Noël, avalanche et hésitations – Rose Mia

Titre : Noël, avalanche et hésitations
Auteur : Rose Mia
Éditeur : Hugo & Cie
Nombre de pages : 358
Quatrième de couverture : Pour Lila, qui tient une supérette de station de ski, Noël rime avec “joie indicible que rien ne peut gâcher”.
Pour Matthew, médecin tatoué aux allures de bad boy, Jingle Bells est une mélodie venue tout droit des Enfers.
A priori, ces deux-là n’ont rien à faire ensemble et ce n’est certainement pas la magie de Noël qui va les réunir. C’est une avalanche, haute comme un immeuble, qui leur fonce droit dessus !
Dans cette romance totalement déjantée vous trouverez :
– Des références cultivées à Rambo et Predator
– Une avalanche qui fout les jetons
– Un secouriste qui se prend pour un ninja
– Des cadres faits main avec des bouts de bois et des trombones
– Des conversations intimes à la lueur des bougies
Avertissement : Bien que cette histoire soit une romance de Noël, certains événements survenant sous un plaid sont réservés à un public averti.

Séverine m’a offert ce roman dans le calendrier de l’avent qu’elle m’a fait et elle m’a même créé une feuille de route afin que je puisse le lire du 1er au 31 décembre… c’était une excellente idée, mais c’était sans compter mon emploi du temps surchargé combiné à une grosse fatigue.
De plus, je lisais en parallèle le père Noël assassiné donc me dégager du temps pour les deux, c’était compliqué.
Assez rapidement j’ai compris que cette lecture se découpait en deux temps : avant et après Noël donc je pouvais aisément prendre mon temps.

Lila travaille en tant que caissière dans une boutique non loin d’une station de ski. Elle adore Noël. Ce 24 décembre, elle bosse jusqu’à 20h, mais hors de question de dépasser ce délai ne serait-ce que d’une minute. C’est sans compter l’arrivée de Mathieu, jeune médecin qui vient chercher des provisions avant sa garde. Il déteste Noël et est bien décidé à embêter notre héroïne en repoussant la fermeture du magasin.
Cette situation est finalement une chance pour nos deux héros : s’ils avaient été dans leur voiture, ils avaient peu de chance de survivre à l’avalanche qui s’abat sur eux.

Une partie est en huis-clos : Lila et Mathieu tentent de tenir le temps que les secours débarquent. Ils font connaissance : l’occasion de découvrir la raison pour laquelle il déteste Noël, d’en connaître davantage sur la relation amoureuse et malsaine qu’elle entretient avec Julien, son ami d’enfance pour qui elle est toujours la cinquième roue de carrosserie.
La seconde partie se déroule après : Lila est blessée, Mathieu l’évite pour ne pas la faire souffrir… et le jeu du chat et de la souris commence.

C’était une lecture plaisante, portée par la plume de l’autrice que j’ai trouvée agréable, et légère. Légère dans la manière dont le récit est raconté, pas dans les faits.
Les sujets abordés sont quand même graves : le passé de Mathieu et le syndrome post traumatique qui en découle, la relation toxique de Lila… mais ils ne sont pas traités de manière lourde, on ne tombe pas dans le pathos.

Les personnages sont attachants, malgré quelques réactions qui m’ont un peu fait grincer des dents : genre Lila qui se déshabille dans la salle d’auscultation pour que Mathieu soit obligé de rester… moyen tout ça.
Une scène de sexe dont je me serai bien passé. En temps normal, ça me saoule déjà parce que je trouve que ça fait un peu voyeuriste, mais alors là, clouée au lit par la grippe, ça m’a encore plus exaspérée.
Donc ça, ce sont mes deux bémols, mais ça ne m’a pas empêché de passer un bon moment et de beaucoup aimer cette lecture.

Père Fouettard Corporation, tome 06 – Hikaru Nakamura

Titre : Père Fouettard Corporation, tome 06
Auteur : Hikaru Nakamura
Éditeur : Kurokawa
Nombre de pages : 174
Quatrième de couverture : Le mystérieux Drosselmeyer, sorti des murs de l’Atelier tel un diable de sa boîte, emporte Miharu sous les yeux horrifiés (et invisibles) de Knecht. Notre pauvre héros, éberlué, se retrouve alors projeté dans la Douce Nuit, une boucle temporelle futuriste se déroulant au réveillon suivant.
Pendant que Miharu est aux prises avec ce casse-tête chronographique, Knecht, au pied du mur, dévoile la vérité sur l’enrôlement forcé du jeune homme à l’Atelier.

J’ai bien failli me planter de numéro et lire le septième parce que je n’avais pas rangé au bon endroit ce sixième tome. Heureusement, j’ai vérifié le résumé de ma dernière lecture de cette saga… et c’était le cinq !

J’ai été agréablement surprise par cette lecture. Je redoutais que ça commence à tourner en rond, ce qui n’est pas le cas.

Avec l’apparition de Drosselmeyer, ça relance l’intrigue et notamment les questions qu’on se pose : est-ce que Knecht est le vrai vilain de l’histoire qui manipule le mythe du père Noël et les différents acteurs qui jouent ce rôle ? On n’a pas encore la réponse, mais ça revient…
On a pas mal de révélations, notamment sur Miharu, la raison de sa présence dans l’entreprise, ou sur son père aussi.
Knecht et Drosselmeyer se font face et c’est dur de déterminer qui dit vrai. Miharu doit choisir un camp et on ne peut pas dire que son choix est judicieux… mais il a une chance de ne pas se fourvoyer.

Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour le lire, n’empêche que les moments que je m’accordais pour avancer, c’était compliqué de mettre en pause tant c’était intéressant.
Les personnages et leur réactions sont cohérents avec les caractères qui leur a été affectés au début… je n’étais pas sûre d’apprécier Ben, par moment, il me saoulait, mais il est finalement plus malin que ce qu’il semble donc je crois que je l’apprécie bien.

Les illustrations sont terriblement inégales, mais j’ai été tellement happée par le récit que je ne l’ai remarqué que lorsque j’ai cherché une illustrations à photographier.
C’est un coup de cœur pour cette lecture et ça m’embête d’attendre l’an prochain pour lire le suivant.

Le père Noël assassiné ! – Kenneth Bögh Andersen

Titre : Le père Noël assassiné !
Auteur : Kenneth Bögh Andersen
Éditeur : Pocket
Nombre de pages : 381
Quatrième de couverture :
Plus de sapins, plus de rennes, plus de lutins et surtout plus de cadeaux ! Le 1er décembre, le Père Noël a été assassiné par un monstre sanguinaire, et ses petits assistants massacrés par une horde de créatures maléfiques. Depuis, la magie de Noël a laissé place à l’effroi. Mais comment sauver Noël, quand la seule personne assez puissante pour combattre cette malédiction n’était autre que le Père Noël lui-même ? Katrine, Frederik et Jesper ont vingt-quatre jours pour empêcher l’humanité de s’enfoncer à jamais dans les ténèbres…
L’assassinat du Père Noël.

Je ne m’attendais pas à une telle lecture. Je pensais que suite à l’assassinat du père Noël s’ensuivrait une enquête bateau menée par des adolescents pour découvrir l’auteur de ce crime. Ben non.

Le meurtrier ne se cache pas, bien au contraire et il continue son œuvre chaotique en faisant assassiner tous les lutins à travers le monde. Seul Aruld et le renne Rudalf s’en sortent et ils vont chercher l’aide de Frederik et Katrine, deux ados qui sont depuis toujours sur la liste des enfants sages. Accompagnés de leur meilleur ami Jesper, ils vont tenter de sauver Noël.

Les personnages sont sympathiques et attachants. J’ai apprécié leur relation, elle est mise en avant de manière intelligente : saine et agréable. Elle fait la force de cette histoire.
Malgré cela, ce n’est pas un roman à mettre entre toutes les mains. Il est sombre et pas très gai.
Certaines scènes sont gores. Les scènes de massacre ou de champs jonchés de cadavres ne nous sont pas épargnées. C’était assez angoissant : j’avais beau me dire que nos héros allaient réussir, franchement, jusqu’à la fin, je ne voyais pas comment. Ça laissait très peu d’espoir, ou de légèreté ce qui en cette période de fête n’est pas toujours évident à gérer. Ça m’a bien convenu au début et plus j’approchais de Noël, plus c’était compliqué de me pencher dessus.

On pourrait se dire que ça ne m’a pas plu, ben si. J’ai beaucoup aimé cette lecture qui m’a fait passer par tout un panel de sentiments. La fin étant ouverte, je me demande s’il y a un second tome.

Made in Abyss, tome 01 – Akihito Tsukushi

Titre : Made in Abyss, tome 01
Auteur : Akihito Tsukushi
Éditeur : Ototo
Nombre de pages : 164
Quatrième de couverture : Au pied de la ville d’Orse s’étend l’Abysse, une faille gigantesque à la profondeur inconnue habitée par d’étranges créatures et emplie d’antiques reliques. Depuis des années, ce mystérieux gouffre attire de nombreux aventuriers qui se font appeler « les caverniers ». C’est ici que vit Rico, une jeune orpheline obsédée par l’Abysse et désirant marcher dans les traces de sa mère qui y a disparu. Un jour, en prospectant, Rico découvre le corps inanimé d’un jeune garçon. Elle est alors loin d’imaginer à quel point cette découverte va changer sa vie et accélérer son destin.

J’ai regardé la première saison avec mes enfants et on a adoré. Je suis tombée par hasard sur le manga. J’ignorais qu’il existait, sinon, je me le serai pris depuis longtemps. L’animé et le manga sont quand même très proches.

Rico vit à l’orphelinat. Elle continue son apprentissage en tant que cavernier et passe du stade d’apprenti avec le grelot au second stade c’est-à-dire sifflet rouge. Son but : fouiller le premier niveau de l’abysse à la recherche d’artefacts.
Elle aimerait aller plus loin, mais elle n’y est pas autorisée parce que c’est dangereux : non seulement les paliers inférieurs sont peuplés de créatures agressives, mais une fois descendu, il est compliqué de remonter en raison de la malédiction de l’abysse. Qu’est-ce que c’est que ce truc ? Chaque fois qu’un sifflet s’approche trop près du niveau supérieur, il a des manifestations physiques dont la gravité dépend du niveau où il est descendu.

Il y a plusieurs grade parmi les caverniers : ce sont les sifflets (rouge, bleu, violet, noir, blanc). En fonction de leur expertise et de leur capacité à descendre, la couleur du sifflet change.
J’ignore encore ce qui détermine le passage d’un rang à l’autre.
Donc lors d’une sortie de sifflet rouge, Rico et son pote Nut sont attaqués par un rouge-corde, créature mortellement dangereuse qui vit habituellement au 4ème niveau. Elle en réchappe grâce à un rayon qui blesse et fait fuir le monstre. En suivant la trace de ce rayon, elle découvre le corps d’un garçon de son âge qui n’est autre qu’un robot.
Je vais essayer d’aller plus vite pour la fin. Donc elle ramène cet humanoïde inconscient ; elle et son groupe le raniment en l’électrocutant. Résultat : il se réveille, mais a perdu la mémoire.
Il intègre l’orphelinat sous le nom de Legu.
Par la suite, la nouvelle qui parvient à Rico pousse notre héroïne à partir dans les tréfonds de l’abysse.

C’est un manga qui est dense niveau contexte, j’ai essayé de résumer autant que possible, mais c’est le plus court que j’ai pu faire.
J’adore les personnages, ils sont plein de vie, plus où moins attachants… Rico sait ce qu’elle veut et ne semble pas toujours voir le problème dans ce qu’elle fait. Bon, on ne peut pas dire que la manière dont elle est élevée à l’orphelinat l’ait formée à repérer le bien du mal… et j’en viens à certains scènes malaisantes : les punitions infligés aux enfants qui désobéissent sont plutôt humiliantes, donc pas étonnant qu’elle ait mené des expériences sur Legu évanoui.
Vous l’aurez compris, ce n’est pas une lecture à mettre entre toutes les mains.

Les dessins ont beau être sublimes avec un côté kawaii dû au charadesign, ils sont trompeurs. Ça n’en rend le récit que plus grinçant.
J’ai à peu près fait le tour : c’est un gros coup de cœur pour ce premier tome et il faudra que je me procure le prochain.

Ken’en : Comme chien et singe, tome 3 – Fuetsudo & Hitoshi Ichimura

Titre : Ken’en : Comme chien et singe, tome 3
Scénario : Fuetsudo
Illustrations : Hitoshi Ichimura
Éditeur : Doki Doki
Nombre de pages : 192
Quatrième de couverture : Une famille de kakuen, des créatures mi-hommes, mi-singes, a élu domicile dans le vieux sanctuaire abandonné du village de Mitsuke, dans la province d’Enshû. L’un deux, Mashira, a adopté un chien magique tueur de démons envoyé initialement pour l’éliminer, mais qui semble désormais déterminé à veiller fidèlement sur son maître.
Alors que le moine Benzon continue son enquête au village, Mashira, qui a remis à l’eau une splendide anguille blanche dans le fleuve Tenryû, se réveille au Palais du Dragon !

J’espère vraiment que ce ne sera pas une saga lecture en dents de scie, entre le premier que j’ai adoré, le second qui a été une déception et celui là qui remonte le niveau, je m’interroge.

On explore davantage l’univers des kakuen à travers l’histoire de Mashira.
Le chef des hommes-singes, qui est aussi le père des jumeaux, débarque avec une étoffe d’un rouge surnaturel… probablement teinte avec le sang d’un kakuen.
Pas mal de révélations dans ce troisième tome : d’où vient l’animosité entre les hommes et les kakuen, quelle est la raison profonde qui poussent ces derniers à enlever des jeunes femmes, les origines de Mashira, pourquoi Satori déteste autant les humains ainsi que son histoire.

Un tome fort en émotions qui contraste sacrément avec la relation froide et dure qu’entretient notre héros avec Hayate. Néanmoins, on sent bien que des liens se mettent tout doucement en place, mais c’est parfois un peu de l’amour vache, surtout du côté de Hayate.
Les dessins sont super sympas.
Je m’y suis attardée plus d’une fois et j’y ai pris plaisir.
J’ai adoré ce troisième tome, je me demande ce que nous réserve me prochain.