La malédiction de l’épouvanteur – Joseph Delaney

La malédiction de l'épouvanteur - Joseph DelaneyTitre: La malédiction de l’Epouvanteur
Saga: L’épouvanteur, tome 2
Auteur: Joseph Delaney
Éditeur: Bayard Jeunesse
Nombre de pages: 361
Résumé:
 » Voilà six mois que tu es l’apprenti de M. Gregory, me dit maman. Tu as déjà été témoin de bien des événements. A présent, l’obscur t’a remarqué et va tenter de te neutraliser. Tu es en danger, Tom. Toutefois, rappelle-toi ceci lorsque tu seras un homme, mon fils, ce sera au tour de l’obscur d’avoir peur, car tu ne seras plus la proie, tu seras le chasseur. C’est pour cela que je t’ai donné la vie.  »
L’Épouvanteur et son apprenti, Thomas Ward, se sont rendus à Priestown pour y achever un travail. Dans les profondeurs des catacombes de la cathédrale, est tapie une créature que l’Épouvanteur n’a jamais réussi à vaincre. On l’appelle le Fléau. Tandis que Thomas et M. Gregory se préparent à mener la bataille de leur vie, il devient évident que le Fléau n’est pas leur seul ennemi. L’Inquisiteur est arrivé à Priestown. Il arpente le pays à la recherche de tous ceux qui ont affaire aux forces de l’obscur ! Thomas et son maître survivront-ils à l’horreur qui s’annonce ?

 Le premier tome était un gros coup de cœur, le second l’est également.
Je suis ravie d’avoir retrouvé Tom Ward et John Gregory. Je redoutais de ne pas réussir à me replonger dans l’univers de l’Epouvanteur mais dès les premières pages, j’ai pris plaisir à revenir à Chippenden. Et lorsque j’ai eu du mal à me rappeler de tous les détails du premier volume, ils ont été subtilement rappelés au lecteur dans cette suite, du moins lorsque c’était nécessaire. Je suis tout aussi contente d’avoir retrouvé si vite Alice, je ne m’y attendais pas du tout, je pensais qu’il y aurait un certain nombre de volumes avant son retour, ça a été une chouette surprise.

Le premier tome faisait beaucoup plus contes que celui-ci mais ça n’était nullement désagréable : La malédiction de l’Epouvanteur est plus mature que le précédent, pourtant, seulement 6 mois ont passé entre les deux et Tom a toujours 13 ans. J’aime ce personnage, il est rare que les héros de livre me plaisent ; j’ai trouvé qu’il se comportait comme un gamin de son âge dans une telle situation, il est parfois perdu, parfois prend des décisions, suivant son instinct, et ce, contre l’avis de son maître. Il est déraisonnable comme il se doit.
Niveau suspens, j’ai été servie. Ma lecture m’a stressée, le Fléau est une belle saloperie, autant qu’elle m’a passionnée ; elle était rapide et plaisante. J’avais beaucoup de difficultés à m’arrêter et aurais volontiers lu des nuits entières si j’avais pu. A lire en soirée, ça ajoute à l’atmosphère du bouquin.

Petit bonus, la couverture est juste magnifique, je n’ai pas eu l ‘occasion d’en profiter lors du premier puisque c’était un ebook mais là, ça a rajouté du charme à ma lecture. Le titre et le dessin sont légèrement en relief, du bonheur à le voir, à le tenir. J’ai aimé la police de caractère utilisé et chaque dessin ombré sous le numéro de chapitre ajoute une touche particulière.

Bref, j’ai plus qu’adoré ce second tome. Comme je le disais plus tôt, ça a été un coup de cœur et j’ai hâte de lire le troisième.

La maison en petits cubes – Kunio Katô & Kenya Hirata

La maison en petits cubesTitre: La maison en petits cubes
Auteur: Kenya Hirata
Illustrateur: Kunio Katô
Éditeur: Nobi Nobi
Nombre de pages: 40
Quatrième de couverture: Dans une ville entièrement immergée, un vieux monsieur résiste encore et toujours à la montée du niveau de la mer. Chaque fois que l’eau atteint son plancher, il est obligé de bâtir une nouvelle maison par-dessus la précédente, si bien qu’au fil du temps son logis a fini par ressembler à une immense pile de petits cubes. Un jour, alors qu’il s’est encore une fois lancé dans la construction d’une nouvelle demeure, ses outils tombent tout au fond de l’eau. Il enfile sa combinaison pour aller les repêcher, et au fur et à mesure qu’il descend à travers ses anciennes maisons, de lointains souvenirs lui reviennent en mémoire…

Cet album m’a été offert par Luc et Annie pour mon anniversaire et je ne peux que les remercier, sans eux, je n’aurai pas découvert ce petit chef-d’œuvre.
Pour une fois, contrairement à une majorité de livres, celui-ci n’a pas inspiré le court-métrage mais c’est plutôt l’inverse.

Ce petit film d’animation est d’origine japonaise (Tsumiki no ie) et a été réalisé par Kunio Katô en 2008 ; à sa sortie, il a remporté deux festivals ( Annecy et Hiroshima) ainsi que l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation. Il dure 12 minutes.
La maison en petit cube filmJ’ai adoré ce petit film, il a un côté très nostalgique. Les musiques sont très douces, dignes d’un Ghibli ; il n’y a aucun dialogue, on n’en a nul besoin. Les couleurs sont chaleureuses même les ombres dans la maison du vieux monsieur. J’avoue que l’auteur a un léger souci de perspective, il suffit de voir l’image ci-dessus, la table, les meubles, mais ça donne un certain style à l’œuvre.

La maison en petits cubes p08Le livre a été publié en 2012 par Nobi Nobi et a obtenu le prix sorcières 2013 pour le meilleur album. il est court, 40 petites pages mais malgré cela, il a été bien compilé. On y retrouve tous les détails importants du film et ce qu’il manque aux images, le texte rend cet album plus explicite. La narration est simple et s’accorde bien avec les illustrations, les phrases sont rythmées et parfois riment… d’autres fois pas, ce qui casse un peu la mesure instauré dans le livre ; mais je n’ai pas trouvé cela dérangeant.
Les couleurs sont tout aussi chaleureuses que dans le film. La perspective y est mieux respectée.
J’ai beaucoup aimé cet album, j’y ai retrouvé un air d’antan.

Les enfants rêveurs ont bien aimé cet album, ceux plus pragmatiques ont eu plus de mal notamment à envisager les « fantômes » des souvenirs du vieil homme. Par contre, le film a fait l’unanimité.La maison en petits cubes p38

Harold et les Dragons, tome 1 : comment dresser votre Dragon – Cressida Cowell

Harold et les dragons tome 1 : Comment dresser votre dragon - Cressida CowellTitre: Comment dresser votre Dragon
Saga: Harold et les Dragons, tome 1
Auteur: Cressida Cowell
Éditeur: Casterman
Nombre de pages: 205
Quatrième de couverture:
Harold fut sans doute le plus grand Viking que la terre ait jamais porté. Chef de guerre, combattant invincible et expert en sciences naturelles, il était célèbre aux quatre coins du monde barbare. Nul n’ignorait sa capacité extraordinaire à contrôler les reptiles les plus terrifiants. On l’appelait avec respect « celui qui murmure à l’oreille des dragons ». Mais, dans son enfance, Harold n’avait pas toujours été aussi doué…

J’ai eu l’opportunité d’emprunter ce livre à ma correspondante qui me l’a prêté avec plaisir et je l’en remercie beaucoup, d’autant qu’elle ne l’a pas encore lu.
Lorsque je l’ai vu, j’ai de suite su qu’il avait un rapport avec le film d’animation Dragons que j’adore mais jusque là, j’ignorais lequel était issu de l’autre. Comme beaucoup, pas de surprise, Harold et les Dragons est sorti en 2003, le film en 2010.

J’ai un avis assez mitigé sur ce premier tome.
Je l’ai trouvé très drôle, peut-être un peu cynique mais marrant. Malheureusement, j’ai été très déçue en le lisant. Je m’attendais à ce que ce soit un peu plus proche de l’histoire du film mais à part le nom de certains personnages (Harold, Stoïk la Brute, Rustik, Krokmou, et quelques rares autres), c’est vraiment le seul lien entre les deux.

Je savais en le commençant qu’ils étaient éloignés l’un de l’autre, mais je n’ai pas réussi à prendre le recul nécessaire pour apprécier cette lecture. Chaque fois les noms me replongeaient dans le film et du coup, je ne voyais que les différences tellement nombreuses qu’il est presque impossible de comprendre comment Dragons peut être inspiré de Harold et les dragons.

Harold et les dragons hiccupVoyez : on suit Harold, un jeune viking d’une dizaine d’année, lâche et couard mais généreux, qui passe son épreuve d’initiation avec d’autres gosses de la tribu (notamment un certain nombre de brutes) : récupérer un bébé dragon. Passons les détails, il se retrouve avec un minuscule dragon de jardin plus que commun. Détail troublant : on peut parler à ces créatures volantes en employant le dragonais ; du coup, je trouve que certes c’est plus vivant comme lecture, mais on perd le côté étude des dragons.
Le dernier point étrange mais qui finalement va très bien avec le burlesque de toute cette histoire ce sont les illustrations. Elles sont loin d’être belles mais plutôt grotesques et se marient bien avec l’histoire.

Bref, je n’ai pas particulièrement aimé pourtant, je suis curieuse de savoir si Krokmou est réellement un dragon de jardin, quel sera son avenir, etc… ce qui me donne envie de lire les prochains.
Ça a été une bonne lecture mais sans plus.

Ici et Maintenant – Ann Brashares

Ici et Maintenant - Ann BrasharesTitre: Ici et Maintenant
Auteur: Ann Brashares
Éditeur: Gallimard
Nombre de pages: 273
Quatrième de couverture:
Suivez les règles.
Souvenez-vous de ce qui s’est passé.
NE TOMBEZ JAMAIS AMOUREUX.
Voici l’histoire de Prenna James, une jeune fille de dix-sept ans qui a immigré aux États-Unis, à New York, à l’âge de douze ans. Mais Prenna ne venait pas d’un autre pays. Elle venait… d’une autre époque, du futur. Prenna et ceux qui ont fui avec elle jusqu’au temps présent, doivent suivre un ensemble de règles strictes pour assurer la survie du genre humain : ne jamais révéler d’où ils viennent, ne jamais interférer dans le cours de l’Histoire, et ne jamais développer de relations intimes avec quiconque en dehors de leur communauté. Mais Jenna rencontre Ethan Jarves…
Une romance impossible aux enjeux planétaires.

J’ai pu lire ce livre grâce à la chouette initiative de Lire Par Plaisir qui a organisé son premier livre voyageur et que je remercie grandement au passage.
Sans elle, je n’aurai probablement pas découvert cette sympathique histoire. Ce n’est pas le premier livre de cette auteure, elle avait déjà écrit la série Quatre filles et un jean que je n’ai pas lu mais dont j’ai entendu quelques échos sympathiques.

Je ne m’attendais à rien en l’ouvrant, ce qui fait que je n’ai pas été déçue et c’est ce que je redoute souvent lorsque je commence un bouquin qui tourne pas mal sur le net. J’ai donc pu apprécier ma lecture sans à-priori, une lecture qui se lit vite et bien.
J’ai trouvé l’histoire intéressante, le contexte planétaire, météorologique autant qu’écologique, était cohérent entre notre présent et un avenir redouté.
Je craignais les personnages qui ont environ 17 ans, peur que ce soit un peu trop jeunesse. Finalement, même si les deux héros sont légèrement immatures sur certaines choses, ils arrivent, dans le contexte où ils se trouvent, à rester raisonnables malgré leur âge et j’ai bien aimé ça, ils ne sont pas insouciants, réfléchissent aux conséquences de leurs actes avant d’agir et ça ne les empêchent pas de s’amuser quand ils le peuvent et de dépenser plus que de raison.

Pour la conclusion de l’histoire ou de l’enquête si je puis dire, j’ai beaucoup apprécié, c’est un peu dur d’en parler sans en révéler plus… J’ai compris relativement vite le fin mot de l’histoire, il ne me manquait que les détails et c’est grâce à ça que je ne me suis pas sentie spolié d’avoir deviné en avance donc, ça m’a bien plu.
La toute fin m’a un peu déplu, je l’ai trouvé un peu abusé, c’était le seul point incohérent en raison de l’âge ainsi que du manque d’expérience de Prenna mais aussi de Katherine.

Donc en conclusion, ça a été une très bonne lecture. J’ai beaucoup aimé.

Le tamanoir hanté – Alice de Poncheville

le tamanoir hantéTitre: Le tamanoir hanté
Auteure: Alice de Poncheville
Illustrations: Charles Castella
Éditeur: Mouche de l’école des loisirs
Nombre de pages: 85
Quatrième de couverture:
Quand les animaux mènent l’enquête. Les habitants de la forêt de Forêveuse sont inquiets. Toutes les nuits, de terribles cris les empêchent de dormir. Comme si cela ne suffisait pas, les fourmis se déchaînent et piquent à tout va. C’est donc dévorés par les fourmis, épuisés et fourbus que les animaux décident de mener l’enquête et vite !

J’avais acheté ce livre pour mon fils suite à la chronique que Letterbee du blog Butiner de livres en livres en avait faite. J’avais adoré le principe des noms en rapport entre l’espèce de l’animal et leur caractère comme Corbeau-parleur, Mésangélique, Geai-toujours-un-truc-qui-va-pas, etc…

Mon fils ne l’a pas encore lu et j’ai bon espoir qu’il reprenne la lecture dès que son emploi du temps se sera allégé, mais moi, je l’ai lu et j’ai bien aimé. Je m’attendais à ce que ce soit plus drôle et à trouver plus de jeux de mot, pas uniquement sur le nom des animaux. Ça a été malgré tout une lecture agréable et rapide qui m’a changé les idées. Ce que j’ai préféré, c’est sûrement la fin : autant j’ai trouvé les animaux de la forêt assez nazes dans leur enquête autant l’explication des bruits et l’apparition du Tamanoir-hanté m’ont énormément plu. Pour les illustrations, je suis assez partagée. J’en ai aimé certaines et d’autres pas : davantage celles de la fin que j’ai trouvé plus travaillée.

le tamanoir hanté p55Bref, j’ai relativement bien aimé et pour les enfants, je trouve que c’est une lecture charmante et sympathique qui prouve une fois de plus que l’union fait la force : c’est pas tous les jours que Loubliette le loup s’allie à Lapinailleuse pour découvrir le mystère des hurlements nocturnes.