Céleste la Licorne, tome 1 : Rallumons les étoiles – Geneviève Guilbault, Lisette Morival & Jérémy Parigi

Titre : Rallumons les étoiles
Saga : Céleste la Licorne, tome 1
Auteurs : Geneviève Guilbault, Lisette Morival & Jérémy Parigi
Éditeur : Kennes
Nombre de pages : 32
Quatrième de couverture : Le jour de son anniversaire, Luna-Belle voit ENFIN son vœu se réaliser. Du moins, presque… Ce n’est pas un cheval qui atterrit dans sa chambre, mais une LICORNE ! Et la jolie bête a besoin de sa petite humaine pour une mission dans l’espace. Attention ! Prêts ? Volez !

J’ai pris ce premier tome pour ma filleule qui est fan des licornes. Je n’avais aucune idée de ce que valait cette bande-dessinée, j’ai donc décidé de le découvrir par moi-même en la lisant.
Et pour donner mon avis objectif, il va falloir que je me mette dans la peau d’une enfant de 7 ans car, sans surprise, c’est gentillet et c’est tant mieux.

Luna-Belle fête ses huit ans et fait le souhait d’avoir un cheval. Comme en réponse à sa demande, Céleste la licorne atterrit dans sa chambre. En réalité, son vœu n’est pas exaucé, ce n’est qu’une coïncidence : Céleste a besoin de l’aide d’un humain pour sauver les étoiles.

Au niveau cohérence du récit, on est bon. Rien de catapulté, tout a une suite logique, ce que j’ai apprécié.
Les personnages sont sympathiques. On a une base pour un premier tome avec les informations essentielles pour construire l’intrigue, idéal pour des lecteurs de l’âge préconisé.

Esthétiquement, il est beau. Le character design est chouette, mais le gros plus, ce sont les couleurs : elles sont harmonieuses avec pas mal de nuances. J’ai pris beaucoup de plaisir à parcourir et m’attarder sur les planches.
Enfin, il est amusant sur la fin. Alors on ne va pas se mentir : pour des adultes, ça fait très pipi caca, on peut même en avoir une lecture critique surtout à notre époque, mais j’ai côtoyé assez d’enfants pour savoir que ce genre de blagues les éclate.
En conclusion, j’ai bien aimé cette lecture en espérant que ça plaise à ma filleule.

Blacksad, tome 1 : Quelque part entre les ombres – Juan Diaz Canales & Juanjo Guarnido

Titre : Quelque part entre les ombres
Saga : Blacksad, tome 1
Scénario : Juan Diaz Canales
Illustrations : Juanjo Guarnido
Éditeur : Dargaud
Nombre de pages : 48
Quatrième de couverture : « Parfois, quand j’entre dans mon bureau, j’ai l’impression de marcher dans les ruines d’une ancienne civilisation. Non à cause du désordre qui y règne, mais parce que certainement cela ressemble aux vestiges de l’être civilisé que je fus jadis ».
Ainsi parle Blacksad, détective privé aux méthodes musclés, mais à la sensibilité à fleur de peau. Il aimerait bien être plus guilleret, l’animal, mais la dépression le ronge, et pour une juste cause : Natalia Wilford, actrice à succès et ancien amour encore si présent, vient de se faire cruellement assassiner. Blacksad va donc, en dépis des conseils du commissaire Smirnov, tenter d’élucider la mort de son ancienne compagne afin de retrouver la paix.
Mais l’enquête est bien loin d’être aisée pour notre héros, qui se lance dans un combat dont l’opposant peut être bien plus puissant qu’il ne le soupçonne…

Ça fait des années qu’on me vante cette bande-dessinée et jusqu’à présent, je n’ai jamais osé commencer de peur d’être déçue, ce qui n’a pas été le cas, loin de là.

Blacksad est détective privé. Il se retrouve avec la police sur les lieux d’un meurtre : la victime est l’ex de notre héros. Il n’a donc pas le droit d’enquêter. Il n’est (malheureusement) pas le genre à écouter, ce qui va lui causer bien des déboires.

On est dans une ambiance type polar des années 50, sans le côté stéréotypé du détective. L’histoire et les personnages sont sombres, ce qui contraste avec les couleurs choisies pour illustrer cette bande-dessinée. Tout est en nuances de gris, que ce soit le récit ou les couleurs.
Ça pourrait être perturbant, mais c’est juste plaisant.

L’enquête est rondement menée, peut-être un peu facile, mais ce n’est pas ce qui fait le charme de cette histoire. Ce sont avant tout les personnages qui font vivre le récit.
Ils sont charismatiques et terriblement humains avec leurs forces et leurs faiblesses.
Plusieurs « mondes » s’entremêlent : la police, les hauts-placés qui ne sont pas arrivés là grâce à l’honnêteté, les voyous… et Blacksad, à la croisée de ces univers, fait la jonction.

Les dessins sont super beaux, les couleurs harmonieuses. L’illustrateur a de l’expérience puisqu’il était animateur chez Disney et ça se sent.
C’est un coup de cœur pour cette lecture et je suis contente d’avoir les 4 suivants dans ma Pile à Lire.

Tale of Sand – Jim Henson, Jerry Juhl & Ramón K. Pérez

Titre : Tale of Sand
Auteurs : Jim Henson, Jerry Juhl & Ramón K. Pérez
Éditeur : Paquet
Nombre de pages : 160
Quatrième de couverture : Mac, jeune américain ordinaire, se voit confier par le shérif d’une petite ville tout droit sortie d’un western, une étrange mission : rejoindre coûte que coûte « la montagne de l’aigle ». Pour y parvenir, il ne dispose que d’une vieille carte, d’un sac à dos, d’une injonction en forme de conseil « cours, petit, cours ! » et de 10 minutes d’avance. Sur qui, sur quoi ? Mac sortira-t-il indemne de cette aventure ?

Je ne sais plus d’où j’ai cette bande-dessinée. Je l’ai sûrement trouvée d’occasion.
Mon résumé va être très succinct et pas forcément différent de la quatrième de couverture parce que niveau scénaristique, c’est très faible.

Le personnage principal participe à une fête, il est choisi parmi tous. Sa mission : atteindre le pic de l’aigle. Il doit courir, il n’a que dix minutes d’avance.
Il est un peu teubê : il est le seul à ne pas avoir compris que c’est une chasse à l’homme qui commence.
Donc toute la bande-dessinée, c’est ça : il fuit à travers le désert, mais pas n’importe quel désert ! Y a pas mal de passages complètement loufoques.

À la base, cette bande-dessinée a été écrite par Jim Henson (le créateur des Muppets de ce que j’en ai compris). Il voulait l’adapter en film, mais personne n’a osé s’y essayer et je les comprends. Il y a une ambiance très particulière, ce qui ne m’a pas dérangé contrairement au côté western bien trop présent à mon goût.

Je ne peux pas dire que l’histoire est passionnante, mais ça se laisse lire. C’était rapide, probablement parce qu’il y a peu de dialogues. Tout tient aux illustrations, à l’ambiance qu’elles instaurent, aux détails qui se cachent dans les planches.
C’était une lecture étrange, je ne sais pas trop quoi en penser.

Ombrane – Bastien Lextrait & Julien Hanoteaux

Titre : Ombrane
Scénario : Bastien Lextrait
Illustrations : Julien Hanoteaux
Éditeur : Akileos
Nombre de pages : 64
Quatrième de couverture : À travers les propos d’un conteur, nous vous proposons de suivre l’épopée tragique d’Ombrane, une mystérieuse créature éphémère née de la nuit, destinée à arpenter le monde et assister au déclin du royaume des Hommes, avant de disparaître avec eux. Durant son voyage, elle liera un attachement profond à ces derniers et partagera leurs émotions qui iront des plus petites joies du quotidien aux plus grandes peurs existentielles.

J’ai pris cette bande-dessinée parce que les illustrations me plaisaient et j’étais sûre qu’elles plairaient tout autant à ma fille.
Je crois que je n’avais pas lu la quatrième de couverture ou peut-être qu’elle ne m’évoquait rien.
Maintenant que c’est lu, le récit ne m’inspire pas grand-chose.

Un groupe d’humains se regroupe autour d’un feu dans le 7ème sous-sol. Le plus ancien leur compte l’histoire d’Ombrane, la première Noctale à être apparue sur terre.
Elle parcourt le monde pour le découvrir et plus elle avance, plus il se détériore.
En parallèle, un des hommes des souterrains remonte chaque sous-sol vers la surface.

Ça a un côté très poétique, mais aussi très fataliste. J’ai trouvé intéressant le cheminement de l’héroïne. Chaque situation est pire que la précédente et mène l’homme à sa perte.
Donc l’analogie en fait un thème plutôt actuel, mais ça finit de manière abrupte, et je suis restée sur l’impression qu’il manquait une chute, un message. Je suis un peu restée sur ma faim.

Comme dit plus haut, les illustrations m’ont énormément plu. Les couleurs sont harmonieuses. Je me suis pris du temps pour les contempler, et c’était un plaisir.
Il se fait tard et je n’ai rien d’autre à dire sur cette lecture, je vais donc conclure : je l’ai beaucoup aimée. Il faudra que je regarde s’il y a d’autres titres de ces auteurs.

Sœurs d’Ys : La malédiction du royaume englouti – M.T. Anderson et Jo Rioux

Titre : La malédiction du royaume englouti
Saga : Sœurs d’Ys
Scénario : M.T. Anderson
Illustrations : Jo Rioux
Éditeur : Rue de Sèvres
Nombre de pages : 224
Quatrième de couverture : Pour ériger les remparts qui protègent Ys des flots tumultueux, la reine Malgven a eu recours à la magie. Sa mort brutale et mystérieuse laisse ses deux fifilles inconsolables et les éloigne l’une de l’autre. Rozenn, héritière du trône, entre en communion avec la nature et s’apaise dans les landes ; Dahut, la cadette, se délecte de la vie fastueuse de la cour et se compromet dans ses intrigues. Mais derrière les murs immenses de la cité se cache un passé lourd de sombres secrets. Le jour où le lien entre les sœurs se rompt définitivement, elles entraînent dans leur chute le destin d’Ys, et les monstres tapis dans l’ombre surgissent alors en pleine lumière.

Quand j’ai vu cette bande-dessinée à la médiathèque, j’ai hésité à l’emprunter.
La couverture me bottait bien et les illustrations sont tout aussi sympathiques.
En va-t-il de même pour le scénario ?

L’histoire s’ouvre sur le récit du roi Gradlon : il conte à ses deux filles sa rencontre avec leur mère, qui vient de décéder. Grâce à la reine, la cité d’Ys est restée prospère, par des procédés plus que malhonnêtes, semble-t-il. Mais maintenant qu’elle n’est plus là, qui va prendre la relève ?
Les deux princesses sont aussi différentes l’une que l’autre ? L’aînée, Rozenn, est sauvage et proche de la nature. La cadette, Dahut, se montre érudite et développe des talents hors du commun, mais ça a un prix. Une telle différence les sépare depuis qu’elles ont perdu leur mère.

Le scénario est intéressant. La trame cohérente et l’intrigue est rondement menée. J’ai lu d’une traite cette bande-dessinée tellement c’était fluide et passionnant.
J’ai aimé les deux princesses. Leur caractère est à l’opposé l’un de l’autre, leurs choix et leurs actes sont contestables pour différentes raisons, pourtant je les comprends et j’ai même fini par les plaindre.
Dans les premières pages, j’ai eu un peu de mal à me faire aux illustrations, pourtant ce style artistique fait le charme de cette bande-dessinée. J’ai fini par les adorer autant que cette lecture.