Tower Dungeon, tome 1 – Tsutomu Nihei

Titre : Tower Dungeon, tome 1
Auteur : Tsutomu Nihei
Éditeur : Glénat
Nombre de pages : 162
Quatrième de couverture : Citadelle suspendue attend fermier taciturne… Un nécromancien maléfique a tué le roi et emporté la princesse dans la titanesque « tour des dragons » ! La garde royale se lance à son secours mais est mise en déroute par les redoutables monstres qui infestent le bâtiment. Les habitants des villages alentour sont alors mobilisés. L’un d’eux est un jeune homme à la force prodigieuse : Yuva, le héros de cette histoire.
Après les étoiles et les voyages spatiaux, l’auteur de Blame ! s’attaque à la fantasy. Son trait gagne en clarté et l’on y retrouve les thématiques qui lui sont chères, présentées sous un nouveau jour. Une porte d’entrée idéale pour les curieux avides de nouveaux univers et une valeur sûre pour tous les fans de l’auteur !

C’est mon homme qui a acheté ce premier tome. Je pensais que ce qui l’avait attiré, c’est la couverture : dure, faux cuir, gravée… faut dire qu’elle est sympa. En fait, non. Il en avait entendu beaucoup de bien et il avait envie de découvrir cette saga….
Mais… mais… mais c’est pas possible ! Les personnes qui l’ont trouvé bien n’ont jamais lu de livre ou de manga… c’est la seule explication que je vois pour justifier des avis positifs à ce navet.
Vous l’aurez compris, ce n’était pas à la hauteur de mes attentes pourtant basses.

L’histoire ne casse pas trois pattes à un canard, ce n’est cependant pas un problème pour moi, à condition que ce soit bien construit, ce qui n’est pas le cas ici.
Un dragon a pris l’apparence du roi et lorsqu’il est démasqué, il enlève la princesse. Des escouades sont chargées de la libérer, ce qui ne semble pas être une réussite.
On en est arrivé au point où un jeune homme par village doit être envoyé à la tour, et le jeune Yuva se porte volontaire.
Une fois à la tour, les soldats de la garde sains et saufs se rendent compte que le jeune homme est super fort, ils l’embarquent avec eux dans la tour afin qu’il porte des tonneaux de sel.

Voilà en gros l’histoire telle que je l’ai comprise… et là, vous vous dites peut-être : comment ça, comme elle l’a comprise ?
J’en viens au problème le plus important : le récit est très mal développé.
Le contexte est très succinct, il manque plein de points qui auraient pu rendre cette aventure intéressante. Et ce manquement nuit à la compréhension du récit.
Les transitions entre les scènes sont bancales. J’ai relu certains passages plusieurs fois en me demandant si j’avais pas loupé un détail important qui me permettait de comprendre le lien d’une scène à l’autre, j’ai même remonté plusieurs pages, ben non.

Quant aux illustrations, c’est moyen. Le character design est un peu spécial, le trait du mangaka également. Ça a son charme et parfois, c’était plaisant, malheureusement, il y a de gros problèmes de perspective et de profondeur qui rendent certaines scènes au mieux incongrues, au pire incompréhensible.
Le seul point positif est que ça se lit très vite.

En lisant des commentaires sur Livraddict, j’ai découvert que l’auteur était celui de Blame ! et de Noise, 2 mangas que j’ai adoré et je ne comprends pas comment il a pu écrire un manga si pourri !
Bref, je n’ai pas aimé cette lecture et je ne lirai pas la suite.

Tsugumi Project, tome 3 – Ippatu

Titre : Tsugumi Project, tome 3
Auteur : Ippatu
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 163
Quatrième de couverture : Léon et Doudou ont réussi à rejoindre les archives nationales, leur premier objectif. Les recherches sont fructueuses, mais la découverte d’un cadavre mutilé leur fait comprendre que la zone est moins déserte qu’il n’y paraît… ce qui se confirme quand des monstres les attaquent ! Seule l’intervention de Tsugumi sauve les deux hommes d’une mort atroce…
A présent, en tout cas, ils connaissent leur prochaine destination : l’île de Sado, au nord de Tokyo. Sauf que ce n’est pas tout près, et que l’endroit semble évoquer des souvenirs douloureux à la petite fille aux pattes d’oiseau… L’heure de la séparation aurait-elle sonné ?

J’avais hâte de reprendre cette saga et de découvrir ce qui attendait Léon et Doudou. Nos deux héros ont décidé de se rendre à Sado afin de trouver des informations sur l’arme qui a poussé les autres nations à détruire le Japon… ou un truc comme ça.
Ça ne plaît pas à Tsugumi : le nom de Sado résonne étrangement pour elle et elle décide de ne pas les accompagner. Mais c’est sans compter l’intervention de Satake, la cheffe des singes à capuche.
Donc ils ont tous quittés Tokyo et c’est l’occasion pour le lecteur de voyager, mais surtout de rencontrer d’autres personnages ou créatures.

C’est un peu anxiogène parce qu’on ne sait jamais ce qui va se passer : quelles sont les intentions des nouveaux ? J’avoue que la méfiance excessive de Léon fait écho à ma paranoïa, je trouve que ses réactions ont du sens vu les circonstances, ça renforce cette angoisse.
Les illustrations me plaisent toujours autant. Le character design est cohérent avec les premiers : un peu spécial, mais j’aime énormément. En ce qui me concerne, le gros plus, ce sont les décors : ils sont super détaillés, les planches sont magnifiques ! Je prends un plaisir fou à m’y attarder à la recherche du moindre détail intéressant et caché.

Comme les précédents, c’est un coup de cœur pour ce troisième tome et j’ai hâte de lire le suivant.

20th Century Boys, tome 03 – Naoki Urasawa

Titre : 20th Century Boys, tome 03
Auteur : Naoki Urasawa
Éditeur : Panini
Nombre de pages : 210
Quatrième de couverture : Kenji continue d’aller de surprise en surprise, les plans de ce mystérieux « Ami » suivent à la lettre la vieille histoire qu’il avait écrites des années auparavant avec ses copains ! Il essaye de leur demander de l’aide mais ces derniers ne s’en sentent pas capables. Il se tourne alors vers Yukiji.
Plus tard il découvre aussi que « l’Ami » serait un ancien camarade de jeu dont personne ne faisait attention, un certain Sadakiyo qui serait, aussi, le père de la petite Kanna…
Mais les disciples de « l’Ami » passent à l’offensive, ils attaquent l’épicerie de Kenji pour enlever la petite fille…

J’ai mis beaucoup de temps à lire ce troisième tome. Non pas que ça ne m’a pas plu, c’est juste que j’étais tellement fatiguée (sortie de grippe + mal de dos) que restée assise et me concentrer sur ma lecture, c’était juste impossible.
Mais hier soir, ça allait un peu mieux, donc j’ai pu le finir.

Kenji a une pression folle : puisqu’il a imaginé le scénario catastrophe qu’Ami et sa secte ont mis en œuvre, c’est à lui de les contrer et de sauver le monde. La difficulté principale est que la conception de ce plan commence à remonter : c’était un jeu entre lui et sa bande quand ils étaient enfants, mais il semblerait que l’un l’a pris au sérieux. Qui ?
Donc notre héros tente de se souvenir de son enfance. Idéalement, il devrait demander de l’aide à ses anciens camarades avec qui il a conservé des relations, mais chacun est pris par sa vie.

On a quelques révélations dans ce troisième tome qui relancent l’intrigue :
– on découvre qui est le père de Kanna, le bébé qu’on voit sur la couverture et qui est la nièce de Kenji. Ça a des conséquences graves sur la vie de notre héros.
– un élève qui ne faisait pas partie du groupe de Kenji a eu accès au journal qui contenait le scénario catastrophe. Donc Otcho ne serait pas Ami ?
l’arrivée d’un nouveau personnage : Shôgun, l’homme de Bangkok. Qui est-il ? Quel est son lien avec Kenji ? Avec Ami ? Réponse au prochain épisode.

J’ai adoré cette lecture et j’ai hâte de lire la suite.

Noël, avalanche et hésitations – Rose Mia

Titre : Noël, avalanche et hésitations
Auteur : Rose Mia
Éditeur : Hugo & Cie
Nombre de pages : 358
Quatrième de couverture : Pour Lila, qui tient une supérette de station de ski, Noël rime avec “joie indicible que rien ne peut gâcher”.
Pour Matthew, médecin tatoué aux allures de bad boy, Jingle Bells est une mélodie venue tout droit des Enfers.
A priori, ces deux-là n’ont rien à faire ensemble et ce n’est certainement pas la magie de Noël qui va les réunir. C’est une avalanche, haute comme un immeuble, qui leur fonce droit dessus !
Dans cette romance totalement déjantée vous trouverez :
– Des références cultivées à Rambo et Predator
– Une avalanche qui fout les jetons
– Un secouriste qui se prend pour un ninja
– Des cadres faits main avec des bouts de bois et des trombones
– Des conversations intimes à la lueur des bougies
Avertissement : Bien que cette histoire soit une romance de Noël, certains événements survenant sous un plaid sont réservés à un public averti.

Séverine m’a offert ce roman dans le calendrier de l’avent qu’elle m’a fait et elle m’a même créé une feuille de route afin que je puisse le lire du 1er au 31 décembre… c’était une excellente idée, mais c’était sans compter mon emploi du temps surchargé combiné à une grosse fatigue.
De plus, je lisais en parallèle le père Noël assassiné donc me dégager du temps pour les deux, c’était compliqué.
Assez rapidement j’ai compris que cette lecture se découpait en deux temps : avant et après Noël donc je pouvais aisément prendre mon temps.

Lila travaille en tant que caissière dans une boutique non loin d’une station de ski. Elle adore Noël. Ce 24 décembre, elle bosse jusqu’à 20h, mais hors de question de dépasser ce délai ne serait-ce que d’une minute. C’est sans compter l’arrivée de Mathieu, jeune médecin qui vient chercher des provisions avant sa garde. Il déteste Noël et est bien décidé à embêter notre héroïne en repoussant la fermeture du magasin.
Cette situation est finalement une chance pour nos deux héros : s’ils avaient été dans leur voiture, ils avaient peu de chance de survivre à l’avalanche qui s’abat sur eux.

Une partie est en huis-clos : Lila et Mathieu tentent de tenir le temps que les secours débarquent. Ils font connaissance : l’occasion de découvrir la raison pour laquelle il déteste Noël, d’en connaître davantage sur la relation amoureuse et malsaine qu’elle entretient avec Julien, son ami d’enfance pour qui elle est toujours la cinquième roue de carrosserie.
La seconde partie se déroule après : Lila est blessée, Mathieu l’évite pour ne pas la faire souffrir… et le jeu du chat et de la souris commence.

C’était une lecture plaisante, portée par la plume de l’autrice que j’ai trouvée agréable, et légère. Légère dans la manière dont le récit est raconté, pas dans les faits.
Les sujets abordés sont quand même graves : le passé de Mathieu et le syndrome post traumatique qui en découle, la relation toxique de Lila… mais ils ne sont pas traités de manière lourde, on ne tombe pas dans le pathos.

Les personnages sont attachants, malgré quelques réactions qui m’ont un peu fait grincer des dents : genre Lila qui se déshabille dans la salle d’auscultation pour que Mathieu soit obligé de rester… moyen tout ça.
Une scène de sexe dont je me serai bien passé. En temps normal, ça me saoule déjà parce que je trouve que ça fait un peu voyeuriste, mais alors là, clouée au lit par la grippe, ça m’a encore plus exaspérée.
Donc ça, ce sont mes deux bémols, mais ça ne m’a pas empêché de passer un bon moment et de beaucoup aimer cette lecture.

Père Fouettard Corporation, tome 06 – Hikaru Nakamura

Titre : Père Fouettard Corporation, tome 06
Auteur : Hikaru Nakamura
Éditeur : Kurokawa
Nombre de pages : 174
Quatrième de couverture : Le mystérieux Drosselmeyer, sorti des murs de l’Atelier tel un diable de sa boîte, emporte Miharu sous les yeux horrifiés (et invisibles) de Knecht. Notre pauvre héros, éberlué, se retrouve alors projeté dans la Douce Nuit, une boucle temporelle futuriste se déroulant au réveillon suivant.
Pendant que Miharu est aux prises avec ce casse-tête chronographique, Knecht, au pied du mur, dévoile la vérité sur l’enrôlement forcé du jeune homme à l’Atelier.

J’ai bien failli me planter de numéro et lire le septième parce que je n’avais pas rangé au bon endroit ce sixième tome. Heureusement, j’ai vérifié le résumé de ma dernière lecture de cette saga… et c’était le cinq !

J’ai été agréablement surprise par cette lecture. Je redoutais que ça commence à tourner en rond, ce qui n’est pas le cas.

Avec l’apparition de Drosselmeyer, ça relance l’intrigue et notamment les questions qu’on se pose : est-ce que Knecht est le vrai vilain de l’histoire qui manipule le mythe du père Noël et les différents acteurs qui jouent ce rôle ? On n’a pas encore la réponse, mais ça revient…
On a pas mal de révélations, notamment sur Miharu, la raison de sa présence dans l’entreprise, ou sur son père aussi.
Knecht et Drosselmeyer se font face et c’est dur de déterminer qui dit vrai. Miharu doit choisir un camp et on ne peut pas dire que son choix est judicieux… mais il a une chance de ne pas se fourvoyer.

Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour le lire, n’empêche que les moments que je m’accordais pour avancer, c’était compliqué de mettre en pause tant c’était intéressant.
Les personnages et leur réactions sont cohérents avec les caractères qui leur a été affectés au début… je n’étais pas sûre d’apprécier Ben, par moment, il me saoulait, mais il est finalement plus malin que ce qu’il semble donc je crois que je l’apprécie bien.

Les illustrations sont terriblement inégales, mais j’ai été tellement happée par le récit que je ne l’ai remarqué que lorsque j’ai cherché une illustrations à photographier.
C’est un coup de cœur pour cette lecture et ça m’embête d’attendre l’an prochain pour lire le suivant.