Les Lapins Crétins, tome 1 : Bwaaaaaaaaaaah ! – Thitaume & Romain Pujol

Les Lapins Crétins, tome 1 - BwaaaaaaaaaaahTitre: Les Lapins Crétins, tome 1 : Bwaaaaaaaaaaah !
Scénario: Thitaume
Illustrations: Romain Pujol
Couleurs: Gorobei
Éditeur: Les Deux Royaumes
Nombre de pages: 48
Résumé:
Depuis leur arrivée sur terre, Les Lapins Crétins ont la fâcheuse tendance à envahir le quotidien des humains.
Imprévisibles, déjantés, drôles mais jamais vulgaires, ils ne cessent de marquer de leur empreinte le monde d’aujourd’hui en parodiant l’actualité avec une désinvolture et un humour bien à eux, ayant déjà séduit des millions de personnes, enfants comme adultes, filles comme garçons.
Après avoir envahi les jeux vidéo, le salon des joueurs, Internet ou encore les produits de tous les jours; ils ont décidé de débarquer dans l’univers de la bande dessinée en cassant tous les codes du 9èmeArt.
Leur nouveau terrain de jeu va les amener à s’immiscer et à détourner encore un peu plus notre vie quotidienne avec nos petites habitudes, nos références (littéraires et télévisuelles), nos évènements…
Rien n’est épargné pour notre plus grand plaisir et celui des fans!

Je ne vous cacherai rien : cette bande-dessinée n’est pas à moi mais à mon fils. Non non, je n’ai pas honte de dire que je l’ai lu… ok, si vous me m’aviez demandé hier encore si j’avais une des BD lapins crétins chez moi, j’aurai peut-être menti en précisant que non, c’est trop nul… Après tout, c’est pas comme si je ne connaissais pas et que mes enfants les ont pas vu et revu et revu ; quant à moi, j’ai subit, en gros. Donc Les Lapins Crétins, je supporte un peu mieux que Kaelou mais c’est limite.

Hier, la curiosité m’a poussée à tenter la lecture du premier tome -avec de la chance, sans son, ça passerait peut-être mieux- et je n’ai pas été déçue, j’aurai dû les lire bien avant, c’est juste excellent. J’ai rigolé, à en pleurer. C’est con, mais c’est super drôle. Habituellement, je n’aime pas trop ce genre d’humour mais là, j’ai passé un moment absolument terrible. Rien que d’y repenser, je rigole toute seule en écrivant ma chronique.

Les Lapins Cretins cirqueLes histoires sont courtes… parfois une ou deux planches, d’autres fois, tout simplement une bande. Certaines étaient prévisibles mais elles n’en étaient étonnamment que plus drôles et d’autres fois, elles étaient si surprenantes que j’ai éclaté de rire.
Les dessins ne sont pas terribles, je n’aime pas trop les personnages humains mais il faut quand même réussir les dessiner ces lapins crétins et pour avoir essayer, je peux affirmer que c’est loin d’être évident…

Je pense que je peux dire que c’est un coup de cœur, j’ai adoré, et je suis ravie d’avoir les trois prochains à lire ^_^

Olga et le decision maker – Geneviève Brisac

Olga et le decision makerTitre: Olga et le decision maker
Auteur: Geneviève Brisac
Illustrateur: Michel Gay
Éditeur: L’École des Loisirs
Collection: Animax
Nombre de pages: 69
Quatrième de couverture:
Olga est toujours d’accord avec Sarah. Normal, c’est sa meilleure amie. Aussi, les idées de Sarah sont toujours bonnes, même lorsqu’il s’agit de bêtises. À moins que… Jusqu’à quel point doit-on être d’accord avec sa meilleure amie ?
Lorsque Olga se rend compte qu’elle est peut-être allée trop loin, il lui reste le « decision maker ». C’est un objet magique, un objet qui prend les décisions pour vous et qui peut vous sauver.

 J’ai relativement bien aimé le récit en lui-même. C’est une histoire comme il en arrive tous les jours à des enfants proches ou même aux nôtres, comme on l’a sûrement pour beaucoup vécu un jour à l’école  : on sait que ce qu’on va faire est une bêtise, que c’est mal, que cela aura des conséquences, mais on le fait quand même parce que le copain ou la copine l’a proposée et qu’on a peur de perdre son amitié… Et c’est ce qui arrive à Olga qui n’ose pas contredire sa meilleure amie.

Le début est bien développé, on suit les sottises des fillettes, on a le temps de s’attacher à l’héroïne et de moins apprécier son amie. Par contre, l’histoire est courte et le decision maker arrive assez tard, au chapitre quatre (sachant qu’il y en a cinq ainsi qu’un épilogue). Du coup, le temps qu’Olga et sa sœur, Esther, lui posent toutes les questions voulues et que Sarah intervienne dans l’histoire, on arrive très très vite, trop vite en fait, à la fin.

En parlant de la conclusion, j’ai été relativement déçue. Je pensais que le decision maker serait le déclencheur qui pousserait Olga à s’affirmer davantage. Finalement, il sert juste d’exutoire à Sarah qui finit par révéler sans le vouloir les raisons de son comportement ; à partir du moment ou elle utilise le decision maker, tout s’arrange très vite « comme par magie », sauf que j’ai trouvé que ça manquait un peu de cohérence, deux pages de plus pour un épilogue qui tient la route, ça n’aurait pas été de trop… mais non. Dommage !

Olga et le decision maker p11Pour les dessins, j’ai trouvé qu’ils faisaient très brouillons. J’ai eu du mal à m’y faire au début et puis par la suite, ça va un peu mieux mais ça donne quand même la sensation d’être illustré à la va-vite.

Bref, ça a été une bonne lecture, j’ai bien aimé malgré une fin qui semble bâclée (j’ai bien dit « semble » parce qu’elle ne l’est pas forcément, mais c’est la sensation que ça m’a donné).

Conte de fées à l’usage des moyennes personnes – Boris Vian

Conte de fées à l'usage des moyennes personnes - Boris VianTitre: Conte de fées à l’usage des moyennes personnes
Auteur: Boris Vian
Éditeur: Le livre de poche
Nombre de pages: 125
Quatrième de couverture:
 » Il était une fois un prince beau comme le jour. Il vivait entre son chien et son cheval, à l’orée d’un bois, dans un château aux murs gris et au toit mauve…  »
C’est pour sa femme Michelle, convalescente, que Boris Vian rédigea en 1943 ce conte de fées où abondent les sorcières, les cavernes, les îles fantastiques, comme dans les romans de chevalerie médiévaux. Mais n’attendons pas, bien sûr, du futur romancier de
L’Écume des jours qu’il prenne au sérieux les mille et une péripéties qui jaillissent sous sa plume.
Dès cette œuvre de jeunesse, son jeu consiste à piéger le récit à coups de calembours, de clins d’œil, de dérision et de burlesque. Il y excelle, et nous amuse autant qu’il s’amuse.

 Je me suis décidée à lire ce livre suite à un avis lu sur un blog que je suis régulièrement. Et je suis bien contente de l’avoir fait, j’ai passé un très bon moment.

Ce livre se compose en trois parties : le conte de fée en lui-même, une seconde version du même conte ainsi qu’un début de suite..
Conte de fées à l'usage des moyennes personnes p 73– La première partie se divise en 5 chapitres même si on ne peut pas dire que le troisième chapitre en est un (texte intégral : « Sans intérêt. » -_- ). J’ai beaucoup ri lors des quatre premiers (ok, y avait certains jeux de mots très naze, mais c’était sûrement les plus drôles), le cinquième et dernier m’a un peu plus laissée indifférente. Si j’ai aimé Joseph et son palefroi -j’adore ce cheval, il me fait trop pensé au canasson dans les court-métrages Pik Pik et André-, ça n’a pas été le cas du personnage de Barthélémy, je l’ai plutôt détesté, il m’a saoulée, même si ça ne m’a pas empêchée de sourire très souvent en suivant leur périple, hein !
Mais ça aurait été plus drôle sans lui, en fait :p
– La deuxième version est une variante moins drôle qui m’a laissée la désagréable sensation de déjà vu/lu. Si ça donne une sensation étrange dans un film, je trouve que c’est encore plus bizarre dans un livre. Par contre, cette partie-ci était nettement moins drôle, partait un peu moins dans tous les sens mais avait un côté plus conte de fée…
– Le projet de suite est relativement court probablement trop d’ailleurs, amusant malgré la présence de Barthélémy. Dommage qu’il n’y ait pas de suite.

Le point que j’ai vraiment apprécié, c’est l’ajout des dessins de Boris Vian. Il a inventé ce texte pour sa femme malade et en a agrémenté les marges de petits dessins. Je n’ai qu’un regret, c’est qu’une majorité de ces esquisses se sont aussi retrouvées dans la marge… et quand on voit la marge d’un livre de poche, c’est bien petit. Par contre, les plus beaux ou plutôt les plus travaillés ont été publiés en plus grand, heureusement 🙂

La cigogne de Noël – Jeanne B. de Sainte Marie

La cigogne de NoëlTitre: La cigogne de Noël
Auteur et illustratrice: Jeanne B. de Sainte Marie
Éditeur: Éditions du Bastberg
Nombre de pages: 29
Quatrième de couverture:
Cet hiver-là, Cigogneau a décidé de ne pas partir avec les autres cigognes vers les pays chauds. Il préfère rester pour voir la neige.
Mais comment parviendra-t-il à se nourrir et à se réchauffer ?
Quelles fantastiques rencontres fera-t-il ?
Cigogneau aura tellement de choses à raconter à ses compagnons.

 Ma fille l’a ramené de la bibliothèque hier matin. On s’est donc fait un plaisir de le lire le soir-même.

Contrairement à beaucoup d’album de Noël pour enfants, le texte est un peu long mais pas trop non plus ; du coup, j’ai trouvé le récit assez complet et les transitions entre chaque planche se font bien. L’histoire est sympathique, et l’envie de Cogogneau de ne pas migrer pour pouvoir découvrir ce qu’est la neige parle aux enfants surtout à cette période de l’année.

La cigogne de Noël p18On en apprend un peu plus sur les habitudes des cigognes mais pas seulement puisqu’il rencontre d’autres animaux (écureuil, hérisson, martin-pêcheur, renard et hommes) ; j’ai surtout apprécié la tentative infructueuse de Cigogneau de stocker sa nourriture, je ne pense pas que les enfants se sont dit d’eux-même que ces oiseaux étaient migrateurs parce qu’ils ne pouvaient conserver leur denrée alimentaire, du coup, ça les fait un peu réfléchir et c’est une bonne chose.

Les dessins ne sont pas exceptionnels, ils ont cependant le mérite d’être réalistes ; les couleurs sont chaleureuses et loin d’être agressives.
J’ai aimé l’atmosphère de cet album : si au début, j’ai douté de me retrouver à un moment dans l’ambiance de Noël, du moment qu’il rencontre l’homme, je me suis sentie chez moi avec les maisons à colombages (oui, j’adore ces maisons typiques de ma région) et avec la fontaine. A un moment, je me suis demandée si l’auteure n’était pas alsacienne ou allemande, le décor ressemblait un peu à Fribourg ou à certaines villes alsaciennes mais il n’en est rien, elle est américaine (d’origine Québecoise d’où le nom francophone).

Bref, j’ai bien aimé, c’était une lecture facile et agréable 🙂

Joyeux Noël, Merry Christmas – Mary Higgins Clark

Merry Christmas - Mary Higgins ClarkTitre: Joyeux Noël, Merry Christmas
Auteur: Mary Higgins Clark
Éditeur: Albin Michel
Nombre de pages: 281
Quatrième de couverture:
Associés dans le bonheur comme dans l’aventure, Henry, ex-président des Etats-Unis, et Sunday, jeune et brillante femme politique, vont être mêlés à des affaires parmi les plus troubles. Des enquêtes à haut risque, sous le signe du charme, du mystère et de la passion. Une fois encore, la reine du suspense vous souhaite Joyeux Noël, Merry Christmas, et beaucoup de frissons.

Ce livre se divise en 4 histoires ou aventures policières.
Dans toutes, les héros sont Henry Britland, ancien président des Etats-Unis et sa femme Sunday. Je ne les ai pas trop aimé, elle peut-être un peu plus que lui mais ils ont un côté un peu trop parfait qui m’a dérangée : beaux, riches, intelligents, politiciens adorés par le « peuple » (oui oui, je vous assure), vif d’esprit, super détectives, etc… On se serait presque cru dans l’Amour du Risque.
Ce n’est pas que je n’ai pas aimé les histoires mais j’ai trouvé les personnages trop stéréotypés et il en allait de même pour leur rôle. A la fin, l’auteur précise qu’elle a pris ses renseignements sur ce que deviennent les anciens présidents mais je trouve ça trop gros, dans son livre, les Britlands sont presque plus protégés que l’actuel président en place, Ogilvey, sans compter le respect et la vénération que leur portent les gens.

C’est vraiment dommage parce que j’ai relativement bien aimé les histoires, les deux premières étaient quand même prenantes, la troisième un peu ennuyeuse et cousu de fil blanc, la quatrième était sympathique mais manquait d’ambiance de Noël malgré le titre Joyeux Noël. Je ne vais pas vous le cacher, j’espérais beaucoup de ce dernier titre mais ça manquait de magie.
Bref, je n’ai pas été convaincue par cette lecture