Viking kått, tome 1 : Les ancêtres oubliés – David Quills

Titre : Les ancêtres oubliés
Saga : Viking kått, tome 1
Auteur : David Quills
Éditeur : AFNIL
Format : E-book
Nombre de pages : 272
Quatrième de couverture : Grâce aux nouvelles technologies, un chat revit les aventures de l’un de ses lointains ancêtres. À cette époque reculée, ce ne sont pas de simples chats, mais des Kåtts de culture Viking, capables de se mouvoir comme des humains.Son aïeul, Onzi, alors âgé de 16 ans, rêve de partir en exploration avec sa fratrie dans les mers du Nord. Grâce au légendaire Tournoi des Coussinets organisé en l’honneur du nouveau Jarl Ragnoll, une occasion rêvée de remporter un drakkar flambant neuf se présente à eux. Ils ne négligeront aucun effort pour obtenir la récompense et prendre le large, mais y parviendront-ils ?

Je ne sais pas trop quoi dire sur cette lecture. Le début a pris une tournure inattendue, le reste moins.

On est en 2080, Thomas a droit à un cadeau d’anniversaire. Il opte pour deux jeux utilisables sur son casque de réalité virtuelle. L’un des jeux est semi-éducatif et s’appelle : Les ancêtres oubliés. Il est censé lui permettre de découvrir ses ancêtres jusqu’à -4000 avant JC. Il se prépare à l’essayer, mais il est l’heure de partir fêter en famille et c’est son chat qui, par accident, se retrouve plonger dans l’aventure à l’époque des Viking Kått.
Onzi et son équipe participent au tournoi des Coussinets et donnent leur maximum pour remporter la première place : le prix est un drakkar, ils pourraient ainsi partir vers l’inconnu à la recherche de trésors.

J’ai trouvé la transition entre 2080 et l’ère des Viking Kått trop abrupte. Et honnêtement, la partie futuriste n’amène rien à l’histoire : on ne revient même pas dessus par la suite.
Le tournoi des Coussinets est sympathique et a permis de découvrir chaque personnage :
– les jumeaux Borri et Dyri passent leur temps à se disputer et à faire des conneries. Ils sont amusants, mais en font souvent trop.
Gryda adore manger et raconter des récits d’aventure. Les deux qu’elle conte à la suite ne m’ont pas convaincue de ses talents.
Onzi a beaucoup de qualités. C’est un meneur, il pousse les autres à avancer, il est réfléchi, il est sympa, mais je n’ai pas accroché.
Magnar est de loin mon préféré. J’ai aimé son attitude, sa douceur autant que sa force. En fait, j’ai trouvé que c’est celui qui est le mieux développé, on sait ce qu’il aime, il est partagé entre son désir de cuisiner et ses talents de sportifs, on connaît ses sentiments pour Frida.

J’ai grandement apprécié la plume de l’auteur qui est fluide et agréable. Ça s’est lu tout seul.
Au niveau de l’histoire, je pense que ce n’était pas assez sombre à mon goût, trop jeunesse : il y a beaucoup de passages de jeux (aux noms imprononçables, donc je ne me risquerai pas à les écrire) que ce soit le tournoi, le jeu de balle qui les départage les deux numéros 1, les jeux de boissons (c’est pas très jeunesse, ça) ou de plateau…
J’ai nettement préféré la partie où ils partent en mer, mais c’est genre les trois derniers chapitres et tout s’arrête soudainement au meilleur moment.
C’est une lecture qui m’a laissée indifférente. Dommage.

Coupe des 4 maisons :
Expecto Patronum (2ème année) – le premier livre publié d’un auteur 20 points

ABC 2022 – Lettre Q

L’Ickabog – J. K. Rowling

Titre : L’Ickabog
Auteur : J. K. Rowling
Éditeur : Gallimard (Jeunesse)
Nombre de pages : 341
Quatrième de couverture : La Cornucopia est un petit pays prospère gouverné par le naïf roi Fred. Mais ce pays coloré vit sous la menace d’un monstre : l’Ickabog. Un monstre devenu légende, que personne n’a jamais vu mais que le roi va décider de poursuivre afin de satisfaire ses sujets. Arrivé dans les Marécages, rien ne se passe comme prévu et cette quête est le début de nombreux problèmes qui va résulter à la lente descente aux enfers du pays.

J’avoue que je ne sais pas trop par où commencer. Ce fut une lecture surprenante parce que le personnage principal est le méchant de l’histoire. Il y a beaucoup de personnages, mais c’est Lord Crachinay qu’on suit le plus souvent.

La Cornucopia est un pays riche et les habitants vivent heureux, sauf ceux pauvres et afamés des marécages, là où habite le monstrueux Ickabog. Le roi, Fred Sans Effroi, est un imbécile : il se laisse aisément manipuler par lord Crachinay et lord Flapoon, deux hommes égocentriques, cupides et mauvais.
Le roi part chasser le légendaire Ickabog, mais cela tourne mal quand Beamish, le capitaine de la garde, est tué par accident par l’un des deux “amis” de Fred. Son acolyte invente alors une histoire qui accuse l’Ickabog. Et de mensonges en mensonges, la situation s’empire ; à grand coup de menaces et de ruse, Crachinay parvient à s’élever en tant que conseiller suprême et personne ne parvient à l’arrêter.

De ce côté-là, c’est quand même très jeunesse : Crachinay fait ce qu’il veut, il manque de subtilité et rue dans les brancards. C’est trop facile. Et puis, il est assez détestable, lui et tous ceux qui l’aident à accomplir ses méfaits : Flapoon, Blatt, Cankerby. Fred n’est pas moins antipathique : il est égoïste, vaniteux, et stupide.
Heureusement, bon nombre de personnages rattrapent le coup et sont bien plus sympathiques. Je ne savais pas quoi penser de Daisy et de Bert, mais ils sont attachants. J’ai eu une affection toute particulière pour Mrs Beamish, elle morfle mais elle est forte et rusée. Celui qui m’a étonnée, c’est Roderick mais je n’en dirai pas davantage.

J’ai adoré l’univers, si on exclut le côté enfantin des spécialités culinaires de Chouxville (que des pâtisseries, beurk ça ne me donnait pas envie). Je n’ai eu aucun mal à m’imaginer la-Cité-dans-la-Cité, l’orphelinat de madame Gromell ou les Marécages. J’ai pris tellement de plaisir à cette lecture que j’étais partagée : d’une part je mourrais d’envie d’avancer pour voir ce que nous réservait la suite, de l’autre je prenais mon temps pour lire afin de prolonger le plaisir et ne pas quitter ce monde agréablement entêtant.

J’ai adoré cette lecture et je suis triste de l’avoir déjà terminée.

Coupe des 4 maisons :
Engorgio (7ème année) – un livre d’au moins 55 chapitres 70 points

Cold Winter Challenge :
Hiver sombre 
– Père Fouettard (forces obscures, enfer, démon)

ABC 2022 – Lettre R

Syberia – Benoit Sokal & Dana Skoll

Titre : Syberia
Auteurs : Benoit Sokal & Dana Skoll
Éditeur : Michel Lafon
Nombre de pages : 316
Quatrième de couverture : Kate Walker, jeune avocate américaine, est envoyée dans le petit village montagnard de Valadilène pour conclure le rachat d’une usine d’automates qui appartient à la famille Voralberg. Mais à son arrivée, elle découvre qu’un héritier potentiel, Hans Voralberg, a disparu en Europe de l’Est. Créateur d’automates de génie qui a passé sa vie à chercher les derniers mammouths vivant sur Terre, il s’est lancé dans sa quête jusqu’au nord de la Sibérie. Kate devra le retrouver pour mener à bien sa mission et sera confrontée à de nombreux personnages et lieux étranges qui remettront en question la vie qu’elle s’était construite.

Étant fan du jeu Syberia, je ne pouvais pas passer à côté de ce roman qui retrace le parcours de Kate Walker.
Avocate New-yorkaise, elle est envoyée par son patron à Valadilène, petite bourgade des Alpes françaises, mandatée afin de conclure la vente de la fabrique d’automate des Voralberg.
Malheureusement, rien ne se passe comme prévu : non seulement la propriétaire Anna décède peu avant l’arrivée de notre héroïne, mais peu avant sa mort, elle révèle l’existence d’un héritier.
La vente ne peut donc pas se faire. Et Kate se retrouve contrainte de partir à la recherche de Hans Voralberg.

C’est un récit dense. Pour pouvoir retrouver Hans, Kate doit mener de tortueuses recherches : elle découvre le passé de la famille Voralberg, le parcours d’Anna, l’obsession de Hans et ce qu’il est devenu.
On rencontre beaucoup de personnages, mais peu reste du début à la fin. Ils sont bien amenés au sein de l’histoire et leur départ se fait tout aussi bien, du coup ça ne m’a posé aucun souci, alors qu’habituellement, j’ai du mal avec trop de personnages.

Bon, OK, je ne suis pas objective. Je me suis attachée à tous les héros, peut-être est-ce dû au fait que j’ai adoré joué aux deux premiers jeux vidéos, j’ai d’ailleurs refait le premier il y a peu, donc dans tous les cas j’avais un coup d’avance : je connaissais les personnages, j’entendais leur voix à chaque dialogue, je savais ce qui allait se passer… enfin seulement jusqu’à l’arrivée de Kate à Arabald (je n’ai pas fini le premier et ne me souviens que peu du second que j’ai confondu avec l’Amerzone).
J’étais curieuse de voir comment l’auteure allait transformer ce click and play en roman, surtout toute la partie réflexion et résolution des énigmes. Une bonne partie a été zappée et c’est une bonne chose, ça aurait alourdi le récit. Là, c’était fluide.

J’ai adoré cette lecture. J’aurais aimé avoir plus de temps à lui consacrer, mais la fièvre et la fatigue m’ont poussée à dormir plutôt qu’à lire.

Coupe des 4 maisons :
Nymphadora Tonks (2ème année) – un livre dont l’héroïne est une femme forte20 points

Cold Winter Challenge :
Cocooning hivernal
– Marrons glacés (Feel Good, gourmandise)

ABC 2022 – Lettre S

Arghentur, tome 2 : La forteresse d’argent – Sigrid Renaud

Titre : La forteresse d’argent
Saga : Arghentur, tome 2
Auteur : Sigrid Renaud
Éditeur : Gallimard jeunesse
Nombre de pages : 250
Quatrième de couverture : Depuis sa forteresse, le Maître règne désormais sans partage sur Arghentur.
Ultime espoir de Liléia et de ses alliés gagner le royaume de l’enchanteur Phisor pour y lever une armée. Mais la route est longue et périlleuse. Sous la montagne rôdent de terrifiants prédateurs, les Aquilions… Liléia et les siens parviendront-ils à leur échapper pour livrer le dernier combat contre le Maître d’Arghentur ?

Honnêtement, je ne vois pas du tout ce que je vais dire sur cette lecture, j’espère que ça viendra au il de ma rédaction. Même mon résumé sera court.

Liléia essaie de rejoindre la tour d’Arghentur afin d’affronter le Maître, pour ce faire, elle est accompagnée de ses acolytes dont Celwyn, Rajna, tout un groupe de Torques, pour ne citer qu’eux. Il y a tellement de personnages avec elle que je n’en ai pas retenu la moitié.
En parallèle, son cousin Tomas fait équipe avec les Selves, entre autres, et ils… ils… je ne sais pas ce qu’ils font… ils prennent d’assaut un avant-poste qu’ils conquièrent… pour une courte durée, puis ils fuient. De son côté également, il y a tellement de monde que je suis bien incapable d’en nommer ne serait-ce qu’un quart.

Je pense que c’est ça le problème : beaucoup trop de personnages. Ceux rencontrés dans le premier, je les ai complètement oubliés à part Liléia, Celwyn et Tomas, malheureusement eux trois jouent limite les figurants. Et ceux qui apparaissent dans ce second tome sont fadasses et aucun fait ne les différencie les uns des autres. Du coup, je ne savais jamais si untel était dans le groupe de Liléia ou de Tomas. Ça a rendu cette lecture laborieuse : j’ai passé mon temps à décrocher et à m’endormir au bout de quelques paragraphes.

Le fait qu’il y avait trop de personnages a joué sur tout : sur le rythme lent du récit, la place beaucoup moins importante des héros et même sur l’histoire puisqu’il ne se passe pas grand-chose. Il y a bien eu quelques passages où ça bouge un peu comme l’affrontement entre le dragon et Rajna, mais ça tournait court – je me suis ennuyée à mort.
Je pense que j’ai dit l’essentiel donc je conclurai en disant que j’ai détesté cette lecture.

ABC Imaginaire 2021 – lettre R :
26/26

Coupe des 4 maisons :
Carte du maraudeur (3ème année) – un livre avec une carte à l’intérieur30 points

Cold Winter Challenge :
Marcher dans la neige
– Pôle Sud (voyage, cheminement personnel, évolution)

Légendes de la garde, tome 2 : Hiver 1152 – David Petersen

Titre : Hiver 1152
Saga : Légendes de la garde, tome 2
Auteur : David Petersen
Éditeur : Gallimard
Nombre de pages : 173
Quatrième de couverture : En ce rude hiver 1152, la Garde doit faire face aux pénuries qui menacent l’existence des souris. Saxon, Kenzie et Lieam, trois gardes parmi les meilleurs, partent à travers les territoires recouverts de neige. Mené par le vieux Celanawe, ils font office de diplomates et tentent d’améliorer les relations entre les différentes cités et la Garde. Mais cet hiver-là pourrait bien être fatal à certains gardes.

Ça fait plus d’un an que j’ai lu le premier tome de cette saga. J’aurais pu emprunter celui-ci depuis longtemps, mais j‘attendais le mois de décembre afin de pouvoir profiter de cette ambiance hivernale.

Dommage que ça manquait d’un résumé du tome précédent, on en a bien un du dernier chapitre de l’automne 1152, mais ça ne retrace pas grand-chose. Heureusement, au fil des pages, les gardes nous rappellent ce qu’il s’est passé grâce à leur mission : trouver et ramener des vivres ainsi que des médicaments pour soigner Rand précédemment blessé dans les villages voisins ; c’est également l’occasion de remettre des invitations pour le sommet des chefs d’États.
Le retour ne se passe pas aussi bien que prévu : les gardes chargés de la mission tombent dans un trou… enfin seulement trois (Saxon, Kenzie et Sadie) sur cinq. Il s’avère que ce sont d’anciennes galeries creusées par les Darkheather, un clan de furet… et là, déception totale ! Le furet étant un animal exclusivement domestique et ne pouvant survivre en liberté, il est impossible que ce soit ce mustélidé.

Les dessins sont encore plus beaux que dans le précédent. Il suffit de voir l’apparence du hibou… il en va de même pour les statuts de furets ou les chauve-souris. Je n’ai pas pu m’empêcher de m’attarder dessus, j’y ai pris un plaisir fou et à cause de ça, j’ai bien failli ne pas réussir à écrire ma chronique à temps.
L’histoire est top, ça m’a tenue en haleine du début à la fin : les choses se compliquent… hormis la chute dans les souterrains, il s’avère qu’il y a un traitre à la solde de Minuit dans la cité de Lockhaven. Argh ! Et puis la fin est trop triste T_T

Un second tome bien plus intéressant que j’ai adoré. Je suis ravie de l’avoir lu.