Démons Japonais – Collectif

Titre : Démons Japonais
Auteur : Collectif
Éditeur : Editions Luciférines
Nombre de pages : 355
Quatrième de couverture : Vous pensiez avoir rencontré une jolie femme, un adorable chat ou un enfant espiègle ? Ne vous fiez pas aux apparences, car dans la mythologie japonaise, elles sont souvent trompeuses. Esprits vengeurs, fantômes tourmentés, femmes-araignées ou cannibales, kimonos hantés, chats voleurs de corps et carpes légendaires : les yōkai peuvent prendre des apparences variées, souvent inattendues. On les croise sans le savoir dans des jeux vidéo, mangas et films d’horreur asiatiques.
De nature ambivalente, les yōkai brouillent les limites entre le monde matériel et le monde spirituel. Parfois nuisibles, ils ne se manifestent jamais par hasard et pourraient être une incarnation des désordres laissés dans notre époque.
17 nouvelles fantastiques vous mèneront à la rencontre de 20 créatures surprenantes pour un voyage au cœur de la magie cachée du Japon. Grâce aux articles illustrés qui accompagnent les récits, les yōkai n’auront bientôt plus aucun secret pour vous.

Ce n’est un secret pour personne que les éditions Luciférines, c’est ma maison d’édition préférée. Je les ai découverts avec leur anthologie Maisons hantées et depuis, j’ai collectionné tous leurs livres. Je les ai quasiment tous lus et aimés de par leurs histoires autant que la qualité croissante de leurs ouvrages.

Je dois bien avouer que pour le moment, l’anthologie Démons Japonais est ma préférée – il me reste certains livres à découvrir, notamment Civilisations disparues, alors peut-être sera-t-elle détrônée, mais rien n’est moins sûr.
Elle est variée de par ses récits, les lieux où se déroule l’histoire, et le style narratif des auteurs. 17 nouvelles avec un yōkai différent à chaque fois, 20 illustrations par 5 illustrateurs pour accompagner les 20 articles sur les démons.
L’anthologie est imprimée en deux couleurs : noire et rouge, les titres ainsi que les dessins.
La couverture est magnifique et le titre en dorure ajoute à la beauté de l’ouvrage (Ce n’est pas le cas sur la l’image, mais je vous assure qu’elle est bien dorée). D’ailleurs au sujet de la dorure, je la trouve d’excellente facture : j’ai trimballé l’anthologie partout dans mes sacs pendant cinq jours (avant de la couvrir parce que le livre se cornait) et elle n’a pas pris un pet contrairement à certains livres que j’avais lu où rien que le fait de tenir la couverture en lisant avant fait disparaître la dorure.

Je vais vous présenter vaguement les histoires en évitant les spoilers, suivi de mon avis.

– La malédiction du peintre – Annabelle Blangier
Le narrateur est en cellule. Ses gardiens viennent le chercher et il les exhorte à le tuer si les choses dérape avant de revenir sur son passé et la situation qui l’a amené en prison.
On comprend dès les deux premières pages qu’il n’est pas vraiment responsable des meurtres commis et qu’une entité rôde. Par contre, on ignore laquelle ni comment elle est apparue dans sa vie et on va découvrir tout cela par la suite.
J’ai trouvé que l’histoire avait un côté très européen, ce n’était pas déplaisant et il est loin d’être le seul dans cette anthologie. C’était étrange, déroutant mais surtout, c’était captivant.

– Les fruits du jinmenju – Pierre Bruhlet
Le petit Ari est victime de harcèlement. Le groupe qui le poursuit se débrouille toujours pour le mettre dans des situations délicates par rapport aux règles de l’école jusqu’au jour où cela porte ses fruits et où Ari est puni par le directeur.
L’histoire se situe probablement au Japon, une sensation renforcée par l’ambiance du récit. Pas de grosses surprises sur cette nouvelle, je me suis simplement laissé porter par l’intrigue et j’ai adoré ça.

– Lysandre – Yvan Barbedette
Les inspecteurs Richmonds et Williams mènent l’enquête sur la mort d’une vieille femme. Une fois la scène de crime décrite, on a droit à la retranscription des enregistrements d’Amanda Williams.
Ce choix de récit est étrange, mais au combien intéressant et surtout addictif.
Tout n’est pas immédiatement compréhensible lors de la première lecture qui pose énormément de questions notamment par rapport à la fille de l’héroïne. Une fois arrivé à la fin, on a quelques explications, mais une seconde lecture de cette nouvelle pourrait apporter beaucoup au récit.

– La pêche à la carpe – Audrey Salles
Le narrateur Keiichi et son meilleur ami Yao décide d’aller chasser le poisson-esprit dont la chair a le goût d’enfant. Après leur partie de pêche, ils dorment chez le jeune chinois.
J’ai adoré cette histoire autant que les autres. Elle m’a un peu mis les nerfs en pelote, j’ai bien senti que cette histoire de pêche à la carpe cachait autre chose sans pour autant réussir à mettre le doigt dessus. J’ai passé tout mon temps à chercher le piège et la fin m’a laissé sur ma faim…

– Jeune génération – Philippe Deniel
Deux jeunes gens japonais attendent le dernier métro. Un groupe anglophone leur adresse la parole et les interroge sur l’annonce faite au haut-parleur : une simple excuse pour le retard du métro. Quand il arrive, les deux héros et la bande sont les seuls à le prendre. Étrange, d’autant qu’il ne s’arrête pas aux stations habituellement desservies.
J’ai adoré la confrontation entre les deux mondes : asiatique et occidental. Je trouve que l’auteur a bien réussi à la retranscrire. Dès le début on sait que les deux Japonais cachent quelque chose et, connaissant un peu la légende à laquelle les détails de leur apparence font allusion, je n’ai pas eu trop de mal à savoir de quoi il retournait. Mais malgré ça, je me suis laissé prendre au jeu et j’ai eu très envie de découvrir la chute de l’histoire, rien que pour savoir si cela correspondait à mes connaissances.

– Le Chant de la baleine – Lazarii
L’héroïne de l’histoire vit dans un village, sur une île ou il pleut constamment. Elle est élevée dans la culture maternelle russe, mais elle est attirée par les coutumes paternelles japonaises. C’est ainsi qu’elle découvre la légende de la baleine.
Difficile de faire un résumé de cette nouvelle qui contient beaucoup de chose : l’antagonisme entre Russes et Japonais, les coutumes japonaises, la façon de vivre de leurs ancêtres Aïnous, etc.
J’ai beaucoup aimé cette histoire, mais j’ai l’impression d’être passée à côté, peut-êter parce que je n’ai pas trop accroché à l’héroïne. Malgré cela, j’en sors charmée : j’ai adoré les passages sur la pluie qui sont très beaux, très justes. Il en va de même pour la légende de la Bakekujira racontée par Musume.

– Affamée – Noémie Wiorek
Ludivine est anorexique. Elle assiste à sa dernière séance avec sa diététicienne. Cette dernière la subjugue totalement, la conforte dans ses problèmes alimentaires et la persuade que son problème, c’est sa mère.
J’avoue que le début m’a un peu mise mal à l’aise, surtout les encouragements de la praticienne. C’est nécessaire au bon déroulement de l’histoire, mais c’est délicat comme sujet. C’est la raison pour laquelle j’ai nettement préféré la seconde partie du récit qui sonne plus fantastique.
De plus, pour pleinement apprécier ce récit, il m’a manqué des éléments sur l’origine de Takiyasha et surtout sur son père. Son histoire est contée dans l’article qui suit la nouvelle, mais j’aurais préféré la connaître avant. Je serai quitte pour la relire.

– Les Chats à longue queue – Anne Goulard
Shirô Takeda est fonctionnaire et est chargé de rendre visite aux personnes âgées de sa préfecture afin de vérifier qu’elles soient toujours vivantes. Quand il se rend chez madame Chiba, il constate qu’elle ne vit pas seule : il est accueilli par une adolescente et des chats à longues queues.
Cette fois encore, comme je connaissais le yōkaidont l’histoire fait référence, ce n’était pas une grosse surprise. Je m’attendais également à cette fin, mais le gros point fort de ce récit reste l’atmosphère inquiétante instaurée par l’auteure.

– En attendant le baveux – Johann Vigneron
Cette nouvelle se présente sous forme d’interrogatoire. La prévenue est emmenée dans une salle sans miroir pour y attendre son avocat. Elle ne veut pas rester seule et tape la discute avec le policier qui l’y a conduite. Elle est là parce que son petit ami n’a plus donné signe de vie depuis dix jours et que personne dans l’entourage du disparu ne connaissait l’existence de la jeune femme.
Elle finit par révéler qu’elle ne s’inquiétait pas de son silence parce qu’il l’avait quittée après une dispute au sujet de sa salle de bain et que ce n’est pas la première fois qu’elle vivait ça.
La pauvre raconte ses histoires avec un tel sérieux que c’en est grotesque ! J’en ai ri et ça m’a fait du bien. Un récit tellement absurde que c’en est génial. Une grande réussite pour cette nouvelle.

– La sécheresse des ventres – Tino H.Charroux
Hiromi et Keith ne parviennent pas à avoir d’enfants. Ils s’inscrivent en tant que bêta-testeur sur un nouveau protocole sonore susceptible de la faire tomber enceinte. Pour ce faire, elle doit mettre un casque spécial deux fois par jour et suivre scrupuleusement les instructions données
Un récit tout ce qu’il y a de plus normal entrecoupé d’écoute étrange et dissonante. Ça s’est laissé lire, certains passages étaient prenants, d’autres moins. J’ai trouvé les séances du protocole aussi intéressantes que désagréables. Cette nouvelle m’a laissé une sensation bizarre.

– Jusqu’à la poussière – Natacha Rousseau
Une nouvelle famille de Gaijin emménage dans la maison. Le petit garçon se rend au grenier et se lie d’amitié avec l’esprit d’un ancien kimono abandonné dans un tiroir. En retour, l’esprit s’attache à l’enfant. Les années passent, ils sont heureux jusqu’au jour où le jeune entre à l’internat du lycée.
C’est la première histoire qui est racontée du point de vue du yōkai . Le récit est magnifique : poétique, bouleversant. Les mots me manquent pour dire à quel point cette nouvelle m’a touchée. Et puis, je me suis immédiatement attachée aux deux personnages.
Un gros coup de cœur.

– Le fond des casseroles – Juliette Bas
Michiko est une adolescente boutonneuse qui déteste son apparence et envie sa meilleure amie Ayumi qui, elle, a une peau parfaite. Un soir que l’héroïne va dormir chez son amie, elle profite de l’absence de cette dernière pour chercher son secret de beauté… En vain. Pourtant quelque chose la réveille dans la nuit.
Ça s’est lu très vite et très bien. Les personnages sont bien dépeints surtout le sentiment de jalousie qui ronge  Michiko et qui augmente avec sa frustration. La scène avec leyōkai est parfaitement dégoûtante et m’a fait faire la grimace, mais tellement réaliste que je n’ai pu qu’apprécier cette nouvelle.

– Le syndrome de Bakusen – Franck Stevens
Le narrateur est médecin et arrive à la clinique Bakusen pour y travailler. Ce qui l’a décidé à rejoindre cet endroit isolé : la présence de son amie Ayaka dont il n’a plus de nouvelles. Il est accueilli par la directrice madame Higa, aussi vieille qu’effrayante. Elle lui énonce les règles de l’établissement.
J’ai beaucoup aimé cette nouvelle. l’ambiance instaurée est glaçante : une atmosphère aussi froide que dans les hôpitaux, un lieu désert et inquiétant… J’avoue que l’apparence des patients a probablement aidé.

– Dernière partie – Morgane Scheinmeer
Lucie est maître de jeu pour le jeu de rôle Hyakumonogatori Kaidankai. Jusqu’à présent, elle et ses joueurs ont vécu 99 aventures, affrontant 99 yōkai . Malheureusement, les éditeurs n’ont pas prévu le centième et dernier scénario et la jeune femme a préparé l’ultime intrigue.
Difficile d’être objective pour cette nouvelle que j’ai écrite : je l’adore forcément.

– 1945 – Aaron Judas
Le narrateur est un soldat américain de 17 ans au Japon, en 1945. Il s’est donné pour mission de trouver et sauver la belle Kumiko. Mais ses adversaires sont trop forts et il est vaincu. Ne parvenant plus à avancer, il se voit contraint de quitter le jeu vidéo 1945 pour chercher une solution sur les forums.
Ça commence comme un “récit de guerre”,donc je ne m’attendais pas du tout à ce que ce soit un jeu vidéo. Ce fut une bonne surprise.
Je savais quel yōkai intervenait dans cette nouvelle et j’ai utilisé pas mal d’énergie à essayer de chercher où l’auteur nous emmenait et quel est le lien avec le yōkai choisi. Puis y a eu le déclic, une révélation d’une telle évidence… Et pourtant génialement et progressivement mise en rapport. Je ne comprends pas comment j’ai pu mettre autant de temps pour tilter…

– L’ombre du Kabuki – Caroline Blineau
La narratrice est kuroko, vous savez ces ombres dans le théâtre kabuki chargés de se cacher sur scène pour déplacer discrètement les décors et accessoires. Elle est stressée par la performance de la troupe et craint de faire des erreurs fatales au bon déroulement de la pièce.
J’ai trouvé que cette nouvelle tournait moins autour du yōkai que du kabuki. Bon, faut pas croire, le démon japonais y joue son rôle, mais j’ai moins vu la raison de sa présence. Ça ne m’a pas empêché d’aimer ce récit et surtout l’atmosphère typique au théâtre qui s’en dégage, une ambiance d’ailleurs très différente au début et à la fin.

– Du cœur jusqu’à l’os – Alexandra Fiordelli
Anna est invitée quelques temps à aller chez ses amis Satsuki et son frère Atsuhito dont elle est amoureuse. Une fois sur place le comportement du jeune homme change, il disparaît soudainement et régulièrement.
J’ai relu plusieurs fois le début, parce que je trouvais qu’il manquait des détails sur l’histoire en elle-même comme si on sautait des passages, c’est assez déconcertant. J’ai fini par mettre un mouchoir dessus pour pouvoir profiter pleinement du récit et j’ai bien fait : quelques scènes sont assez dérangeantes dans les descriptions et j’ai adoré ça.

C’est un gros coup de cœur pour cette anthologie. J’ai adoré chacune des histoires et le gros point fort pour moi a été les articles qui suivaient chaque nouvelle et nous présentaient le yōkai choisi par l’auteur. C’était super intéressant.

Nouvelles pour Meroa – Nelly Topscher, Christian Guillerme & Emmanuel Starck

Titre: Nouvelles pour Meroa
Auteur: Nelly Topscher, Christian Guillerme & Emmanuel Starck
Éditeur: Art en mots
Nombre de pages: 70
Quatrième de couverture: Trois auteur(e)s aimant l’étrange, le fantastique et l’écriture noire ont répondu, sans hésiter, à l’appel de texte en faveur de Meroa.
Venez à la rencontre d’un Codex étrange, d’une offre d’emploi particulière, d’un spectre sur fond d’enquête et d’autres textes originaux.
Entrez, sans crainte, dans le monde de ces 3 auteur(e)s de Art En Mots Éditions.

Avant tout, je remercie Art en mots éditions ainsi que l’auteure Nelly Topscher qui m’a proposé ce recueil en partenariat. Ce fut une découverte fort sympathique.
C’est un recueil écrit par 3 auteurs. Je m’attendais donc à y trouver 3 nouvelles. Ben non, il y a 9 histoires en tout et pour tout. Ce recueil est vendu au profit de l’association togolaise Meroa ayant différents domaines d’intervention, allant de l’organisation et la santé communautaire à la protectio de l’environnement, etc. On trouve d’ailleurs tous les détails dans la préface de ce recueil.

Le codex Mathers – Christian Guillerme
Le héros achète sur internet un vieux livre pour un prix dérisoire. Lorsqu’il le reçoit, la couverture de style grimoire est semblable à la description, mais l’intérieur contient des glyphes illisibles. En le rangeant dans sa bibliothèque, un papier en tombe, cela pourrait être la clé de décryptage du livre. Étant à la retraite, le personnage principal peut consacrer une journée entière à décoder les symboles. Il en tire des phrases sans queue ni tête et il en lit une à haute voix ! Quelle erreur !
Cette première nouvelle se lit très vite, j’ai quand même été un peu freinée par quelques maladresses dans les tournures de phrases. Malgré cela, j’ai été rapidement et avec un certain plaisir plongée dans l’ambiance, suffisamment pour que je la lise d’une traite avec une grosse envie de savoir ce que la simple phrase “Jaryakat a zem, Daryeet acza” allait provoquer comme catastrophe…

Poste à saisir – Emmanuel Starck
Le narrateur travaille depuis douze ans dans la même boîte. Une fois par an, un poste en Australie est disponible et chaque année, le personnage principal postule, en vain. Cette année ne change pas si ce n’est qu’il va se plaindre à son supérieur. Cela lui réussit, il a le boulot de ses rêves et doit partir le jour même.
Ça ne sent pas du tout le piège à plein nez, du tout…
Contrairement à la nouvelle précédente, l’accent est beaucoup moins mis sur l’ambiance parce que le récit est à la première personne et qu’on entre assez vite dans le vif du sujet, ce qui me va bien. Par contre, c’est une histoire trop courte à mon goût : elle finit là où elle aurait dû commencer, c’est frustrant parce que j’ai bien aimé et j’aurais apprécié que cela aille plus loin : qui sont ces 13 ? Quel est leur rôle ?

Comprendre – Nelly Topscher
Depuis que Frédéric est mort dans un accident de voiture, Florent est obsédé par cet événement. Il ne comprend pas comment son ami a pu faire une sortie de route dans un simple virage alors qu’il est coureur de rallyes en amateur. Il retourne donc sur les lieux.
Je mentirai si je disais que je ne m’attendais pas à la chute de cette nouvelle. Je l’ai trouvé un peu trop courte pour réussir à m’imprégner de l’ambiance.

Une fois par an – Emmanuel Starck
Alexia retrouve l’homme de sa vie une fois dans l’année, douze ans jour pour jour après leur première rencontre, au même lieu que la première fois où ils se sont aimés.
On se doute bien que, si les amoureux n’ont rendez-vous qu’une fois par an, ce n’est pas juste pour le plaisir. Une nouvelle plaisante, dommage que quelques indications au début nous donnent des indices sur lequel des deux est… Chut, évitons les spoilers. J’aurais préféré être dans le doute tout du long.

De l’autre côté – Nelly Topscher
Émilie se réveille un matin et trouve dans sa cuisine sa colocataire morte ainsi qu’un inconnu qui lui propose autant qu’il la pousse à se débarrasser des gens qu’elle déteste.
J‘ai beaucoup aimé cette nouvelle mais c’est surtout la chute qui m’a plu. Pour une fois, je n’ai pas cherché le piège, je me suis juste laissé bercer par le récit et c’était agréable.

De cujus de Christian Guillerme :
L’histoire d’un arbre en une seule page…
Au moins, j’aurais appris un nouveau mot : la dendrochronologie. À part ça, je ne sais pas trop quoi en penser… Je l’ai relu à deux reprises, mais pas moyen de m’en faire une idée précise.

Le don de Nelly Topscher :
Paris détruite par la guerre. Le narrateur erre dans les rues, évitant d’être pris à parti par les patrouilles. Il a le don de pouvoir distinguer l’ombre de la mort au dessus des gens. Quand il rentre dans son abri, sa femme lui apprend une terrible nouvelle.
Le décor est super bien planté, j’ai adoré le début de l’histoire qui m’a captivée, mais la fin est presque décevante. C’est dommage.

Guerre froide de Christian Guillerme :
La première et dernière bataille d’un soldat.
Cette nouvelle se déroule sur une seule page, ça peut paraître court mais pas du tout, j’ai trouvé le format parfait pour ce que l’auteur avait à en dire. Un thème et des mots forts. J’ai adoré.

Coumba de Nelly Topscher :
Coumba déambule dans le jardin des Tuileries, sous la pluie. Elle se remémore sa vie au Niger et la manière dont elle est arrivée en France.
J’ai adoré cette nouvelle. Je me suis rapidement attachée à la pauvre Nigérienne au passé misérable, me demandant tout le long comment elle avait pu atterrir dans ce jardin pluvieux. Une histoire très loin d’être un conte de fée.

En conclusion, j’ai bien aimé ce recueil, les textes sont variés et entrent dans plusieurs catégories que ce soit fantastique, roman sombre, etc. De quoi y trouver son bonheur.

Art en mots : romances – Collectif

Titre: Art en mots : romances
Auteur: Collectif
Éditeur: Art en mots
Format: E-book
Nombre de pages: 118
Quatrième de couverture15 nouvelles de romance à lire pour la bonne cause !
Quinze auteurs d’une même maison d’édition, Art en Mots, se sont associés pour écrire un recueil de romance. Toutes les ventes, dans leurs intégralités seront reversées à l’association Sekolin’Ny Masoandro.
Découvrez sans plus attendre un recueil de nouvelles de romance, plus passionnantes les unes que les autres, et participez à une belle action !

Avant toute chose, je tiens à remercier chaleureusement les éditions art en mots qui m’ont offert la chance de découvrir ce sympathique recueil. Comme l’indique la quatrième de couverture ci-dessus, cet e-book est vendu au profit de l’association humanitaire Sekolin’Ny Masoandro qui lutte contre la pauvreté à Madasgascar.

La photo de Nelly Topscher : quand un artiste trouve la muse à travers une femme et se laisse emporter…
Une entrée en matière sympathique pour cette anthologie. J’ai bien aimé cette nouvelle, plus que le thème c’est la façon dont est amenée une fin inéluctable qui m’a plu.
Il suffit d’une soirée… De Virginie Cailleux : Hayden déprime parce qu’il a rompu avec sa copine. Ses amis le pousse à sortir avec eux, ce qu’il fait. C’est alors qu’il flash sur une nana…
Une histoire sans surprise qui s’est laissé lire.
Parier n’est pas gagné ! de Emy Lie : Titia est boxeuse et s’entraîne dans une salle, seule avec un collègue. Ils se charrient et en viennent à parier sur leur propre victoire s’ils s’affrontent. Chaque coup reçu entraîne un gage. Bien entendu, ça ne s’arrête pas au striptease.
Le langage oral est un peu trop utilisé à mon goût dans la narration. L’histoire en elle-même avait un petit côté émoustillant malgré une fin que j’ai trouvé dérangeante, la réaction de l’héroïne m’a déplu faceà une scène déplaisante au possible. Et quelques incohérences m’ont fait sourire : enlever ses vêtements avec des gants de boxe comme si de rien n’était, bof… Quand Call glisse ses mains sous ses habits, pourtant il a encore ses gants qu’il enlève après, d’ailleurs. Malgré tout cela, j’ai bien aimé ce récit.
Noir divin de Licora L. : le narrateur participe à une soirée spéciale, un moment d’amour dans le noir total avec une inconnue. Une seule règle, ne pas se parler.
L’histoire a un fort côté érotique, alternant entre passages subtils et description un peu plus précise. J’ai bien aimé mais la fin est ouverte ce qui me dérange toujours.
Luxure de Octavie Demanne : Tina, secrétaire pour le beau Carlson, en a marre de le voir se taper ses clientes alors qu’il lui plaît. Elle décide d’en faire autant.
Ça s’est laissé lire, sans plus. L’histoire manquait de surprise et de subtilité.
Rendez-vous de Alexandra LP : la narratrice, Lycia, revient au bout de vingt ans sur les lieux de son premier amour, évoquant des bribes de sa vie depuis. Son ancien amoureux sera-t-il au rendez-vous ?
J’ai adoré cette nouvelle. Elle relate toute une vie de joie, de regrets, d’actes manqués. Elle sonne juste sans être pour autant moralisatrice.
Peinture vive de Emmanuel Starck : David achète une toile sui le fascine et sur laquelle sont peints les ébats d’un homme et d’une femme. Une nuit, il s’endort et rêve que la femme sort de la peinture et lui fait l’amour.
J’ai adoré cette nouvelle. Le déroulé de l’histoire est assez prévisible, pourtant, j’ai trouvé cela intéressant. Une bonne partie du récit est tourné vers David, mais dans les derniers paragraphes, on a le point de vue de la femme et j’ai trouvé ça déroutant. Par contre, j’ai grandement apprécié la chute dans la dernière phrase qui fait entrevoir d’un autre œil l’histoire.
Rachel de Clara Rewak : le narrateur tient un bar de nuit un peu spécial avec une clientèle VIP. Au premier regard, il s’est épris d’un de ses danseuse.
J’ai apprécié l’atmosphère de cette nouvelle. Je trouve cependant que le bar manquait de description, j’aurais aimé plus de détails sur le lieu et moins d’allusions. Pendant toute la nouvelle, je me suis posée la question quant au sexe du narrateur, il m’a semblé savoir au début puis j’ai eu un doute et j’ai dû attendre la fin pour savoir.
L’amour imprévu de Laure Allard-d’Adesky : Aurore pleure. Comme ses amies l’avaient prédit, son petit copain l’a rendue malheureuse. Un moment douloureux qui permet à l’héroïne de revenir sur leur rencontre dans le métro et les moments heureux.
J’ai trouvé que cette nouvelle contrastait agreablement avec les précédentes. Pas de sexe, mais pour autant, des moments d’intimités forts : les espoirs et les rêves qu’on met dans une relation. Un récit un peu trop court à mon goût, j’en aurais redemandé de cette atmosphère apaisante. Un texte qui m’a émue, une excellente surprise et surtout un gros coup de cœur.
Te revoir de Karolyne C. : Jenna se rend à sa réunion d’anciens élèves. Elle est mariée et a deux enfants, mais elle espère tenir sa promesse vieille de vingt ans et retrouver James, son ancien amoureux.
Je n’ai pas cru à cette histoire, peut-être parce que l’auteure brosse un portrait de vie de famille heureuse… Alors pourquoi aller chercher l’aventure ailleurs si tout se passe bien ? Les regrets de ne pas être allé au bout de son histoire d’amour avec James ? Les premières années, pourquoi pas, mais au bout de 20 ans, surtout si on est bien dans son mariage… C’était prévisible étant donné que dès le début on connaît l’intention de Jenna. Ça s’est laissé lire, sans plus.
Menthe à l’eau de Orell Seewalt : Fanny décide de se venger de sa patronne qui l’a lise à pied. Elle nous relate son histoire pleine de fougue, comment elle en est arrivée à cette extrémité et on finit en apothéose avec le châtiment infligé.
Je n’ai pas accroché à cette nouvelle. Ce n’est pas l’histoire qui m’a bloqué mais le style d’écriture de l’auteur : trop familier, trop brut.
LAS VEGAS, BABY ! de Hélène Caruso : Nell et Paige sont amies, mais bien différentes l’une de l’autre. L’une est brune et d’un milieu mideste, l’autre blonde et pétée de thune. Elles décident de partir en vacances à Las Vegas, séjour payé par Paige. Nell, fascinée par son amie, s’embarque dans l’aventure.
Là encore un récit à la première personne avec son lot de familiarité, mais nettement moins que la précédente ce que j’ai apprécié. Rien ne laisse soupçonner la fin, la virée aurait pu être moins gentille. J’ai quand même bien aimé cette nouvelle.
Nuit magique de Sophie Leseure : Mel reçoit un coup de fil de son amie Celya. Cette dernière vient de rompre avec son petit copain. Les deux femmes se retrouvent chez Mel.
Je ne m’attendais pas à ce que cette nouvelle soit si courte. Pas davantage à ce qui se passe entre les deux héroïnes. C’était plaisant à lire, mais la scène a été amenée beaucoup trop brusquement, c’est dommage parce qu’une telle découverte aurait mérité un préambule plus lascif.
I’M SORRY, SO SORRY de Amandine Ré : Maya revient sur sa relation amoureuse avec Lloyd, relation pleine de secret et de jalousie qui s’est terminée trois jours auparavant.
Autant j’ai adoré le début quand l’héroïne nous parle de la manière dont la situation a progressivement basculé avec ses doutes, ses interrogations, autant j’ai détesté la fin avec la réapparition de Lloyd dont ke discours est plat et inintéressant.
Pour le meilleur et pour le pire… et le rire de Marion Fenice : Laura est mariée depuis 10 ans à Benoît et depuis qu’ils ont leur second enfant, leur vie sexuelle en pâtit. Elle décide donc de pimenter les choses en prenant des cours de bondage pendant 6 mois. Passé ce délai, elle décide de se lancer et achète des cordes au magasin de bricolage.
Cette nouvelle m’a mise en joie et j’ai beaucoup ri. J’ai ri avant la fameuse soirée en pressentant la catastrophe et comme ça n’a pas loupé, j’ai ri pendant. C’est un coup de cœur pour cette nouvelle.

Un recueil qui regroupe quinze nouvelles, différentes de par leur thème mais également par leur style, aussi plaisante que rapide à lire. Bref, il y en a pour tous les goûts. Comme c’est souvent le cas dans ce genre de lecture, j’ai préféré certains textes à d’autres, mais aucun ne m’a rebuté. J’ai passé un bon moment, j’ai bien aimé cet e-book.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Beedle le barde (Histoire de la magie – 1ère année relecture) – Un recueil de conte ou de nouvelle – 5 points

Nuits d’Alsace – Collectif

Titre: Nuits d’Alsace
Auteur: Morgane Scheinmeer, Brice Chee, Odile Avril, François Fierobe
Éditeur: Luciférines
Nombre de pages: 113
Quatrième de couvertureCigognes, tenues traditionnelles, bretzels et vins blancs, on ne saurait penser à la culture alsacienne sans l’un de ces symboles. Tout à l’Est, à la fois française et d’héritage germanique, la plaine du Rhin éveille l’imaginaire. En 4 nouvelles fantastiques, des auteurs passionnés ont exploré le passé historique d’une région à la frontière de plusieurs mondes et époques. Souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, d’un Moyen-âge superstitieux qui vit la publication du Malleus Malleficarum à Strasbourg, et de la Renaissance nordique se croisent sur une terre riche en mystères, qui n’attend que votre visite.

J’ai hésité à chroniquer cette anthologie en raison de la présence de ma nouvelle, mais j’ai pris tellement de plaisir à découvrir les autres histoires que ça aurait été dommage de ne pas vous en parler. Même si j’ai relu la mienne, il est évident que je ne donnerai pas mon avis dessus…

Comme pour Nuits de Lorraine, le recueil contient 4 nouvelles écrites par des auteurs différents. Après chaque récit, on peut trouver un petit article replaçant la légende.
Un copieux Vendredi-Saint de Morgane Scheinmeer :
Alix accompagne sa sœur et ses amis dans la forêt de Westhoffen afin de faire une randonnée et de passer une partie de ce long week-end à camper. Mais à la nuit tombée, ils se rendent compte qu’ils ne sont pas seuls dans les bois.
Puisque je suis l’auteure de ce texte, il tient forcément une place particulière dans mon cœur. Je laisserai donc à d’autres le soin de juger.
Le tour du Diable de Brice Chee :
Alena Wehrle, SS, est amenée par la Gestapo dans les locaux de la Sicherheitspolizei. Elle est questionnée par le Gauleiter au sujet de la relation qu’elle entretenait avec son ancien collègue Walsdorf et sur les travaux de recherche qu’ils menaient sur la sorcellerie.
Résumé ainsi, je ne suis pas sûre que cela donne forcément envie, pourtant, la nouvelle est captivante. J’ai été rapidement plongée dans l’histoire au point d’oublier totalement ce qui m’entourait. Au début, les noms typiquement allemands/alsaciens m’ont un peu freinée, pourtant je devrais être habituée étant originaire d’Alsace, heureusement, je m’y suis faite rapidement, cela rajoute de l’authenticité au récit.
De plus, on sent bien que l’auteur a fait énormément de recherches, ce qui m’a été confirmée hier matin. Bref, j‘ai adoré cette nouvelle.
Début de roman d’Odile Avril :
La narratrice vit à Montréal. Un jour qu’elle se repose dans un parc, elle découvre sur son bagage un vieux livre. En le feuilletant, elle découvre qu’il manque le début. Le roman est autobiographique : l’auteure raconte sa séquestration en Alsace -partie manquante du bouquin- sa libération puis sa quête de la vérité pour prouver l’existence du château-prison. L’héroïne profite des fêtes de fin d’année pour rendre visite à son frère qui vit en Alsace, et pour découvrir les bois dans lesquels se situe l’histoire du roman.
J’ai bien aimé ce récit, et ce, même si j’ai deviné une partie de la fin – heureusement pas tout et c’est cette chute qui m’a fait apprécier cette nouvelle. J’ai trouvé la narration bizarre lors de l’épisode de la Saint Étienne, un peu décousue. Ce n’est pas désagréable mais ça laisse une sensation d’étrangeté
Les démons d’Issenheim de François Fierobe :
Le narrateur et son ami Bastien mènent une discussion animée sur le retable d’Issenheim et notamment sur son interprétation Bastien tient des propos qu’on pourrait qualifier d’hérétiques, mais le plus inquiétant étant la folie fiévreuse qui commence à le gagner.
Un récit dans lequel il ne se passe pas grand chose, je l’ai pourtant trouvé intéressant : au point qu’il m’a donné l’envie de découvrir ce fameux retable (que je connaissais mais n’arrivais à visualiser, merci mon ami Google 😉 )  et de relire certains passages pour ne rien louper de cette conversation enflammée.
Plus on avance dans le récit et plus certaines descriptions sont dures et m’ont un peu dégoûtée, mais en ce qui me concerne, c’étaient les meilleurs parties, j’ai adoré ça.

J’ai adoré découvrir les nouvelles contées dans ce recueil. Elles sont variées de par leur thème mais également de par la plume des auteurs.
Tout aussi dépaysant que Nuits de Lorraine, on a beau vivre dans une région, on ne connaît pas toutes les légendes qui y ont cours. Et même si on les connaît, c’est un plaisir de les redécouvrir à travers les yeux d’auteurs alsaciens.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Histoire de la magie : Beedle le barde (1ère année) – Un recueil de contes ou de nouvelles – 10 points

Nuits de Lorraine – Collectif

Titre: Nuits de Lorraine
Auteur: Aaron Judas, Aude Cenga, Patrick Godard, Ambroise Dehaye
Éditeur: Luciférines
Nombre de pages: 90
Quatrième de couvertureLégendes urbaines ou venues du fond des campagnes, nos régions aussi ont leurs histoires à faire peur. En 4 nouvelles, le patrimoine lorrain est revisité par des auteurs bien décidés à secouer la littérature du terroir. Vous saurez tout des mésaventures d’une petite fille le jour de la Saint Nicolas, du vrai mystère de la bête des Vosges, ou des protecteurs de la cathédrale St Epvre. Les pages documentaire qui accompagnent les textes proposent un tourisme d’un nouveau genre qui, derrière ses airs inquiétants et décalés, nous rappelle les richesses du pays de la mirabelle.

Ce n’est plus à prouver, puisque j’ai tous les livres qui sont parus chez les Luciférines – ils m’en restent quelques uns à lire et à chroniquer – mais il est toujours bon de répéter que j’aime cette maison d’édition. Donc quand elle a lancé son projet Ulule pour Nuits de Lorraine et Nuits d’Alsace (qui est prévu pour septembre), je n’ai pas hésité à participer. J’ai eu la chance de récupérer mon anthologie lors des Imaginales 2018 et de me le faire dédicacer par trois des quatre auteurs.
Le but de cette collection est de faire découvrir au lecteur des légendes régionales horrifiques écrites par des auteurs locaux. Je simplifie à l’extrême mais c’est cela.

Le recueil est composé de 4 récits suivis chacun d’un texte nous présentant la légende en question.
Bête de Aaron Judas :
On commence l’histoire dans la peau d’un homme entouré de mystère et qui décide de dévoiler la vérité suite à l’assassinat d’un groupe de jeunes gens. Puis une fois l’introduction passée, on suit une journaliste, Julia. Elle a rendez-vous avec l’homme du début et on sait qu’il va lui révéler la vérité sur la Bête.
L’histoire est tellement bien faite que je me suis laissé berner dès le début. Cependant, je me suis rapidement méfiée de mes déductions que je trouvais trop faciles, mais j’ai été incapable de déterminer ce qui sonnait faux dans cette introduction. Finalement, la fin m’a prise au dépourvu, ça n’arrive pas souvent et ça rend l’histoire d’autant plus plaisante.
Les cadeaux du Père Fouettard de Aude Cenga :
La fillette, Sonia, se lève au matin du 6 décembre et découvre sous le sapin des légumes et un denier en chocolat abîmé… enfin, elle croit qu’il est en chocolat.
Impossible d’en dire plus sur l’histoire sans tout spoiler.
C’est une nouvelle courte. La fin est prévisible, mais il ne pouvait pas en être autrement. Cela n’empêche pas le récit d’être prenant et connaissant la famille de l’enfant à travers ses yeux, on ne peut que stresser pour elle.
Est-ce ainsi qu’il faille que je meure de Patrick Godard :
Le narrateur nous conte son passé et la manière dont il est devenu l’ennemi public numéro un. Il se cache dans une cabane jusqu’au jour ou la Mesnie Hellequin vient.
J’avoue que la légende de la Mesnie Hellequin ne me disait rien jusqu’à l’explication… la chasse sauvage, ça me parle davantage. J’ai trouvé le récit passé du narrateur très réaliste et juste horrible ! Je ne m’attendais à rien quant à cette nouvelle, je me suis laissé porter par l’histoire et j’ai bien apprécié.
Voix de Basilique de Ambroise Dehaye :
Katrine est une taggueuse de rue. Elle et ses acolytes entrent de nuit dans la basilique de St Epvre. Lorsque la police intervient, elle est séparée du groupe et est enfermée à l’intérieur du lieu saint. C’est alors que les saints sculptés apparaissent ailleurs qu’à leur place d’origine. Se sont-ils déplacés seuls, est-ce le délire de Katrine ?
Une question intéressante qui ne trouvera pas de réponse : l’auteur laisse au lecteur se faire sa propre idée de la fin. Personnellement, ça m’a frustrée de rester dans le doute. D’autant que ce récit appelle également d’autres questions, mais autant vous laisser les découvrir.

Trois gros points forts sont à noter dans cette anthologie :
Découvrir de nouvelles légendes, on ne les connaît pas forcément toutes, même quand elles sont de nos contrées.
Son petit prix, seulement 8,50€.
– Le troisième détail qui ajoute du cachet au recueil ; on a quand même droit à deux illustrations sympathiques pour nous mettre un peu plus dans l’ambiance. Sans compter que je n’ai pas parlé de la couverture que je trouve vraiment chouette.

C’est un coup de cœur pour cette lecture.