Les Aventuriers de la Mer, tome 9 : Les Marches du trône – Robin Hobb

Titre: Les Marches du trône
Saga: Les Aventuriers de la Mer, tome 9
Auteur: Robin Hobb
Éditeur: J’ai Lu
Nombre de pages: 376
Quatrième de couverture: Avec Mère à son bord, Parangon peut enfin retrouver son intégrité perdue, un visage, et peut-être même la vue. Il ne lui en faudra pas moins pour affronter la Vivacia, sur laquelle Kennit règne toujours en maître, au point qu’il fait d’Althéa, la propriétaire légitime de la vivenef, sa prisonnière ! Mais il faut croire que la chance insolente qui a si bien servi le pirate jusqu’ici l’a quitté : la flotte jamaillienne, bien décidée à ne pas le laisser retenir plus longtemps le gouverneur Gosco et Malta en otages, lui fait échec. Tintaglia, le dernier dragon de Clochetinte, toujours à la recherche de cette dernière, vient elle aussi déranger ses plans. Quant aux serpents, il n’auraient pas pu trouver meilleur moment pour le laisser tomber…

Ça y est, le dernier tome des aventuriers de la mer est terminé. Il était tellement passionnant que le lire ne m’a pris beaucoup de temps : seulement trois petits jours.

Je ne m’attendais pas du tout à ce dénouement. Je n’ai bien entendu eu aucune difficulté à entrevoir que le destin allait mener tous les personnages sur Vivacia, une déduction plus que facile puisque :
– Althéa est déjà sur le bateau avec Hiémain et Kennit.
– Paragon a révélé à Brashen que la jeune femme était vivante, ils mettent au point un plan pour échanger la mère du pirate contre la prisonnière.
– le gouverneur Cosgo et Malta doivent être remis à Kennit par le capitaine Rouge du Bouffon comme un butin.
– Tintaglia tient parole et mène Reyn vers sa bien-aimée.
Mais dans cet ultime volet, trois choses m’ont déçue :
– la réaction de Hiémain face à l’histoire de sa tante, malgré cela, il reste attaché à son capitaine
– le fait que Kennit n’ait pas chu de son piédestal, ce sale manipulateur ne méritait que cela
– la rencontre entre Ambre et Hiémain, elle cherche depuis longtemps l’esclave à neuf doigts sans qu’on sache pourquoi et quand elle le trouve enfin, elle lui sort un speech tout pourri qui ne semble pas changer le destin de l’ancien prêtre de Sâ.
C’est pas énorme comme déceptions mais je voulais le préciser.
LE gros point fort est qu’on a l’histoire complète de Parangon. Tout ce qu’il a vécu en raison des choix des membres de sa famille. On en savait un bout mais je n’arrivais pas à retracer son parcours chronologiquement avec ses retours à Terrilville, les accusations d’avoir tué sa famille, sa culpabilité, etc. Là, j’ai pu et c’était pleinement satisfaisant.

J’ai adoré ce neuvième tome. Comme chaque fois que j’arrive au terme d’une saga que j’aime, je me sens triste, vide… orpheline.
J’hésite à commencer la saga l’Assassin Royal, j’ai peur que la saga soit moins bien, de ne pas réussir à m’attacher aux personnages comme je me suis attachée à ceux des Aventuriers de la mer… Et puis, je sais que si je ne retrouve pas des anecdotes sur Terrilville et compagnie, je vais être déçue.

Les Aventuriers de la Mer, tome 8 : Ombres et flammes – Robin Hobb

Titre: Ombres et flammes
Saga: Les Aventuriers de la Mer, tome 8
Auteur: Robin Hobb
Éditeur: J’ai Lu
Nombre de pages: 377
Quatrième de couvertureLes choses sont allées trop loin, bien trop loin, pour espérer éviter une bataille ouverte entre la Vivacia, sur laquelle le capitaine Kennit règne sans partage, et le Parangon, le navire fou appareillé par Althéa et les siens. Et tandis que le dragon tient à distance de Terrilville les envahisseurs chalcédiens, des alliances politiques se trament dans l’ombre. Mais impliquer Tintaglia dans la sauvegarde de la ville et dans la recherche de Malta n’est pas sans conséquences, d’autant que cette dernière est maintenant l’otage de pirates pour le moins cupides…

Comme annoncé il y a quelques jours, je continue mon avancée dans les aventuriers de la mer avec l’avant-dernier tome de cette saga.
La lecture du précédent est tellement proche que j’ai du mal à savoir ou il s’est arrêté et ou commence le 8ème.

Parangon a de nouveau tué, Brashen le punit mais cela ne sert pas à grand chose au final. La vivenef parvient à guider son équipage jusqu’à Partage. Quelques hommes de confiance descendent dans la ville des pirates pour prendre des renseignements sur Kennit et Vivacia mais au retour, rien ne se passe comme prévu.
Keffria, Selden et Reyn arrivent à Terrilville pour découvrir un port dévasté par une guerre civile, heureusement que Grag, qui faisait surveiller les quais, est là pour les accueillir. Les choses empirent quand les Chalcédiens envahissent le port. Tous à Terrilville décident de s’unir.
Tintaglia prend la résolution de sauver sa race en aidant les serpents à migrer vers les zones de nidification mais pour cela, elle a besoin que les humains l’aident à terrasser le fleuve. Elle essaie de parler aux Marchand des Pluies mais ils ont trop peur. Elle décide donc de rejoindre Reyn à Terrilville.
Vivacia réussit à manipuler les serpents un temps, mais ils s’interrogent sur les motivations de la vivenef. Kennit continue à manipuler son petit monde. Hiémain s’interroge sur l’insignifiance de sa vie à bord maintenant que Foudre est là ; c’est Etta qui le pousse à réfléchir et lui permet de trouver sa voie.
Malta essaie désespérément de survivre aux côtés de l’indolent Gouverneur Cosgo et de Keki, sa compagne agonisante qui malgré son état lui donne les clés de sa survie. Ils sont toujours sur la galère Chalcédienne et ça ne s’améliore que lorsque Malta prend conscience du rôle qu’elle doit jouer si elle veut s’en sortir.

J’ai dévoré ce huitième tome au point que je lui aurais volontiers abandonné quelques heures de sommeil pour pouvoir avancer.
J’ai aimé retrouver les personnages, je suis incapable de prévoir ce qu’il va se passer au fil des pages tant il y a de possibilités. Je sais juste que j’étais impatiente de poursuivre.
Dans ce 8ème tome, on a droit à quelques révélations, la plus importante pour moi et que j’attendais depuis le début de la saga : un morceau du passé de Parangon. Qu’a-t-il vécu pour devenir fou ? On n’a pas tous les détails mais suffisamment pour comprendre. On en apprend également davantage sur Kennit. C’est un personnage que je n’appréciais déjà pas, maintenant qu’il se croit le roi du monde, je l’aime encore moins, il en devient presque stupide… peut-être est-ce la peur qui le rend ainsi.

J’ai adoré cet avant-dernier volet. J’ai hâte de connaître la suite, c’est pourquoi je commence sans tarder le 9ème tome.

Les Aventuriers de la Mer, tome 7 : Le Seigneur des Trois Règnes – Robin Hobb

Titre: Le Seigneur des Trois Règnes
Saga: Les Aventuriers de la Mer, tome 7
Auteur: Robin Hobb
Éditeur: J’ai Lu
Nombre de pages: 376
Quatrième de couvertureUne fois encore, les femmes de la famille Vestrit sont au coeur de toutes les polémiques : Ronica, la matriarche, se dresse seule face à ceux qui accusent les siens d’être à l’origine du chaos régnant à Terrilville ; sa fille, Althea, toujours à bord du Parangon, traque la Vivacia, la vivenef familiale devenue le vaisseau amiral de la flotte pirate de l’impitoyable Kennitt ; et sa petite-fille, Malta, a disparu dans le tremblement de terre qui a détruit la cité des Anciens, sur les rives du fleuve du Désert des Pluies. Mais le fiancé et le frère de cette dernière, piégés alors même qu’ils s’étaient lancé à sa recherche, pourraient bien bénéficier d’un petit coup de pouce inattendu…

Ça fait plus d’un an que j’ai lu le tome 6 des Aventuriers de la mer et j’avoue que la reprise fut dure : si je me souviens d’un certain nombres de passages marquants, les détails sont un peu plus flous.
Quand le livre a commencé avec les souvenirs récents de Celle-Qui-Se-Souvient et notamment la manière dont Hiémain l’a libérée, j’ai eu comme un flottement. Pareil avec l’après-réveil de Tintaglia. Mais comme à chaque fois, Robin Hobb distille tout au long du récit les références des tomes précédents, ce qui m’a permis de progressivement me rappeler les événements importants oubliés. Ouf !

Dans ce volume, j’ai énormément apprécié le fait que les chapitres font comme une boucle des différents lieux : chaque chapitre est consacré à un endroit donc aux personnages qui y évoluent et on fait le tour de tous avant de reprendre. Du coup, ils ont tous droit au même nombre de chapitres et c’était moins frustrant que dans d’autres volumes.
À Trois Noues : Malta a réussi à survivre au tremblement de terre qui a englouti la cité des Anciens. Elle a sauvé le gouverneur Cosgo ainsi que Keki, mais ils se retrouvent dans un radeau sur le fleuve des Pluies. On a vu mieux comme bon plan.
Pendant ce temps, Reyn et Selden ont libéré Tintaglia mais sont coincés dans la grande salle et sont sur le point de mourir noyés.
J’aime de plus en plus le personnage de Malta, elle en prend plein la tête et se révèle au lecteur. Les passages du temps passé de Tintaglia m’ont un peu saoulée.
À Terrilville : La Compagne Serille essaie de prendre le pouvoir et de sauver ce qui peut l’être du port marchand en proie à une “guerre civile”, mais elle est tellement paralysée par la peur et les horreurs vécues qu’elle fait n’importe quoi, ne réfléchit plus et se fait une ennemie de Ronica Vestrit.
J’aimais beaucoup Serille avant, mais là, elle se montre faible et stupide. Elle contraste rudement avec Ronica qui, malgré les coups durs, possède la volonté et la force de se reprendre et de réfléchir posément à la situation.
Sur le Parangon : Althea y est lieutenant. Elle observe et analyse les comportements des uns et des autres. Elle se méfie du second Lavoy mais ne peut le dire ouvertement, elle comprend Brashen qui n’approuve pas les faits de son second mais ne peut rien dire de peur de saper son autorité et de provoquer une mutinerie.
Ce sont mes chapitres préférés, il ne s’y passe pas grand-chose… quoique… mais l’ambiance instaurée de méfiance rend la lecture aussi captivante que stressante et on a envie de savoir l’ultime saloperie que prépare Lavoy, à n’en pas douter ça finira mal, et surtout la décision que prendra Brashen pour se sortir de l’impasse dans laquelle il est… ne parlons pas de Parangon, vivenef bipolaire et légèrement schyzo.
Sur Vivacia : Hiémain est entre la vue et la mort à cause du venin de Celle-Qui-Se-Souvient, et n’oublions pas que ce poison sert au serpent pour raviver la mémoire des siens…
Quelle conséquence cela a-t-il eu sur le jeune homme relié à la Vivenef ? Les autres personnages sont égaux à eux-mêmes, je n’ai rien à en dire.

J’ai adoré ce septième tome. Et je compte bien terminer cette saga avant ma fin de l’été pour profiter pleinement des Aventuriers de la mer.

Le voleur de magie, livre 1 – Sarah Prineas

Titre: Le voleur de magie, livre 1
Auteur: Sarah Prineas
Éditeur: Gallimard
Nombre de pages: 328
Quatrième de couverturePar quel prodige Conny n’est-il pas foudroyé sur-le-champ lorsque, un soir de brouillard, il dérobe la locus magicalicus, la précieuse pierre appartenant au magicien Nihil Fugacious. Intrigué, celui-ci prend le jeune voleur sous son aile et décide d’en faire son apprenti. Mais Conny joue-t-il-un rôle dans les évènements étranges qui inquiètent les habitants de la ville de Wellmet ?

La chose qui saute immédiatement aux yeux et qui a arrêté mon regard, c’est la couverture. Je la trouvais très jolie avec ses dorures. La quatrième de couverture ne m’a pas attirée plus que cela, et heureusement que je ne me suis pas basée dessus, je ne l’aurais jamais acheté autrement et je serais passée à côté d’un premier tome génial. Ç’aurait été dommage.

Dès les premières pages, j’ai été happée par l’univers instauré. Il n’y a pas beaucoup de descriptions, mais le récit est suffisamment bien mené pour nous plonger dans une atmosphère pleine de magie.
Connwaer, un jeune voleur, tente de dérober la pierre magique ou locus magicalicus du sorcier Nihil. Elle aurait dû détruire le vaurien mais il n’en a rien été. Ce qui intrigue Nihil qui décide de le prendre à son service en tant que domestique ce qui ne plaît pas au héros du roman ; en effet, le jeune garçon est persuadé d’être l’apprenti du magicien. De son côté, Nihil n’a que peu de temps à consacrer à Conny parce qu’il est chargé de découvrir la raison pour laquelle la magie décline dangereusement à Wellmet.

Le scénario n’a rien d’extravagant, pourtant, j’ai adoré ce roman. J’ai eu l’impression de voyager, de suivre Conny à travers ses périples. C’était aussi dépaysant que l’a été la saga Rose de Holly Webb.
De plus, les dessins qui parsèment les pages rendent l’immersion plus facile. J’ai trouvé cela super agréable au début, par contre, au bout d’un moment, les illustrations reviennent en boucle, c’est un peu dommage !
Ç’a été une lecture attractive à souhait. J’ai eu beaucoup de mal à m’arrêter et à l’heure actuelle, j’ai autant de difficultés à ne plus y penser tant cet univers est entêtant.
Oui, vous l’aurez compris, c’est un gros coup de cœur pour ce premier tome. J’ai le 2 dans ma bibliothèque et je viens de m’acheter le trois pour avoir la collection complète.

La guerre des clans, cycle 1, tome 1 : Retour à l’état sauvage – Erin Hunter

Titre: Retour à l’état sauvage
Saga: La guerre des clans, cycle 1, tome 1
Auteur: Erin Hunter
Éditeur: POCKET Jeunesse – Best Seller
Nombre de pages: 306
Quatrième de couvertureDepuis des générations, fidèles aux lois de leurs ancêtres, quatre clans de chats sauvages se partagent la forêt.
Mais le Clan du Tonnerre court un grave danger, et les sinistres guerriers de l’Ombre sont de plus en plus puissants. En s’aventurant un jour dans les bois, Rusty, petit chat domestique, est loin de se douter qu’il deviendra bientôt le plus valeureux des guerriers…

Mon grand est fan de cette saga. Cela fait quelques mois qu’il est plongé dedans et il en est déjà au cycle III. Depuis plusieurs semaines, il me tannait afin que je m’y mette également. Juste avant moi, il a eu sa sœur à l’usure : elle qui ne lit que rarement des livres seule s’est lancée dans l’aventure et en moins de trois semaines, elle l’a terminé. J’ai commencé peu après elle, l’ai rapidement rattrapée et à partir du milieu, on a lu ensemble. C’était super sympa de pouvoir en discuter tous les trois, de supposer le futur de chaque personnage.

On suit les aventures de Rusty, jeune chat domestique qui s’interroge sur son avenir. Il est attiré par la forêt qui borde le quartier humain qui l’a vu grandir. Malgré les avertissements de son voisin, Ficelle, il y pénètre. Il rencontre alors un jeune apprenti du clan du Tonnerre, Nuage Gris, avec lequel il se bat bravement sous l’œil attentif de deux matous plus âgés dont le chef du clan. Il finit par les rejoindre. La vie de chat sauvage n’est pas aussi romantique que Rusty, nouvellement nommé Nuage de feu, a pu se l’imaginer : il y a des règles stricts qu’il doit suivre, il doit apprendre à chasser et parfois, la famine fait rage. Mais malgré tout, il est heureux de faire parti du groupe. les choses se corsent lorsque l’un des clans voisins décident de conquérir tous les territoires adjacents au leur.

Quand je repense à cette histoire, je trouve qu’il ne s’y passe pas grand chose. Pourtant, je ne me suis ennuyée à aucun moment. Ce fut une lecture agréable, addictive. Les héros sont sympathiques et attachants que ce soient les apprentis ou certains guerriers – j’adore Étoile Bleue ; les méchants sont mauvais, subtils et vicieux ; au milieu, il y a ceux qu’on n’arrive pas à placer dans une catégorie, et ce, jusqu’à ce qu’on arrive dans les dernières pages.
J’ai beaucoup aimé ce premier tome et je n’aurai pas à attendre longtemps pour la suite puisqu’on a déjà commencé le second volet…

Challenge Coupe des 4 maisons :
7ème année : Hominum Revelio
– un livre dans lequel il n’y a pas d’humains – 80 points