Le sang des 7 rois – Livre 5 – Régis Goddyn

Titre : Le sang des 7 rois, livre 5
Auteur : Régis Goddyn
Éditeur : L’Atalante
Nombre de pages : 413
Quatrième de couvertureRosa marchait les yeux fermés pour mieux sentir la nuit, la fraîcheur et le vent sur son visage. Sous le sable, un puissant fleuve souterrain se frayait un passage au sein du relief tourmenté d’un plateau englouti. Un jour, Delwynn la tuerait, elle en était certaine. Il l’avait déjà attaquée, faiblement, comme n’importe quel bébé tente d’en imposer aux adultes par petites touches, pour voir jusqu’où aller sans subir leur courroux. S’il lui avait infligé ce dont il était capable, elle aurait sans nul doute été réduite en cendres.

Ce fut une lecture difficile en grande partie par ma faute.
– J’ai lu le livre 4, il y a 4 ans.  Mettre autant de distance entre les deux tomes était une très mauvaise idée. J’ai perdu beaucoup de temps et d’énergie à me remémorer qui était tel ou tel personnage et ce qu’il avait précédemment fait. Il y a bien un index en fin de tome (et cette fois, je m’en suis souvenue dès le début), heureusement ça a un peu aidé, mais pas assez cette fois-ci.
– J’ai eu du mal à entrer dans le récit et à me concentrer sur ma lecture en raison du nombre de personnages. Il y en a autant que dans les précédents, mais chaque chapitre suit une figure différente. Ça m’a donné l’impression de partir dans toutes les directions, c’était déstabilisant. Et puis je déteste certains protagonistes et d’autres me laissent indifférente, ce qui a rendu des passages entiers laborieux. Je n’aime pas quand il y a autant de personnages, c’est la raison pour laquelle je n’accroche pas au Trône de fer et que je ne lirai pas la roue du temps.
La direction Science-fantasy que prenaient doucement les précédents livres se précise à mon grand dam.

Il se passe tellement de choses qu’il est quasiment impossible de faire un résumé, mais je vais essayer de faire un tour d’horizon très succinct.
Les sangs bleus ont eu raison des hommes aux sangs rouges : les vieillards et les enfants sont les seuls à peupler encore les villages des différents royaumes traversés. Les autres survivants servent d’esclaves. Les habitants du Goulet ont trouvé une île susceptible de fournir des ressources, mais ils doivent faire attention aux navires ennemis. Orville et Aldemond survivent difficilement dans la mer extérieure. Rosa est chargée de s’occuper de Delwynn. Fanette s’occupe d’une auberge à Gradlyn qui abrite les souterrains de la résistance des Compagnons du Verrou.

L’histoire avance bien, mais mes passages préférés étaient ceux qui apportaient des détails sur le contexte ou sur le quotidien des personnages. Ça n’apporte pas grand chose au récit finalement, mais ça rend les personnages attachants et j’adore ça.
Les cent dernières pages étaient bien plus intéressantes : depuis le début de ce cinquième livre, beaucoup de personnages font leur petit bout de chemin chacun de leur côté. Mais dans le dernier tiers, certains se rejoignent enfin et leur but devient commun.
Ça a rendu cette fin de lecture plaisante et a relancé mon intérêt pour cette saga,  Je n’attendrai pas pour lire le prochain, il est dans ma Pile àLire de septembre.

Un avis mitigé sur ce cinquième tome : une déception pour le début, mais une fin qui rattrape nettement. Probablement celui que j’ai le moins aimé depuis le début.

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