Entre chiens et loups, tome 1 – Malorie Blackman

Titre: Entre chiens et loups, tome 1
Auteur: Malorie Blackman
Éditeur: Milan
Nombre de pages: 397
Quatrième de couvertureImaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s’affrontent à coups de lois racistes et de bombes. C’est un monde où Callum et Sephy n’ont pas le droit de s’aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d’un rebelle clandestin.

Cela fait un moment que j’entends du bien de ce roman, j’étais partagée entre l’envie de le lire et la crainte d’une énième déception. Donc je repoussais toujours sa lecture, mais finalement, j’en ai eu besoin pour mon challenge Coupe des 4 maisons, ce fut donc l’occasion de le découvrir.

Le début ne m’a pas convaincue : encore une dystopie riche/pauvre, blancs/noirs… du vu et du revu si ce n’est que la “race” suprématiste sont les Primas, nantis et black. Avec deux héros qui viennent des deux communautés différentes et qui tombent amoureux, alors qu’ils n’ont absolument rien en commun ; je ne vois même pas comment ils ont pu s’éprendre l’un de l’autre. Je n’ai pas trouvé ça très crédible.
Quand le roman commence, Sephy a 13 ans, Callum 15. J’avoue que l’âge de l’héroïne m’a dérangée dans un premier temps, quand elle grandit, c’est mieux passé.
Sephy est fade, inintéressante, petit fille gâtée, d’une naïveté à pleurer et qui noie ses problèmes dans l’alcool… enfin, dans un verre de cidre, ce qui suffit à la rendre super joyeuse (je ne sais pas si je suis la seule, mais j’ai trouvé ça particulièrement ridicule). Je l’ai trouvée bien plus attachante à son départ pour Chivers.
Callum est plus intéressant de par son passif familial et c’est grâce à ça que j’ai eu envie de continuer ma lecture. Il fait parti de la caste des opprimés. On a droit à toutes les facettes de ce côté de la barrière : un des rares étudiants autorisé à suivre des cours dans une école Prima, agressions gratuites, mensonges médiatiques, rencontre avec les terroristes Nihils, injustice, etc.

Dans l’ensemble, ça s’est laissé lire, sans plus. Les personnages m’ont relativement laissée indifférente.
Par contre la fin m’a étonnée, elle n’est pas particulièrement surprenante ou inattendue mais je n’étais pas certaine que l’auteur irait jusqu’au bout, finalement si et c’est une bonne chose, j’ai terminé ma lecture sur une note positive.

Challenge Coupe des 4 maisons :
6ème année : Angelina Johnson
– Un livre où l’héroïne est d’origine afro – 60 points

Bilan lecture du mois de mai 2018

Bilan de lectureUn joli mois de mai pas si mal niveau lecture, même si j’aurais pu mieux faire.
J’ai lu 11 livres (1 BD, 2 mangas et donc 8 romans).
Commençons sans plus tarder:

Coup de coeur
Coup de Cœur:


Image du Blog good-winry-18.centerblog.net
J’ai adoré:


Gif heureux
J’ai aimé:


Bonne lecture sans plus
Une bonne lecture, sans plus:


Image du Blog mangapournous.centerblog.net
Ça m’a trop déçue (pas autant que ça, mais un peu quand même) :

On arrive donc à un total de 2555 pages (56 en BD, 400 en mangas et donc 2103 pages en roman).


Bilan challenge :

Challenge Rougon-Macquart : 08/20

Challenge LEAF : 35/50

Challenge Coupe des 4 maisons : 54 lectures – 3045 points

Challenge Goodreads : 51/110

Challenge Réduit ta PAL à néant (illimité) : 36/70


Actuellement, je lis :
Entre chiens et loups
Malorie Blackman
(24%)


Actuellement, je joue sur PC à :

L’Homme Maigre – Xavier Otzi

Titre: L’Homme Maigre
Auteur: Xavier Otzi
Éditeur: Luciférines
Nombre de pages: 210
Quatrième de couvertureHybride mi-homme mi-bête, Djool dissimule sa nature et vit dans la solitude d’un cimetière de campagne. Quand il ne creuse pas la terre, il explore les plaisirs de la surface, joue du blues sur sa guitare, s’autorise des virées à Lyon, se passionne pour la télévision, découvre la saveur des aliments cuisinés. Sa vie bascule le jour où il croise la route de Konrad, un taxidermiste maniaque à la recherche d’une dépouille humaine pour composer sa plus belle chimère. Convaincu d’avoir trouvé un ami, Djool lui révèle ses souffrances et Konrad lui promet d’y mettre un terme. En échange, il doit l’aider à voler un corps.
Xavier Otzi livre un récit aussi poétique que sombre, un thriller cryptozoologique où le fantastique émerge dans un univers urbain très réaliste. L’Homme maigre est un conte moderne, celui d’un individu rejeté par la ville qui, tenu en marge comme la créature de Frankenstein, cherche sa place en interrogeant notre part d’animalité.

En commençant cette lecture, je savais à quoi m’attendre : une histoire et un univers sombre le tout servi par une ambiance captivante.

Le roman est découpé en deux parties :
Dans la première (T’es quoi, l’albinos ?), on découvre le personnage principal, Djool. On le suit dans son métier de fossoyeur. On ne sait pas exactement ce qu’il est, on comprend rapidement qu’il n’est pas humain, il essaie de leur ressembler et de les comprendre. Il rencontre Konrad, un taxidermiste, avec qui il sympathise, leur relation connait des hauts et des bas.
Dans la seconde partie (Crossroads), l’empailleur a sauvé Djool qui vient habiter chez lui. Et nous offre les conclusions attendues : que voulait Konrad du fossoyeur ? Qu’est Djool ? Qu’est-il advenu de Georges Dimont, père de Toni et Konrad ?

J’ai adoré la première moitié, je suis entrée rapidement dans l’histoire. Pendant un temps, j’ai hésité à m’attacher à Djool ne sachant pas trop à quoi m’attendre avec ce personnage. Finalement, sa loyauté m’a convaincue à l’apprécier. Quant à Konrad, j’ai eu beaucoup de mal à me faire à lui, je ne l’aimais pas et même si les pensées qui nous sont partagées ne le rendait pas antipathique pour autant, je n’ai pas réussi à m’y attacher.
J’ai trouvé la seconde partie un peu plus longue, principalement parce qu’elle se passe principalement en huis-clos, du coup le rythme est plus lent. Ça ne m’a pas empêchée de passer un bon moment et de vouloir le terminer afin d’obtenir le fin mot de l’histoire.
Quant à la plume de l’auteur, elle est très agréable et fluide. Simple sans l’être trop. Les descriptions sont plaisantes et la mise en ambiance réussie.

J’ai beaucoup aimé ce thriller fantastique. Ce fut un plaisir de découvrir l’homme maigre.

Challenge Coupe des 4 maisons :
6ème année : Sombral
– Un livre que vous commencez avec des préjugés60 points

Le cœur cousu – Carole Martinez

Titre: Le cœur cousu
Auteur: Carole Martinez
Éditeur: Folio
Nombre de pages: 440
Quatrième de couvertureDans un village du sud de l’Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse…
Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s’initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d’un combat de coqs, elle est condamnée à l’errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d’enfants, eux aussi pourvus – ou accablés – de dons surnaturels.
Carole Martinez construit son roman en forme de conte: les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d’imaginer. Le merveilleux ici n’est jamais forcé: il s’inscrit naturellement dans le cycle de la vie.

J’avais lu et adoré le Domaine des murmures de Carole Martinez, du coup, pour ce roman, j’étais partagée : j’avais très envie de découvrir si le cœur cousu était aussi bien tout en redoutant le fait qu’il le serait peut-être beaucoup moins. Finalement, j’en sors assez mitigée.
Ce fut une lecture aussi longue qu’éprouvante. Déjà, j’ai mis beaucoup de temps à le lire, et cette fois, mon emploi du temps n’en fut pas cause. Il avait tout pour me plaire : un style d’écriture qui alterne entre fluidité et poésie, des descriptions plus ou moins détaillées, une histoire dense, un thème qui me tient à cœur (rejet, “sorcellerie”, fascination du personnage principal, etc.).
Malheureusement, je n’ai pas accroché. Peut-être est-ce dû à l’ambiance, ça se passe en Espagne et ça se ressent rudement, je n’ai pas réussi à m’en imprégner.

Soledad, la fille cadette de la famille Carasco, nous raconte le passé de sa mère Frasquita. Les événements importants qui ont vu grandir cette dernière, les valeurs qui lui ont été inculquées, et la manière dont elle a hérité de la malédiction familiale, malédiction qu’elle a par la suite transmise à ses filles.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que Frasquita n’a pas eu une vie facile. Sa mère était dure avec elle. Son époux n’a pas non plus été tendre avec elle, on peut même dire qu’il était un peu cinglé. Elle ne trouvait du réconfort que dans la couture et chaque tissu cousu par ses soins réparait quelque chose en elle mais aussi en ceux qui le porteraient.

Le livre se divise en trois parties :
– la première (Une rive) conte l’enfance de Frasquita, son mariage, la naissance de ses enfants, sa vie à Santavela et les relations qu’elle entretient avec les villageois.
– La seconde (La traversée) retrace son errance vers le sud après son départ de Santavela, les rencontres qu’elle et ses enfants font sur les routes, notamment les révolutionnaires espagnoles.
– La troisième (l’autre rive) relate la fin de sa vie après que la folie se soit emparée d’elle. Par la suite, chaque chapitre nous décrit les faits importants qui ont irrémédiablement changé chacun des enfants de la famille Carasco.
C’est la dernière partie que j’ai le mieux aimé, les récits qu’elle contient m’ont fascinée, et ce, malgré un dénouement parfois prévisible.

Une déception pour ce roman qui avait pourtant tout pour me plaire.

Challenge Coupe des 4 maisons :
6ème année : Ordre de Merlin
– Un livre qui a reçu plusieurs prix littéraires (au moins 2)60 points

L’atelier des sorciers, tome 1 – Kamome Shirahama

Titre: L’atelier des sorciers, tome 1
Auteur: Kamome Shirahama
Éditeur: Pika
Nombre de pages: 208
Quatrième de couvertureCoco a toujours été fascinée par la magie. Hélas, seuls les sorciers peuvent pratiquer cet art et les élus sont choisis dès la naissance. Un jour, Kieffrey, un sorcier, arrive dans le village de la jeune fille. En l’espionnant, Coco comprend alors la véritable nature de la magie et se rappelle d’un livre de magie et d’un encrier qu’elle a achetés à un mystérieux inconnu quand elle était enfant. Elle s’exerce alors en cachette. Mais, dans son ignorance, Coco commet un acte tragique !
Dès lors, elle devient la disciple de Kieffrey et va découvrir un monde dont elle ne soupçonnait pas l’existence !

Ça fait quelques mois que j’entends parler de ce manga, je l’avais feuilleté mais je n’avais pas accroché aux dessins. Ils étaient beaux mais ça me gênait, peut-être parce que certaines planches sont jolies alors que certains portraits du personnage principal sont crayonné à la va-vite pour lui faire une tête risible. En réfléchissant à ce blocage, je pense que ce qui me posait le plus de souci, c’était le fait que le style du mangaka fasse très fantasy… or, en manga, j’ai eu beaucoup de déception sur ce thème.
Ce ne fut pas le cas de celui-ci, loin de là.

On découvre Coco, une fillette de dix ans qui travaille avec sa mère couturière. Le grand rêve de l’héroïne est d’être sorcière, mais contrairement à un métier qui s’apprend, la magie est innée. Sa mère tente donc de la raisonner afin de lui éviter une déception, mais Coco est persuadée d’avoir ce don depuis qu’elle a acheté à un sorcier un cahier, une baguette et de l’encre. Le jour où elle rencontre Kieffrey, sa vie change brusquement : elle découvre son secret et s’y essaie, ce qui tourne mal.
Il la prend alors sous son aile, elle devient donc son apprentie avec ses autres élèves chez lui, à l’atelier des sorciers.

J’ai pris beaucoup de temps pour le lire, je me suis extasiée sur les illustrations qui sont juste magnifiques, même les crayonnés rapides s’insèrent parfaitement dans le récit. Les décors sont superbement détaillés.
L’univers inventé est intéressant. Dans ce premier tome, on découvre bon nombre de lieux, on évolue progressivement aux côtés de Coco, mais on sent bien qu’on est loin d’en avoir fait le tour et que le monde semble recéler encore pas mal de mystères.
Les personnages sont attachants, peut-être un peu moins Agathe, la meilleure élève de Kieffrey qui ne supporte pas que la nouvelle venue ne soit pas issue du monde magique. Je subodore que cela changera dans les prochains, mais sans certitude.

C’est un gros coup de cœur pour ce premier volume digne d’un Ghibli. Ça va être dur d’attendre le prochain.

Challenge Coupe des 4 maisons :
3ème année : Waddiwasi
(2ème validation) – 3 BDs/Mangas en 24h – 15 points
Black Butler, tome 12
Télémaque, tome 1 : à la recherche d’Ulysse