Yamada kun & the 7 witches, tome 13 – Miki Yoshikawa

Titre : Yamada kun & the 7 witches, tome 13
Auteur : Miki Yoshikawa
Éditeur : Delcourt/Tonkam
Nombre de pages : 187
Quatrième de couvertureYamada est le cancre au sale caractère du lycée. Un jour, il embrasse par hasard la meilleure élève de la classe. Et leurs corps se retrouvent échangés ! Incapables de comprendre ce qu’il s’est passé, ils vont devoir affronter cette nouvelle situation chacun à sa manière. Peu à peu, ils vont comprendre dans le regard des autres que l’idée qu’ils se faisaient l’un de l’autre n’était pas forcément la bonne…

Ça fait plus d’un mois que j’ai emprunté ce treizième tome. Comme ma médiathèque est fermée depuis fin novembre et ne rouvrira pas avant mi-janvier, je n’avais donc aucune obligation de me presser pour le lire… Et j’avoue que les deux derniers ne m’ayant pas laissé un souvenir impérissable, je n’avais pas hâte de continuer. Bref, vous l’aurez compris, je redoutais ce manga. Je craignais qu’il soit aussi peu intéressant que les précédents.

Finalement, j’y ai pris beaucoup de plaisir.
Surtout que… la vache ! Ce tome-ci est bien barré ! Yamada se retrouve confronté à Nancy la septième sorcière, celle qui efface les mémoires, aunsi qu’à son acolyte Sid… Un duo de punk qui semble détester le comité des élèves. En s’acoquinant avec eux, Yamada découvre deux nouvelles sorcières : celle qui lit les pensées puis celle qui voit l’avenir… Il va devoir les apprivoiser et pour ce faire, il utilise des méthodes bien peu orthodoxes, mais surtout drôles.
Il semblerait également que les pouvoirs des sorcières aient légèrement évolué… À moins que… cela fait peut-être partie des 7 énigmes du lycée.
Une fois de plus, on ne voit quasiment pas Urara et c’est dommage, je trouve que sa relation avec Yamada perd vachement d’intérêt.

Ça ne m’a pas empêchée d’apprécier ce nouveau tome. Je ne me suis pas ennuyée même si je n’aime pas trop le personnage de Kotori, par contre j’ai bien rigolé avec Chikushi. J’apprécie également le duo Nancy-Sid et je me demande ce qu’ils vont devenir surtout après la demande finale de Miyamura.
J’ai beaucoup aimé ce treizième tome et ça me motive pour lire la suite.

Toi, mon chat – Dominique Brisson & Pascale Belle de Berre

Titre : Toi, mon chat
Auteure : Dominique Brisson
Illustratrice : Pascale Belle de Berre
Éditeur : Cours toujours
Nombre de pages : 96
Quatrième de couvertureLe chat serait le meilleur ami de l’homme s’il voulait bien (se) l’avouer. Que se trame t-il sous l’eau pure des yeux des chats?? On les dit parfois sournois, manipulateurs, capricieux et égoïstes, mais les chats sont avant tout des créatures fascinantes. Dans les trente récits signés de Dominique Brisson, ils font vivre aux humains (qu’ils consentent à fréquenter) des aventures extraordinaires.Dans la droite ligne des deux autres titres de la collection, Ma Poule et Nos Jardins secrets, les textes mettent en scène des confidences recueillies auprès d’amoureux des chats.

Je tiens tout d’abord à remercier la Masse Critique Babelio ainsi que les éditions Cours Toujours pour ce partenariat qui m’a ravie. À peu de choses près, je m’attendais à ça donc c’est chouette.

C’est un beau livre. Les feuilles sont épaisses, et la couverture l’est davantage, mais pas suffisamment pour qu’elle perde de sa souplesse. Je l’ai d’ailleurs trouvée originale : on y voit une découpe en forme d’œil de chat et on dirait vraiment ça, mais quand on ouvre, c’est en réalité le pelage d’un félin roulé en boule et c’est tellement bien fait, qu’on s’y méprend volontiers.

Entrons un peu plus dans les détails : il contient trente nouvelles plutôt courtes. Le plus souvent, les récits sont racontés du point de vue des maîtres, mais dans quelques uns, on suit les chats. Il y en a pour tous les goûts : quelques rares histoires m’ont laissée indifférente (Dent pour dent par exemple) principalement parce que le texte est trop terre à terre. Beaucoup m’ont émue parce qu’elles sont touchantes, comme Dans les profondeurs ou Gueule cassée. Il y en a même qui m’ont fait rire comme Chats de librairie ou La vengeance du cimetière.
Habituellement, j’aime détailler un morceau de l’histoire, au moins le début. Là, c’est impossible : les nouvelles sont trop nombreuses et surtout trop courtes.
On y retrouve autant de textes différents que les félins ont de facettes. Quant aux maîtres, ils sont tout aussi variés : certains aiment les chats, d’autres pas, d’autres en ont peur… Quoiqu’il en soit, pas un seul ne m’a déplu, peut-être parce que malgré la concision des nouvelles, ils sont suffisamment bien dépeints pour que j’accroche sans mal.

En ce qui concerne les dessins, j’ai beaucoup aimé. Il y a une quarantaine d’illustrations qui sont bien faites : j’y ai retrouvé bon nombre des positions que prennent les félins. Les couleurs sont sympathiques et chaleureuses. Ne m’y connaissant pas plus que cela en art, je ne vais pas me lancer dans une analyse du style. Je dirais juste que j’ai apprécié les dessins et j’ai pris plaisir à contempler le pelage détaillé des chats, poils par poils, ça avait quelque chose de fascinant.

J’ai beaucoup aimé cette lecture.

Qui dit coeur brisé dit mojitos à volonté – Laure Allard-d’Adesky

Titre : Qui dit coeur brisé dit mojitos à volonté
Auteur : Laure Allard-d’Adesky
Éditeur : Harlequin
Nombre de pages : .311
Quatrième de couvertureSi mon prince ne vient pas, c’est moi qui irai le chercher !
Un pacte anti-cons. Voilà ce que Louise vient de signer avec ses deux meilleures amies. Parce qu’il y en a marre de tomber amoureuse du mec canon qui vous laisse en plan à la première occasion – ou, pire, qui décide au bout de quelques mois de retourner avec son ex. Terminées les relations foireuses et les soirées passées sur le canapé à noyer son chagrin dans un mojito ! À partir de maintenant, Louise évitera soigneusement tous les hommes susceptibles de lui briser le cœur. Et pour ça, elle a un plan génial : donner une chance à ceux qui, à première vue, ne correspondent pas à ses critères.

Un grand merci à l’auteure, Laure Allard-d’Adesky, ainsi qu’aux éditions Harlequin pour ce service presse. Ce fut une belle découverte.

Louise, Emma et Clémence sont trois amies proches et célibataires qui en ont marre de tomber sur des gros nuls (j’utiliserai volontiers d’autres termes, mais restons polie). Lors d’une soirée, après avoir listé le type d’hommes à éviter, elles décident de se tourner vers des gars à qui elles n’auraient habituellement pas adressé le moindre regard.
J’avoue que j’ai applaudi ce choix et la surprise est de taille quant à leurs rencontres. Si Timéo ne me plaisait pas du tout, j’ai beaucoup aimé Grégory et les hommes qui gravitent autour de Louise que ce soit son frère, Tristan, ou le coloc de ce dernier, Samuel.

C’est un roman passionnant qui se divise en deux parties :
– la première couvre le pacte anti-cons, les différentes rencontres que font les trois amies et ses conséquences
– la seconde retrace l’après… parce que même quand on a trouvé le grand amour, rien n’est joué.
J’ai beaucoup aimé la première moitié de cette histoire, elle m’a fait rire, et j’ai passé un très bon moment en compagnie de Louise. Par contre, j’ai adoré la deuxième que j’ai trouvée plus intéressante, plus aboutie, plus apaisante et plus dépaysante aussi – peut-être est-ce le voyage à Londres puis au Japon qui m’ont donné cette sensation. Je n’ai qu’un regret : qu’Akeno ne soit pas plus présent, j’ai eu un gros coup de cœur pour ce personnage atypique.

Comme souvent dans ses romans, Laure Allard-d’Adesky sait rendre ses héroïnes attachantes. Louise est gentille, touchante et j’apprécie sa façon d’être avec ses proches ou même avec ceux qu’elle rencontre. Emma m’a mis la pêche et m’a souvent fait rire : elle n’y va pas par quatre chemin, elle est franche et entière. Clémence est plus douce et plus réservée, mais elle est si bien dépeinte que je n’ai eu aucun mal à m’identifier à elle.
J’ai surtout parlé d’elles trois parce que ce sont les héroïnes, mais bon nombre d’autres sont tout aussi fascinants.

Vous l’aurez compris, c’est une lecture que j’ai adorée. Le temps m’a manqué pour avancer comme je le souhaitais, mais il était toujours très difficile de devoir m’interrompre… que ce soit pour travailler, manger ou même dormir.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Haleine pimentée (2ème année) – Un livre qui vous a tenu en haleine – 20 points

 

Le royaume évanoui – Laura E. Weymouth

Titre : Le royaume évanoui
Auteur : Laura E. Weymouth
Éditeur : PKJ
Nombre de pages : 408
Quatrième de couverture : Une nuit, alors qu’Evelyn donnerait tout pour échapper aux bombardements qui touchent Londres, sa sœur Lena et elle sont transportées dans la Grande Forêt, fabuleux royaume peuplé de créatures fantastiques. Quand elles sont de retour quelques décennies plus tard (l’équivalent de quelques minutes terrestres), Evelyn a une idée fixe : retrouver le paradis perdu de la Forêt. Après quelques vaines tentatives, elle sombre dans la dépression… et disparaît. Lena, partie étudier outre-Atlantique, renoncera-t-elle à sa vie moderne et à son amoureux, Jack, pour sauver sa sœur bien-aimée ?

Je remercie Babelio ainsi que PKJ pour la confiance qu’ils m’ont accordée avec ce partenariat.
Ma chronique ne sera pas difficile à écrire, je sais depuis des jours ce qu’elle va contenir, mais par où commencer ? Peut-être par le plus simple

Le roman se divise en deux parties : le récit d’Evelyn sur 211 pages se passe en 1949, suivi par celui de Lena en 1950. Autant j’ai détesté la première histoire, du moins jusqu’à la page 170 environ – j’ai mis une semaine pour lire si peu -, autant j’ai adoré la seconde qui a été dévorée en trois jours.

Si le début a déplu, c’est pour plusieurs raisons :
je n’aime pas le personnage d’Evelyn qui m’a totalement laissée indifférente, par contre, je me suis attachée à Tom, c’est lui qui a sauvé la fin de la première partie.
les passages trop abrupts entre le présent d’Evelyn et son passé dans la Grande Forêt. Y a aucune transition de l’un à l’autre puisqu’on alterne à chaque chapitre. C’est assez désagréable parce que cela interrompt régulièrement des moments captivants et ça casse le rythme.
les passages qui se passent dans la Grande Forêt sont inintéressants et pas suffisamment développés pour que j’ai pu m’investir émotionnellement dans ce monde. Cervus est fade et je n’ai pas compris ce qui attachait tellement Evelyn à cet autre univers ou au cervidé, gardien de la forêt. Un récit pour moi aussi vide que l’est Narnia, la ressemblance est trop présente pour ne pas comparer avec l’œuvre de C.S. Lewis.

Par contre, dès qu’on arrive à la période des fêtes de Noël, tout change : les souvenirs sont mieux intégrés au sein du récit, le ton est plus sombre, et l’histoire devient captivante. Et je ne parlerai même pas de la partie avec Lena. L’auteure prend le temps de développer son personnage. La sœur aînée des Hapwel s’ouvre au lecteur et en devient d’autant plus attachante.
L’ambiance instaurée est spéciale, j’ai particulièrement aimé les moments au sein du musée de la National Gallery. J’ai adoré découvrir les coulisses de la restauration de tableaux. Et jusqu’à ce que Lena y travaille, je me demandais si l’auteure avait fait des recherches sur les années 50. Certains détails sont trop vagues et bien trop intemporels pour être passés sous silence sans que cela passe pour de l’ignorance : genre, le voyage en avion de Lena qui se fait en une nuit alors qu’à cette époque, c’était pas loin de 24h (même avec le décalage horaire, on en est loin). Sans compter qu’elle rentre quasiment tout de suite, il ne devait pas y avoir de trajet outre-atlantique tous les jours à cette époque… Quant à l’argent, un vol New-York Londres, c’était quasiment 400 dollars, une fortune ! Comment elle l’a obtenue ? Ça m’a fait grincer des dents et ce n’est pas la seule chose qui m’a fait cet effet.

Mais à partir du moment où Lena est embauché, je n’ai plus rien trouvé à redire à l’histoire. L’héroïne a réussi à m’incorporer dans sa vie, à me faire vibrer à ses côtés.
Je suis quand même contente d’avoir persévéré dans cette lecture parce que, malgré un début laborieux, j’ai finalement bien aimé et c’était pas gagné d’avance.

Challenge Coupe des 4 maisons :
Greta Grandamour (1ère année) – Un livre d’un auteur que vous n’avez jamais lu – 10 points

Ajax, tome 1 : Chat va bien ! – Mr Tan & Diane Le Feyer

Titre : Chat va bien !
Saga : Ajax, tome 1
Scénario : Mr Tan
Illustrations : Diane Le Feyer
Éditeur : Tourbillon
Nombre de pages : 64
Quatrième de couverture : « Moi, chat va drôlement bien. Et vous ?
Pendant qu’Adèle est occupée par ses expériences farfelues, on doit bien trouver un moyen de s’occuper, Fizz le hamster-grizzli et moi.
Et vous allez voir, tous les deux on vit des aventures au poil ! »
Vous pensez qu’une vie de chat fait rêver ?
Qu’elle est remplie de siestes près du radiateur, de panier douillet, de lait frais et de papouilles à longueur de journée ?
Détrompez-vous ! Quand vous vivez dans la même famille qu’une adorable petite pestouille, votre quotidien peut vite ressembler au jeu du chat et de la souris !
Sauf que la souris… c’est vous. COUREZ !

Quand on a vu cette petite bande-dessinée avec ma fille, on a flashé dessus. On ne connaissait pas la saga Mortelle Adèle, mais de ce qu’on en savait, ça ne nous attirait pas : une sale gamine à la limite psychopathe qui cumule les bêtises, très peu pour moi. Par contre, Ajax nous a plu au premier regard.
Il est trop chou. J’adore son character design.
Les dessins sont magnifiques, les couleurs chaleureuses.
Quant au scénario, il est très tenu mais cela importe peu puisque ce sont des séries de strips nous contant ses aventures et ce qu’il subit au quotidien auprès d’Adèle.

C’est un chaton adorable, mignon qui est fou amoureux de sa maîtresse. Il est persuadé qu’elle l’aime en retour et que tous les mauvais tours qu’elle lui joue n’ont qu’un but : prendre soin de lui à sa manière, et ce, même quand elle le poursuit avec une batte… ce n’est bien sûr que pour le câliner ou pour qu’il ne s’ennuie pas. Son ami Fizz le hamster (enfin, je crois que c’est un hamster) a beau essayer de lui ouvrir les yeux sur la triste réalité et le tempérament de peste d’Adèle. Malheureusement, Ajax est aveugle et refuse de l’écouter.

J’ai trouvé Ajax super attachant, mais tellement stupide… C’est peut-être ce qui le rend tellement attachant, sa naïveté, sa sincérité.
Les situations sont cocasses, j’ai beaucoup ri
Par contre, il y a quand même deux passages très courts qui m’ont grandement déplu : l’un avec le micro-ondes et l’autre avec le congélateur. Je n’en dis pas plus, mais c’était de très mauvais goût et je ne les ai pas trouvés drôles du tout ! Peut-être est-ce dû au fait que c’est une de mes hantises à partir du jour où j’ai adopté mon chat. Peut-être qu’autrement ça m’aurait fait marrer, mais là, ça m’a juste choquée. C’est mon seul bémol.
Le reste est juste génial.

C’est un gros coup de cœur pour ce premier tome, aussi bien pour moi que pour ma fille, et il va falloir qu’on se prenne les deux prochains (parce que y a trois volumes, yipiiii !)