35 kilos d’espoir – Anna Gavalda

Titre: 35 kilos d’espoir
Auteur: Anna Gavalda
Éditeur: Bayard poche
Nombre de pages: 111
Quatrième de couverture: Grégoire déteste l’école, si fort qu’en sixième il a déjà redoublé deux fois. Le seul endroit qu’il aime, son refuge, c’est le cabanon de son grand-père Léon, avec qui il passe des heures à bricoler.
Quand Grégoire est renvoyé du collège, pourtant, Léon est furieux. II renonce à consoler son petit-fils et lui refuse sa protection. II est temps, peut-être, que Grégoire accepte de grandir…

J’ai acheté ce livre parce que ma fille l’a lu l’an dernier au CM1 et elle avait beaucoup aimé. De mon côté, je l’avais vaguement feuilleté sans avoir le temps de me pencher davantage dessus, donc quand je l’ai trouvé d’occasion, je n’ai pas hésité une seule seconde à le prendre.
J’ai été plutôt surprise par cette lecture… agréablement surprise. Je m’attendais à ce qu’il soit un peu plus gai, plus léger.

Grégoire rencontre énormément de difficultés à l’école, principalement parce qu’il déteste cela, donc il ne fait aucun effort, est rapidement découragé à la moindre difficulté. Il est plus manuel qu’intellectuel, le souci est qu’aucune des filières susceptibles de l’intéressé ne sont disponible à cet âge-là. De plus, les relations entre ses parents sont tendus, ils cherchent le moindre prétexte pour se disputer. Seul son grand-père est son allié… jusqu’à un certain point.

J’ai beaucoup aimé le personnage principal, il est totalement perdu dans le cursus scolaire traditionnel qu’il subit et on ne peut pas s’empêcher de s’y attacher. J’ai trouvé que ce qu’il vit est très réaliste. Combien d’élèves se retrouvent dans sa situation : à ne pas savoir quoi faire plus tard, à ne pas se sentir à l’aise dans l’école classique ?
Je me suis en partie reconnue dans le personnage de Grégoire, j’ai reconnu un peu de mes enfants également. C’est peut-être la raison pour laquelle j’ai tant aimé cette lecture.
C’est un coup de cœur pour ce roman.

Challenge Coupe des 4 maisons :
5ème année : J.K. Rowling
(2nde validation) – finir un livre lors de la journée nationale du livre (23 avril 2018) – 25 points

Zoélie l’allumette, tome 3 : L’orphelin égaré – Marie Potvin

Titre: L’orphelin égaré
Saga: Zoélie l’allumette, tome 3
Auteur: Marie Potvin
Éditeur: Kennes
Nombre de pages: 343
Quatrième de couverture: Ma vie est pire qu’un conte de fées tordu! Baptiste est-il encore vilain? Je n’en suis plus si sûre… Même s’il ne m’appelle plus l’allumette, Cléo n’a pas confiance! Baptiste réussira-t-il à prouver qu’il est notre ami? D’abord il faudra tester sa sincérité et, une fois cela fait, il faudra lui demander l’impossible, car le plus grand rêve de Cléo ne pourra pas se réaliser si nous ne prenons pas un énorme risque… Mais pour Cléo, je suis prête à tout!

Ça fait presque deux ans qu’on a lu le second tome, du coup, j’ai eu un peu de mal à me replonger dans l’histoire, surtout qu’il n’y a pas de résumé pour nous remémorer les points importants, c’est d’ailleurs dommage. Si je n’ai pas eu des masses de difficultés pour savoir qui était Zoélie ou Cléo, il m’a fallu un peu plus de temps pour remettre Baptiste ainsi qu’Ange – comme pour le second tome de Zoélie, pas moyen de me souvenir plus que ça de ce personnage – et ne parlons pas de Malvina que j’ai totalement zappé.

Dans ce tome, Baptiste semble avoir totalement changé et je ne me souviens plus comment. Bref, Zoélie, Cléo et lui s’interrogent sur la présence d’une chauve-souris pour le moins étrange et les deux protagonistes tentent de savoir ce que l’ancienne petite frappe sait de Malvina et de la façon dont elle a été invoquée. Notre héroïne et son ami fantôme sont bien décidé à se débarrasser du chiroptère malfaisant. Pour mener leur mission à bien, ils reçoivent les conseils d’Ange. Pour le moment, elle ne propose pas vraiment de solution, mais elle a peut-être le moyen de faire revenir Cléo à la vie et ce troisième volume est davantage tourné vers cette quête.

Les personnages sont aussi attachants que dans les précédents, j’ai bien apprécié Baptiste alors que ce n’était pas le cas auparavant. Les liens entre Zoélie et Cléo se resserrent, au point qu’ils parviennent presque à se parler par télépathie… c’est le presque qui fait toute la différence.
Chaque fois que je commence un Zoélie l’allumette, je m’étonne toujours de la taille de la police ; j’ai beau savoir que cela permet aux enfants de lire plus facilement, cela me surprend encore et me choque même un peu.
Ma fille a pris beaucoup de plaisir à le lire. Quant à moi, j’ai adoré découvrir le récit que l’auteure nous a concocté et j’avoue qu’après le final servi, j’ai particulièrement hâte de lire le prochain.

Oedipe, schlac ! schlac ! – Sophie Dieuaide

Titre: Oedipe, schlac ! schlac !
Auteur: Sophie Dieuaide
Éditeur: Casterman Poche
Nombre de pages: 119
Quatrième de couverture: « OEdipe se fâche, il sort son épée et couic! il le zigouille… Ça y est! Il a tué son père!
– Ça, ça me plaît comme scène ! a lancé Baptiste.
Monter un spectacle de qualité, ce n’est pas simple, surtout quand on s’attaque à la légende d’OEdipe !
Un vent de folie (grec) souffle sur le théâtre de l’école Jean-Jaurès.

Une fois de plus, c’est mon désir d’une lecture fraîche et plaisante qui m’a poussée à commencer ce roman jeunesse et mon choix fut judicieux.
Les CM2 de l’école Jean Jaurès monte un spectacle de fin d’année. Les élèves aimeraient jouer la suite de l’année passée, « Godzitor le retour », mais la maîtresse y met son véto, et décide de monter la pièce Œdipe Roi, en version improvisée. Elle pousse ses élèves à utiliser un langage proche de celui de l’époque. Autant dire que c’est loin d’être gagné.

Dans les premières pages, je n’étais pas convaincue par le thème… mais alors, du tout. Je trouvais presque une hérésie de laisser les enfants réécrire à leur sauce une pièce aussi célèbre, une sensation amplifiée dès lors que les premiers dialogues ont été prononcés. Pourtant, le récit m’a amusée, les discussions sont si naturelles, tellement plausibles pour des enfants de cet âge-là, que je n’ai pas pu m’empêcher d’esquisser un sourire.
Les personnages sont spontanés, c’est probablement ce qui les rend un brin attachants, malgré les bêtises qu’ils peuvent dire ou faire.
Sans surprise, vient un moment où ça part en cacahuète et étonnamment, ça m’a fait éclater de rire. Je ne pensais pas que cette lecture me plairait autant.

J’ai passé un agréable moment, c’était frais et drôle, d’autant que j’avais besoin de cela. Bref, je ne regrette pas un instant de l’avoir sorti de ma Pile à Lire.

Challenge Coupe des 4 maisons :
1ère année : Farces pour sorciers facétieux
– un livre qui vous a fait rire – 10 points

Le monde de Charlie – Stephen Chbosky

Titre: Le monde de Charlie
Auteur: Stephen Chbosky
Éditeur: Sarbacane
Nombre de pages: 256
Quatrième de couverture: Au lycée,où il vient d’entrer, on trouve Charlie bizarre. Trop sensible, pas « raccord ». Pour son prof de Lettres, c’est sans doute un prodige ; pour les autres c’est juste un « freak ». En attendant, il reste en marge, jusqu’au jour où deux terminales, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. La musique, le sexe, les fêtes : le voilà entré dans la danse…et tout s’accélère.

J’ai choisi ce livre parce que je désirais terminer le mois avec une lecture facile, rapide et plaisante. Ben c’est loupé… C’était long, laborieux et fort désagréable à lire.
L’histoire est tellement plate qu’elle peut se résumer en peu de phrases. Charlie a quinze ans, bientôt seize, il arrive au lycée. Son meilleur ami ayant mis fin à ses jours, il est seul et un peu perdu. Il se prend d’amitié pour Patrick et Sam, deux élèves de terminale donc plus âgés que lui. Il les suit partout et rejoint leur bande. Charlie est amoureux de Sam, Patrick est homosexuel – oui, aucun rapport mais un peu comme beaucoup des sujets abordés et mis bout à bout dans ce livre.

Ce roman est rédigé à la première personne : Charlie écrit à quelqu’un, mais on ne sait qui. Donc c’est retranscrit comme l’adolescent parlerait : pas de n’ dans les négations, un langage très oral. Sous le coup, ça choque un peu, néanmoins on s’y fait.
Malheureusement, j’ai rencontré un certain nombre de soucis au cours de cette lecture qui l’ont rendue pénible :
– le style d’écriture de Charlie est atroce : il est censé avoir quinze ans or, j’ai eu la sensation de lire le courrier d’un enfant de huit ans ; ma fille de onze ans écrit mieux que lui, c’est dire.
– il passe d’un sujet à l’autre sans aucune transition, il enchaîne les phrases sans la moindre relation entre elles, genre il nous sort qu’il aime sa famille, point, que sa mère va au cimetière voir les membres de sa famille, point, que son père a pleuré une fois et que c’est un secret entre eux, point, et il poursuit dans sa lancée sur le fait qu’il a été chez le dentiste et qu’il n’a qu’une carie. J’ai relu le paragraphe trois fois cherchant un rapport entre toutes ces affirmations… Vous en voyez un ? Moi pas.
– le personnage de Charlie est fade, inintéressant et passif. Il ne prend aucune décision, il suit bêtement les autres dans les fêtes, boit, fume et se drogue comme eux. Il prend les lettres qu‘il écrit comme exutoire à son malaise, mais il ne fait que raconter les faits, son ressenti est très basique, voire inexistant, et même lorsque son meilleur ami met fin à ses jours, ça ne lui fait rien ! Normalement, on est censé être en colère, ne pas comprendre pourquoi il a fait ça, chercher les raisons de cet acte, etc. Ben non, il a vaguement pleuré et c’est tout, comme s’il était passé à autre chose d’un claquement de doigt. Il n’analyse rien, il n’intervient pas quand ses amis se mettent en danger ou le mettent mal à l’aise, et j’en passe. A la fin, on en comprend la raison, mais le souci, c’est que son manque de réaction est poussé à l’excès et lorsqu’il intervient enfin, ça reste très plat. J’aurais nettement préféré suivre Patrick ou Sam qui sont bien plus fascinants comme personnages.

Bref, je suis déçue par cette lecture. Je ne comprends pas l’engouement engendré par ce roman. Je pensais aimé et j’ai détesté.

Challenge Coupe des 4 maisons :
5ème année : FIlet du diable
– un livre que vous pensiez aimer mais qui est une déception – 50 points

Maisie Hitchins, tome 4 : L’affaire du masque à plumes – Holly Webb

Titre: L’affaire du masque à plumes
Saga: Maisie Hitchins, tome 4
Auteur: Holly Webb
Éditeur: Flammarion
Nombre de pages: 157
Quatrième de couverture: Maisie Hitchins est réveillée en pleine nuit par les aboiements d’Eddie. Le petit chien a flairé la présence d’un cambrioleur dans la maison. Comme Maisie cherche à l’arrêter, l’intrus la fait tomber dans les escaliers avant de s’échapper, emportant avec lui le précieux masque à plumes du professeur Tobin. Mais la jeune détective n’a pas dit son dernier mot !

Cela fait un très long moment que ma fille et moi devions le lire, mais la lecture précédente nous a pris tant de mois qu’il n’a pas été possible de nous y mettre avant.

Dans ce volume, on retrouve le professeur Tobin qui loge dans la pension de Grand-Mère Hitchins. Il décide de donner bon nombre des œuvres de sa collection à des musées, ainsi, il pourra repartir à l’aventure et ramener d’autres trésors. C’est l’occasion d’en savoir plus sur ce personnage et sur ses voyages. Ce don fait grand bruit et notamment dans les journaux de Londres. Un soir, un individu pénètre dans l’immeuble et dérobe l’un des masques du professeur, blessant Maisie au passage. C’est alors l’occasion pour notre héroïne de nous montrer une fois de plus ses talents de détective.
On retrouve pas mal des personnages rencontrés précédemment et surtout Georges, le livreur boucher, qui tient un rôle important dans ce volume – j’étais d’ailleurs bien contente de le revoir, j’aime beaucoup les rapports qu’il entretient avec Maisie.

Une fois de plus, le récit est cohérent et rondement mené, la conclusion est amenée en douceur et la fin est à mille lieue d’être prévisible, bien au contraire, ce qui est super agréable à mon sens puisque, habituellement, je trouve le criminel bien avant les dernières pages.
Les personnages sont toujours aussi attachants, même si je trouve que le fait que Maisie ait pris de l’assurance la rend un peu moins touchante.

C’est le quatrième tome de la saga, il est sorti en 2015. Malheureusement, en France, c’est le dernier paru alors qu’il y en a huit en tout et pour tout. Il n’y a donc aucune chance que le cinquième soit traduit en français, c’est bien dommage. Cela signifie que si nous voulons avoir la suite, il faudra les lire en version originale. Peut-être que je me lancerai dans cette lecture.
J’ai beaucoup aimé ce volume, l’ambiance est toujours aussi plaisante, je regrette juste que Grand-Mère ne soit pas plus présente, je l’apprécie beaucoup et je trouve qu’elle manquait.

Challenge Coupe des 4 maisons :
5ème année : Rita Skeeter
– un livre dont vous avez posté la critique sur internet – 50 points