Les Charmes discrets de la vie conjugale – Douglas Kennedy

Titre : Les Charmes discrets de la vie conjugal
Auteur : Douglas Kennedy
Éditeur : POCKET
Nombre de pages : 600
Quatrième de couverture : Le destin d’une femme à travers les mutations de son temps, les mystères de l’union conjugale, l’électrique confrontation entre aspirations progressistes et valeurs conservatrices… Et l’exceptionnel talent de Douglas Kennedy. Pour ses intellectuels de parents, Hannah Buchan est une vraie déception. A vingt ans, au lieu de grimper sur les barricades et de se fondre dans l’ébullition sociale des années soixante-dix, elle n’a d’autre ambition que d’épouser son petit ami médecin et de fonder une famille. Installée dans une petite ville du Maine, Hannah goûte aux charmes très, très discrets de la vie conjugale. C’est alors que le hasard lui offre l’occasion de sortir du morne train-train de son quotidien : malgré elle, Hannah va se rendre complice d’un grave délit. Trente ans plus tard survient le 11 septembre, et avec lui le temps du doute, de la remise en question, de la suspicion. Le passé de Hannah va resurgir inopinément. Et du jour au lendemain son petit monde soigneusement protégé va s’écrouler…

Je pense que si je n’avais pas tiré au sort ce roman, il serait encore dans ma Pile à Lire, ce qui aurait été dommage. Je ne sais plus ce qui m’a poussé à me le faire offrir, mais ça a été une excellente initiative.

Hannah est narratrice. On la suit à deux époque de sa vie :
– De 1966 à 1974, on découvre ses relations avec ses parents, ses années à l’université, sa liaison avec Dan, étudiant en médecine qu’elle finit par épouser, avoir un enfant et le suivre dans de petites villes tranquilles pour sa carrière.
À partir de 2003, elle a déjà un certain âge, ses enfants sont grands et vivent leur vie. Tout est pour le mieux… ou presque jusqu’à ce que deux événements viennent briser sa quiétude.

Le récit est jonché de secrets divulgués. Il est rythmé et je n’ai pas vu le temps passer. Là où j’ai bloqué, c’est au début de la seconde partie. On a une ellipse de 30 ans, on découvre progressivement ce qu’on a loupé, mais c’est lent…
On est passé d’une fin de première partie qui nous met dans tous nos états à un début de seconde partie qui pose à nouveau les bases d’une vie tranquille. Ça m’a demandé une petite période d’adaptation, mais une fois que je suis entrée dans le sujet, j’ai eu beaucoup de mal à le lâcher.

Le personnage d’Hannah est attachant, autant que celui de sa meilleure amie Margy. J’ai apprécié les relations qu’elle a avec son père. Par contre, la mère est horriblement toxique et j’ai serré les dents plus d’une fois quand elle malmène la narratrice.
Dan m’a laissée indifférente et je l’ai même trouvé mou et inintéressant.
Il y a d’autres personnages, mais je ne vais pas en parler. Tous sont bien dépeints et ça les rend d’autant plus réalistes.

Je pourrais en parler davantage, mais je pense avoir dit l’essentiel.
La plume de l’auteur est agréable. Il arrive à distiller suspens et angoisse après des passages de calme, ce qui a rendu le récit passionnant.
J’ai adoré cette lecture et j’ai du mal à couper avec l’histoire, l’ambiance et l’impression que ça m’a laissée. Ça va être compliqué de passer à une autre lecture.

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