Max et Lili, tome 82 : Max et Lili fêtent Noël en famille – Dominique de Saint Mars & Serge Bloch

Titre: Max et Lili fêtent Noël en famille
Saga: Max et Lili, tome 82
Auteur: Dominique de Saint Mars
Illustrateur: AUTEUR
Éditeur: Serge Bloch
Nombre de pages: 43
Quatrième de couverture: Le Père Noël existe-t-il ? Max y croit dur comme fer, Lili n’en est pas sûre. En tout cas, pour avoir les cadeaux dont ils rêvent, ils deviennent des enfants modèles. Mais, découvrant qu’une dispute de famille les empêche de passer Noël avec leur cousin Victor, ils écrivent une nouvelle lettre au Père Noël.

J’ai lu très peu de Max et Lili, pourtant, mon grand aimait beaucoup la série et il avait quelques numéros mais pas des masses.
J’ai profité d’avoir pris celui-ci sous la main pour le lire… en plus, c’est la saison, il n’y avait donc aucune raison de se priver.

Ça se lit très très vite.
Comme dans d’autres numéros, l’auteur fait le tour des interrogations que les enfants se posent en période de Noël : le père Noël existe-t-il ? Heureusement, pas de réponse fixe à cette question qui divise en deux clans distincts les élèves d’une même classe autant que ceux de l’école, chacun peut donc y réfléchir et y répondre en son âme et conscience.
On fait également le tour de la vision qu’en ont des élèves d’autres religions : musulmans, juifs, athées, etc. Une seule réponse s’offre aux enfants : c’est un temps de partage, d’amour et de tolérance – une vision quand même très chrétienne de l’événement – personnellement, pour les amis d’autres confessions que j’avais, ce n’était pas ça… les temps ont peut-être changé en cette époque d’intolérance… mouais mais non, j’y crois pas.

Au milieu de tout cela, Max et Lili vivent la préparation à Noël : l’un croit encore dur comme fer au père Noël, l’autre affirme que non mais doute quand même grandement. Puis, lorsqu’ils apprennent que toute leur famille et notamment leur cousin Victor ne sera pas là en raison de querelles familiales d’adultes, ils décident de faire tout leur possible pour arranger les choses, quitte à ne pas recevoir les cadeaux dont ils rêvent – après tout, être entouré des gens qu’on aime est bien plus important.

Même si la leçon de vie est belle et m’a plu, je reste mitigée quant à cette lecture… c’en est presque trop facile du fait que chaque adulte y met du sien, alors que c’est loin d’être aussi simple lorsque les grands s’embrouillent, surtout vu la raison invoquée.
Ainsi va la vie… dans le monde de max et Lili du moins.

L’école d’Agathe, tome 20 : Chloé adopte des escargots – Pakita & Jean-Pierre Chabot

Titre: Chloé adopte des escargots
Saga: L’école d’Agathe, tome 20
Auteur: Pakita
Illustrateur: Jean-Pierre Chabot
Éditeur: Rageot
Nombre de pages: 29
Quatrième de couverture: Chloé adore les animaux. Elle a adopté deux escargots et les soigne chez elle… Chut, c’est un secret !

J’ai trouvé ce petit roman d’occasion au marché du livre. Je ne connaissais pas du tout la saga L’école d’Agathe mais le titre m’a de suite interpellée. En effet, depuis quelques semaines, ma fille élève des escargots, je ne pouvais donc pas passer à côté de Chloé adopte des escargots.

J’avais beaucoup d’attentes par rapport à cette histoire :
J’espérais une lecture fraiche et je n’ai pas été déçue, bien au contraire.
Je redoutais que ce soit plein de mignonitude… ouf, un peu mais pas trop, c’est supportable.
Je misais sur un côté un peu éducatif qui aurait pu compléter ce qu’on savait déjà sur l’élevage d’escargot… les informations distillées au fil des pages étaient trop générales, zut !
Par contre, je ne m’attendais pas à ce qu’il soit aussi drôle.

Agathe nous présente Chloé, une camarade de classe qui adore les animaux mais n’est pas autorisée à en avoir chez elle. Elle adopte donc des escargots qu’elle cache à ses parents.
Je l’ai lu aux enfants, tous étaient présents de 3 à 13 ans. Chacun a écouté attentivement l’histoire et on a beaucoup rigolé en découvrant les soins que Chloé prodiguait à ses gastéropodes.
Bref, l’histoire nous a beaucoup plu.
Les dessins sont simples, plaisants et très colorés ; ils attirent l’œil et sont complémentaires de l’amusant récit d’Agathe. Les enfants ont bien accrochés au style.

On a adoré cette lecture, on a passé un excellent moment plein de joie, idéal pour se détendre.

Effroyable porcelaine – Vincent Tassy

Titre: Effroyable porcelaine
Auteur: Vincent Tassy
Éditeur: Éditions du Chat Noir
Nombre de pages: 190
Quatrième de couverture: Sibylle Delombre est une collégienne ordinaire. Enfin, si l’on considère qu’il est ordinaire de décorer sa chambre avec des ossements, des peluches chauves-souris, des schémas de dissection et des grimoires. Oui, Sibylle aime bien l’étrange et le mystère. Ainsi, elle a de quoi se réjouir lorsque sa mère lui propose de l’accompagner pour débarrasser un vieux château. Mais tous les objets bizarres qu’elle rêvait d’y découvrir ne sont rien en comparaison de la splendide poupée en robe noire, aux cheveux argentés comme un clair de lune, qu’elle trouve dans une chambre et qu’elle s’approprie aussitôt, séduite par sa beauté vénéneuse. Et si les cauchemars qui se mettent alors à hanter les nuits de Sibylle avaient un lien avec elle ? Et si cette poupée, aux yeux violets, au regard aussi triste que cruel, n’était pas inoffensive ? Quel terrible secret renferme l’effroyable porcelaine ?

J’avais déjà vu cette collection des éditions du Chat Noir (Chatons Hantés), elle m’interloquait mais je n’avais pas osé m’y essayer. Donc quand j’ai vu Effroyable porcelaine à la bibliothèque, je n’ai pas hésité une seule seconde.

J’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans l’histoire lors des premiers chapitres. Je lisais sans rien ressentir : ce n’était ni ennuyeux ni déplaisant pourtant, cela ne me procurait aucun plaisir. J’ai trouvé les descriptions de Sibylle et sa mère assez brouillonnes, j’ai relu certains passages à plusieurs reprises avec cette sensation que j’avais loupé quelque chose d’important, un détail qui me manquait pour comprendre ce que l’adolescente et sa mère étaient réellement.
On découvre donc Sibylle qui vit avec sa mère, Maria. Cette dernière récupère ce que les gens abandonnent derrière eux quand ils quittent leur maison, ou un truc du genre – ça fait partie des détails brouillons qui ne sont pas suffisamment expliqués à mon goût. Lors de vacances, l’adolescente accompagne sa mère, entre autre, dans un vieux château. En l’explorant, elle trouve une poupée étrange qui fait froid dans le dos, pourtant, elle décide de la prendre avec elle.
Puis le soir arrive accompagné de quelques bizarreries dont je ne parlerai pas mais qui étaient loin d’être surprenantes. Jusque là, ça s’est laissé lire, sans plus.
Le lendemain, l’héroïne retourne dans le manoir ou elle a trouvé la poupée. Et là, les choses se compliquent, n’en disons pas plus ; c’est à partir de ce moment que le livre m’a vraiment intéressée.
Certaines scènes étaient même passionnantes au point où il me fut difficile de m’arrêter. D’autant que la lecture était aussi fluide que rapide une fois plongée dans l’ambiance du récit.

A rajouter que je trouve la couverture relativement jolie : d’un côté, elle me plaît bien, de l’autre elle fait un peu trop fille à mon goût.
J’aime nettement plus les illustrations intérieures de Mina M. qui font sacrément shôjô et que j’ai trouvé plaisants à regarder.

Bref, une histoire qui commence doucement, dont les mystères prennent progressivement de l’ampleur et de l’intensité. En ce qui me concerne, la fin était prévisible : les détails sont distillés tout au long du récit et en les interprétant correctement, il ne pouvait y avoir qu’une seule conclusion possible. Malgré cela, j’ai bien aimé cette lecture, c’était une découverte sympathique.

Challenge Coupe des 4 maisons :
4ème année : Mrs Pince – un livre que vous avez emprunté – 20 points

Tour à tour sur un fil – Mordicai Gerstein

Titre: Tour à tour sur un fil
Auteur: Mordicai Gerstein
Éditeur: Le Genévrier
Nombre de pages: 40
Quatrième de couverture: En 1974, alors que s’achevait la construction du World Trade Center, un jeune funambule français, Philippe Petit, tendit un câble entre ses deux tours et passa presque une heure à marcher, danser et sauter à plus de 400 mètres du sol.
Cette marche en équilibre sur un fil a marqué l’histoire de New York et de son World Trade Center. L’album de Mordicai Gerstein restitue la poésie et la magie de cet exploit. Servie par un texte tour à tour sobre puis lyrique, et par de superbes illustrations à l’encre et à l’huile culminant sous la forme de deux dépliants panoramiques des plus spectaculaires, la version originale de Tour à Tour sur un Fil a obtenu la prestigieuse Caldecott Medal 2004.

C’est l’un des albums que contenait le panier Au fil de l’été emprunté à la médiathèque. Donc comme à chaque fois, je ne lis pas les résumés. Du coup, je ne m’attendais absolument pas à ce qu’il traite des tours jumelles de New York :
Lors de la construction des deux fameux buildings du Wold Trade Center, Philippe Petit, funambule français de son état, décide de tendre un câble entre les deux bâtiments et de marcher en équilibre sur ce fil. Inutile de préciser qu’aider de ses acolytes, il réussit cet exploit.
Autant vous dire de suite que je me suis posée la question de savoir si le bonhomme avait bien existé, d’autant que le nom me disait quelque chose. Il a en effet existé et les exploits relatés dans cet album sont bien réels aussi bien la traversée de Notre Dame de Paris que celle des tours jumelles.
Ça avait un côté instructif plaisant.

Personnellement, j’ai bien aimé du début à la fin.
Les dessins sont sympathiques, la perspective des immeubles n’est pas trop mal faite étant donné la difficulté que cela peut représenter pour dessiner une ville telle que New York.
Pour les enfants, ils ont eu un peu plus de mal à accrocher au début surtout, jusqu’à ce que Petit et ses amis pénètrent dans les tours – la raison principale en fut les détails techniques donnés (la hauteur à laquelle elles culminent, le poids des câbles transportés, etc.). Il n’y en a pas des masses, et seulement sur deux pages, mais ce sont les moments où la petite a perdu le fil, si j’ose dire. Par contre, une fois ces détails passés, elle a adoré et a suivi avec attention le récit.
Certaines planches se déclinent sur trois pages – cf l’image ci-dessus – ce qui était aussi surprenant que plaisant.

J’ai bien aimé cette lecture, elle était vraiment chouette.

Le fil d’Alexandre Calder – Sieb Posthuma

Titre: Le fil d’Alexandre Calder
Auteur: Sieb Posthuma
Éditeur: Sarbacane
Nombre de pages: 26
Quatrième de couverture: Alexandre joue avec son fil. Comme un enfant qui gribouille, il lui donne toutes les formes qui lui passent par la tête : fauteuil, fleur, parapluie, vélo… Animaux qui existent et monstres qui n’existent pas… Mais ce qu’il aimerait encore mieux, ce serait inventer une forme qui danse toute seule et chante avec le vent…

Je me suis enfin lancée dans la lecture du panier Au fil de l’été, emprunté à la médiathèque le mois dernier. Je pensais avoir du temps à lui consacrer pendant mes vacances, malheureusement, ce ne fut pas possible. Je me suis donc rattrapée cette semaine… enfin un peu, quoi !

Cette lecture était relativement plaisante.
D’un premier abord, les dessins, plutôt simples et pas très beaux, peuvent rebuter, surtout qu’ils contiennent peu de couleurs et qu’elles sont particulièrement vives. Des détails qui m’ont un peu freiné. Pourtant, il y a un côté fascinant pour les plus jeunes : enfant, c’est le genre d’illustrations que j’aurais pu regarder des heures durant, à suivre le fil du bout des doigts pour voir si l’auteur les avait dessinés sans lever le stylo – et vu le nombre de création à partir de ce fameux fil, il y aurait eu de quoi y passer des jours et des jours.

L’histoire en elle-même est assez simple : Alexandre n’a besoin de rien ni de personne, il parvient à fabriquer toute sorte d’objets avec son long fil de fer. Jusqu’au jour où il se rend compte que ça ne lui suffit plus.
Je ne m’attendais pas du tout à ce revirement dans le récit, le héros semblait heureux avec ses créations… une telle prise de conscience laissait plein de possibilités à l’auteur et j’avoue qu’il a probablement choisi la moins intéressante à mon sens. Dommage…

Comme dit au début, c’était plaisant, ça s’est laissé lire.