Les Carnets de l’apothicaire, tome 11 – Natsu Hyuuga, Itsuki Nanao & Nekokurage

Titre : Les Carnets de l’apothicaire, tome 11
Autrice : Natsu Hyuuga
Illustration : Itsuki Nanao
Scénario : Nekokurage
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 164
Quatrième de couverture : Intrigues et poisons au cœur du palais impérial !
Alors qu’elle enquêtait sur la disparition d’une servante malade, Mao Mao découvre que la dame de compagnie de Lifa, qui est également sa cousine, complotait pour espérer prendre sa place ! Une manigance aux très lourdes conséquences…
Peu après, l’empereur en personne demande à la jeune apothicaire de l’accompagner au temple du choix, dans lequel il faut résoudre une énigme et emprunter le bon passage afin de prouver son statut d’héritier de la reine mère. Hélas, le souverain ne parvient pas à percer le secret des lieux… Mao Mao saura-t-elle comprendre le message qui s’y cache ?
Découvrez la face cachée du lieu le plus secret de la cité impériale ! Dans ce monde de femmes régi par les hommes, Mao Mao aura besoin de toute son intelligence et de tout son savoir pour démêler les intrigues de la cour… Avec son héroïne hors norme et ses décors magnifiques, ce manga événement adapté d’un roman à succès a tout pour plaire ! Et vous, aurez-vous le courage de goûter à ses délices ?

J’avais prévu de valider l’une des catégories du pumpkin challenge avec cette lecture, finalement, je trouve qu’elle ne rentre pas bien dans les cases. Donc je l’ai lu par plaisir, et c’était très bien comme ça.

À la fin du tome précédent, Mao devait aider l’empereur à passer l’épreuve qui prouve qu’il descend bien de la lignée de l’impératrice qui a conçu l’épreuve et ça a été un échec, mais elle croit avoir compris comment ça fonctionne.
Donc dans le premier chapitre, on est reparti pour passer l’épreuve. À la fin de cet épisode Mao s’interroge sur l’identité réelle de Jinshi, mais elle ne pousse pas la réflexion plus loin – c’est là que l’autrice nous glisse un teaser comme quoi elle le regretterait… et là, mon cerveau s’est emballé !
Par la suite, on fait la connaissance de l’impératrice douairière Anshi, qui est d’ailleurs la mère de Jinshi. Et on découvre l’histoire et les penchants de l’ancien empereur qui sont vraiment dégoûtants, avouons-le. Sachant que je ne suis pas pudibonde, mais ma limite a été franchie.

Alors remettons le récit dans la période historique : les mœurs n’étaient pas les mêmes, on mariait les jeunes filles tôt, dès qu’elles étaient en âge de procréer, mais y a quand même des limites à ce qu’un corps peut supporter. Et puis surtout, c’est présenté comme une situation normale et admise alors que même pour l’époque, c’était troublant. J’ai essayé de le voir tel que c’était écrit, de manière neutre sans le filtre de notre époque, mais je n’y suis pas parvenue, c’était vraiment trop dérangeant.

Mao m’a semblé moins présente que dans les tomes précédents alors que l’empereur m’a paru bien trop présent. Et le fait que Jinshi lui ressemble physiquement a cassé tout le charme du personnage.
Je suis partagée quant à ce récit. C’était très bien d’en apprendre plus sur la création de la cour intérieure, le contexte qui l’a fait évoluer, ça lève aussi le voile sur certains faits sous-entendu et ça explique bien des points sur la présence de Lishu qui était initialement la concubine de moins de 14 ans de l’ancien empereur… enfin, ça confirme juste ce que j’avais déjà compris.
Habituellement, j’aime découvrir les détails des histoires, le contexte, ce qui n’est pas dit et souvent, ça sauve mes lectures, mais pas là. C’était glauque (ce qui me pose rarement de soucis) et surtout malsain et ça, pour moi, c’est rédhibitoire. Donc je ne vais pas minimiser mon avis et être honnête avec moi-même : j’ai détesté ce 11ème tome.

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