Le Conte des Parias, tome 2 – Makoto Hoshino

Titre : Le Conte des Parias, tome 2
Auteur : Makoto Hoshino
Éditeur : Doki Doki
Nombre de pages : 192
Quatrième de couverture : Après avoir scellé un pacte, un diable et une jeune fille se mettent en route à travers l’Angleterre de cette fin du 19e siècle à la recherche d’un bonheur tout simple. Mais leur errance à travers le pays ne sera pas de tout repos. Parmi les chasseurs de diables lancés à leurs trousses, il en est un qui a une place toute particulière dans le coeur de la petite Wisteria…

Dans ce second tome, Wisteria et Marbas ont commencé leur voyage à travers l’Angleterre. Ils rencontrent d’autres diables avec qui ils copinent : l’un (Naberius) faisait partie des 13 fléaux comme Marbas, l’autre (Mory) est un diable de bas étage.
Ils les croisent dans deux villes différentes, mais c’est suffisamment important pour le signaler.

Ça prend une tournure différente par rapport au premier : des tranches de vie diablesque où se mêlent quelques confrontations avec l’ordre de l’épée.
J’avais peur que ces affrontements prennent trop de place dans l’histoire, mais pour le moment, c’est bien géré.

Wisteria commence à maîtriser sa cécité et est moins dépendante de Marbas. Elle m’a agréablement surprise vers la fin lors du face à face contre Takenami, elle a de la ressource et se débrouille bien. Alors OK, elle n’a pas la puissance pour s’en sortir seule, mais elle ne se morfond pas, elle prend les choses en main pour gagner du temps.
J’ai adoré le petit diable Mory. Il est trop mignon, j’avais envie de le câliner à mort. Et sa relation avec sa contractante, Hariet, est touchante. J’espère qu’on le reverra dans les prochains tomes.

Ce fut une super lecture, moins sombre que la précédente, mais ce n’est pas grave parce que ça m’a énormément plu. J’ai hâte de lire le troisième, mais il faudra attendre le 5 mai pour ça…

Le Conte des Parias, tome 1 – Makoto Hoshino

Titre : Le Conte des Parias, tome 1
Auteur : Makoto Hoshino
Éditeur : Doki doki
Nombre de pages : 200
Quatrième de couverture : En cette fin du 19e siècle, deux êtres solitaires vivent chacun de leur côté dans un recoin de Londres, la grouillante capitale de l’immense Empire britannique. L’un est un diable, revenu de tout, qui n’attend plus rien de la vie ; l’autre est une petite orpheline enjouée malgré les terribles vicissitudes de la vie.
Puis un jour, leurs chemins se croisent et ces deux reclus décident de lier leurs destins et de partir à l’aventure…

J’ai acheté les deux premiers tomes jeudi. Ce n’était pas un achat prévu, mais je n’ai pas trouvé le manga voulu, donc j’ai craqué pour cette saga dont les couvertures m’ont plu et je n’ai pas été déçue, pour le moment du moins.

Wisteria est orpheline. Elle vit dans la mansarde d’une vieille église et le prêtre l’oblige à mendier pour payer ses frais. Tous les soirs, un diable du nom de Marbas vient lui rendre visite (passons sur le fait qu’il pénètre dans un lieu consacré sans aucune difficulté) et à la demande de la jeune fille, il lui raconte des histoires. Rares sont les humains qui peuvent voir les diables et elle en fait partie, ce qui plaît au héros maléfique à tête de lion.
Cela se corse lorsque Wisteria est vendue à un noble ; Marbas est impuissant puisque ceux de sa race ne peuvent pas aider les humains sans contrepartie et la demoiselle n’a rien à lui offrir… à moins que…

J’espérais avoir une lecture à la Princesse Vampire Miyu : une atmosphère un peu sombre et angoissante avec un petit côté romantique, mais pas trop… le début est un peu comme ça, et puis ça devient bizarre notamment quand il lui donne à manger.
Y a eu quelques passages sombres, indéniablement mes préférés : ils m’ont stressée et fait vibrer.

Pour l’instant, en ce qui me concerne, le bémol de cette série, c’est Wisteria. Au début, elle est livrée à elle-même donc elle se montre aussi forte qu’elle peut l’être vu sa situation (avec malgré tout, un petit côté pleurnichard sous-jacent qui ressort par moment). Puis, elle rejoint le monde de Marbas et là, c’est mort. Elle est faible, vulnérable… la parfaite petite victime qui a besoin d’être protégée. J’espère vraiment que par la suite, ça va s’améliorer.

Dès les premières pages, j’ai aimé Marbas et surtout de son côté obscur. J’ai un peu peur que Wis le rende trop doux… on verra ce que ça donne. Lui et les autres diables rendent l’histoire prenante. Je suppose qu’à mesure qu’on va avancer, on va en apprendre davantage sur eux, sur les 13 fléaux et sur l’ordre de l’épée. J’ai déjà hâte.

Les dessins sont vraiment beaux, j’adore l’apparence de Marbas, sous forme de diable bien sûr… son visage félin est particulièrement expressif et je me suis plu à le détailler avec un plaisir évident.
J’ai adoré cette lecture, à la limite du coup de cœur et je file, de ce pas, lire le suivant.

Talentless, tome 2 – Iori Furuya & Looseboy

Titre : Talentless, tome 2
Scénario : Looseboy
Dessins : Iori Furuya
Éditeur : Doki doki
Nombre de pages : 233
Quatrième de couverture : Les prodiges sont nos ennemis ! Pour sauver le genre humain, ils doivent être éliminés !
Les Prodiges, qui semblent être en réalité les véritables ennemis de l’humanité, ont été rassemblés dans une même école. Une sans-pouvoir nommée Nana est envoyée là-bas pour les éliminer secrètement. Pour mener sa mission à bien, la jeune fille ne peut compter que sur sa vivacité d’esprit… Ne manquez pas le deuxième volume de cette histoire à suspense où la justice et le mal rivalisent d’ingéniosité, et qui vous prendra au dépourvu !

Je ne vais pas traîner, d’autant que je ne vais pas avoir des millions d’informations à divulguer.
Dans ce second tome, Nana continue de tuer les élèves qu’elle considère comme les ennemis de l’humanité. Mais ça se corse pour elle : Kyôya, qu’elle n’a pas réussi à tuer en raison de son immortalité, la soupçonne d’avoir tué Nanao et Yôhei donc il l’espionne.
Et c’est encore pire quand Tsunekichi lui révèle qu’il sait ce qu’elle a fait et va faire grâce à des rêves prémonitoires qu’il imprime par photokinésie.

Je suis partagée quant à cette lecture. Ça tourne un peu en rond parce que Nana se précipite. Elle pourrait se poser, et réfléchir plus avant à un plan, avant de passer à la prochaine victime, mais on a l’impression que le temps lui est compté – si c’est le cas, ça ne nous est pas dit, ni la raison qui pourrait expliquer un timing si serré.
Je pensais qu’on commencerait à en apprendre un peu sur le passé de Nana, histoire de s’attacher à elle, mais ce n’est pas le cas. Pas non plus pour Kyôya… et c’est dommage parce que tous les personnages de ce manga me laissent indifférents.
L’auteur a quand même réussi à me faire stresser pour Nana, à plusieurs reprises, ce n’était pas suffisant pour me faire adorer cette lecture. Sans compter que l’effet de surprise du premier était passé. Ça traînait un peu en longueur. Et surtout, beaucoup de dénouements étaient prévisibles.
Je n’ai pas grand-chose à dire de plus sur ce second tome si ce n’est que j’ai bien aimé. Il faudra que je me procure la suite d’une façon ou d’une autre, parce que je ne l’ai pas…

Talentless, tome 1 – Iori Furuya & Looseboy

Titre : Talentless, tome 1
Scénario : Looseboy
Dessins : Iori Furuya
Éditeur : Doki doki
Nombre de pages : 240
Quatrième de couverture : Dans une école bâtie sur une île perdue au beau milieu de l’océan… De jeunes gens doués de super-pouvoirs, les Prodiges, suivent un entraînement intensif qui doit les aider à affronter une terrible menace appelée « les ennemis de l’humanité ». Une nouvelle élève débarque parmi eux, Nana, et se prétend capable de lire dans les pensées des gens. Un jour, elle reçoit un SMS : pour épargner des millions de vies, elle doit assassiner un de ses camarades… Derrière cette jeune fille a priori inoffensive se cacherait-il une redoutable meurtrière de super-héros ?

Je me suis achetée ce manga pour deux raisons :
– ma belle-sœur avait beaucoup aimé et me l’avait conseillé
– il était en prix découverte c’est-à-dire les deux premiers tomes pour le prix d’un.

Avec les couvertures, on se dit que l’héroïne, c’est la nana aux cheveux roses… et dans les premières pages, j’ai eu la (mauvaise) surprise de découvrir que c’était en fait Nanao, un petit gars qui n’a démontré aucun pouvoir ce qui en fait le souffre-douleur des autres élèves et qui pourtant a reçu une convocation pour aller sur l’île et être formé à combattre les ennemis de l’humanité, des monstres effrayants. Il suffit d’analyser un peu pour rapidement comprendre qu’il y a une couille dans le potage. Et ce n’est pas la seule.
Rapidement arrivent deux nouveaux élèves : Kyôya qui refuse de révéler ses pouvoirs et Nana (l’adolescente sur la couverture et oui, elle s’appelle Nana) qui peut lire dans les pensées.
Le premier joue son monsieur mystère. Quant à la seconde, elle essaie de copiner avec tout le monde, elle respire la joie de vivre et se montre joviale… mais elle en fait trop, ça sonne faux et lorsqu’on voit la couverture du deuxième tome, on se dit qu’au mieux, c’est une yandere (perso féminin qui passe de sympathique à psychopathe en un instant).

Tout du long, ce manga n’est que faux-semblant et l’auteure prend un malin plaisir à nous balader, ce qui est bien, parce que le début s’annonçait chiant. D’ailleurs, je m’étais résignée à suivre un héros ennuyeux, ce qui n’est absolument pas le cas.
J’ai été agréablement surprise par cette lecture. Malgré un début laborieux (pas très longtemps, juste le premier chapitre), j’ai finalement adoré cette lecture et je lirai le second avec beaucoup de plaisir.

La déchéance d’un homme, tome 1 – Junji Ito & Osamu Dazai

Titre : La déchéance d’un homme, tome 1
Auteurs : Junji Ito & Osamu Dazai
Éditeur : Delcourt/Tonkam
Nombre de pages : 224
Quatrième de couverture : Yôzô Ôba souffre énormément du regard que les autres portent sur lui et ne comprend pas le bonheur de son entourage. La solution qu’il finit par trouver pour s’en guérir : se transformer en bouffon. C’est ainsi que s’écoulent ses jours, à se vouer à ce rôle de clown empli de souffrance. « Extérieurement, le sourire ne me quittait pas intérieurement, en revanche, c’était le désespoir. »

J’adore le mangaka Junji Ito, je ne pouvais donc pas passer à côté de cette sortie. C’est tiré d’un roman du même nom, écrit par Osamu Dazai. En temps normal, j’aurais préféré lire le livre en premier, mais pas là… j’avais trop hâte de découvrir ce premier tome.

Yôzô Ôba est sur le point de mettre fin à ses jours. Il revient sur les traumatismes de son enfance et sur chacune des étapes importantes de sa vie, tout ce qui a fait de lui ce qu’il est.
La vache ! Le moins qu’on puisse dire, c’est que le héros a morflé ! Pas étonnant qu’il ait une vision aussi déformée de lui. Bon, il faut aussi avouer qu’il est entouré de timbrés… surtout les femmes… mais le sont-elles de base ou le deviennent-elle à son contact ?

Comme pour les mangas Spirale du même auteur, j’ai adoré les dessins. Ils ne sont pas beaux pourtant, je les trouve aussi fascinants que dérangeants, surtout lorsque les personnages sombrent soudainement dans la folie… bref, le style de Junji Ito se marie parfaitement avec cette histoire angoissante à souhaits.
Par contre, je n’ai pas accroché avec Yôzô Ôba. Malgré tout ce qu’il subit, je n’ai pas réussi à m’y attacher et ce n’est pas dû au fait qu’il est glauque… peut-être parce qu’il n’est pas assez mystérieux, on sait tout ce qu’il pense. À moins que ce ne soit parce qu’il joue constamment les bouffons et ça m’exaspère.

J’ai aimé ce premier tome et je me prendrai les deux prochains – comme pour Spirale ou Tomie, en trois tomes, ce sera torché.