Solo Leveling, tome 19 – Chugong, Disciples (Redice Studio) & h-goon

Titre : Solo Leveling, tome 19
Auteurs : Chugong, Disciples (Redice Studio) & h-goon
Éditeur : Delcourt (Kbooks)
Nombre de pages : 240
Quatrième de couverture : Lorsque d’étranges portails sont apparus aux quatre coins du monde, l’humanité a dû trouver une parade pour ne pas finir massacrée par les griffes des monstres des monstres qui en sortent. Dans le même temps, certaines personnes ont développé des capacités permettant de les chasser. Ces combattants intrépides n’hésitent pas à foncer au cœur des donjons pour combattre les créatures qu’ils abritent.

Franchement, je ne sais pas quoi dire sur cette lecture. Ma chronique va vraiment être courte…
C’est la suite directe du 18 : Suho, le fils de Jinwoo, a été happé par un portail. Il est persuadé que c’est un jeu vidéo, donc il fonce tête baissée. Normal qu’il croit cela, quand il meurt, il retourne au début.
On comprend assez vite, ce qu’il se passe : il affronte toutes les créatures de l’ombre de son père (Igrit, Ber, etc.) afin d’être testé. Bien entendu, il n’en sait rien.

Il manque foncièrement de subtilité… peut-on lui en vouloir dans ces conditions ? Si ce n’est qu’un jeu, il ne peut pas mourir, donc pourquoi réfléchir et faire attention si ça n’a pas de conséquences sur sa vie ?
Les enjeux ne sont pas les mêmes que pour Jinwoo…
Donc l’avancée dans le donjon se déroule plutôt bien… il roule sur tout ce qui bouge, sans soucis… enfin, au début il morfle quand même un peu, mais une fois qu’il a compris qu’en butant tout ce qui bouge, il monte de niveau, le game est plié.

Franchement, ce dix-neuvième tome a peu d’intérêt. Les trois quart du manga sont consacrés à l’épreuve de Suho, le reste, un passage sur l’organisation de la lutte contre les portails donc c’est quoi ? Un flashback ? Mais comme dans le même chapitre, y a une partie « tour d’horizon » sur ce que sont devenus les personnages, ce n’est pas clair.
Bref, ça m’a laissé indifférente.
Il semblerait que c’est le dernier tome de ce premier arc… la suite doit paraître ce mois-ci, sous le titre de Solo leveling Ragnarok. On suivra les aventures de Suho… je la lirai sûrement, même si pour le moment, ça ne m’inspire pas.

Ambessa : Choisie par le loup – C. L. Clark

Titre : Ambessa : Choisie par le loup
Auteur : C. L. Clark
Éditeur : Mana Books
Nombre de pages : 506
Quatrième de couverture : Ambessa Medarda : guerrière, générale, matriarche. Cette femme inspire la peur, et les Medarda ne tolèrent aucun rival dans leur quête de gloire. Elle a mené des conquêtes et des armées. Elle a tué des bêtes légendaires. Elle a tout sacrifié sur son chemin militaire. Et pour cela, elle a reçu une récompense : elle a franchi le royaume de la mort et a eu une vision d’elle-même assise sur le trône du vaste empire noxien.
Mais avant de pouvoir régner sur cet empire, elle doit prendre le contrôle de son propre clan. Ce titre est toutefois contesté par son cousin et ancien confident, Ta’Fik. Il connaît les actes sanglants qui hantent le passé d’Ambessa. Et il sait qu’il ne peut la laisser accéder au pouvoir.
Ils vont s’affronter pour l’âme même de la famille Medarda. Mais cette guerre ne se jouera pas uniquement sur les champs de bataille. La fille d’Ambessa, Mel, a le pouvoir de toucher le cœur de n’importe qui grâce à ses dons uniques — des dons qu’elle pourrait utiliser pour soutenir sa mère.
Pourtant, malgré la force de Mel, Ambessa ne voit en elle qu’un enfant dépourvu de l’instinct de tueur d’un véritable guerrier. Mel est déterminée à prouver qu’elle peut devenir la dirigeante que sa mère espère — si seulement on lui en donne la chance.
Alors qu’Ambessa est trahie par son propre sang, encerclée de toutes parts par ses ennemis, et menacée par des forces obscures à l’œuvre dans l’ombre, chaque jour devient plus périlleux. Mais Ambessa ne cédera pas. Elle embrasera le monde pour revendiquer la place qui lui revient de droit.

Ma fille m’a offert ce livre à Noël,donc il était hors de question que je le range dans ma bibliothèque pour l’oublier au milieu de ma Pile à Lire.
Je savais que la période actuelle ne me permettrait pas d’avancer comme je le voudrais, trop fatiguée et stressée pour me concentrer sur cette lecture, et puis, il fait 500 pages, donc il demande du temps.

Ambessa, c’est un des personnages secondaires de la série d’animation Arcane : la mère de Mel.
L’histoire débute avec la reprise du clip Blood Sweat & Tears de Sheryl Lee Ralph : Ambessa, enceinte de Mel, se retrouve face au Loup Kindred : il lui fait voir ce qui l’attend.

Puis le récit commence vraiment, quinze ans après. Le chef de la famille Médarda, Menelik, est décédé sans nommer l’un de ses petits-enfants en tant que successeur : l’intendant Ta’fik ou la Générale Ambessa.
Le premier a anticipé la situation, rallié les provinces à sa cause et pour discréditer définitivement Ambessa, l’accuse d’avoir tué leur grand-père.
Notre héroïne se voit contrainte de fuir afin de chercher des alliés contre son cousin.

Ambessa n’est pas particulièrement attachante. Elle se contredit dans ses propos : un Médarda se doit d’être un Loup autant qu’un Renard, mais elle n’est qu’un Loup. Heureusement qu’elle a son second Rictus. Lui est beaucoup plus intéressant. D’ailleurs, tous les personnages le sont plus qu’elle.
Elle est forte, sait ce qu’elle veut, mais manque foncièrement de subtilité. Et en plus, elle n’est même pas bonne dans son commandement : à quel moment tu envoies tes troupes face à des soldats boostés à la magie runique sachant qu’ils n’ont aucune chance ? Surtout que ses subordonnés l’ont avertie de la situation.
Quant à son affrontement avec son cousin ? Une vaste blague… déjà elle entre dans son palais comme une fleur ! Et le face à face est torché en 2 temps, 3 mouvements. Absolument pas à la hauteur des combats précédents.

Malgré tous ces défauts, j’ai aimé cette lecture grâce aux détails, parce que si on connaît la série Arcane, ça a un intérêt : on découvre le passé de Mel, ses relations avec sa mère, son père dont elle ne parle jamais dans la série, son frère Kino… et enfin ce qu’il s’est passé avec la Rose Noire.
Donc maintenant, je compte bien revoir Arcane, en étant attentive aux détails concernant les Médarda.

Histoire d’un escargot qui découvrit l’importance de la lenteur – Luis Sepúlveda & Joëlle Jolivet

Titre : Histoire d’un escargot qui découvrit l’importance de la lenteur
Auteur : Luis Sepúlveda
Illustrations : Joëlle Jolivet
Éditeur : Métailié
Nombre de pages : 96
Quatrième de couverture : Les escargots qui habitent sous l’acanthe touffue, dans la prairie qu’ils appellent le Pays de la Dent-de-Lion, mènent une vie paisible, lente et silencieuse ; ils sont à l’abri des autres animaux et entre eux s’appellent simplement « escargot ». L’un d’eux pourtant trouve injuste de n’avoir pas de nom et surtout il voudrait connaître les raisons de la lenteur.
Malgré la désapprobation de ses camarades il entreprend un voyage qui lui fera rencontrer un hibou mélancolique, une tortue pleine de sagesse, des fourmis très organisées, et gagner un nom à lui. A leur contact il comprendra la valeur de la mémoire et la vraie nature du courage, ce qui lui permettra de sauver ses camarades lors d’une aventure héroïque pour échapper à la destruction par les hommes. Un nouveau personnage inoubliable rejoint la galerie de Luis Sepúlveda. Une belle histoire qui nous montre comment redécouvrir le sens perdu du temps.

C’est une lecture courte qui s’est lue vite et le fait qu’elle soit illustrée l’a rendue encore plus rapide. En un trajet aller vers Paris, c’était plié (ou presque).

Le héros de ce roman est un escargot qui vit avec les siens dans la prairie des dents de lion, et contrairement aux autres, il se pose beaucoup de questions : pourquoi est-il si lent ? Pourquoi n’a-t-il pas de nom ? Il interroge ses congénères, mais ça dérange. Il décide alors de partir à la recherche de réponses. Et en route, il rencontre une tortue avec qui il fait un bout de chemin.

Qu’est-ce que j’en ai pensé ? Je ne sais pas trop… j’ai apprécié dans l’ensemble.
Cependant, deux détails m’ont dérangée :
ce qui le pousse à vouloir un nom. Il estime qu’on donne des noms pour tout sauf qu’il ne choisit que des exemples qui existent en multitude, genre les dents de lion. Ben, tu t’appelles aussi escargot, gars !
Il n’a jamais rencontré quelqu’un qui portait un nom pour lui servir de modèle ou le pousser à réellement s’interroger. À la limite, si l’auteur avait choisi des entités uniques comme la lune ou le soleil, ok, mais là… sa quête de nom n’a pas de sens.
– pendant son périple, il découvre l’importance de sa lenteur… cool, et donc ? Autant vous dire que je n’ai aucune idée de ce qu’il a découvert. Pourtant, j’ai relu les passages où il avait sa révélation en me disant que j’étais passé à côté, mais ça n’était pas plus clair. J’ai trouvé ça exaspérant, surtout que c’est l’énigme principale de ce livre.

Donc je suis restée sur ma faim.
En ce qui concerne les illustrations, j’ai beaucoup aimé, elles étaient très chouettes et se mariaient parfaitement avec le récit.
C’était une lecture plaisante, sans plus.

Frieren, tome 09 – Kanehito Yamada et Tsukasa Abe

Titre : Frieren, tome 09
Scénario : Kanehito Yamada
Illustrations : Tsukasa Abe
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 188
Quatrième de couverture : Que deviennent les héros une fois le mal vaincu ?
Dans la région de Drachen, Frieren et ses compagnons tombent sur un village en piteux état… L’elfe accepte de débarrasser les habitants des dragons responsables des dégâts contre un sort qui permet de parler à toute vitesse sans s’emmêler les pinceaux !
De son côté, Denken s’est vu attribuer une nouvelle mission par Serie : il doit surveiller et entretenir la barrière qui entoure les Terres d’Or, qui ne sont autres que sa région natale, transformée en métal précieux par un démon… et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit de Macht, le plus puissant des sept sages du chaos ! Le mage osera-t-il se frotter à lui au péril de sa vie ?

Quelle lecture !
Ça commence tranquillement : Frieren, Fern et Stark continuent leur voyage vers le nord, les conditions climatiques sont compliquées et les ralentissent.
Ils reçoivent un courrier de Lernen qui leur demande d’aider Denken à libérer sa région natale : les Terres d’Or, une zone qui se transforme en or sous le pouvoir du démon Macht, emprisonné dans la forteresse de Weise.

On a droit à plusieurs scènes et souvenirs intéressants :
– une partie de l’enquête préliminaire dans cette région menée par Lernen et Edel,
– le passé de Denken et son amitié avec Lernen,
– la vie de Denken : les moments passés avec sa femme.

Il y a pas mal de nouvelles révélations, de questionnements sur les démons, leur fonctionnement, leur lien avec les hommes… c’est surtout Macht qui pousse à questionner. Il est le seul démon qui me fait douter : il semble plus sincère que les autres, peut-être parce que ses actes se contredisent. Bref, c’est très bizarre comme sensation. Je me méfie toujours des démons et je les sens toujours hypocrites, mais lui, il y a quelque chose qui m’interpelle… peut-être parce que je trouve que celui-ci a plus de profondeur que les autres : il s’interroge sur les différences humains-démons, et sur les mots accusateurs ou émotionnels qu’il ne comprend pas.
J’ai tellement hâte de lire le prochain pour découvrir ce qu’il en est.

Les dessins sont toujours aussi superbes. J’ai pris plaisir à m’y attarder, mais pour moi, le gros plus, ça reste l’histoire, la relation entre les personnages et leur évolution, la nostalgie qui perce à travers le récit. J’adore, c’est tellement plaisant.
C’est un coup de cœur pour ce neuvième tome et je pense ne pas attendre pour lire le prochain.

Les Carnets de l’Apothicaire, tome 10 – Natsu Hyuuga, Itsuki Nanao & Nekokurage

Titre : Les Carnets de l’Apothicaire, tome 10
Autrice : Natsu Hyuuga
Illustration : Itsuki Nanao
Scénario : Nekokurage
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 174
Quatrième de couverture : Intrigues et poisons au cœur du palais impérial !
Un nouveau défi attend Mao Mao : pour satisfaire l’émissaire d’un pays étranger, elle doit retrouver une danseuse à la splendeur telle qu’elle ressemblait à une déesse de la lune. Hélas, aujourd’hui, la femme en question n’est autre que la tenancière du palais vert-de-gris, dont la beauté a quelque peu fané…
Heureusement, la jeune apothicaire n’est jamais à court d’idées ! Grâce à ses ressources et à son imagination, elle organise un spectacle dont les invitées d’honneur se souviendront longtemps…
Découvrez la face cachée du lieu le plus secret de la cité impériale ! Dans ce monde de femmes régi par les hommes, Mao Mao aura besoin de toute son intelligence et de tout son savoir pour démêler les intrigues de la cour… Avec son héroïne hors norme et ses décors magnifiques, ce manga événement adapté d’un roman à succès a tout pour plaire ! Et vous, aurez-vous le courage de goûter à ses délices ?

J’ai eu beaucoup de mal à commencer cette lecture principalement par manque de concentration autant que de temps. Et puis le début est un pseudo résumé des intrigues précédentes via la réflexion de Mao Mao, ce qui m’a certes rappelé les événements principaux de cette saga, mais ça m’a aussi un peu ennuyée.
Pourtant le problème n’était pas là parce qu’une fois que j’ai réussi à me libérer du temps, ça s’est lu tout seul.

Ce fameux résumé était là pour une bonne raison : mettre en lumière les problèmes que rencontre le palais de cristal (si je ne me trompe pas de nom) bref, disons la cour de dame Lifa.
Il y pas mal de petits événements qui jonchent la vie de la cour intérieure et permet à notre héroïne autant qu’au lecteur de découvrir de nouveaux personnages et de nouveaux lieux : la réception organisée par l’émissaire qui souhaite revoir la danseuse aux papillons, le dispensaire dirigé par des femmes qui n’ont pas le droit de soigner, le mausolée (gardé par celui qui apprend aux domestiques à lire) où les héritiers susceptibles de l’Empire doivent passer l’épreuve qui feront d’eux des empereurs.
Donc nouveaux lieux, mais aussi nouveaux personnages.

J’ai pris le même plaisir que d’habitude à m’attarder sur les illustrations, à chercher le moindre détail intéressant pour l’histoire ou ses protagonistes. Ils sont superbes… comme toujours.
J’ai adoré cette lecture et hâte de lire le prochain pour découvrir comment passer l’épreuve du mausolée.