Les Trinités – Manuel des joueurs

Titre: Trinités, manuel des joueurs
Éditeur: Les XII Singes
Nombre de pages: 208
Quatrième de couvertureAu début du XXIe siècle, des entités s’affrontent dans les coulisses de notre monde au cours d’une grande lutte mystique, véritable épopée qui commença en Éden, dans le paradis perdu, au cours du premier âge du monde. Il s’agit d’êtres unissant un esprit de la Lumière et un esprit des Ténèbres dans le corps d’un humain : les Trinités. Tous les ouvrages de la première édition sont compatibles avec cette nouvelle édition.

Après concertation avec mes joueurs, on a opté pour tester le jeu de rôle Trinités.
Le principe nous plaisait vraiment bien : l’alliance combat et magie. L’histoire des Vies Antérieures promet des voyages intemporels, et des aventures épiques. N’ayant pas encore joué, on s’est peut-être un peu emballés. On verra.

Je viens de terminer le Manuel des Joueurs qui est censé être la base au niveau du contexte autant que des règles… et j’avoue que c’est une catastrophe.
Il illustre parfaitement le souci rencontré depuis quelques temps au sein de la communauté rôliste : il est hermétique pour tout nouveau joueur et honnêtement, même pour moi qui ai déjà masterisé quelques jeux compliqués tel que Vampire ou plus simple comme Earthdawn, j’ai trouvé que la lecture de ce manuel et la compréhension du système de jeu étaient laborieuses.

Commençons par le commencement : déjà, contrairement à d’autres livres de base, la partie « comment utiliser ce manuel » est très succincte et résume très brièvement le contenu des chapitres – on ne peut donc pas s’appuyer dessus.
Puis, on a droit à toute une partie nommée Les Vérités qui est censée placer le background. On commence avec un exemple romancé de réveil de Trinité, sauf que le contexte n’étant quasiment pas mis en place, ça demande de la concentration mais aussi une seconde relecture. Les autres manuels le font aussi et ça m’a toujours gonflée, donc rien de nouveau sous le soleil.
Puis heureusement, on entre dans le vif du sujet… ou pas, étant donné que les explications données sont assez confuses, principalement dû à la tournure de certaines phrases ; autant le dire, ils tournent autour du pot au lieu de dire les choses clairement, genre : pour les 8, même après avoir relu trois fois la présentation, j’étais incapable de savoir quel était leur rôle, leur rapport avec les Trinités ou comment ils intervenaient dans le jeu, j’ai cru que c’était des castes que les joueurs devraient choisir dans la création de personnages… ben non – heureusement, Google est mon ami et j’ai réussi à trouver des éclaircissements.

Pour les règles, c’est tout aussi confus. Beaucoup sont décrites par rapport au contexte mais quasiment rien sur la façon dont elles s’insèrent dans le jeu. Pour tout ce qui est actions, il n’y a pas de problème, par contre, pour les pouvoirs spécifiques des Trinités qui utilisent karma, versets, aura etc. c’est très flou. On a quelques indications vagues, genre : le MJ peut lire les encadrés au joueur… ok mais, quand ? Où ? Comment le MJ insère ça ? Y a huit demi-pages d’encadrés, je leur lis comme ça tout de go, peu importe le messager qui le dit… loin de moi l’idée d’en rajouter mais si ce n’est pas placé judicieusement, je vais perdre mes joueurs avant même d’avoir commencé la première aventure, hein !
Pareil pour les ressources, c’est un peu flou surtout lorsqu’il s’agit du réseau : à priori, on dépense ses points-là comme celle du domaine et autant je le comprends sur ce dernier détail, autant je trouve ça assez naze pour le réseau. Il aurait fallu compenser par un système de dette envers le PNJ, ce qui permet de lancer les joueurs sur une aventure ou un truc du genre… ça se regagnerait avec des points d’expériences… eh ben… on n’est pas sorti de l’auberge et ils ne sont pas prêts d’avancer comme ça…

Bref, il y a énormément de zones d’ombre. Je vais être obligée de compléter mes propres règles pour compenser les lacunes et c’est pénible, il va falloir les noter et ne pas les oublier, histoire d’éviter les incohérences.
La présentation du jeu était chaotique mais un peu moins que ce à quoi je m’attendais.
Je serai fixée dans les prochaines semaines pour la création des personnages.

L’assoupi – Jennifer Tellier

Titre: L’assoupi
Auteur: Jennifer Tellier
Éditeur: Anyway Editions
Nombre de pages: 428
Quatrième de couverturePlus que quelques mois avant le réveil du Troisième Frère. Les Elfes d’Orofarnë le savent, mais les humains refusent d’en voir les signes.
Le Prince des Elfes décide d’envoyer trois messagers les avertir du danger qui plane sur les Huit Royaumes : Alderonn la bâtarde, mi-Elfe, mi-Humaine, son cousin Esegorias et un Drow, Argawaen. Le voyage s’annonce long et dangereux.
Ils devront rallier les Humains, mais aussi les créatures qui les côtoient à leur cause. Il faut lever une armée. Vite. Les Orques ont déjà fait des victimes parmi les Elfes…
Alderonn en sait quelque chose. Le courage du Drow et la magie d’Alderonn et d’Esegorias suffiront-ils à vaincre le Troisième Frère ?

Cela fait quelques mois qu’il est dans ma Pile A Lire et j’ai profité d’un emploi du temps léger pour le lire. Il ne m’a pas fallu longtemps pour le terminer, moins d’une petite semaine tellement l’histoire m’a emportée. Moi qui suis fan de jeux de rôle, j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire et ai eu l’impression de découvrir une aventure issue de jdr.
Afin d’empêcher le réveil de l’assoupi, Alderonn et son cousin Esegorias doivent s’allier à un elfe noire ou Drow nommé Argawaen, une race habituellement ennemie. Pour ce faire, ils doivent rallier tous les peuples des huit Royaumes, ce qui ne sera pas forcément aisé. On comprend rapidement qu’Alderonn n’est pas n’importe qui et que le récit tourne autour d’elle mais pas seulement, elle est le prétexte pour nous faire découvrir l’univers de l’Assoupi, les tenants et les aboutissants des alliances, mais aussi ses différentes races – on a d’ailleurs droit à un bestiaire assez complet et typique de fantasy, ce que j’ai grandement apprécié.

On sent que l’auteur maîtrise le sujet, l’histoire est rondement menée et réfléchie du début à la fin. Son style d’écriture est particulièrement plaisant et je me suis laissé volontiers emporter par cette aventure.
Les personnages sont travaillés, leur passé est distillé tout au long du récit et leur relation est suffisamment développée pour que chacun ait sa place dans l’histoire et qu’on puisse les apprécier à leur juste valeur. J’ai cependant eu un peu de mal avec Alderonn, elle m’a parfois un peu saoulée surtout à Silkar : elle passe beaucoup de temps à pleurnicher au lieu de prendre son destin en main, ce qui est un peu agaçant. Heureusement, elle n’est pas toute seule et j’ai pris plaisir à m’attacher aux autres.

Je n’ai rien d’autre à ajouter. J’ai adoré les trois quart du récit que j’ai trouvés passionnants, par contre, l’avant-dernier chapitre, même s’il est épique, m’a paru un peu longuet. Néanmoins, cela ne m’empêche pas d’être un petit coup de cœur, ce roman était presque parfait à mon sens – il est d’ailleurs à noter que c’est un tome unique, ce qui est assez rare en fantasy.

Challenge - Coupe des 4 maisonsChallenge Coupe des 4 maisons :
5ème année : Beauxbâtons – un livre d’un auteur français – 30 points

Les gardiens de la galaxie 2

Titre : La Belle et la Bête
Réalisateur : James Gunn
Casting : Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista, Michael Rooker, Kurt Russell,…
Date de sortie : 26 avril 2017
Durée : 2h16
Genre : Action, super-héros
Synopsis : Musicalement accompagné de la « Awesome Mixtape n°2 » (la musique qu’écoute Star-Lord dans le film), Les Gardiens de la galaxie 2 poursuit les aventures de l’équipe alors qu’elle traverse les confins du cosmos. Les gardiens doivent combattre pour rester unis alors qu’ils découvrent les mystères de la filiation de Peter Quill. Les vieux ennemis vont devenir de nouveaux alliés et des personnages bien connus des fans de comics vont venir aider nos héros et continuer à étendre l’univers Marvel.

On avait beaucoup aimé le premier des Gardiens de la galaxie et on avait très envie de voir le second, c’est ce qu’on a fait lundi. Et on n’a pas été déçus : non seulement, il était super drôle mais surtout, il était beau graphiquement parlant et méritait d’être vu au cinéma.
Bref, on en a pris plein la vue avec les effets spéciaux.
Le bon point est que, contrairement à beaucoup de film, le son est bien dosé : les musiques ne sont pas trop fortes, les voix suffisamment pour qu’on n’ait aucun problème à comprendre les dialogues, quant aux sons des effets spéciaux, ils sont au bon volume. C’est appréciable.
Le seul bémol en ce qui me concerne, c’est la B.O., elle n’est pas terrible – je n’ai pas le souvenir qu’elle le fut autant dans le premier.

Maintenant qu’on connait un peu mieux les personnages, on entre plus rapidement dans le vif du sujet : les gardiens empêchent un gros méchant tentaculaire d’atterrir sur une plateforme et de protéger les super batteries du peuple Je-pète-plus-haut-que-mon-cul (j’ai pas le nom là maintenant tout de suite donc je me contenterai de celui-ci :p), c’était sans compter les frasques de Raccon ; en tentant de se dépêtrer de leur prise en chasse, ils sont secourus par Ego qui n’est autre que le père de Peter Quill.
Même si les personnages font partis du même groupe, ils ne semblent pas tant avoir changé, ils se la jouent juste un peu moins personnels. Pourtant, je les ai nettement mieux aimés que dans le premier ; par contre, ils sont bien moins sombres également.
Ils ont vécu des aventures entre les deux films et on sent davantage la cohésion :
Starlord est un peu plus sympathique et moins naze, mais ce n’est pas encore ça. Gamora est également plus chouette, moins froide et un peu plus humaine.
Drax est moins impassible et il m’a beaucoup fait rire, surtout sa relation avec la vilaine Mantis (la pauvre).
Rocket Racoon est égal à lui-même, c’est-à-dire excellent dans son genre (le meilleur dans sa partie oserai-je dire… ou pas). Quant à Groot, ils en abusent un peu voire beaucoup – il est mignon mais c’est un peu trop, dommage.
Même les méchants sont traités de manière différente.

J’ai adoré les Gardiens de la Galaxie 2, je n’ai pas vu le temps passer. Peut-être est-ce en raison des acteurs surprises qui y apparaissent, ou des clins d’œil tels que Howard the Duck, Beyonder, etc.
Je dirai que dans l’ensemble, j’ai nettement préféré au premier que je compte malgré tout revoir. Et j’attends avec beaucoup d’impatience que le second sorte afin de chercher tous les détails qui m’ont échappé parce que je riais trop pour les remarquer.

Bilan lecture du mois d’avril 2017

Bilan de lectureCe mois-ci, pas beaucoup de pages mais le nombre de lecture n’est pas si dégueu, au final.
J’ai lu 8 lectures (1 mangas, 1 BD, 1 album enfant et donc 5 livres).
Commençons sans plus tarder:

Coup de coeur
Coup de Cœur:

Image du Blog good-winry-18.centerblog.net
J’ai adoré:

Gif heureux
J’ai aimé:

 

Image du Blog mangapournous.centerblog.net
Ça m’a trop déçue:

On arrive donc à un petit total de 1579 pages (191 en manga, 48 en BD, 36 en album enfant et donc 1304 pages en livre).

Bilan challenge :

Arbre généalogique des Rougon-Macquart de 1878Challenge Rougon-Macquart : 07/20

Challenge LEAF Le Manège de PsylookChallenge LEAF : 21/50

Challenge Goodreads : 30/125

Challenge - Coupe des 4 maisonsCoupe des 4 maisons : 35/70 – 1275 points

Réduit ta PAL à néantChallenge Réduit ta PAL à néant (illimité) : 16/70

Actuellement, je lis :
Harry Potter et les reliques de la mort
J.K. Rowling
(38%)

Les Trinités
Manuel des joueurs
(15%)

Thème du mois d’avril 2017 :
Le monde réel

Trois amis bien différents – Laure Allard d’Adesky & Manon Paumard

Titre : Trois amis bien différents
Auteure : Laure Allard d’Adesky
Illustratrice : Manon Paumard
Éditeur : Anyway
Nombre de pages : 36
Quatrième de couverture :
Barbichette le pirate, Bave-sans-soif le grand chef indien, et le chevalier aux grands pieds sont les meilleurs amis du monde. Un jour, fatigués par leur quotidien monotone, ils font le choix d’échanger leurs vies pour une journée. Ils vont découvrir à leurs dépens que, contrairement à ce qu’ils pensent, la vie des autres n’est pas toujours plus facile que la leur.

J’ai décidé de prendre cet album parce que j’aime beaucoup l’auteure que j’ai découverte il y a peu. La couverture ne me plaisait pas de masses, pourtant, elle est parlante de ce que contient l’histoire :
les trois amis sont lassés de la routine qu’est devenue leur existence et rêvent de vivre d’autres expériences, expériences qu’ils fantasment, bien entendu. En fonction de leurs attentes, ils échangent leur vie. Mais très vite, les habitudes leur manquent et les contraintes des uns ne sont pas forcément celles des autres.

Une belle leçon de vie pour petits et grands, très proche de la réalité : notre imagination galope toujours rapidement et dans ces cas-là, nos attentes sont souvent déçues. Cet album me rappelle beaucoup le fameux proverbe : l’herbe est toujours plus verte ailleurs.
C’est un thème qui ne parlera pas forcément aux plus petits parce que leurs envies sont immédiates et pas forcément rêvées. De plus, l’auteure utilise, deux ou trois fois, un vocabulaire légèrement soutenu : si larguer les amarres nous parle, ce n’est pas forcément le cas pour un enfant de moins de quatre ans. Personnellement, ça ne me pose pas de souci, cela permet d’échanger avec les enfants, de leur expliquer les mots qu’ils n’ont pas compris, de leur ouvrir les portes d’un langage qu’ils ne connaissent pas forcément.
Et puis, nous pouvons nous appuyer sur les dessins qui sont bien faits. Si la couverture ne m’avait pas convaincue, j’ai nettement mieux accroché sur les illustrations intérieures. Quelques planches manquent de détails, mais dans l’ensemble, elles sont sympas : les personnages sont tout en rondeur du moins dans le visage, les couleurs sont toutes douces et loin d’être agressives ce qui est bien plaisant.

Je l’ai lu rapidement, c’était très addictif et j’ai tout de suite accroché à l’histoire et surtout au thème « de la vie fantasmée qui termine en déception pour mieux nous faire apprécier notre propre quotidien ».
Ça a été un coup de cœur pour cet album.