La déchéance d’un homme, tome 1 – Junji Ito & Osamu Dazai

Titre : La déchéance d’un homme, tome 1
Auteurs : Junji Ito & Osamu Dazai
Éditeur : Delcourt/Tonkam
Nombre de pages : 224
Quatrième de couverture : Yôzô Ôba souffre énormément du regard que les autres portent sur lui et ne comprend pas le bonheur de son entourage. La solution qu’il finit par trouver pour s’en guérir : se transformer en bouffon. C’est ainsi que s’écoulent ses jours, à se vouer à ce rôle de clown empli de souffrance. « Extérieurement, le sourire ne me quittait pas intérieurement, en revanche, c’était le désespoir. »

J’adore le mangaka Junji Ito, je ne pouvais donc pas passer à côté de cette sortie. C’est tiré d’un roman du même nom, écrit par Osamu Dazai. En temps normal, j’aurais préféré lire le livre en premier, mais pas là… j’avais trop hâte de découvrir ce premier tome.

Yôzô Ôba est sur le point de mettre fin à ses jours. Il revient sur les traumatismes de son enfance et sur chacune des étapes importantes de sa vie, tout ce qui a fait de lui ce qu’il est.
La vache ! Le moins qu’on puisse dire, c’est que le héros a morflé ! Pas étonnant qu’il ait une vision aussi déformée de lui. Bon, il faut aussi avouer qu’il est entouré de timbrés… surtout les femmes… mais le sont-elles de base ou le deviennent-elle à son contact ?

Comme pour les mangas Spirale du même auteur, j’ai adoré les dessins. Ils ne sont pas beaux pourtant, je les trouve aussi fascinants que dérangeants, surtout lorsque les personnages sombrent soudainement dans la folie… bref, le style de Junji Ito se marie parfaitement avec cette histoire angoissante à souhaits.
Par contre, je n’ai pas accroché avec Yôzô Ôba. Malgré tout ce qu’il subit, je n’ai pas réussi à m’y attacher et ce n’est pas dû au fait qu’il est glauque… peut-être parce qu’il n’est pas assez mystérieux, on sait tout ce qu’il pense. À moins que ce ne soit parce qu’il joue constamment les bouffons et ça m’exaspère.

J’ai aimé ce premier tome et je me prendrai les deux prochains – comme pour Spirale ou Tomie, en trois tomes, ce sera torché.

Solo Leveling, tome 1 – Chugong

Titre : Solo Leveling, tome 1
Auteur : Chugong
Éditeur : KBooks
Nombre de pages : 215
Quatrième de couverture : Lorsque d’étranges portails sont apparus aux quatre coins du monde, l’humanité a dû trouver une parade pour ne pas finir massacrée entre les griffes des monstres qu’ils ont apportés avec eux. Dans le même temps, certaines personnes ont développé des capacités permettant de chasser. Ces combattants intrépides n’hésitent pas à foncer au coeur des donjons pour combattre les créatures qu’ils abritent.
Suivez Jinwoo, le plus faible de tous les chasseurs, qui se réveille doté d’une interface virtuelle lui permettant de passer des niveaux pour devenir plus fort !

J’ai acheté ce premier tome pour la Pâques de mon fils. Il me parle de ce manga depuis des mois : à la base, c’est une série webtoon qu’il lit sur le net. On avait cherché la version papier il y a quelques mois et on n’avait rien trouvé. Samedi, je regardais les nouveautés arrivées au Calphrier et qu’ai-je vu ? Le premier tome de Solo Leveling donc j’ai été le chercher et j’ai fait un heureux en le lui offrant dimanche.
Bon, je dois bien avouer que le prix (pas loin de 15€) m’a fait grincer des dents, mais ça se comprend : il est tout en couleur… finalement, pour 215 pages, ce n’est pas si cher.

Et puis la couverture est super belle. Quant à l’histoire, elle est sympa :
Jimwoo est le plus nul de tous chasseurs qui sont classés par rang : S étant les plus forts et E les plus mauvais. Le héros est dernier de la dernière classe, c’est dire s’il est nul. Hormis le fait que ses pouvoirs sont nazes, pourquoi ne pas compenser sa nullité ? Il ne se sert pas de son argent pour se stuffer… et il a une bonne raison à cela, mais je n’en dirai pas davantage là-dessus.
Il participe à un donjon, et les autres chasseurs se disent que s’il est là, c’est que ce sera facile. Il ne s’attendent pas à tomber sur un double donjon qui mettra leur vie en péril.

C’est un résumé très succinct et il manque plein de détails intéressants, mais l’essentiel y est.
Les personnages sont sympathiques : on en apprend suffisamment sur le héros pour s’y attacher. Pour les autres, c’est assez superficiel, pourtant le principal est révélé et on finit par avoir de la peine pour eux.
Par contre, le méchant m’a fait froid dans le dos… quand son visage passe de serein à maléfique… brrrr ! C’était digne de films d’horreur.

L’histoire était bien stressante tout le temps où les chasseurs sont dans le donjon et j’avais hâte de savoir comment cela allait se terminer. Vers la fin, j’ai été interrompue dans ma lecture et devoir mettre en pause m’a foutu les nerfs.
J’ai adoré ce premier tome et je suis bien contente de l’avoir lu. J’ai hâte que le deuxième tome sorte. Je pourrais lire la suite en scantrad, mais je préfère attendre la version papier qui devrais être publié le 9 juin… vivement !

Fukuneko : Les chats du bonheur, tome 1 – Mari Matsuzawa

Titre : Fukuneko : Les chats du bonheur, tome 1
Auteur : Mari Matsuzawa
Éditeur : Nobi nobi !
Nombre de pages : 160
Quatrième de couverture : Dans la ville de Fukuneko, les chats sont loin d’être des félins ordinaires. En effet, si vous êtes chanceux, l’un d’eux vous choisira peut-être pour vous rendre heureux ! Dénommés les “fukuneko”, ces serviteurs du dieu des chats ont le pouvoir d’apporter le bonheur à l’humain de leur choix.
C’est ainsi que la jeune Ako, fraîchement débarquée à la campagne, se voit adoptée par Fuku, la chatte de sa défunte arrière-grand-mère. À ses yeux seulement, l’animal a l’apparence d’une fillette aux oreilles de félin…
Laissez-vous envoûter par les chats du bonheur et leur magie !

J’ai acheté ce premier tome samedi et je n’avais pas envie de le mettre sur ma Pile à Lire pour le découvrir dans 6 mois. Je pense d’ailleurs qu’à partir d’aujourd’hui, je lirai tout de suite les mangas que j’achète… du moins quand je suis à jour. Je me suis donc lancée dans l’aventure et je ne regrette rien !

Fukuneko, c’est la ville où l’héroïne, Ako, vient habiter avec son petit frère et sa sœur aînée. Ils emménagent dans la maison où vivait leur arrière-grand-mère, récemment décédée. Dès le premier soir, un chaton du nom de Fuku apparaît. C’était la chatte de la défunte. Mais ce qui est étrange, c’est que Ako voit le félin comme une petite fille. Pourquoi ?
Bientôt, elle découvre qu’elle n’est pas la seule, pourtant, c’est une faculté rare.

J’ai bien aimé le personnage d’Ako (elle m’a fait pensé à ma fille sur bien des points), son petit frère n’est pas trop chiant donc ça me convient bien. Quant à la sœur aînée, on ne la voit pas beaucoup parce que son travail de mangaka lui prend beaucoup de temps. En ce qui concerne Fuku, je la trouve trop mignonne : j’avais envie de lui pincer les joues et de la prendre dans mes bras pour lui faire un câlin. La relation qu’elle noue avec Ako est touchante. Ça m’a rappelée celle que j’avais avec mon Polo… nostalgie quand tu nous tiens T_T

Les dessins sont jolis et je me suis souvent prise à m’attarder sur certaines planches pour les contempler. Le character design des personnages est simple, mais soigné. L’auteure utilise différentes textures pour les habits ou les décors qui sont pas mal détaillés et j’apprécie beaucoup ça.

J’ai adoré cette lecture, c’était apaisant et tout doux. Ça m’a mis le sourire aux lèvres toute la soirée. Un baume au cœur dans cette triste période.

Yamada kun & the 7 witches, tome 22 – Miki Yoshikawa

Titre : Yamada kun & the 7 witches, tome 22
Auteur : Miki Yoshikawa
Éditeur : Delcourt/Tonkam
Nombre de pages : 192
Quatrième de couverture : Yamazaki, l’ex-président du comité des élèves, compte faire sa déclaration à Leona lors de la cérémonie de fin d’études. Mais Rika, l’ancienne septième sorcière, compte de son côté ouvrir son cœur à Yamazaki ! Mikoto Asuka ne sera pas en reste…
Et au milieu de tout ce micmac trône Yamada, qui est au courant des sentiments de chacun et se retrouve coincé à ne savoir que faire pour aider tout le monde…
Leona, elle aussi au courant, a-t-elle une solution miracle pour tout arranger ?

On a enfin la conclusion du quatuor amoureux entre Yamazaki et ses trois groupies… et je n’ai qu’une chose à dire : tout ça pour ça ! C’en est décevant… Leona proposait de régler l’affaire, je m’attendais à un truc drôle, ou tordu… mais c’est juste nul !
Ça ne vaut pas le coup de s’y attarder davantage, ça a quand même permis à l’auteur de nous lancer sur le but de Yamada : recouvrer la totalité de sa mémoire (et optionnellement, celle de ses amis). Rika lui révèle comment faire et c’était une telle surprise ! Je ne m’attendais pas du tout (ironie quand tu nous tiens -_-) à ce que ce soit de pratiquer un rituel de sorcières avec le second groupe, celui de Takuma…

Là où ça se complique, c’est que l’année scolaire se termine et les 3ème années quittent le lycée, ce qui veut dire que des collégiens vont débarquer en 1ère année… concrètement, qu’est-ce que cela va changer pour Yamada, le club des phénomènes paranormaux et le conseil des élèves ? Des sorcières connues vont partir pour laisser la place à de nouvelles. Qui a hérité de pouvoirs et quels sont ses talents ?
Si le nouveau président, Tamaki, en a identifié certains, il bloque sur l’un des nouveaux. Et c’est à Yamada de trouver quelles sont les facultés du 1er année s’il veut que le conseil l’aide à retrouver la mémoire.

C’était loin d’être une lecture exceptionnelle… ça n’avance pas, ça tourne en rond… sûrement parce que l’auteur a fait le tour.
Je ne sais pas si j’emprunterai le prochain (à moins que je ne trouve aucune autre lecture), je n’ai pas particulièrement envie de savoir quels sont ces fameux souvenirs oubliés… malgré tous ses efforts, l’auteure n’a pas réussi à titiller ma curiosité.

Flying Witch, tome 8 – Chihiro Ishizuka

Titre : Flying Witch, tome 8
Auteur : Chihiro Ishizuka
Éditeur : Nobi nobi !
Nombre de pages : 160
Quatrième de couverture : Makoto se rend dans la péninsule de Shimokita afin de rencontrer un célèbre mage capable de lui révéler son signe magique. Mais si ses méthodes sont très rigoureuses, ses inventions ont parfois des résultats…

J’ai emprunté ce huitième tome de Flying Witch uniquement parce que j’avais lu les précédents. Quand je fais le bilan de la saga, il n’est pas assez bon pour m’enthousiasmer et c’est la raison pour laquelle j’ai lu en premier ce manga. Mais finalement, mes craintes de m’ennuyer n’était pas fondées et ce fut une agréable surprise.

Makoto, Mako, Chinatsu et Kazuno se rendent à Shimokita afin de rencontrer M. Enigumo, un sorcier de métal capable de déterminer le primo-élément d’une sorcière. En gros, chaque sorcière est affiliée à l’un des neuf éléments existants et cela détermine leurs capacités.
La première moitié du manga tourne autour de cette trame. Ça nous permet de plonger davantage dans le monde magique et surtout, ça donne à Makoto un but, une direction à suivre et j’adore ça, je n’ai plus l’impression que l’histoire et que les personnages stagnent : ça relance même l’intérêt de Chinatsu pour la magie.

Je n’ai eu qu‘un souci avec cette lecture : je ne me souviens pas du tout qui est Kazuno ni d’où elle vient… c’est ballot. Mais pour une fois, j’ai passé outre pour me concentrer sur les informations qu’on recevait sur la magie.
Cette plongée plus profonde dans le monde des sorcières m’a fait du bien, je me suis sentie apaisée et c’est ce que j’attendais depuis le début : ça m’a permis de prendre plaisir à lire le dernier chapitre, quelques pages dans le monde normal : le dernier jour de cours avant les vacances. Tout ça, parce que j’étais moins frustrée avec ce huitième tome.
Bref, j’ai adoré cette lecture, indéniablement mon préféré.