Loretta et la petite fée – Gerda Marie Scheidl & Christa Unzner

Loretta et la petite féeTitre:  Loretta et la petite fée
Auteur: Gerda Marie Scheidl
Illustrateur: Christa Unzner
Éditeur: Nord-Sud
Nombre de pages: 63
Quatrième de couverture: Un jour dans le jardin de Loretta apparaît une fée : une drôle de fée, vêtue d’un vieux jean, les cheveux en bataille, qui a encore beaucoup à apprendre avant de devenir une grande fée. Loretta va essayer de l’y aider, en causant quelques catastrophes. Marie, la petite voisine, va aussi s’en mêler, et la petite fée finira par devenir une vraie grand fée, après avoir accompli un exploit ; réconcilier deux petites chipies.

J’ai trouvé cette première lecture dans la boîte à livre qui a été placée près de chez moi. Lorsque ma fille l’a vu, elle a de suite été conquise par les couleurs de la couverture ainsi que par celles des illustrations à l’intérieur.

Personnellement, je trouve qu’elles font un peu vieillottes sans forcément l’être trop, pourtant, elles sont sympathiques, drôles et un peu étranges également.
Plus que les dessins, c’est l’histoire qui m’a plu : je l’ai trouvé amusante, elle m’a fait sourire plus d’une fois.
Loretta et la petite fée p18Déjà, la petite fée ne ressemble en rien à l’image qu’on se fait d’une fée : les cheveux en bataille, elle porte un vieux jean. Et pour pouvoir changer, elle doit grandir. C’est là qu’intervient Loretta qui lui donne les mêmes conseils qu’elle-même a reçu du haut de ses 8 ans, c’est-à-dire manger de la soupe, apprendre à lire et à écrire, etc…
Bref, des instructions qui fonctionnent pour les enfants humains, mais pour les fées… on y est presque mais ce n’était pas encore suffisant.

Lorsque je l’ai commencé, je m’attendais à une lecture douce, calme, sûrement pas à un moment si agréablement drôle. J’ai beaucoup aimé ce petit roman, il était très frais et même si la fin était un peu prévisible quant aux responsabilités des fées qui leur permettent de grandir, le fin mot de l’histoire, lui, ne l’était pas avant l’apparition de Marie dans les derniers chapitres.
Bref, c’était une très bonne surprise.

Je cherche les clés du paradis – Florence Hirsch & Philippe Dumas

Je cherche les clés du paradisTitre: Je cherche les clés du paradis
Auteur: Florence Hirsch
Illustrateur: Philippe Dumas
Éditeur: L’école des loisirs
Nombre de pages: 62
Quatrième de couverture: « Mes amis me disaient souvent : ta maison, on dirait un château. » Cette maison est l’héroïne de cette histoire. Une maison un peu magique qui contient des trésors, abrite des mystères et protège ses enfants.
Un jour, surviennent des inconnus. On parle de déménagement. Les enfants doivent partir. Leur vie entière va changer. Mais ce n’est pas forcément triste. Parce que les enfants vont emporter une chose essentielle, un secret précieux, qui parle de paradis et de bonheur.

Je ne sais pas trop quoi penser de cette lecture.
L’auteur a des mots qui sonnent très justes sur les paradis perdus, les souvenirs d’enfance, mais également la Mémoire et l’Oubli qui s’opposent dans les lieux familiaux, au sein des familles et des histoires d’aïeules. Malheureusement, j’ai trouvé que c’était beaucoup trop court et trop abrupte à mon goût.
Je pense que les enfants ne doivent pas ressentir ce manque : ils lisent le récit que nous fait le narrateur sur sa maison, les aventures inventées avec ses sœurs et ses parents, les anecdotes vécues par son grand-père dans ces lieux emplis de souvenirs ; c’est bien suffisant pour ces jeunes esprits qui ont surtout besoin d’illustration pour comprendre le thème mais pour un adulte, ce n’est pas assez.

Je cherche les clés du paradis p20Les dessins sont principalement crayonnés, ça fait un peu brouillon mais malgré cela, beaucoup de détails sont présents. Ils sont loin d’être parfaits : ils sont simples mais efficaces. Les illustrations sont typiques d’un certain nombre de romans publiés par les éditions L’école des Loisirs : ce style permet de se concentrer davantage sur le texte que sur les dessins et c’est un bon point.

C’est une lecture simple qui plaira probablement aux enfants… Mon avis reste mitigé. ça s’est laissé lire.

Kingdom Game, tome 1 – Haruyuki Sorase

Kingdom Game, tome 1Titre: Kingdom Game, tome 1
Auteur: Haruyuki Sorase
Éditeur: Tonkam
Nombre de pages: 224
Quatrième de couverture
: Une mystérieuse jeune fille force sept lycéens à participer à un jeu. Au sein de celui-ci ils forment un royaume où Souverain, Nobles et Roturiers sont désignés chaque jour au hasard. Ici, le Roi possède une autorité absolue. Rancœurs et désirs inavoués surgissent aussitôt. Mais avant de s’autodétruire, ils découvrent qu’il existe d’autres royaumes et qu’il ne doit en rester qu’un !

Je tiens à remercier une fois de plus Babelio pour leu Masse Critique et la confiance qu’ils ont placée en moi, ainsi que les éditions Tonkam qui m’ont permis la découverte de ce manga.

Lorsque je l’ai commencé, je m’attendais et, je dois bien l’avouer, redoutais également, de retrouver une énième version de Battle Royal ; heureusement, ce ne fut pas le cas – je ne dis pas que ce ne le sera pas par la suite, mais pour le moment, on n’en est encore loin.
Déjà ce n’est pas une question de survie individuelle mais de groupe et ça, ils ne le comprennent pas avant la fin du premier tome. Sept individus que rien ne relie réellement se retrouvent membres d’un même royaume suite à une sortie scolaire – ils ne sont pas forcément amis les uns les autres pourtant, lors de cette excursion, ils se retrouvent dans le même groupe sans qu’on sache réellement comment ni pourquoi – oui, ça m’a un peu chipotée.
Chaque personnage a un rôle à tenir, rôle qui change tous les soirs à minuit :
-le roi ou la reine peut commander à l’aristocrate comme au plébéien
-les aristocrates peuvent commander au plébéien
-si trois plébéiens s’unissent, ils peuvent provoquer une révolution.
-Le but : étendre au maximum son royaume pour gagner et obtenir « la main du roi ».

Kingdom Game p35

Donc vous imaginez un peu ce que cela peut donner lorsque le pouvoir tombe dans des mains mal intentionnées ? Ce qu’un roi ou une reine peut obliger ses sous-fifres à faire pour lui être agréable ? D’autant plus avec un groupe aussi hétéroclite, on a de tout : le méchant persécuteur moqueur, le pauvre souffre-douleur, la midinette ultra-démonstrative et folle d’amour pour le garçon parfait qui en aime une autre, etc…
De plus, Kingdom Game a un léger côté Ecchi et on le sent dès les premières pages ; je me suis demandée jusqu’où l’auteur irait dans le malsain de la situation… Pour l’instant, il s’arrête limite mais pour les prochains, allez savoir…
De plus, on a droit à peu près à toutes les situations au sein du groupe, histoire de se mettre dans l’ambiance, et même à la Révolution qui, au final, replace les priorités, c’est-à-dire agrandir le Royaume.

kingdom game intro

J’ai bien aimé ce manga, il n’était pas prise de tête, facile et rapide à lire, un peu stressant mais juste ce qu’il faut pour passer un bon moment.

Le Troisième œuf – Marie-Hélène Delval

Les dragons de Nalsara 1 - le troisième oeilTitre: Le Troisième œuf
Saga: Les dragons de Nalsara, tome 1
Auteur: Marie-Hélène Delval
Illustrateur: Alban Marilleau
Éditeur: Bayard poche
Nombre de pages: 91
Quatrième de couverture: Sur l’île aux Dragons, où vivent Cham, Nyne et leur père, le Grand Eleveur du royaume, trois œufs sont sur le point d’éclore… Les enfants sont tout excités : c’est la première fois qu’ils vont assister à une naissance de dragons ! Deux des œufs sont beiges ; le troisième est d’un beau gris bleuté. C’est Nyne qui l’a trouvé sur la plage, et elle devine que ce bébé-là ne sera pas comme les autres…

Étant une grande fan des dragons, je n’ai pas pu m’empêcher d’acheter ce livre à mon fils. Ça fait un moment que je souhaitais le lire, aujourd’hui, je me suis lancée.

Je l’ai trouvé très voire trop court : il a été lu en très peu de temps – moins de 2h et encore c’est parce que j’ai souvent été interrompue. C’est vraiment un premier tome d’introduction : on entre tout doucement dans l’univers créé par l’auteur mais aussi avec les personnages (Antos et ses deux enfants Cham et Nyne.) On a à peine le temps de s’attacher à cette petite famille éleveuse de Dragons que c’est déjà fini.
Le point positif, c’est qu’on a le « fin mot de l’histoire » avec les dragonneaux Un et Deux ainsi que l’explication de ce qu’est Vag, ce petit être mi-reptile mi-poisson éclot dans l’œuf bleuté trouvé par la jeune Nyne. Sachant que je mets des guillemets à « fin mot de l’histoire », parce que j’imagine bien que les erreurs de Cham en tant qu’éleveur de dragons auront des conséquences dans les prochains tomes et que l’affection de la fillette pour son élusim  nous les fera à nouveau rencontrer ensemble.

Les illustrations sont toutes simples, mais efficaces – par contre, je ne suis pas certaine d’aimer la tête des dragons – sauf peut-être celle de Vag plus grand – mais c’est normal étant donné que j’adore ces créatures reptilienne, je suis forcément exigeante. :p

C’est une lecture jeunesse que j’ai bien aimé. Je lirai la suite si je tombe dessus au détour d’une étagère à la bibliothèque ou si je les trouve d’occasion, pourquoi pas… à voir.

La 5e vague – Rick Yancey

La 5eme vagueTitre: La 5e vague
Auteur: Rick Yancey
Éditeur: Robert Laffont
Collection: R
Nombre de pages: 592
Quatrième de couverture:
1ère Vague : Extinction des feux
2e Vague : Déferlante
3e Vague : Pandémie
4e Vague : Silence
La 5e Vague arrive…
Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir…
À l’aube de la 5e Vague, sur une bretelle d’autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper…Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés…
Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son seul espoir de sauver son petit frère, voire elle-même. Du moins, si Evan est bien celui qu’il prétend… Mais la jeune fille doit d’abord faire des choix : entre confiance et paranoïa, entre courage et désespoir, entre la vie et la mort. Va-t-elle baisser les bras et accepter son triste sort, ou relever la tête et affronter son destin ? Car ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort.

Ça fait un moment que j’entends parler de ce roman, il était donc temps que je m’y mette. J’ai passé pas mal de temps sur cette lecture, en raison d’un vilain rhume qui m’a énormément fait dormir, il était donc difficile d’avancer dans ces conditions.

J’ai adoré le début : ça avait un air de Walking Dead – on passe alternativement des souvenirs de Cassie d’avant l’Arrivée à sa survie dans ce qu’il reste du monde ; c’était stressant et oppressant à souhait, ça donnait très envie de lire la suite et de découvrir ce qui arrive à son frère Sammy, si elle parvient à échapper aux drones ou aux Silencieux.
J’ai aimé jusqu’à l’apparition du personnage de Zombie, à partir de là, ça devient plus calme voire trop calme : la vie au camp Haven m’a saoulée, j’ai trouvé que c’était plus que prévisible et plein des stéréotypes qu’on voit dans les films de guerre américains. Heureusement, j’ai bien apprécié le personnage de Ringer : elle est réfléchie, maline, et douée.

Hormis ce côté militaire, l’histoire passe relativement bien même si une incohérence majeure m’a un peu dérangée : les soldats emmènent Sammy dans un endroit sécurisé mais ils refusent de prendre Cassie parce qu’elle est trop vieille… Soit. Sauf qu’étonnamment, Zombie et Ringer qui ont le même âge ont été sauvés, certes pas en même temps que le petit frère de l’héroïne, mais quand même. Du coup, l’excuse du « elle est trop âgée » ne tient plus la route et le lecteur doit se débrouiller et s’inventer une raison (je me suis dit que c’est parce qu’elle dérangerait leurs plans et interférerait dans leur projet mais l’explication manque)

La fin est un peu plus intéressante même si l’infiltration était un peu facile.
Autant j’ai aimé le début, autant la suite m’a ennuyée et je suis soulagée de l’avoir terminé. Je ne lirai pas le prochain.

Challenge ABC2015Je passe à 23/26

Challenge de l'automne