Histoire d’un escargot qui découvrit l’importance de la lenteur – Luis Sepúlveda & Joëlle Jolivet

Titre : Histoire d’un escargot qui découvrit l’importance de la lenteur
Auteur : Luis Sepúlveda
Illustrations : Joëlle Jolivet
Éditeur : Métailié
Nombre de pages : 96
Quatrième de couverture : Les escargots qui habitent sous l’acanthe touffue, dans la prairie qu’ils appellent le Pays de la Dent-de-Lion, mènent une vie paisible, lente et silencieuse ; ils sont à l’abri des autres animaux et entre eux s’appellent simplement « escargot ». L’un d’eux pourtant trouve injuste de n’avoir pas de nom et surtout il voudrait connaître les raisons de la lenteur.
Malgré la désapprobation de ses camarades il entreprend un voyage qui lui fera rencontrer un hibou mélancolique, une tortue pleine de sagesse, des fourmis très organisées, et gagner un nom à lui. A leur contact il comprendra la valeur de la mémoire et la vraie nature du courage, ce qui lui permettra de sauver ses camarades lors d’une aventure héroïque pour échapper à la destruction par les hommes. Un nouveau personnage inoubliable rejoint la galerie de Luis Sepúlveda. Une belle histoire qui nous montre comment redécouvrir le sens perdu du temps.

C’est une lecture courte qui s’est lue vite et le fait qu’elle soit illustrée l’a rendue encore plus rapide. En un trajet aller vers Paris, c’était plié (ou presque).

Le héros de ce roman est un escargot qui vit avec les siens dans la prairie des dents de lion, et contrairement aux autres, il se pose beaucoup de questions : pourquoi est-il si lent ? Pourquoi n’a-t-il pas de nom ? Il interroge ses congénères, mais ça dérange. Il décide alors de partir à la recherche de réponses. Et en route, il rencontre une tortue avec qui il fait un bout de chemin.

Qu’est-ce que j’en ai pensé ? Je ne sais pas trop… j’ai apprécié dans l’ensemble.
Cependant, deux détails m’ont dérangée :
ce qui le pousse à vouloir un nom. Il estime qu’on donne des noms pour tout sauf qu’il ne choisit que des exemples qui existent en multitude, genre les dents de lion. Ben, tu t’appelles aussi escargot, gars !
Il n’a jamais rencontré quelqu’un qui portait un nom pour lui servir de modèle ou le pousser à réellement s’interroger. À la limite, si l’auteur avait choisi des entités uniques comme la lune ou le soleil, ok, mais là… sa quête de nom n’a pas de sens.
– pendant son périple, il découvre l’importance de sa lenteur… cool, et donc ? Autant vous dire que je n’ai aucune idée de ce qu’il a découvert. Pourtant, j’ai relu les passages où il avait sa révélation en me disant que j’étais passé à côté, mais ça n’était pas plus clair. J’ai trouvé ça exaspérant, surtout que c’est l’énigme principale de ce livre.

Donc je suis restée sur ma faim.
En ce qui concerne les illustrations, j’ai beaucoup aimé, elles étaient très chouettes et se mariaient parfaitement avec le récit.
C’était une lecture plaisante, sans plus.

Contes et Légendes des Amérindiens – Alice Lefort & Marilyn Plénard

Titre : Contes et Légendes des Amérindiens
Auteur : Alice Lefort & Marilyn Plénard
Éditeur : Magellan & cie
Nombre de pages : 254
Quatrième de couverture : Ce recueil rassemble des mythes d´origine des Amérindiens du Nord, des contes et légendes des fameuses nations cherokee, sioux, apache et algonquine ou des méconnus Koasati, Tsetsaut et Lillooet. L´univers des peuples premiers d´Amérique du Nord est ici balayé, dans une version française fidèle à ses sources, du sud au nord et d´est en ouest, des États-Unis au Canada, pour mieux faire découvrir l´âme indienne longtemps bafouée, un mode de vie poétique, guerrier, mystique, vivant, intimement lié à la nature éclatante, où l´humain, aucunement prédominant, est un animal comme les autres.
Classés par thèmes, tels que la création du monde, les saisons, l´homme, les animaux ou les objets et les rites, ces histoires nous emportent dans une autre dimension, celle d´un univers infini, reliant les hommes aux esprits.

Je vais être rapide et concise quant à cette lecture parce que d’un, il est tard (un peu plus d’1h du mat au moment où j’écris cette chronique) et je suis fatiguée et de deux, je n’ai pas grand-chose à en dire, je vais donc aller à l’essentiel.

C’est un recueil de contes issus de différentes tribus amérindiennes (elles sont d’ailleurs précisées sous le titre, ce que j’ai apprécié). Je ne connaissais aucune des légendes et très peu des peuples cités. Ça porte sur une dizaine de thèmes : la création, les saisons, les éléments, les hommes, les animaux, les rites, etc. Je ne vais pas tous les citer, mais vous voyez un peu l’idée.

Ce sont des récits courts : certains ne font que quelques lignes, et je crois que le plus long doit faire dans les 3 ou 4 pages. L’avantage, c’est que ça se lit vite. L’inconvénient, c’est que ça m’a laissé une sensation de superficialité. Le message à la fin de chaque légende est clair et m’a parlé, pourtant on n’entre pas dans les détails et ça m’a frustrée.

J’ai apprécié le format : avec des pages tout en longueur, une police de caractères assez grande. Quant aux illustrations qui parsèment le récit, elles étaient sympathiques, classiques.
Bref, c’était une lecture plaisante, sans plus.

Sœurs d’Ys : La malédiction du royaume englouti – M.T. Anderson et Jo Rioux

Titre : La malédiction du royaume englouti
Saga : Sœurs d’Ys
Scénario : M.T. Anderson
Illustrations : Jo Rioux
Éditeur : Rue de Sèvres
Nombre de pages : 224
Quatrième de couverture : Pour ériger les remparts qui protègent Ys des flots tumultueux, la reine Malgven a eu recours à la magie. Sa mort brutale et mystérieuse laisse ses deux fifilles inconsolables et les éloigne l’une de l’autre. Rozenn, héritière du trône, entre en communion avec la nature et s’apaise dans les landes ; Dahut, la cadette, se délecte de la vie fastueuse de la cour et se compromet dans ses intrigues. Mais derrière les murs immenses de la cité se cache un passé lourd de sombres secrets. Le jour où le lien entre les sœurs se rompt définitivement, elles entraînent dans leur chute le destin d’Ys, et les monstres tapis dans l’ombre surgissent alors en pleine lumière.

Quand j’ai vu cette bande-dessinée à la médiathèque, j’ai hésité à l’emprunter.
La couverture me bottait bien et les illustrations sont tout aussi sympathiques.
En va-t-il de même pour le scénario ?

L’histoire s’ouvre sur le récit du roi Gradlon : il conte à ses deux filles sa rencontre avec leur mère, qui vient de décéder. Grâce à la reine, la cité d’Ys est restée prospère, par des procédés plus que malhonnêtes, semble-t-il. Mais maintenant qu’elle n’est plus là, qui va prendre la relève ?
Les deux princesses sont aussi différentes l’une que l’autre ? L’aînée, Rozenn, est sauvage et proche de la nature. La cadette, Dahut, se montre érudite et développe des talents hors du commun, mais ça a un prix. Une telle différence les sépare depuis qu’elles ont perdu leur mère.

Le scénario est intéressant. La trame cohérente et l’intrigue est rondement menée. J’ai lu d’une traite cette bande-dessinée tellement c’était fluide et passionnant.
J’ai aimé les deux princesses. Leur caractère est à l’opposé l’un de l’autre, leurs choix et leurs actes sont contestables pour différentes raisons, pourtant je les comprends et j’ai même fini par les plaindre.
Dans les premières pages, j’ai eu un peu de mal à me faire aux illustrations, pourtant ce style artistique fait le charme de cette bande-dessinée. J’ai fini par les adorer autant que cette lecture.

L’homme volcan – Mathias Malzieu

Titre : L’homme volcan
Auteur : Mathias Malzieu
Éditeur : Flammarion
Nombre de pages : 26
Quatrième de couverture : « L’Homme Volcan » relate l’histoire, tendre et mélancolique, d’une jeune fille qui vit les retrouvailles d’avec son petit frère, mort quelques temps plus tôt en tombant dans un volcan, et qui revient la visiter sous la forme d’un fantôme incandescent.
« L’Homme Volcan » est un livre animé écrit par Mathias Malzieu, sur une musique originale signée Dionysos. Servi par un moteur de lecture innovant, le récit vole au-dessus de brumes dévoilant par touches l’univers pictural de Frédéric Perrin, composé d’une série de peintures animées et interactives qui viennent rythmer le texte au même titre que la musique.

Une fois de plus, je n’ai pas eu beaucoup de temps à consacrer à cette lecture. Pour trois raisons : une fin de stage compliquée, un mémoire et une soutenance à préparer et la COVID qui m’a frappé de plein fouet et a tenté de me clouer au lit, mais comme je suis complètement timbrée, j’ai fait fi des messages que me transmettait mon corps et je me suis épuisée à la tâche.
Donc les moments où j’ai pu me plonger dans ce petit conte sont peu nombreux, mais ça s’est lu très vite.

Lisa a été visitée un volcan avec sa mère et son intenable frangin. Ce dernier tombe dans le volcan. Dois-je vraiment préciser qu’il meurt ? Quatre ans plus tard, il réapparaît sous forme de fantôme minuscule.
C’était trop court et les personnages ne sont pas assez détaillés pour que je m’attache à eux.

Le récit est sympathique, il n’y a qu’une scène qui m’a laissée perplexe… assez malaisante quand on sait que même fantôme, c’est un gamin !
J’ai bien aimé cette lecture, c’était plaisant à lire et j’ai surtout apprécié la chute.

Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler – Luis Sepúlveda

Titre : Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler
Auteur : Luis Sepúlveda
Éditeur : Métailié
Format : E-book
Nombre de pages : 126
Quatrième de couverture : Une mouette mazoutée atterrit sur un balcon et, avant de mourir, confie l’œuf qu’elle vient de pondre à Zorbas, le chat de la maison. Il lui fait la promesse solennelle de protéger Afortunada, le poussin orphelin, et de lui apprendre à voler… Plutôt embarrassé par cette mission insolite, le matou va s’en acquitter avec l’aide des autres chats du port. Un ouvrage attachant, mêlant tendresse et humour, et qui, en quatre ans, est déjà devenu un classique.

J’avais besoin d’une lecture simple, rapide et sympathique. Comment pouvais-je savoir que ce roman avait les caractéristiques désirées sachant que je ne connaissais pas l’auteur ? C’était un pari sur deux facteurs :
– il n’y a pas beaucoup de pages.
il a inspiré le film d’animation La mouette et le chat que je connais bien puisque ma fille l’a beaucoup regardé à une époque. Mon souvenir en est très lointain, mais il était très bien, à part un détail qui me chipotait sans me rappeler lequel jusqu’à ce que ma fille me dise que la mouette était énervante. Ouiii ! C’est ça ! Heureusement, ce n’est pas le cas dans le roman.

Pour la petite histoire : Kengah la mouette remonte à la surface et est pris dans une marée noire. Ses ailes et son corps sont englués. Elle parvient à voler jusqu’à Hambourg où elle s’écrase sur le balcon du chat Zorbas. Elle se sent mourir et lui fait promettre de s’occuper de son œuf. Dans la précipitation, le félin bien sympathique accepte puis file chercher de l’aide auprès de ses congénères, les chats du port.
Quand il revient avec ses amis, la mouette est décédée et il trouve un œuf sous elle. Va-t-il tenir sa promesse ?

Le récit en lui-même est vraiment chouette. Ça s’est lu tout seul. Et même si je connaissais le pitch et les différentes péripéties que rencontrent nos héros, j’avais hâte de savoir comment ça allait tourner pour eux.
Les personnages sont haut en couleurs… un peu stéréotypés, mais pour le coup, ça fait le charme de cette histoire. J’avoue que celui qui m’a un peu gonflée, c’est Colonello avec ses sempiternels « vous m’ôtez les miaulements de la bouche ».
Dans le roman, la mouette Afortunada est plutôt effacée. Elle est là, mais ne prend pas autant de place que dans l’animé.

J’adore la plume de l’auteur, elle est fluide. Il a des mots qui sonnent justes et certains passages m’ont émue. Quand des avis sont émis sur l’homme et ses actes (le pétrole déversé dans les mers, l’exploitation des animaux, etc), j’étais plutôt d’accord… en tout cas, ça résonnait en moi.

En conclusion, c’est un pari gagné : j’ai adoré cette lecture. Il faudra que je teste d’autres romans de cet auteur.