Le mystère du jeteur de sorts – Joris Chamblain & Lucile Thibaudier

Sorcières sorcières 1Titre: Le mystère du jeteur de sorts
Saga: Sorcières sorcières, tome 1
Auteur: Joris Chamblain
Illustratrice: Lucile Thibaudier
Éditeur: Kennes Éditions
Nombre de pages: 187
Quatrième de couverture:
Pamprelune est un petit village où tous les habitants sont des sorciers et des sorcières et où magie et sortilèges font partie du quotidien.
Quand trois fillettes sont victimes d’un mystérieux jeteur de sorts, tous les regards se tournent vers Harmonie, une de leurs condisciples qui a toutes les raisons de leur en vouloir.
Du haut de ses dix ans, Harmonie n’entend pas se laisser faire.
Mais comment faire croire à son innocence quand on passe pour une menteuse même aux yeux de ses parents ?

Je tiens tout d’abord à grandement remercier Babelio et son Opération Masse Critique ainsi que Kennes Éditions qui m’ont permis de faire cette merveilleuse découverte.

La couverture est différente de ce que la Masse Critique proposait, du coup, j’ai eu un peu peur que ce ne soit pas le même, j’ai donc fait ma petite enquête et j’ai découvert que ce titre existait en deux formats : en bande-dessinée mais aussi en roman et c’est ce dernier que j’ai eu la chance de lire. Elle est certes plus simple, mais je la trouve malgré tout attrayante.
En fin de tome, on trouve des illustrations représentant pratiquement chaque personnage ce que j’ai adoré. Le character design des fillettes est vraiment sympathique, quant aux adultes, je ne les trouve pas trop caricaturé, donc ça passe bien.
Sorcières sorcières pagesChaque chapitre est annoncé par un titre encadré et en bas de cadre, on retrouve Arthur, la boîte aux lettres en forme de citrouille qui tire une tête différente à chaque fois, sa tête me plaît trop, j’aimerai lire la BD rien que pour la retrouver.
En bas de page, les numéros sont entourés par de petits dessins en miroir les uns des autres, un différent pour chaque chapitre comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessus.

Sorcières sorcières balancoireQuant à l’histoire, je l’ai trouvée fort sympathique. L’intrigue est simple, le récit également pourtant, en peu de mots et de phrases, tout est dit : ça donne une sensation de complet très agréable. Le monde est chouette, même s’il n’est pas forcément super développé c’est peut-être la seule chose que je pourrai reprocher à ce roman mais malgré ça, je n’ai pas la sensation de vide qui accompagne habituellement un univers pas suffisamment développé.
Les personnages principaux sont attachants, les méchantes de l’histoire (Rowena, Cassandre et Mirabelle) sont de vraies pestes mais je n’ai pas réellement réussi à les détester contrairement à leurs parents qui sont détestables et probablement les réels coupables du comportement de leur teigne de filles.

Bref, j’ai plus qu’adoré cette lecture, pour moi c’est un coup de cœur, je pense que je lirai la BD afin de voir si elle est tout aussi complète.

Battle Royale – Koushun Takami

Battle RoyaleTitre: Battle Royale
Auteur: Koushun Takami
Éditeur: Le livre de poche
Nombre de pages: 830
Quatrième de couverture:
Dans un pays asiatique imaginaire existe un programme gouvernemental connu sous le nom de « Battle Royale ». Chaque année, une classe de 3ème est choisie au hasard, emmenée sur une île coupée du monde, et les collégiens doivent combattre entre eux jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un survivant…
Ceci afin de servir d’exemple à la population, à la jeunesse particulièrement, et aussi de recueillir des statistiques sur le temps mis par le champion à éliminer ses camarades.

Si j’ai lu ce livre, il y a une excellente raison : j’ai vu le film il y a de cela de très nombreuses années (oui, en 2000 lors de son année de sortie) ; j’avais adoré et c’est peu dire, un film culte à mes yeux. Seulement voilà, j’ignorais qu’il existait un livre… Lorsque je l’ai découvert il y a deux ans, je n’avais qu’une idée en tête, le lire, tout en redoutant grandement d’être déçue. Raaahhhh, que ne l’ai-je lu plus tôt !

Si j’ai adoré le film, il en va de même pour le livre. Je redoutais de m’y ennuyer étant donné que je me souvenais relativement bien de beaucoup de morts et d’événements marquants, pourtant, c’était palpitant. On suit les 42 élèves, il me semble qu’aucun n’est laissé de côté et le passé de chacun est parfaitement détaillé -du moins ceux qui ont un rôle plus ou moins important à jouer-, les raisons de leur choix quant à participer au jeu ou non, à faire équipe ou se la jouer solo, etc… Si on exclut Kiriyama, j’ai trouvé que pas mal d’élèves avaient des circonstances atténuantes à leur folie et un certain nombre de passifs m’ont horrifiée autant que les combats entre les 3èmeB de Shiroiwa.

Il y a tant de personnages qu’on a droit à un panel complet des jeunes et leur façon d’être, entre les élèves modèles, les racailles, les geeks, les sportifs, etc…
On a beau se retrouver dans un monde imaginaire où la République de Grande Asie mène la danse, les écoliers ne sont pas particulièrement différents des jeunes japonais actuels. On sent derrière ce livre une critique acérée et une dénonciation de la société japonaise avec sa population grégaire… La battle royale, un moyen de museler les foules par la peur, d’éliminer l’opposition ou plutôt les jeunes qui sont hors normes et ne rentrent pas dans le moule.
A méditer pour que l’avenir ne tourne pas ainsi.

Par contre, c’est vraiment un pavé : 830 pages ; un récit complet mais très dense et plutôt éprouvant.
J’ai adoré chaque passage, la fin est peut-être un peu longue, du moins les deux derniers chapitres ; et la fin est une fin ouverte ce que je n’aime pas des masses, c’est le seul détail qui m’a un peu embêtée. Dommage, autrement, ça aurait été un coup de cœur :p

V-virus – Scott Westerfeld

V Virus - Scott WesterfeldTitre: V-virus
Saga: Peeps, tome 1
Auteur: Scott Westerfeld
Éditeur: Macadam
Nombre de pages: 330
Quatrième de couverture:
Avant de rencontrer Morgane, Cal était un étudiant new-yorkais tout à fait ordinaire. Il aimait la fête et les bars, la vie insouciante du campus. Il aura suffi d’une seule nuit d’amour, la première, pour que sa vie bascule. Désormais, Cal est porteur sain d’une étrange maladie. Ceux qui en sont atteints ne supportent plus la lumière du jour, fuient ceux qu’ils ont aimés et ont une fâcheuse tendance à se repaître de sang humain. Des vampires d’un genre nouveau…

Je tenais à remercier Letterbee  grâce à qui j’ai pu découvrir ce livre via un concours ainsi que la collection Macadam.
Je n’ai pas trouvé la couverture fabuleuse, pourtant les couleurs se marient bien, et le vert des yeux est particulièrement attirant. Elle est glacée, ce que j’aime beaucoup ; la typographie est grande et les textes aérés ce qui est bien plaisant.

Il faut bien le dire, je n’ai malheureusement pas trop accroché à ce premier tome. J’ai trouvé le principe sympathique : les chapitres sont alternés – un court qui nous expose plusieurs parasites qui peuplent notre monde un par chapitre, l’autre est l’histoire du héros, Cal, contée par lui-même. Comme le résume la quatrième de couverture, les personnes atteintes de la maladie se transforment en espèce de vampires ; j’ai trouvé ça super intéressant.
Le souci pour moi, c’était le narrateur, Cal. Dès les premières pages, on sait qu’il n’a que 19 ans, atteint de la maladie depuis 6 mois et pourtant, il a été embauché dans la Garde de Nuit -soit-, il a fait sa formation en accéléré et connaît super bien son boulot, il est bon… mais 6 mois, quoi ! Soyons réaliste, ça ne fait pas assez longtemps pour rendre le personnage crédible ! De plus, au début, il ne se comporte pas comme une personne de 19 ans, il s’exprime même comme quelqu’un d’expérience, quelqu’un de plus âgé, quelqu’un qu’il n’est absolument pas -lorsqu’il arrive dans la grande ville, il est si peu débrouillard qu’il est complètement perdu -_-
Donc il y a déjà incohérence à la base.
Par la suite, il fait moins mature ce qui est bien mieux finalement, même s’il est à tuer parfois, il ne voit pas la plupart des évidences -heureusement qu’il y a Lacey, un personnage que j’ai beaucoup apprécié, je l’ai trouvée plus complète et plus intéressante que Cal.
Encore un seul détail qui m’a chiffonnée, je n’ai pas réussi à m’identifier au héros, il raconte les événements, il essaie de nous faire partager ses sentiments mais on ne ressent aucune émotion, heureusement que la Psy nous dit plusieurs fois qu’il s’en veut parce que sinon, on ne le saurait pas. C’est beaucoup trop clinique, par contre les chapitres qui nous décrivent les parasites ne le sont pas assez, du coup, ça s’insère bien avec le récit mais ça ne nous rend pas assez parano, dommage !

Bref, une lecture mitigée qui m’a laissée indifférente malheureusement…

Sublimes créatures/16 lunes – Kami Garcia & Margaret Stohl

Sublimes creaturesTitre: Sublimes créatures / 16 lunes
Saga: Chroniques des enchanteurs
Auteur: Kami Garcia & Margaret Stohl
Éditeur: Hachette
Collection: Black Moon
Nombre de pages: 634
Quatrième de couverture:
J’ai longtemps rêvé de cette fille. Elle apparaissait dans un cauchemar où, malgré tous mes efforts, elle tombait sans que je ne puisse la sauver. Je me savais lié à elle d’une façon particulière. Et puis un jour, elle est arrivée en chair et en os dans au lycée de Gatlin, notre petite bourgade du Sud des Etats-Unis. Elle était belle et mystérieuse. Si j’avais su qu’en même temps que cette fille, dont j’allais tomber éperdument amoureux, surgirait aussi une malédiction… Nous étions menacés. Et cette fois, j’allais devoir la sauver… L’amour sera-t-il plus fort que le destin ?

J’ai commencé cette lecture en avril. Je ne l’ai pas terminée, je viens de prendre la décision de l’abandonner. Je me suis acharnée autant que j’ai pu, malheureusement, je dois admettre qu’après un mois de lecture passionnante, je suis incapable de reprendre ce livre et ai dû me résigner et rendre les armes, j’ai même été jusqu’à me fixer un chapitre par jour… ça n’a pas été suffisant. J’ai quand même lu 40%, c’est honorable.

Je donnerai donc mon avis sur les 250 pages lues. Je n’ai pas grand chose à reprocher à l’histoire. Ce n’était pas super original, j’ai un peu eu l’impression de lire du Twilight version Nouvelle Orléans, peut-être en mieux. J’ai aimé certains passages et surtout l’atmosphère de quelques scènes. Je pense que je me rabattrai sur les films parce que j’ai malgré tout envie de voir comment ça tourne entre les personnages, principalement la partie vaudou avec Amma et les rapports qu’elle entretient avec Macon.

16 lunesLe gros problème qui m’a poussée à abandonner, c’est un énooooorrrmmmme problème de concordance des temps. J’ignore si c’est un souci de traduction ou si le livre original est ainsi fait mais là, ça n’est tout simplement pas passé. Deux temps principaux sont employés : l’imparfait et le passé composé ; ça peut paraître étrange et je vous assure qu’à la lecture, c’est parfaitement imbuvable… certes pas tous les moments mais une bonne grosse majorité.
L’imparfait est parfaitement bien utilisé. Par contre, c’est loin d’être le cas pour le passé composé… une catastrophe : il remplace constamment le passé simple ce qui freine atrocement la lecture. Habituellement, le passé simple est employé pour des actions achevées mais brèves alors que le passé composé pour des actions terminées mais qui se prolongent ou ont une incidence dans le présent nullement pour des actions rapides comme il est souvent employé dans ce livre. Chaque fois que la lecture devenait passionnante, le problème de concordance me bloquait, me poussant systématiquement à relire certaines phrases et m’obligeant à accepter ce changement trop brusque… j’avais la sensation d’être un train lancé à grande vitesse dans la lande rencontrant un mur et PAF ! arrêt aussi complet que violent.

Bref, j’en garderai un très mauvais souvenir, je ne reprendrai jamais cette lecture.

La potion magique de Georges Bouillon – Roald Dahl

La potion magique de Georges BouillonTitre: La potion magique de Georges Bouillon
Auteur: Roald Dahl
Éditeur: Folio Junior
Nombre de pages: 116
Quatrième de couverture:
La plupart des grand-mères sont d’adorables vieilles dames, gentilles et serviables. Hélas, ce n’est pas le cas de la grand-mère de Georges ! Grincheuse, égoïste, elle ressemble à une sorcière et elle a des goûts bizarres : elle aime se régaler de limaces, de chenilles… Un jour, alors qu’elle vient une fois de plus de le terroriser, Georges décide de lui préparer une potion magique. Une potion aux effets surprenants… et durables !

Entrons dans le vif du sujet : je suis assez mitigée quant à cette lecture… Dans un fond, j’ai bien aimé, j’ai trouvé le début très drôle : les dialogues entre la méchante vieille dame et le héros, le choix des premiers ingrédients, etc… Même si, sur ce dernier point, mon côté professionnel parle en me disant que c’est influencer dangereusement les enfants en leur faisant croire qu’on peut mélanger n’importe quel produit sans risque : « dès qu’il en respirait une bouffée, des feux d’artifice éclataient dans sa tête et des frissons électriques couraient le long de ses jambes » et oublions le fait que peu avant il « étouffait, suffoquait et toussait ».

Par contre, la suite m’a grandement gênée, même si la grand-mère de Georges est une sale mégère, il y a dans ce livre un côté irrespectueux qui me dérange notamment quand il la traite de « vieille vache », même s’il ne le fait pas en sa présence, ça m’a choquée. Et même si sur la fin, il hésite à faire du mal à la sorcière qui lui sert de Grandma, j’ai trouvé la réaction du père hallucinante.
Georges Bouillon p48J’ai bien aimé Georges ainsi que sa mère. Sa grand-mère m’a amusée. Quant à son père, je l’ai détesté, il n’en fait qu’à sa tête, et n’écoute aucun argument raisonnable, ni ceux de son fils ni ceux de sa femme.

Bref, un avis mitigé. Une lecture rapide et facile, drôle mais pas assez loufoque à mon goût.