Le père Noël assassiné ! – Kenneth Bögh Andersen

Titre : Le père Noël assassiné !
Auteur : Kenneth Bögh Andersen
Éditeur : Pocket
Nombre de pages : 381
Quatrième de couverture :
Plus de sapins, plus de rennes, plus de lutins et surtout plus de cadeaux ! Le 1er décembre, le Père Noël a été assassiné par un monstre sanguinaire, et ses petits assistants massacrés par une horde de créatures maléfiques. Depuis, la magie de Noël a laissé place à l’effroi. Mais comment sauver Noël, quand la seule personne assez puissante pour combattre cette malédiction n’était autre que le Père Noël lui-même ? Katrine, Frederik et Jesper ont vingt-quatre jours pour empêcher l’humanité de s’enfoncer à jamais dans les ténèbres…
L’assassinat du Père Noël.

Je ne m’attendais pas à une telle lecture. Je pensais que suite à l’assassinat du père Noël s’ensuivrait une enquête bateau menée par des adolescents pour découvrir l’auteur de ce crime. Ben non.

Le meurtrier ne se cache pas, bien au contraire et il continue son œuvre chaotique en faisant assassiner tous les lutins à travers le monde. Seul Aruld et le renne Rudalf s’en sortent et ils vont chercher l’aide de Frederik et Katrine, deux ados qui sont depuis toujours sur la liste des enfants sages. Accompagnés de leur meilleur ami Jesper, ils vont tenter de sauver Noël.

Les personnages sont sympathiques et attachants. J’ai apprécié leur relation, elle est mise en avant de manière intelligente : saine et agréable. Elle fait la force de cette histoire.
Malgré cela, ce n’est pas un roman à mettre entre toutes les mains. Il est sombre et pas très gai.
Certaines scènes sont gores. Les scènes de massacre ou de champs jonchés de cadavres ne nous sont pas épargnées. C’était assez angoissant : j’avais beau me dire que nos héros allaient réussir, franchement, jusqu’à la fin, je ne voyais pas comment. Ça laissait très peu d’espoir, ou de légèreté ce qui en cette période de fête n’est pas toujours évident à gérer. Ça m’a bien convenu au début et plus j’approchais de Noël, plus c’était compliqué de me pencher dessus.

On pourrait se dire que ça ne m’a pas plu, ben si. J’ai beaucoup aimé cette lecture qui m’a fait passer par tout un panel de sentiments. La fin étant ouverte, je me demande s’il y a un second tome.

Les Loups-Garous de Thiercelieux, tome 1 : Lune rousse – Paul Beorn & Silène Edgar

Titre : Lune rousse
Saga : Les Loups-Garous de Thiercelieux
Auteurs : Paul Beorn & Silène Edgar
Éditeur : Castelmore
Format : E-book
Nombre de pages : 261
Quatrième de couverture : L’une vit le jour, l’autre vit la nuit…
1846. Un soir d’automne, le ciel est rouge au-dessus du village de Thiercelieux.
Lapsa et Lune ont grandi ensemble mais cette nuit-là, l’appel de la lune rousse va les séparer. Lapsa découvre qu’on lui a menti sur la mort de ses parents et se jure de découvrir la vérité. Lune se lance à la poursuite d’un loup noir, jusqu’à un coffre caché sous un rocher. À l’intérieur : des masques de loups, un poème oublié qui parle de vengeance…
Un masque sur le visage, la jeune fille se sent soudain investie d’une force animale. Elle fait le serment de lutter contre les injustices qui frappent le village.
Mais la malédiction des loups, surgie du passé, ne risque-t-elle pas de bouleverser Thiercelieux et de les dépasser toutes les deux ?

J’ai mis un temps fou à lire ce roman : 3 semaines. Ce n’est parce qu’il était compliqué, ou inintéressant, mais je n’ai pas réussi à entrer dans le récit.
J’ai joué au jeu de société les loups garous de Thiercelieux les premières années de sa sortie, peu après 2001, parce qu’on était un gros groupe d’amis et qu’on n’avait peu de jeux qui nous permettait de jouer tous ensemble. Il n’y en avait que 2 : Elixir et les loups garous de Thiercelieux. On a donc souvent alterné entre les deux.

J’étais donc curieuse de découvrir la vision de Silène Edgar et Paul Béorn (qui a priori, est également celle des créateurs du jeu). J’avoue que je ne la partage pas. Pour moi, c’était un univers inquiétant… quand la nuit tombe, les monstres sortent… à la fin du tour, on se concerte, on vote, avons-nous trouvé l’un des loups-garous ou avons-nous condamné un innocent ? Si on a ouvertement soupçonné un vrai loups-garous, serons-nous sa victime la nuit suivante ?
Là, les loups-garous sont gentils… ce sont 3 jeunes du villages qui n’ont pas eu la vie facile ou qui sont en colère et ils s’en prennent aux villageois qui se comportent mal. Il y a bien un quatrième larron beaucoup moins sympathique.
Mon avis instinctif sur ce dernier était bien différent de celui des personnages principaux et je me suis doutée de son identité vers la moitié du roman. Tout était cohérent, mais quelque chose me dérangeait.

Les personnages sont sympathiques, suffisamment pour qu’on les trouve attachants.
Le récit est bien ficelé : cohérent et fluide.
Le binôme Paul Beorn et Silène Edgar fonctionne bien, comme toujours.
Malheureusement, la sauce n’a pas pris.Ça a été une bonne lecture, sans plus.

Messe noire – Peter Straub

Titre : Messe noire
Auteur : Peter Straub
Éditeur : Bragelonne
Nombre de pages : 336
Quatrième de couverture : Dans les années soixante, un gourou au charisme sulfureux invite ses jeunes disciples à pratiquer un rituel secret, une sorte de messe noire dans un champ isolé près de leur campus. La situation dérape très vite et il ne reste de cette nuit qu’un cadavre démembré, ainsi que le traumatisme profond partagé par les survivants. De nombreuses années plus tard, l’horreur hante encore ce groupe d’amis autrefois inséparables… qui vont bientôt se confronter de nouveau à l’épineuse question de la nature même du mal

Abandonné

J’ai lu 28% de ce roman, j’ai lutté pour avancer, mais j’ai finalement décidé d’abandonner.
Il y a plein de points qui m’ont poussé à lâcher cette lecture. Si vous trouvez que c’est malvenu de chroniquer un livre qu’on n’a pas réussi à terminer, pas même à arriver à la moitié, je vous invite à passer votre chemin. Je trouve que si, avant la moitié du bouquin, y a autant de problèmes, autant prévenir les futurs lecteurs de ce qui les attend.

Si je devais résumer ce bouquin en quelques mots : un foutoir sans nom.
L’histoire ? Ça va être compliqué de vous pitcher le truc.
Il n’y a pas de chronologie, donc on ignore quand se déroulent les événements et c’est dur de résumer. Je vais faire au mieux.
Le narrateur revient sur un événement survenu lorsqu’il est en fac : ses amis ont suivi un gourou, Mallon. Un soir, ils l’ont accompagné et l’un des étudiants présents est mort, démembré ; d’autres se sont envolés. Que s’est-il passé ? Mystère. Quelques années plus tard, le narrateur va tenter de découvrir ce qui est arrivé.

Pas envie de me casser plus la tête que ça, donc je vais lister les points qui m’ont le plus exaspéré :
– quand il parle de ses amis, il passe systématiquement et sans raison de leur prénom à leur surnom : vous me direz, c’est pour éviter les répétitions… ben non, même pas. Pendant plusieurs paragraphes, il va l’appeler par son prénom, et le paragraphe suivant par son surnom… ce qui ajoute énormément à la confusion et à l’effet brouillon du récit

incohérence dans le récit : au début, l’auteur nous dit que son pote Howard est enfermé dans un hôpital psychiatrique depuis le fameux soir ou Hayward a été tué et démembré. Dans le chapitre 2, il nous sort que sa femme et lui voyaient régulièrement ce fameux Howard et sa femme… et y a d’autres incohérences, mais c’est celle qui a le plus retenu mon attention.

écriture insipide : un récit très factuel, sans émotions donc on ne s’attache ni au narrateur, ni à ses amis. Dans le résumé, ils parlent quand même d’un traumatisme ! C’est un terme fort et rien ne ressort de ce récit. Il est classé en terreur… l’auteur a vaguement tenté de nous lancer des os à ronger histoire qu’on ait envie de découvrir ce qu’il s’est passé ce fameux soir, mais c’est tellement mal amené que de mon côté, ça n’a pas pris. Le narrateur est quand même auteur, on pourrait se dire qu’il est censé nous pondre une récit fluide, ben non.

– enfin, le dernier point et pas des moindres : les personnages. Au secours ! Ils sont inintéressants au possible, ennuyeux serait le terme exact.
Des personnages apparaissent comme un cheveux sur la soupe. Ils ont peut-être déjà été nommé ultérieurement, mais sans contexte et on est censé 30 pages plus loin se rappeler qui c’est ? Même la relation avec les personnages n’est pas établie (à part pour le père de l’Anguille), parce que c’est une information que mon cerveau over_mentally_charged retient car il considère ça comme important. Je veux bien qu’il puisse y avoir un ou deux ratés de mon côté, mais pas autant que là.
Parlons de Mallon le fameux gourou ! Une vaste blague… il a un charisme proche du zéro absolu. Donc pour moi, ça n’a aucun sens qu’on puisse le suivre… il n’est absolument pas crédible !

– ce roman est classé en fantastique. Le seul détail un peu fantastique qui est vaguement sous-entendu assez tôt, ce sont les extraterrestres… je me suis dit qu’ils n’allaient quand même pas nous faire ça ? Comme je l’ai abandonné, je ne saurai pas le fin mot de l’histoire, ce qui me va bien.
Donc le seul point fantastique à mon sens est qu’ils aient osé publier une merde pareille !
Oui, je suis exaspérée. C’est une grosse déception pour cette lecture qui n’a pas répondu à mes attentes.

Un Jeu Interdit, tome 1 : Le Chasseur – L. J. Smith

Titre : Le Chasseur
Saga : Un Jeu Interdit, tome 1
Auteur : L. J. Smith
Éditeur : Michel Lafon
Format : E-Book
Nombre de pages : 282
Quatrième de couverture : Afin d’organiser la fête d’anniversaire la plus éblouissante de l’année, Jenny décide de préparer pour ses invités une aventure extraordinaire. Dans le nouveau magasin du quartier, un énigmatique vendeur aux yeux bleus la dirige immédiatement vers « le Jeu », une expérience unique… Alors qu’elle construit le plateau avec ses amis, Jenny comprend, trop tard, les véritables règles de ce jeu. Transportés dans un monde parallèle, ils vont devoir franchir une par une les pièces d’une maison maléfique, affrontant au cours de ce voyage infernal leurs pires cauchemars.
S’ils n’y parviennent pas avant l’aube, ils resteront emprisonnés dans la maison pour toujours, à leurs risques et périls.

Lecture abandonnée à 30%

J’ai longtemps hésité avant de laisser tomber ce bouquin, mais je n’ai pas beaucoup de temps ni suffisamment de liberté d’esprit pour m’infliger un tel ennui des semaines durant.

Pourtant, l’idée de base me plaisait bien :
Jenny organise une fête d’anniversaire pour son petit-copain Tom. Dans une obscure boutique vendant des jeux de société, elle se procure un jeu dont elle ne découvre les règles que le soir avec ses amis. Le but : arriver au sommet de la tour. À chaque palier, ils doivent affronter un de leur cauchemar.
Donc ils assemblent la tour, ils notent sur un papier leur pire cauchemar et les déposent face cachée à chaque étage.
Pas besoin d’être un génie pour comprendre ce qui va arriver : on est en plein isekai et qu’ils vont être transportés dans le jeu.

Malheureusement, ça n’a pas tenu ses promesses. Les personnages sont insipides. Aucune alchimie entre eux. Leurs cauchemars sont nuls. C’est peut-être parce que c’est très mal raconté ou trop clichés. Le seul intérêt aurait pu être le grand méchant, mais il est mièvre en amoureux transi. Il m’a gonflée.

La plume de l’autrice est très inégale : parfois elle va au fond des choses et c’est vraiment bien écrit, mais le plus souvent, c’est superficiel et immature – je me suis demandée si elle avait 15 ans quand elle a écrit son roman.
Bref, je ne vais rédiger un roman sur ce qui m’a déplu donc je conclurai en disant que je n’ai pas aimé cette lecture, c’était une perte de temps, donc j’ai préféré l’abandonner.

Ombrane – Bastien Lextrait & Julien Hanoteaux

Titre : Ombrane
Scénario : Bastien Lextrait
Illustrations : Julien Hanoteaux
Éditeur : Akileos
Nombre de pages : 64
Quatrième de couverture : À travers les propos d’un conteur, nous vous proposons de suivre l’épopée tragique d’Ombrane, une mystérieuse créature éphémère née de la nuit, destinée à arpenter le monde et assister au déclin du royaume des Hommes, avant de disparaître avec eux. Durant son voyage, elle liera un attachement profond à ces derniers et partagera leurs émotions qui iront des plus petites joies du quotidien aux plus grandes peurs existentielles.

J’ai pris cette bande-dessinée parce que les illustrations me plaisaient et j’étais sûre qu’elles plairaient tout autant à ma fille.
Je crois que je n’avais pas lu la quatrième de couverture ou peut-être qu’elle ne m’évoquait rien.
Maintenant que c’est lu, le récit ne m’inspire pas grand-chose.

Un groupe d’humains se regroupe autour d’un feu dans le 7ème sous-sol. Le plus ancien leur compte l’histoire d’Ombrane, la première Noctale à être apparue sur terre.
Elle parcourt le monde pour le découvrir et plus elle avance, plus il se détériore.
En parallèle, un des hommes des souterrains remonte chaque sous-sol vers la surface.

Ça a un côté très poétique, mais aussi très fataliste. J’ai trouvé intéressant le cheminement de l’héroïne. Chaque situation est pire que la précédente et mène l’homme à sa perte.
Donc l’analogie en fait un thème plutôt actuel, mais ça finit de manière abrupte, et je suis restée sur l’impression qu’il manquait une chute, un message. Je suis un peu restée sur ma faim.

Comme dit plus haut, les illustrations m’ont énormément plu. Les couleurs sont harmonieuses. Je me suis pris du temps pour les contempler, et c’était un plaisir.
Il se fait tard et je n’ai rien d’autre à dire sur cette lecture, je vais donc conclure : je l’ai beaucoup aimée. Il faudra que je regarde s’il y a d’autres titres de ces auteurs.