Le chat aux sept vies, tome 1 – Gin Shirakawa

Titre : Le chat aux sept vies, tome 1
Auteur : Gin Shirakawa
Éditeur : Glénat
Nombre de pages : 160
Quatrième de couverture : Nanao et Machi sont deux chats qui vivent dans la rue. Ils se remplissent le ventre grâce aux “tables” que leur servent les humains, et vivent au quotidien au contact de la mort. À leurs yeux, les humains n’existent que pour les nourrir. Sauf qu’un beau jour, ils font la rencontre de Yoshino Narita, une jeune femme membre de cette espèce qu’ils exècrent tant. Pour elle comme pour eux, la première impression est catastrophique. Mais à terme, cette rencontre changera radicalement leurs vies à tous les trois… L’indépendance vaut-elle qu’on y sacrifie la moitié de son espérance de vie ? Ce récit en trois volumes suivra avec un regard tendre mais objectif les destins croisés de chats et d’humains et la réalité qu’ils vivent au jour le jour. Loin des caricatures des mascottes félines, tous les personnages sont décrits ici avec minutie grâce aux traits sensibles de Gin Shirakawa. Un récit universel pour mieux connaitre nos compagnons.

Cette lecture m’a mise dans tous mes états. Bon, je savais que c’était l’histoire de chats errants, mais je pensais et redoutais à la fois que le mangaka soit trop loin de la réalité face à leur situation… si seulement.

Nanao et Machi sont deux chats qui vivent dans la rue. Leurs préoccupations quotidiennes : éviter les humains qu’ils détestent, trouver à manger et un abri chaud pour la nuit.
En parallèle, on suit deux humains : Yoshino qui tient des bains publics, aidée par son frère Kippei, étudiant à la fac.
Tous les quatre ont un lien et on le découvre dans la seconde moitié de ce premier tome. Une preuve de plus que le monde est tout petit.

Les illustrations sont magnifiques, surtout les chats. Leur attitude, la position de leur corps, la façon dont ils ouvrent la gueule en miaulant, la lueur dans leur regard… c’est tellement réaliste. J’ai pris beaucoup de temps à détailler chaque image, à les comparer avec les habitudes de mes chats… j’ai cru à l’existence de Nanao et de Machi ce qui a rendu le récit encore plus éprouvant au point de me faire pleurer.

J’ai adoré les personnages.
Yoshino est touchante, son histoire est tellement triste, mais elle a une force incroyable… sauf quand il s’agit de chats.
Kippei est attachant. Il s’inquiète pour sa sœur, ça lui fout une sacrée pression, mais il fait de son mieux. Son amour des félins me l’a rendu sympathique.
On ne sait pas grand chose du passé de Machi, mais j’ai apprécié son côté protecteur et son intelligence face aux situations rencontrées.
Nanao est chou. Je l’ai sincèrement aimé, j’avais tellement envie de le prendre dans mes bras et de le cajoler. Il a une clochette au cou et les autres chats se moquent de lui, mais il ne l’enlève pas parce qu’il ne peut pas, à moins qu’il y ait une autre raison – ça le rend d’autant plus attachant.

C’est un gros coup de cœur pour ce premier tome qui m’a ému aux larmes. J’ai les deux suivants et je comptais bien les lire à la suite… mais maintenant j’hésite : j’ai beaucoup pleuré, certains passages étaient très durs – j’ai envie de lire le prochain, mais s’il est aussi difficile…

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