Le Terrible Seigneur des Ténèbres, livre premier – Diana Wynne Jones

Titre : Le Terrible Seigneur des Ténèbres, livre premier
Auteur : Diana Wynne Jones
Éditeur : Ynnis
Nombre de pages : 448
Quatrième de couverture : Les Oracles ont parlé : c’est le pauvre sorcier Derk qui sera le Seigneur des ténèbres cette année. À lui de transformer sa ferme en château maléfique et de gérer l’arrivée des voyageurs venus d’un mystérieux univers parallèle : le nôtre.
Otages du redoutable businessman M. Chesney et de son démon, les habitants d’un monde fantastique sont contraints d’organiser des circuits touristiques de plus en plus complexes et destructeurs, les réduisant en esclavage. Alors que des accidents font dérailler les circuits et qu’une rébellion travaille dans l’ombre, Derk va devoir redoubler d’ingéniosité pour tenir son rôle et sauver sa famille de chair et de plumes de la terrible menace du malfaisant homme d’affaires…

Je ne sais pas trop par où commencer… je n’ai pas grand-chose à écrire sur cette lecture.
La période des Pèlerinages va commencer et le terrible M. Chesney impose aux sorciers de préparer la venue des pèlerins. Querida, l’ancienne Enchanteresse, doit choisir le Seigneur des ténèbres de cette année et ça tombe sur Derk, un sorcier pas comme les autres. Il crée des créatures aussi folles les uns que les autres : des moutons mangeurs de viande, des cochons volants, des chevaux ailés, etc.
Il a 7 enfants : Blade qui est un apprenti sorcier, Shona qui doit entrer à l’école des bardes et 5 griffons qu’il a créé à partir de cellules de sa femme et de lui.
Bref, tout le monde doit coordonner ses efforts pour fabriquer le mythe du Seigneur des ténèbres, mais ça se corse lorsque Derk est gravement blessé donc incapable de remplir son rôle.

Tout le premier tome est consacré à la préparation de l’arrivée des pèlerins. J’ai trouvé ça terriblement long. C’est souvent risible et ça aurait dû être drôle, mais ce n’est pas le cas. Je me suis ennuyée.
Comme souvent lorsqu’il s’agit de roman humoristique, je suis passée à côté. Il y a bien des passages qui m’ont fait sourire, mais pas des masses et c’était surtout lors de dialogues. J’adorais quand le dragon appelait les griffons « oiseau-chat », c’était tellement vrai et tellement chou.

Les personnages m’ont laissé indifférente. Ils sont tous sympathiques, c’est une famille unie et ils s’entraident. C’est très chouette, mais il manque quelque chose pour que la sauce prenne… je crois que le souci, c’est que ça m’a semblé superficiel.
Je n’ai pas mis très longtemps pour lire ce roman, en 3 jours et demi c’était plié, mais ça m’a semblé interminable.

Automne douceur de vivre
La maison Slanghsters (humour)

 

Coupe des 4 maisons :
Sortilège d’Extension Indétectable (Autre) – un livre ne pouvant rentrer dans aucun autre item 05 points

L’Épouvanteur, tome 10 : Le sang de l’épouvanteur – Joseph Delaney

Titre : Le sang de l’épouvanteur
Saga : L’Épouvanteur, tome 10
Auteur : Joseph Delaney
Éditeur : Bayard (Jeunesse)
Nombre de pages : 319
Quatrième de couverture : Le livre commence à la Tour Malkin où Tom finit par apprendre ce qu’il faut faire pour détruire Le Malin à jamais, mais il est dévasté psychologiquement par les exigences d’un tel rituel : le sacrifice nécessaire est plus lourd que la vie…
Attiré à Todmorden, à la frontière du comté, par un autre épouvanteur qui conseille cet endroit à John et son apprenti pour remplir à nouveau la bibliothèque partie en cendre, ils se retrouvent dans un endroit où tout n’est pas ce qu’il semble être. Les habitants n’osent pas sortir après le coucher du soleil, et ils ont peur des « étrangers » qui habitent de l’autre côté de la rivière. Ils se battent bientôt contre une puissance maléfique telle, que la force combinée de John, Tom, Alice et Grimalkin ne peut être suffisante pour remporter la bataille… Le sang de l’épouvanteur sera versé, et le Dieu Vampire sera convoqué depuis l’obscurité…

Waouh ! Quelle lecture passionnante… aussi bien que surprenante !
Dès le début, l’auteur nous induit en erreur : Tom découvre, avec de l’aide, la manière de se débarrasser définitivement du Malin, mais ça le met dans tous ses états. J’ai naïvement pensé qu’il accomplirait, dans ce dixième tome, la quête intermédiaire qui le mettrait sur le chemin de la victoire, mais non.
Il y a quand même cinq mois à tuer, la maison de l’épouvanteur est en chantier après avoir été détruite lors de la guerre, et il faut remplir la nouvelle bibliothèque puisque tous les livres ont brûlé.

On découvre un nouveau personnage : Judd Brinscall, ancien apprenti épouvanteur de John Gregory. Je ne me souviens plus si son nom était gravé sur le montant du lit dans le premier tome, l’envie me titille d’aller vérifier. Judd est plutôt sympa d’un premier abord, même s’il fait de la merde par la suite.
Alice est revenue, elle ne cache plus la puissance de ses pouvoirs et ça promet pour la suite.
Grimalkin est également là, et je l’adore, elle est tellement dure et forte. Je redoutais que sa quête de tenir la tête du Malin ne l’éloigne des histoires et ce n’est pas la cas. Ouf !
Ça fait un moment que Gregory prend cher, mais dans celui-là, c’est encore pire ! Je n’aurais jamais imaginé ce qui lui arrive.
Mais au milieu de toute cette merde, il y a une bonne nouvelle ! C’est sûrement la seule, mais ça m’a foutu une de ces pêches au point que j’ai eu du mal à m’endormir après avoir terminé cette lecture.

Un dixième tome qui m’a mise dans tous mes états ; je suis passée par toutes les émotions possibles et imaginables : l’étonnement, la stupeur, l’incrédulité, la tristesse, la colère, la peur, la joie, etc.
J’ai tellement aimé cette lecture que je l’ai lue en seulement deux jours et si je m’écoutais, je commencerais de suite le suivant. C’est un coup de cœur.

ABC 2022 – Lettre D
22/26

Coupe des 4 maisons :
Sortilège d’Extension Indétectable (Autre) – un livre ne pouvant rentrer dans aucun autre item05 points

Automne frissonnant
Le portrait du mal (une couverture sur laquelle un visage -sinistre- est dessiné)

Les Géants, tome 1 : Erin – Lylian & Paul Drouin

Titre : Erin
Saga : Les Géants, tome 1
Scénario : Lylian
Illustrations : Paul Drouin
Éditeur : Glénat
Nombre de pages : 48
Quatrième de couverture : La multinationale Crossland Corporation découvre un géant d’allure bestiale endormi depuis des temps immémoriaux dans un bloc de glace en arctique. Au même moment, en Ecosse, la jeune Erin, une orpheline qui ne cesse de rêver chaque nuit de la mort accidentelle de ses parents, croise dans la forêt une bande d’enfants mal intentionnés. C’est alors qu’un mystérieux géant vient à son secours.

J’arrive tout doucement au bout de ma pile 48h Bd de cette année et ce fut de belles découvertes notamment avec le premier tome de Les Géants.

Erin est une adolescente qui a perdu ses parents lors d’un accident de voiture. Elle vit avec sa tante, son oncle et son cousin. Il semblerait qu’elle est dans la maison où elle vivait avec ses parents puisqu’ils font des cartons… alors c’est très bizarre de faire ça si tard, parce que dans les flashbacks de l’accident, notre héroïne semble beaucoup plus jeune, donc pourquoi ne vider la maison que maintenant ?
Bref, revenons-en à notre histoire ! Depuis toute petite, elle a un don certain pour faire pousser les plantes. Elle apprend que ce talent est dû à sa connexion avec le géant Yrso qui de dévoile à elle.
Malheureusement, il n’est pas le seul géant à s’être réveillé, c’est aussi le cas du méchant Alyphar. Il faut prévenir les autres colosses.

C’est un premier tome d’introduction qui pose les bases : l’existence des créatures, l’arrivée du vilain, le pouvoir du premier réveillé, le lien qui unit Yrso à Erin, le lancement de leur quête,…
Pour l’instant, j’apprécie ce qui nous a été dévoilé.

Les personnages sont plutôt sympathiques, mais en 48 pages, pas très développés. C’est normal puisque le contexte explicatif prend de la place. Je trouve cependant que l’essentiel est dit sur leur passé et leur caractère et c’est le principal.
J’aime beaucoup l’apparence de Yrso, il est stylé. J’ai pris du temps et du plaisir à le détailler.

A priori, dans les prochains tomes, on découvrira un nouveau personnage lié à un géant. J’ai hâte de découvrir ce que ça donne.
J’ai bien aimé ce premier tome et je lirai les prochains quand je les aurai sous la main.

Ashrel, tome 1 : Dragon – Valp

Titre : Dragon
Saga : Ashrel, tome 1
Auteur : Valp
Éditeur : Delcourt (Terres de légendes)
Nombre de pages : 48
Quatrième de couverture : Pahn, un jeune palefrenier fuyant le royaume froid et enneigé d’Orwany, rencontre Ashrel, un garçon cynique et introverti. Ashrel possède un lourd secret qui lui gâche la vie au quotidien et lui fait perdre régulièrement son travail. Ensemble, ils se rendent dans la grande ville d’Acromby dans l’espoir d’y trouver un nouveau travail. Mais Chandras, la redoutable femme prévôt, y règne en maître. Et elle a justement pour mission de retrouver Pahn le jeune palefrenier pour une raison bien inattendue…

J’ai flashé sur la couverture et surtout sur le personnage d’Ashrel qui est dessus. Le ton est donné d’emblée, un peu à la Tim Burton ; ça me semblait être une lecture appropriée pour le mois d’octobre – je suis un peu en avance, tant pis…

Pahn est palefrenier et a volé le cheval de la reine. La prévôt, Chandras, le pourchasse, mais il parvient à s’échapper grâce à Ashrel, un ado recherché par des villageois pour avoir ressuscité son patron mort de froid, par simple toucher.
Ashrel et son oncle Bob hébergent Pahn, et le lendemain, ils vont à Acromby pour chercher du boulot aux deux jeunes gens. Malheureusement, ils ne sont pas les seuls à s’y rendre.

Je ne sais pas trop quoi penser de cette bande-dessinée.
J’ai bien aimé nos trois héros, ils sont sympathiques, mais sans plus. Les méchants manquent pour l’instant de profondeur, à voir ce que ça donnera dans les prochains tomes.
Les dessins sont bizarres, je crois que parfois, je les ai appréciés, d’autres pas.

Dans l’ensemble, ça s’est laissé lire. Il faudra que je lise le suivant pour me faire une idée plus précise de cette saga.

Les Sœurs Carmines, tome 1 : Le Complot des corbeaux – Ariel Holzl

Titre : Le Complot des corbeaux
Saga : Les Sœurs Carmines, tome 1
Auteur : Ariel Holzl
Éditeur : Mnémos (Naos)
Nombre de pages : 304
Quatrième de couverture : Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses sœurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les mœurs sont plus que douteuses. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.
Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l’un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues…

Je ne sais pas trop par où commencer tant de choses m’ont plu dans cette lecture.

Les sœurs Carmines sont au nombre de trois, elles n’ont pas le même père :
Tristabelle, l’aînée qui est jolie et le sait. Elle en joue. Elle se montre superficielle et par moment, jalouse de sa cadette
Merryvère est une monte-en-l’air depuis peu. Comme sa mère n’est plus là et que sa grande sœur a utilisée sa dot pour les faire vivre, c’est à elle de subvenir à leurs besoins. Elle n’est pas très douée et sa dernière tentative ratée de cambriolage les ont mises ses sœurs et elle, dans l’embarras.
Dolorine est la plus jeune et elle est étrange : elle parle à son doudou monsieur Nyx, mais également aux fantômes. On comprend assez rapidement que son géniteur doit être un Sépulcre – c’est une des grandes familles de Grisaille, spécialisée dans la nécromancie.

Il y a 8 grandes familles, je ne les ai pas toutes retenues, toutes avec des pouvoirs qu’on ne connaît pas forcément : j’ai déjà parlé des Sépulcre, les Vermeil sont des vampires, les Forge-Rage ont une prédilection pour la mécanique, je ne spoilerai pas les capacité des Du Lys et il y a également les Tourmente dont j’ignore les dons.
Quant aux trois autres, ils ont dû être nommés à un moment où à un autre, mais je ne les ai pas retenus.
Complétons l’intrigue : Merry a foiré son cambriolage chez le patriarche des Sépulcre et n’est revenue qu’avec un coffre contenant une petite cuillère. Elle est loin d’imaginer que cet objet va la propulser au cœur d’un complot royal.

Pour l’instant, Tristabelle m’a laissée indifférente. Je l’ai trouvée plutôt désagréable ; elle veut constamment être le centre d’intérêt, ce qui m’énerve.
J’aime beaucoup Merry, elle est sympathique tout plein et vive que ce soit intellectuellement (elle a pas mal de répondant et ça me plaît) ou physiquement (elle passe de toits en toits avec une aisance déconcertante). Au cours de ce premier tome, il nous est suggéré qu’elle fait partie, du côté paternel, d’une des huit familles mais je ne dirai pas laquelle pour laisser la surprise.
En ce qui concerne Dolorine, je suis fan ! J’ai adoré le personnage, elle est jeune donc comprend les choses au sens premier et ça rend ses apparitions très drôle. J’ai adoré les chapitres qui traitaient de son journal, j’ai beaucoup ri. Monsieur Nyx lui parle : il a une personnalité bien à lui, ses interventions sont grinçantes et effrayantes, mais la naïveté de Dolorine et l’interprétation qu’elle en fait les rendent au final rafraîchissantes.

La plume de l’auteur est plaisante. J’ai eu du mal à mettre en pause ma lecture, même pour aller dormir parce que c’était passionnant. Il y a aussi beaucoup de jeux de mots, des termes transformés pour rendre l’atmosphère sombre, mais dont la consonance est proche du mot initial (genre démembre au lieu de décembre). C’était super bien joué !

Bref, vous l’aurez compris, cette lecture est un coup de cœur et je lirai volontiers le second tome dès que j’aurai le temps.

Automne frissonnant
Des Sakuma Drops au milieu des lucioles (sœurs)

 

Coupe des 4 maisons :
Maison de Poudlard (1ère année) – un livre aux couleurs d’une maison de Poudlard10 points