Rose et le fantôme du miroir – Holly Webb

Rose et le fantômeTitre: Rose et le fantôme du miroir
Saga: Rose, tome 4
Auteur: Holly Webb
Éditeur: Flammarion
Nombre de pages: 280
Quatrième de couverture: Bien qu’elle soit heureuse chez Mr Fountain, Rose s’interroge toujours au sujet de sa vraie famille. Que sont-ils devenus? Sont-ils aussi tous magiciens? Ces questions la tracassent jusqu’au jour où Rose fait une découverte étrange : un miroir en argent ayant autrefois appartenu à sa mère. Quels sombres mystères renferme-t-il?

Quand on a fini le troisième tome, on comprend aisément que Miss Fell en sait davantage sur les origines de Rose que ce qu’elle en dit et peut-être sont-elles de la même famille.
Si le troisième tome m’avait un peu déçue, principalement parce que je l’avais trouvé moins emprunt de magie que les précédents, ce n’est absolument pas le cas pour celui-ci, il est aussi bien que les deux premiers, j’avais trouvé que dans le trois, on ne voyait pas suffisamment Gus, il était trop effacé et ça manquait trop – j’adore ce chat, il est trop fort, littéralement, et super drôle.

Dans ce volume, Miss Fell est chargée de l’apprentissage de Bella puisque l’enfant gâtée de monsieur Fountain ne contrôle pas ses pouvoirs et devient par là même, dangereuse. La vieille femme en profite également pour s’occuper de l’héroïne. La jeune orpheline découvre l’image d’une femme qui lui ressemble dans le miroir de Miss Fell.
De fil en aiguille, les trois jeunes apprentis aidés de Gus découvrent le passé de Rose ainsi que l’endroit où sa mère fut séquestrée à la naissance de Rose. Par contre, on n’a pas réellement le fin mot de l’histoire quant à Brochet : on sait ce qu’il fait mais on ignore comment – il y a bien une hypothèse émise mais aucune certitude… C’est un peu frustrant.
Quant à la bataille contre la Talisie, elle est décidément très voire trop courte. Elle se déroule sur un chapitre et on a un peu droit à une fin ouverte de ce côté là : les troupes sont mises en déroute par les magiciens londoniens, mais ensuite ? Je suis restée un peu sur ma faim.

Ce quatrième tome est la conclusion de la saga Rose, j’avais grandement hâte de le lire et en même temps, je ne voulais pas y mettre un terme… j’ai fait duré autant que possible le plaisir, m’empêchant d’avancer trop vite – et bon sang, que c’était dur !
Malgré une fin bien trop rapide, ça a été un coup de cœur, je suis ravie de l’avoir lu et tristounette que ce soit fini… j’ai adoré l’univers, et je crois bien que je suis fan de l’auteure.

Les tigres n’embrassent pas les lions ! – Tanya Stewner & Anne Montel

Les secrets de Zoé 2Titre: Les tigres n’embrassent pas les lions !
Saga: Les secrets de Zoé, tome 2
Auteur: Tanya Stewner
Illustrations: Anne Montel
Éditeur:
Bayard Jeunesse
Nombre de pages: 214
Quatrième de couverture:
Zoé peut parler au animaux et, d’une simple caresse, redonner vie aux plantes. En dehors des heures de classe, elle travaille comme interprète dans un zoo. Grace à elle, la directrice n’ignore plus les grands et les petits soucis des animaux. Un jour, Shankar, le lion, confie à Zoé qu’il est amoureux de Samira, la tigresse, et que cela le rend malheureux. Car a-t-on déjà vu un lion et un tigre s’aimer ? Zoé, elle, y croit, et décide de libérer les deux félins pour qu’ils se retrouvent la nuit, en secret …

 Ma puce et moi avons été ravies de pouvoir retrouver les aventures de Zoé.
Cette fois-ci, elle travaille pour le zoo qui abrite l’éléphant Martha du premier volume.
On découvre d’autres soigneurs dont Tom qui assez sympathique comme petit gars mais aussi Trina, une sale peste de la pire espèce.
On apprend également à connaître la directrice du zoo, Mme Pierre-Moutarde surnommée le Colonnel Moutarde ; elle est stricte, sa tenue renforce cette impression, son travail oblige, pourtant, elle a malgré tout un côté humain assez développé qu’on découvre un peu plus à chaque événement.
Zoé rencontre un certain nombre d’animaux, principalement des fauves (léopard, lion, tigresse) mais pas que.
Et n’oublions pas le jardinier, M. Pong et son fils Bao aux chaussures de tigres.

Les secrets de Zoé tome 2 p99Les personnages principaux sont toujours aussi attachants, les nouveaux également si ce n’est pour Trina, le terme d’horrible n’est pas assez fort pour la décrire, je ne comprends même pas comment elle a pu conserver son poste au zoo, au début j’ai cru qu’elle avait un lien familial avec la directrice, mais non.
Je ne suis pas parvenue non plus à apprécier comme il se devait Shankar et Samira, alors que je n’ai pas eu ce souci avec Martha mais j’ignore pourquoi. J’avoue que l’histoire entre les deux félins, ce n’est pas ce que j’ai retenu du roman.

Les dessins sont toujours aussi chouettes, certains contiennent plus de détails que d’autres, quelques uns sont plus sobres. Mais dans tous les cas, ils s’accordent toujours aussi bien avec la narration.

J’ai vraiment adoré ce second tome, petit bémol sur la fin : Trina et son acolyte font quelque chose de vraiment très grave et j’ai trouvé la punition légère, il y a bien la menace de la police mais on ignore au final si elle est exécutée ni quelles en sont les conséquences. Il ne nous reste plus qu’à lire le 3 pour voir ce qu’il advient des jeunes filles.

La petite mort, tome 2 – Davy Mourier

La petite mort 2Titre: La petite mort, tome 2
Auteur: Davy Mourier
Éditeur: Delcourt
Nombre de pages: 96
Quatrième de couverture
: La Petite Mort a dû faire un terrible choix entre faucher Ludovic, son meilleur ami atteint d’une leucémie, ou son chat Sephi. A-t-il fait le bon choix ? L’entrée au collège, cet univers impitoyable, va-t-elle remettre en question l’amitié, l’amour et l’existence des licornes-sirènes ? De toute façon, rien ne va se passer comme prévu car la famille Mort a… un squelette dans son placard.

On reprend l’histoire à la suite directe du premier avec l’enterrement de Sephi, ça me brise toujours autant le cœur, si ce n’est même plus par la suite : le sacrifice en valait-il le coup ? Je n’étais pas très sûre d’apprécier Ludo, il me faisait rire, mais quelque chose me dérangeait en lui sans savoir quoi… Malheureusement, dans ce second tome, le nouveau copain de la Petite Mort est loin d’être sympathique avec son arrivée au collège, ses poils qui poussent et ses hormones qui le travaillent, sans compter son horrible père qui n’aide pas – parce que oui, dans ce volume, la Petite Mort entre en 6ème. Il est appréciable de découvrir que le personnage grandit et les soucis qui l’accaparent également ; enfin un héros qui n’est pas figé dans le temps !

On en apprend davantage sur la mort et son « protocole de vie » comme le dit si bien l’auteur (son développement, sa croissance, son évolution jusqu’à devenir la Mort).
Et puis, de nouveaux personnages font leur apparition : le nouveau chat du nom de Ghost qui m’insupporte assez, Tycho le poissophone mais aussi le Grand-père de la Petite Mort et c’est là que les choses se corsent pour tous les membres de la famille.
J’ai trouvé ce second tome bien moins drôle que le premier, il a un côté plus tragique : l’enterrement de Sephi ouvre le bal et ce petit chat que j’ai tant aimé est loin d’être la dernière perte qu’essuiera la Petite Mort.

La Petite Mort, tome 2 p7Comme pour le premier, on a droit à des éléments de réalité augmentée, seulement cette fois, l’auteur, Davy Mourier, entre davantage dans les détails de création nous expliquant et nous montrant la manière dont il dessine ses strips, d’un côté les décors, de l’autre les personnages ; c’était un gros plus. J’ai trouvé ces petits films bien plus intéressants que les précédents.

Comme pour le premier, j’ai adoré. La fin est tout aussi dure et là, il va vraiment falloir que je me procure le 3 parce que je ne l’ai pas :'(

Sténopé – Julien Roturier

Sténopé - Julien RoturierTitre: Sténopé
Auteur: Julien Roturier
Illustrations: Dorothée Delgrange
Éditeur: Editions Luciférines
Nombre de pages: 174
Quatrième de couverture: Un homme rêve chaque nuit de sa mort, un groupe d’enfants se lance dans une chasse au trésor dans une forêt où rôdent d’inquiétants esprits ancestraux, le patient d’un psychiatre déclare voler la peau des gens, d’étranges créatures viennent des étoiles pour juger l’espèce humaine, une montre à gousset cassée bat la mesure du temps de plus en plus fort et un adolescent se consume d’amour pour une guerrière virtuelle…
Les onze nouvelles de Sténopé rencontrent des personnages torturés par de curieuses malédictions, victimes de forces surnaturelles ou de leurs désirs les plus sauvages, souvent sanglants. Allant en France ou aux Etats-Unis, Julien Roturier fait voyager son lecteur, explore XXe et XXIe siècles pour varier les ambiances, en gardant une ligne résolument horrifique.
Un recueil fantastique très contemporain qui met en scène la folie, la cruauté et les passions meurtrières avec autant d’humour noir que de violence.

Je me pencherai dans un premier temps sur le titre : Sténopé. Ce n’est pas un terme courant, c’est un mot issu de la photographie : un petit trou dans la paroi de la chambre noire ou camera obscura, laissant passer l’image et la lumière ; a priori, ce serait également le nom de l’appareil photographique utilisant ce principe – vous savez, les vieux appareils du siècle dernier ou il fallait rester immobiles de longues minutes pour laisser le temps à l’image de s’imprimer ?
Le titre parle de lui-même, quand on sait ce qu’il signifie : on y trouve 11 nouvelles cauchemardesques, passées au crible, des images plus ou moins fortes, un espace-temps figé… ou presque.

Dans ce recueil, les histoires sont assez inégales que ce soit de par leur taille, l’ambiance mise en place, les terreurs qu’elles procurent.
Elles ont été écrites à différents moments entre 2009 pour la plus ancienne et 2013 pour la plus récente. Personnellement, je les classerai en deux parties : celles écrites avant 2010 et celles écrites pendant et après – il est assez aisé de les classer puisque la date est inscrite à la fin de chaque nouvelle.
Sténopé - Mon beau miroirPersonnellement, je n’ai pas trop aimé les récits de 2009, ça se lisait bien mais je les ai trouvés nettement moins intéressants et pas suffisamment sombres ; quant à l’ambiance, elle était quasi-inexistante.
Cependant, j’ignore ce qu’il s’est passé dans la vie de l’auteur entre 2009 et 2010, à part une année supplémentaire, mais il y a du changement et ça s’en ressent : mes histoires préférées, vous l’aurez compris, sont celles de 2010, elles sont bien plus glauques, plus abouties également, avec une atmosphère très sombre qui m’a fait frissonner. J’ai beaucoup aimé On chasse en bord de Seille (une chasse au trésor mortelle pour un petit groupe de jeunes garçons), Le Rêveur (un homme qui fait chaque soir le même cauchemar jusqu’à ce qu’il se produise), L’Amorphe (une consultation chez un psy avec un patient très particulier) et enfin, Panem et Circenses (quand un homme rencontre une belle femme, artiste de cirque, dans un bar, on s’attend un peu à de « Carnivàle« ).
N’avoir apprécié que 4 nouvelles sur les 11, ce n’est pas terrible comme score mais il faut quand même précisé que ça n’a pas été non plus difficile à  lire.

Pour les illustrations, le style de l’auteur m’a bien plu, ça m’a grandement fait pensé à Junji Ito, auteur du manga Spirale que j’adore. Des images un peu dérangeantes mais qui s’accordent bien avec le thème du recueil.

En conclusion, je ressors de cette lecture avec un avis plutôt mitigé, j’espérais que ça fasse plus cauchemardesque comme nouvelles.

La Bête du Gévaudan : Récit cruel d’une mystérieuse affaire – Francette Vigneron & Laurent Miny

La bête du GévaudanTitre: La Bête du Gévaudan : Récit cruel d’une mystérieuse affaire
Auteur: Francette Vigneron
Illustrations: Laurent Miny
Éditeur:
OUEST-FRANCE
Nombre de pages: 61
Quatrième de couverture: Essayez donc de trouver le Gévaudan dans la liste des départements et régions de France. Peine perdue. Le Gévaudan n’existe plus. Il a disparu avec la Révolution française, lors de la création de nos départements actuels. Le Gévaudan était une province, sous l’Ancien Régime, qui occupait presque toute la Lozère actuelle, le sud de la Haute-Loire et un petit morceau du Cantal.
Lorsque la Bête qui mange le monde commence à faire parler d’elle, Louis XV, roi de France, a 54 ans. Pendant quatre ans, de 1764 à 1767, un animal non identifié terrorise la population du Gévaudan, faisant plus d’une centaine de victimes, surtout des enfants et des femmes. Qui était cette bête ? Certains veulent absolument y voir les ravages d’un loup, mais cette thèse est largement contestée.
Devenus affaire d’État au XVIIIe siècle, les méfaits de la Bête du Gévaudan hantent toujours les esprits et divisent des milliers de passionnés qui, partout dans le monde, cherchent à percer les secrets de son identité.

Cet album fait partie du panier Tremblez mortels emprunté à la médiathèque le mois dernier.
De tous les livres qu’il contenait, c’est celui qui m’attirait le moins, il ne me semblait pas romancé malgré la longueur des textes, et je redoutais un peu l’ennui. Mais il n’en a rien été, je l’ai trouvé passionnant.

La Bête du Gévaudan - Récit cruel d'une mystérieuse affaire p28Comme tout le monde, je connaissais l’histoire de la Bête du Gévaudan mais j’étais loin de m’imaginer un tel carnage ! L’auteur place tout d’abord un contexte historique mais également géographique ce qui n’est pas un mal. Tout du long, on découvre les faits et la chronologie ainsi qu’un certain nombre de citations écrites par des hommes réels, acteurs de cette immense battue contre la Bête – je n’ai pas pris le temps de vérifier s’ils les avaient vraiment rédigées ; en tout cas, ça rajoute un côté authentique qui m’a bien plu.
Il m’est arrivé une ou deux fois de lire à haute voix devant mon grand qui jouait, histoire de me recentrer sur l’histoire, et il a trouvé ça tellement intéressant qu’il s’est arrêté pour se pencher sur l’album et écouter, incrédule.
Les dessins sont assez classiques mais bien représentatifs des paysages et costumes de l’époque. Pas grand chose à rajouter à ce sujet.

Dans l’ensemble, ça a été une agréable surprise, j’ai adoré parcourir cet album et découvrir les faits qui ont terrorisé l’Auvergne en 1764 et 65.