Vert-de-lierre – Louise Le Bars

Titre : Vert-de-lierre
Auteur : Louise Le Bars
Éditeur : Noir d’Absinthe
Nombre de pages : 195
Quatrième de couverture“Olivier Moreau, un auteur de romans policiers en manque d’inspiration, décide de retourner dans le village de sa grand-mère tout juste décédée afin d’y régler certains détails. Il y renoue avec les souvenirs de son enfance, et redécouvre un étrange personnage de conte populaire local surnommé le Vert-de-Lierre, sorte d’antique vampire végétal qui le fascinait enfant. Cet intérêt va déclencher des visions et cauchemars chez l’écrivain en mal d’imaginaire ainsi que la rencontre de deux femmes tout aussi intrigantes l’une que l’autre. Olivier découvrira que cette figure païenne ancestrale est bien plus qu’un simple conte bon à effrayer les enfants …”

J’ai découvert la maison d’édition Noir d’Absinthe lors des Imaginales de 2019 – je les avais loupés à Livre Paris-, et Vert-de-Lierre était mon achat imprévu lors de ce salon. Je l’avais déjà vu tourner sur le net, et même si le résumé me plaisait, c’est surtout la couverture qui me fascinait et m’a attirée.
La manière dont la trame de l’histoire s’articule est étrange, certes une histoire rondement menée, mais le fait que le roman contient trois récits en un m’a laissé une sensation bizarre.

Le narrateur, Olivier Moreau, est un écrivain. Sa grand-mère étant décédé, il retourne dans sa maison. C’est l’occasion pour lui de mener les recherches sur la légende du Vert-de-Lierre. C’est donc son histoire qui est le fil rouge de ce roman.
Il trouve le seul recueil qui raconte ce mythe, on découvre donc un second récit.
Quant au troisième, c’est le livre qu’a écrit Rose, une jeune femme que rencontre Olivier et qui exerce une étrange fascination sur le héros.

J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, principalement parce que de ce qu’on m’en avait dit, c’était un roman féministe alors que dans les premières pages, le protagoniste masculin ne semblait pas l’être.
Par contre, du moment où j’ai entamé l’histoire écrite par Rose, j’ai été incapable de m’arrêter : c’était passionnant. Ce qui m’a surtout frappé, c’est que la plume de l’auteure se modifie, devient plus fluide et addictive.
Elle nous dépeint la condition de la femme d’une autre époque (mariage forcé, accusation de sorcellerie, traitement contre l’hystérie, etc.), sans pour autant nous donner de date, une situation injuste qui est restée pendant longtemps et si beaucoup de choses ont changé pour la femme moderne, le ressenti décrit dans le roman de Rose semble intemporel et est encore d’actualité dans notre société bien trop patriarcale.
Ça se marie parfaitement avec l’ambiance instaurée : une atmosphère victorienne dans la campagne française qui a peut-être renforcé ma sensation d’étrangeté au début de ma lecture.

Je mentirais si je disais que je n’avais pas anticipé la fin, ça ne m’a pourtant pas gâché le plaisir parce que l’important dans cette histoire, c’est le cheminement des personnages et du Vert-de-Lierre.
J’ai adoré cette lecture et je suis ravie de m’être laissé tenter.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *