Télémaque, tome 1 : A la recherche d’Ulysse – Kid Toussaint, Kenny Ruiz & Noiry

Titre: A la recherche d’Ulysse
Saga: Télémaque, tome 1
Scénario: Kid Toussaint
Dessins: Kenny Ruiz
Couleurs: Noiry
Éditeur: Dupuis
Nombre de pages: 56
Quatrième de couverturePlus de dix ans après le départ d’Ulysse à la guerre de Troie, Télémaque, son fils, s’impatiente et décide de partir à sa recherche. Il faut dire que désormais, le temps presse : à défaut d’avoir retrouvé le corps de son père, Télémaque ne pourra pas accéder au trône d’Ithaque à sa majorité. Pire, sa mère sera obligée d’épouser un prétendant qui deviendra le nouveau roi de l’île. Plus inquiétant encore, il se murmure que Néoptolème, fils d’Achille, roi de Phthie et véritable psychopathe, a levé une armée pour envahir Ithaque et d’autres territoires de l’alliance achéenne.

Étant fan de Magic 7, je ne pouvais pas louper cette nouvelle série de Kid Toussaint.
Dès les premières pages, les dessins m’ont subjuguée : non seulement les couleurs sont vives et harmonieuses, mais la présentation est originale. L’auteur nous relate très rapidement la guerre de Troie, tous les personnages de ce mythe nous sont présentés, et ce, en très peu de planches.

Plus de dix ans ont passé depuis Troie et Ulysse n’est toujours pas rentré. La guerre menace Ithaque et ni Pénélope qui est une femme, ni Télémaque trop jeune ne peuvent y répondre. La reine doit donc se remarier mais cette annonce déplaît à notre jeune héros qui décide de partir en quête de son père disparu.
Heureusement pour lui, il ne fait pas le voyage seul, autrement, il n’aurait pas fait long feu, impétueux et insolent comme il l’est.

J’ai adoré chacun des personnages :
Télémaque est un peu stupide, à se demander s’il est vraiment le fils de l’homme aux mille ruses. Il m’a bien fait rire.
Polycaste est aussi belle qu’intelligente – elle a une classe d’enfer : toujours des positions qui le rendent encore plus jolie. J’ai adoré passer du temps à la détailler.
Je ne sais pas quoi penser de Zéphyr, j’adore son character Design, j’aimerais m’y attacher mais j’émets une réserve. Ai-je raison ou tort ? L’avenir nous le dira.
Personne est attachant, il forme une fine équipe avec Télémaque. J’attends de voir ce qu’il fera du mouton qu’il trimballe partout.

C’est un gros coup de cœur pour ce premier tome, j’ai vibré avec les personnages, j’ai beaucoup ri aussi, surtout avec Hélios.
J’ai hâte de découvrir la suite qui n’est pas encore annoncée.

Challenge Coupe des 4 maisons :
3ème année : Waddiwasi
(2ème validation) – 3 BDs/Mangas en 24h – 15 points
Black Butler, tome 12
L’atelier des sorciers, tome 1

Black Butler, tome 12 – Yana Toboso

Titre: Black Butler, tome 12
Auteur: Yana Toboso
Éditeur: Dark Kana
Nombre de pages: 192
Quatrième de couverture“Voilà qui est admirable, Monsieur. C’est ainsi que doit être un gentleman anglais.” Des cadavres ressuscités mais dépourvus d’âme se mettent à attaquer les passagers du luxueux paquebot Campania ! Tandis qu’un homme mystérieux mène l’enquête à bord, un menaçant iceberg se profile à l’horizon…

Imaginez un mélange entre the Walking Dead et le Titanic et paf, vous avez le résumé parfait de ce douzième volume… Alors j’ignore ce que l’auteur a fumé mais ça devait être de la bonne !

Ciel et Sebastian sont sur un bateau en compagnie d’Elizabeth et de sa famille, les Midford, lorsque des morts-vivants se libèrent des cercueils où ils étaient enfermés et s’en prennent à qui ? Forcément aux vivants.
On a droit à toutes les scènes les plus connues du Titanic : Ronald Knox et Grell sur la rambarde avant qui jouent aux rois du monde, la vigie qui découvre l’Iceberg et prononce les mêmes dialogues que dans le film, les compartiments inondés qui doivent être verrouillés, etc.
Bref, c’était un gros plagiat, ça m’a un peu saoulée et je ne sais pas ce qui était le pire : de savoir ce qui allait se passer ou de ne pas savoir ce que la mangaka allait reprendre comme scène.

Le point positif est qu’on découvre la famille de Lizzy, la fiancée de Ciel : ils sont trop forts et en plus, ils ont la classe ! Normal, vous me direz, quand on sait que son père est le chef de l’ordre des chevaliers d’Angleterre.
J’ai adoré les découvrir et j’aurais préféré que ce soit plus tôt, je n’en aurais que mieux apprécié leur fille.
C’est probablement le seul passage que j’ai aimé. Le reste m’a laissée froide.

En plus, quand je l’ai lu, j’étais malade avec fièvre et nausée, du coup, je n’en ai pas profité et certains épisodes amplifiaient mon malaise.
Je n’ai pas des masses accroché à ce volume, j’attends par contre de lire le prochain et de voir s’il tient les promesses annoncées à la fin de ce douzième tome.

Challenge Coupe des 4 maisons :
3ème année : Waddiwasi
(2ème validation) – 3 BDs/Mangas en 24h – 15 points
Télémaque, tome 1 : à la recherche d’Ulysse
L’atelier des sorciers, tome 1

Une autre idée du bonheur – Marc Levy

Titre: Une autre idée du bonheur
Auteur: Marc Levy
Éditeur: Versilio
Format: E-book
Nombre de pages: 402
Quatrième de couvertureQuand une vie ordinaire devient extraordinaire.
Philadelphie. Au premier jour du printemps 2010, Agatha sort de prison, mais pas par la grande porte. Après trente ans derrière les barreaux, il ne lui restait que quelques années à faire. Alors pourquoi cette évasion ?
Dans une station-service proche du campus, elle s’invite à bord de la voiture de Milly et l’entraîne dans sa cavale sans rien lui révéler de sa situation.
Dotée d’un irrésistible appétit de vivre, Agatha fait voler en éclats la routine confortable de Milly. Trente ans les séparent, mais au fil du voyage les deux femmes partagent ces rêves qu’il n’est jamais trop tard pour réaliser et évoquent ces amours qui ne s’éteignent pas.
Cinq jours en voiture à travers les États-Unis… À chaque étape, une rencontre avec un personnage surgi du passé les rapprochera du secret d’Agatha.
Jusqu’où devons-nous aller dans notre quête insatiable du bonheur ? À quoi ne faut-il jamais renoncer ?
Dans ce roman, Marc Levy réaffirme notre besoin inconditionnel de liberté et nous fait aussi découvrir un pan méconnu de l’histoire américaine.

J’hésitais grandement à lire ce livre : le résumé me plaisait bien, mais le genre roadtrip me freinait. Je m’étais essayé une seule fois à ce genre avec Sur la route de Kerouac et ce n’est pas du tout passé, ça ne me correspondait pas du tout.

Avec cette lecture, j’ai été agréablement surprise. C’était plaisant et un brin addictif.
Au début, on suit alternativement Milly, jeune femme de trente ans qui vit une existence routinière entre son meilleur ami, Jo, et son petit copain Frank avec qui elle est depuis longtemps et ne partage pas d’appartement ensemble.En parallèle, Agatha s’évade de prison après trois décénnies d’incarcération et seulement à cinq ans de sa libération. Elle prend en otage Milly et la pousse à traverser tout le pays avec elle.
Au fil des pages, on apprend la raison pour laquelle elle parcourt les États-Unis d’est en ouest, la raison pour laquelle elle a été injustement condamnée et bien d’autre détails sur ce qui l’a entraîné en prison.

J’ai adoré les personnages ainsi que leurs histoires que ce soient les deux héroïnes ou ceux qu’elles rencontrent tout au long du voyage et là, je pense notamment à Raoul ou à Quint.
On trouve dans ce récit beaucoup de coïncidences qui ont attisé ma curiosité et ont rendu, en ce qui me concerne, certains événements prévisibles.
J’ai trouvé l’histoire bien faite, et le thème du racisme tout comme de la liberté très actuel.
Bon nombre des paroles d’Agatha m’ont parlé, ont éveillé en moi ce goût de liberté qu’une routine confortable endort… au moins le temps de cette lecture.

J’ai adoré cette lecture, je l’ai presque trouvée trop courte et la fin trop rapide parce qu’au final, on ignore si Milly a repris sa vie ou a tout changé et c’est dommage, ça m’a manqué.

Challenge Coupe des 4 maisons :
6ème année : Ford Anglia volante
– un livre de type roadtrip – 60 points

Et soudain la vie bascule ! – Perrine Marche

Titre: Et soudain la vie bascule !
Auteur: Perrine Marche
Éditeur: Auto-édité
Format: Ebook
Quatrième de couvertureMaeva est une jeune adolescente de treize ans pleine de vie. Elle déborde d’énergie et pratique intensément le sport depuis quelques années. Elle a commencé à l’âge de cinq ans, emplie de motivation et talentueuse, elle a intégré une section Sport Études ayant pour objectif d’accéder au plus haut niveau, c’est-à-dire le pôle France. Ses disciplines de prédilection sont le hand-ball, et l’athlétisme, c’est bien plus qu’une passion, c’est sa raison de vivre. Un jour, elle surprend une conversation entre sa mère et sa grand-mère qui va la bouleverser. Elle quitte le domicile précipitamment et en une fraction de seconde sa vie, ainsi que sa famille, va voler en éclat.

C’est le premier livre que je lis d’un auteur auto-édité et je suis bien contente de m’y être essayée, même si ce n’était pas une surprise puisque je connaissais déjà l’histoire. Ç’a pourtant été un plaisir de le relire et d’y retrouver les personnages.

Maeva a treize ans, c’est une grande sportive et elle ne vit que pour cela. Elle a un sacré caractère et en fait voir de toutes les couleurs à ses parents. Jusqu’au jour où elle surprend une conversation entre sa mère et sa grand-mère, discussion qui change à jamais son existence. Imprévisible, elle fuit la maison. C’est alors que tout bascule.

Je couperai ce roman en deux parties : l’avant et l’après. Ce sera plus simple pour expliquer mon ressenti et surtout l’évolution de mon opinion sur les personnages.
Dans les premières pages, les relations entre Maeva et ses parents sont tendues : quoique l’un des camps fasse, l’autre explose. C’est assez étrange et si au début j’ai trouvé que ça rendait difficile l’attachement à cette famille, par la suite, j’ai bien mieux compris la raison de cette dissension. L’adolescente abuse, elle fait n’importe quoi : elle se montre égoïste, fait ce qui lui plaît sans penser aux conséquences ni aux sentiments des autres, seule sa petite personne compte. Vous l’aurez compris, dans la première partie, je n’ai pas aimé le personnage de Maeva ni celui de Théo, son petit frère tête de nœud : ils ont le même caractère de merde et je n’avais qu’une envie, leur filer des baffes pour leur remettre les idées en place.

Par contre, dans la seconde partie que j’ai nommé l’après, j’ai trouvé Maéva plus supportable, elle avait toutes les raisons de se montrer odieuse vu ce qui lui est arrivé. C’était son droit d’être en colère et têtue quant à ce qu’elle estime être le mieux pour elle et son corps ; et puis, faut aussi dire qu’elle a quand même pris un peu de plomb dans la tête… heureusement.
Par contre, j’ai beaucoup aimé sa maman, Nina, et de mieux en mieux à mesure que le récit avance. Elle en chie, la pauvre, et malgré cela, elle ne baisse pas les bras : elle se montre courageuse, tenace face à l’adversité. Elle lutte seule pour maintenir un semblant de cohésion dans sa famille. Elle m’a fait mal au cœur.
J’ai bien aimé le papa au début, mais au fil des pages, il est devenu démissionnaire et j’ai fini par le détester.
Quant à sa sœur jumelle, Laurie, elle m’a laissée indifférente au début puis je m’y suis attachée en même temps que l’héroïne s’est rapprochée d’elle.

J’ai trouvé que c’était une très belle leçon de vie.
Si l’on croit en ses rêves, si l’on s’en donne les moyens, peu importe les épreuves que l’on traverse, on peut les réaliser. Et si la vie bascule, on peut transformer ses rêves, on peut s’accomplir différemment. Il suffit d’y croire, de ne pas abandonner, de persévérer.
J’ai beaucoup aimé cette lecture. J’ai vibré avec chacun des personnages : j’ai ri, je me suis sentie triste, en colère puis triomphante.

Challenge Coupe des 4 maisons :
1ère année : Livre invisible de l’invisibilité
– un livre auto-édité – 10 points

La guerre des clans, cycle 1, tome 1 : Retour à l’état sauvage – Erin Hunter

Titre: Retour à l’état sauvage
Saga: La guerre des clans, cycle 1, tome 1
Auteur: Erin Hunter
Éditeur: POCKET Jeunesse – Best Seller
Nombre de pages: 306
Quatrième de couvertureDepuis des générations, fidèles aux lois de leurs ancêtres, quatre clans de chats sauvages se partagent la forêt.
Mais le Clan du Tonnerre court un grave danger, et les sinistres guerriers de l’Ombre sont de plus en plus puissants. En s’aventurant un jour dans les bois, Rusty, petit chat domestique, est loin de se douter qu’il deviendra bientôt le plus valeureux des guerriers…

Mon grand est fan de cette saga. Cela fait quelques mois qu’il est plongé dedans et il en est déjà au cycle III. Depuis plusieurs semaines, il me tannait afin que je m’y mette également. Juste avant moi, il a eu sa sœur à l’usure : elle qui ne lit que rarement des livres seule s’est lancée dans l’aventure et en moins de trois semaines, elle l’a terminé. J’ai commencé peu après elle, l’ai rapidement rattrapée et à partir du milieu, on a lu ensemble. C’était super sympa de pouvoir en discuter tous les trois, de supposer le futur de chaque personnage.

On suit les aventures de Rusty, jeune chat domestique qui s’interroge sur son avenir. Il est attiré par la forêt qui borde le quartier humain qui l’a vu grandir. Malgré les avertissements de son voisin, Ficelle, il y pénètre. Il rencontre alors un jeune apprenti du clan du Tonnerre, Nuage Gris, avec lequel il se bat bravement sous l’œil attentif de deux matous plus âgés dont le chef du clan. Il finit par les rejoindre. La vie de chat sauvage n’est pas aussi romantique que Rusty, nouvellement nommé Nuage de feu, a pu se l’imaginer : il y a des règles stricts qu’il doit suivre, il doit apprendre à chasser et parfois, la famine fait rage. Mais malgré tout, il est heureux de faire parti du groupe. les choses se corsent lorsque l’un des clans voisins décident de conquérir tous les territoires adjacents au leur.

Quand je repense à cette histoire, je trouve qu’il ne s’y passe pas grand chose. Pourtant, je ne me suis ennuyée à aucun moment. Ce fut une lecture agréable, addictive. Les héros sont sympathiques et attachants que ce soient les apprentis ou certains guerriers – j’adore Étoile Bleue ; les méchants sont mauvais, subtils et vicieux ; au milieu, il y a ceux qu’on n’arrive pas à placer dans une catégorie, et ce, jusqu’à ce qu’on arrive dans les dernières pages.
J’ai beaucoup aimé ce premier tome et je n’aurai pas à attendre longtemps pour la suite puisqu’on a déjà commencé le second volet…

Challenge Coupe des 4 maisons :
7ème année : Hominum Revelio
– un livre dans lequel il n’y a pas d’humains – 80 points