La joueuse de lyre – Marina Félix

Titre : La joueuse de lyre
Auteur : Marina Félix
Éditeur : Salammbô
Nombre de pages : 314
Quatrième de couverture : Corinthe, 449 av. J.-C.
Destinée à un mariage forcé avec un Spartiate brutal, Olympia choisit la mort plutôt que la soumission. Mais lorsqu’Hélios, jeune potier tourmenté, la sauve des flots, leurs vies basculent. Pour la protéger, il demande sa main.
Entre rites sacrés et cicatrices intimes, naît un amour fragile, menacé par l’ombre de l’homme qu’elle devait épouser.
Et si la musique de sa lyre devenait son arme la plus puissante pour reprendre son destin ?

Avant toute chose, je tiens à remercier Babelio ainsi que les éditions Salammbô pour la confiance qu’il m’ont accordée lors de la mass critique Babelio de septembre et qui a donné lieu à ce partenariat.

La première chose qui me vient lorsque je regarde ce livre est qu’il est beau : déjà, il a un jaspage (le premier livre que j’ai qui en a un, donc j’étais super contente), la couverture cartonnée contient des dorures qui rehausse l’illustration choisie, illustration typique des peintures sur les céramiques grecques, ce qui est cohérent avec l’époque du récit, mais aussi avec le métier d’Hélios (qui est potier).
La seconde chose que j’ai à dire sur ce roman est relativement tranquille dans le genre tranche de vie d’une grecque de l’époque… pas tout le temps, mais souvent.

Olympia est la cadette de la famille, ses trois sœurs sont mariées mais ses parents n’ont pas d’argent pour sa dot. Ils décident donc d’arranger un mariage avec Theodósios, un Spartiate connu pour être cruel et violent. La jeune femme ne supporte pas cette idée et choisit de mettre fin à ses jours en se jetant d’une falaise. Mais c’est sans compter la présence d’Hélios qui a assisté à son saut et plonge pour la sauver. Il la raccompagne chez elle puis une fois rentré, il prend la décision de la mettre totalement en sécurité en demandant sa main, ce qui n’est pas du goût de Theodósios.

On suit Olympia qui doit passer du stade de Kouré (jeune fille) à celui de Nymphé, une période pas évidente lors qu’on se retrouve marié à un homme qu’on ne connaît pas. Si ce n’est pas évident pour Olympia, ça ne l’est pas davantage pour Hélios qui a vécu un drame. Et on découvre la manière dont chacun vit cette nouvelle alliance.
Les personnages sont bien dépeints ce qui les rend attachants. Probablement parce qu’ils sont sympathiques. On s’attache beaucoup moins à Theodósios.

C’était une lecture très chouette même si ça m’a laissée une sensation étrange : le rythme de vie de nos héros est très lent, mais pressentant que le Spartiate ne lâcherait pas le morceau si facilement, c’était angoissant… même quand ils étaient chez eux. C’était paradoxale.
J’ai beaucoup aimé cette lecture, elle m’a fait énormément de bien parce que j’avais besoin d’une lecture slice of life…

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