgravia! Une responsabilité qui le conduit à la cour du prince Celimus, un despote sadique. Là, un geste de bonté envers une sorcière condamnée au bûcher vaudra à Wyl un don miraculeux, ainsi que la colère de son seigneur et maître.
Contraint de lui obéir, Wyl est envoyé au Nord où la guerre menace, pour une mission suicidaire à la cour ennemie… avec pour seule arme un mystérieux pouvoir dont il ne soupçonne pas même l’existence. Or, s’il n’embrasse pas le Dernier Souffle, il signera sa perte… et celle du pays qu’il a juré de défendre.

J’ai enfin fini cette lecture. Non pas qu’il n’était pas bien, ne vous méprenez pas, mais il fait 670 pages et ça fait très longtemps que je n’avais pas lu un tel pavé. Mais vu la densité de l’histoire, il fallait au moins ça.

Le général Thirsk est décédé sur le champ de bataille lors de la dernière guerre qui oppose son pays, Morgravia, à Briavel. Il est de tradition que son fils reprenne le titre. C’est ce que fait le jeune Wyll. Le roi Magnus, qui était l’ami du général, prend sous son aile l’orphelin et sa sœur. Son espoir est que Wyll et son propre fils, Celimus, nouent une amitié aussi solide que celle qui le liait au général. Malheureusement, ça n’arrivera pas. Les deux adolescents se haïssent (je vous laisse en découvrir la raison) et cette inimitié sera cause de bien des maux.
Résumé ainsi, ça ne donne pas forcément envie, mais ce n’est que le contexte de fond. Il y a énormément d’événements piliers qui permettent de tisser le récit au fil des pages et offrent l’opportunité à chacun des deux protagonistes de se dévoiler au lecteur : la jeune Myrren accusée de sorcellerie, torturée puis brûlée vive (à noter parce que c’est un point crucial de l’histoire), des tournois, des trahisons, etc.

Tout se ficelle bien. Quand on arrive à des moments décisifs, l’autrice s’en sort avec une pirouette : grâce au don, ce qui ne me plaît que moyennement, mais puisque c’est le titre de ce premier tome, j’imagine que ce pouvoir a été réfléchi. Néanmoins, c’était particulièrement prenant.

En ce qui concerne les personnages, on s’attache forcément à Wyll, il est loyal bon, un peu trop d’ailleurs, il manque de subtilité au début ce qui rend la lutte contre Celimus compliquée et surtout perdue d’avance. Le prince est tellement détestable : un sadique qui se cache sous une jolie apparence et des propos doucereux autant que fourbes.
Le contraste entre les deux est flagrant et impossible de ne pas prendre partie.
Les personnages qui gravitent autour de Wyll (c’est quand même lui le héros) sont sympathiques. J’ai apprécié la présence d’Alyd, de Fynch, d’Elspyth ou de Valentyna (même si sa réaction finale m’a déçue, un peu d’instinct, bon sang !).

J’ai aimé chaque passage de ce roman, certains m’ont tenue en haleine de bout en bout, d’autres étaient prévisibles mais je me suis laissé porter et c’était OK pour moi. Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer.
C’est un coup de cœur pour cette lecture.

La malédiction de la Sorcière des Songes – Allan Stratton

Titre : La malédiction de la Sorcière des Songes
Auteur : Allan Stratton
Éditeur : Bayard
Nombre de pages : 336
Quatrième de couverture : La sorcière des songes veut s’emparer du cœur de la princesse Olivia. Tant qu’elle ne l’aura pas obtenu, elle fera disparaître tous les enfants du royaume de Bellumen. Pour protéger leur fille de treize ans, le roi et la reine la confient au prince de Pretoria. Mais Olivia décide d’agir : elle va affronter la Sorcière des Songes.

C’est une lecture qui a bien commencé. J’ai lu assez vite la première moitié. Puis j’ai été freiné : ma fille avait besoin que je lui tricote des guêtres pour son costume d’Halloween donc pendant 5 jours, je n’ai fait que ça. Puis j’ai repris ma veille technologique et j’ai mis à jour mon CV et rédigé ma lettre de motivation pour ma recherche d’alternance. Bref, cette lecture fut le cadet de mes soucis.

Mais je l’ai quand même terminée et j’en ressors avec un avis mitigé.
Je me suis rapidement laissée porter par l’intrigue.
La grande Terreur règne sur le royaume depuis que le roi et la reine ont refusé de remettre à la sorcière des songes le cœur de leur fille, la princesse Olivia, en paiement de ses services.
Cela fait donc 13 ans que les enfants disparaissent en représailles du pacte rompu.
Les enfants sont donc étroitement surveillés par leurs parents et n’ont pas le droit de se rendre dans la forêt, ce qui saoule Milo et le pousse à désobéir. En parallèle, le roi et la reine font appel aux Prétoniens pour sauver Olivia, et inutile de dire que ça tourne mal.

Le récit est sympathique. Pas très original, mais ça a le mérite de se laisser lire. D’autant que la plume de l’auteur est agréable.
Les personnages sont bien dépeints : les gentils sont attachants, les méchants sont détestables.
L’univers est du classique médiéval, mais c’était plaisant. Les seuls passages qui m’ont déplu, c’était lorsque nos héros sont minuscules. Je n’ai pas réussi à y croire.
Dans l’ensemble, c’était une bonne lecture, sans plus.

Voyageuse contemplant une mer d’étoiles
(Rêve, cauchemar, mystère)