Père Fouettard Corporation, tome 06 – Hikaru Nakamura

Titre : Père Fouettard Corporation, tome 06
Auteur : Hikaru Nakamura
Éditeur : Kurokawa
Nombre de pages : 174
Quatrième de couverture : Le mystérieux Drosselmeyer, sorti des murs de l’Atelier tel un diable de sa boîte, emporte Miharu sous les yeux horrifiés (et invisibles) de Knecht. Notre pauvre héros, éberlué, se retrouve alors projeté dans la Douce Nuit, une boucle temporelle futuriste se déroulant au réveillon suivant.
Pendant que Miharu est aux prises avec ce casse-tête chronographique, Knecht, au pied du mur, dévoile la vérité sur l’enrôlement forcé du jeune homme à l’Atelier.

J’ai bien failli me planter de numéro et lire le septième parce que je n’avais pas rangé au bon endroit ce sixième tome. Heureusement, j’ai vérifié le résumé de ma dernière lecture de cette saga… et c’était le cinq !

J’ai été agréablement surprise par cette lecture. Je redoutais que ça commence à tourner en rond, ce qui n’est pas le cas.

Avec l’apparition de Drosselmeyer, ça relance l’intrigue et notamment les questions qu’on se pose : est-ce que Knecht est le vrai vilain de l’histoire qui manipule le mythe du père Noël et les différents acteurs qui jouent ce rôle ? On n’a pas encore la réponse, mais ça revient…
On a pas mal de révélations, notamment sur Miharu, la raison de sa présence dans l’entreprise, ou sur son père aussi.
Knecht et Drosselmeyer se font face et c’est dur de déterminer qui dit vrai. Miharu doit choisir un camp et on ne peut pas dire que son choix est judicieux… mais il a une chance de ne pas se fourvoyer.

Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour le lire, n’empêche que les moments que je m’accordais pour avancer, c’était compliqué de mettre en pause tant c’était intéressant.
Les personnages et leur réactions sont cohérents avec les caractères qui leur a été affectés au début… je n’étais pas sûre d’apprécier Ben, par moment, il me saoulait, mais il est finalement plus malin que ce qu’il semble donc je crois que je l’apprécie bien.

Les illustrations sont terriblement inégales, mais j’ai été tellement happée par le récit que je ne l’ai remarqué que lorsque j’ai cherché une illustrations à photographier.
C’est un coup de cœur pour cette lecture et ça m’embête d’attendre l’an prochain pour lire le suivant.

Made in Abyss, tome 01 – Akihito Tsukushi

Titre : Made in Abyss, tome 01
Auteur : Akihito Tsukushi
Éditeur : Ototo
Nombre de pages : 164
Quatrième de couverture : Au pied de la ville d’Orse s’étend l’Abysse, une faille gigantesque à la profondeur inconnue habitée par d’étranges créatures et emplie d’antiques reliques. Depuis des années, ce mystérieux gouffre attire de nombreux aventuriers qui se font appeler « les caverniers ». C’est ici que vit Rico, une jeune orpheline obsédée par l’Abysse et désirant marcher dans les traces de sa mère qui y a disparu. Un jour, en prospectant, Rico découvre le corps inanimé d’un jeune garçon. Elle est alors loin d’imaginer à quel point cette découverte va changer sa vie et accélérer son destin.

J’ai regardé la première saison avec mes enfants et on a adoré. Je suis tombée par hasard sur le manga. J’ignorais qu’il existait, sinon, je me le serai pris depuis longtemps. L’animé et le manga sont quand même très proches.

Rico vit à l’orphelinat. Elle continue son apprentissage en tant que cavernier et passe du stade d’apprenti avec le grelot au second stade c’est-à-dire sifflet rouge. Son but : fouiller le premier niveau de l’abysse à la recherche d’artefacts.
Elle aimerait aller plus loin, mais elle n’y est pas autorisée parce que c’est dangereux : non seulement les paliers inférieurs sont peuplés de créatures agressives, mais une fois descendu, il est compliqué de remonter en raison de la malédiction de l’abysse. Qu’est-ce que c’est que ce truc ? Chaque fois qu’un sifflet s’approche trop près du niveau supérieur, il a des manifestations physiques dont la gravité dépend du niveau où il est descendu.

Il y a plusieurs grade parmi les caverniers : ce sont les sifflets (rouge, bleu, violet, noir, blanc). En fonction de leur expertise et de leur capacité à descendre, la couleur du sifflet change.
J’ignore encore ce qui détermine le passage d’un rang à l’autre.
Donc lors d’une sortie de sifflet rouge, Rico et son pote Nut sont attaqués par un rouge-corde, créature mortellement dangereuse qui vit habituellement au 4ème niveau. Elle en réchappe grâce à un rayon qui blesse et fait fuir le monstre. En suivant la trace de ce rayon, elle découvre le corps d’un garçon de son âge qui n’est autre qu’un robot.
Je vais essayer d’aller plus vite pour la fin. Donc elle ramène cet humanoïde inconscient ; elle et son groupe le raniment en l’électrocutant. Résultat : il se réveille, mais a perdu la mémoire.
Il intègre l’orphelinat sous le nom de Legu.
Par la suite, la nouvelle qui parvient à Rico pousse notre héroïne à partir dans les tréfonds de l’abysse.

C’est un manga qui est dense niveau contexte, j’ai essayé de résumer autant que possible, mais c’est le plus court que j’ai pu faire.
J’adore les personnages, ils sont plein de vie, plus où moins attachants… Rico sait ce qu’elle veut et ne semble pas toujours voir le problème dans ce qu’elle fait. Bon, on ne peut pas dire que la manière dont elle est élevée à l’orphelinat l’ait formée à repérer le bien du mal… et j’en viens à certains scènes malaisantes : les punitions infligés aux enfants qui désobéissent sont plutôt humiliantes, donc pas étonnant qu’elle ait mené des expériences sur Legu évanoui.
Vous l’aurez compris, ce n’est pas une lecture à mettre entre toutes les mains.

Les dessins ont beau être sublimes avec un côté kawaii dû au charadesign, ils sont trompeurs. Ça n’en rend le récit que plus grinçant.
J’ai à peu près fait le tour : c’est un gros coup de cœur pour ce premier tome et il faudra que je me procure le prochain.

Ken’en : Comme chien et singe, tome 3 – Fuetsudo & Hitoshi Ichimura

Titre : Ken’en : Comme chien et singe, tome 3
Scénario : Fuetsudo
Illustrations : Hitoshi Ichimura
Éditeur : Doki Doki
Nombre de pages : 192
Quatrième de couverture : Une famille de kakuen, des créatures mi-hommes, mi-singes, a élu domicile dans le vieux sanctuaire abandonné du village de Mitsuke, dans la province d’Enshû. L’un deux, Mashira, a adopté un chien magique tueur de démons envoyé initialement pour l’éliminer, mais qui semble désormais déterminé à veiller fidèlement sur son maître.
Alors que le moine Benzon continue son enquête au village, Mashira, qui a remis à l’eau une splendide anguille blanche dans le fleuve Tenryû, se réveille au Palais du Dragon !

J’espère vraiment que ce ne sera pas une saga lecture en dents de scie, entre le premier que j’ai adoré, le second qui a été une déception et celui là qui remonte le niveau, je m’interroge.

On explore davantage l’univers des kakuen à travers l’histoire de Mashira.
Le chef des hommes-singes, qui est aussi le père des jumeaux, débarque avec une étoffe d’un rouge surnaturel… probablement teinte avec le sang d’un kakuen.
Pas mal de révélations dans ce troisième tome : d’où vient l’animosité entre les hommes et les kakuen, quelle est la raison profonde qui poussent ces derniers à enlever des jeunes femmes, les origines de Mashira, pourquoi Satori déteste autant les humains ainsi que son histoire.

Un tome fort en émotions qui contraste sacrément avec la relation froide et dure qu’entretient notre héros avec Hayate. Néanmoins, on sent bien que des liens se mettent tout doucement en place, mais c’est parfois un peu de l’amour vache, surtout du côté de Hayate.
Les dessins sont super sympas.
Je m’y suis attardée plus d’une fois et j’y ai pris plaisir.
J’ai adoré ce troisième tome, je me demande ce que nous réserve me prochain.

Alpi the Soul Sender, tome 5 – Rona

Titre : Alpi the Soul Sender, tome 5
Auteur : Rona
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 158
Quatrième de couverture : Alpi pensait trouver un allié en la personne du conservateur d’Ashmarte, mais elle a finalement dû l’affronter : en effet, cet ennemi des soul senders ne reculait devant rien pour mener d’horribles expériences sur les esprits divins… et les êtres humains ! Hélas, malgré son arrestation, l’homme disparaît mystérieusement, de même que ses recherches.
Après cet événement, la jeune fille est amenée à purifier un nouvel endroit ravagé par la pollution maléfique et, devant l’ampleur de la tâche, elle se retrouve à organiser un rite avec des confrères ! Une mission qui sera loin d’être de tout repos…

Qui dit nouveau tome dit nouvelles révélations. Et c’est ce que j’aime dans cette saga : ça ne stagne pas, les temps calmes sont justement dosés pour maintenir le suspens.

Alpi est engagée par un autre soul sender afin de purifier la région où est mort l’esprit divin du grand serpent. Le machin est énorme, autant dire qu’elle n’est pas la seule à effectuer le rite.
C’est chouette de découvrir d’autres soul senders, leur manière de procéder et comment ils peuvent travailler en équipe. Donc c’est super intéressant de les voir interagir, échanger les questions qu’ils se posent sur les esprits, la vision que chacun a de ces créatures,…
On retrouve Tintikatta, un des personnages pour qui le bibliothécaire fou travaillait. Qui est-elle réellement ? En tout cas, pas une soul sender. Pourquoi fait-elle ça aux esprits ? On a une bonne partie des réponses dans ce tome-ci.

Donc il y a un certain nombre de nouveaux personnages. Dans l’ensemble, ils sont sympathiques, si ce n’est Tintikatta, elle est sombre et antipathique… même si Zaarishio y est attaché (à se demander pourquoi), ça ne la rend pas plus sympathique.
Lors du dernier tome, je me posais des questions sur Pelenai. Pour moi, il ne pouvait pas être un simple serviteur de soul sender. En effet, il est plus que ça, mais comme son identité n’est dévoilée que dans les dernières pages, il faudra attendre le prochain pour avoir plus d’explications… que j’ai hâte !
Ça a été un coup de cœur pour ce 5ème tome.

L’Atelier des Sorciers, tome 12 – Kamome Shirahama

Titre : L’Atelier des Sorciers, tome 12
Auteur : Kamome Shirahama
Éditeur : Pika
Nombre de pages : 179
Quatrième de couverture : La joie occasionnée par le succès de Coco durant le défilé de la Nuit d’argent aura été de courte durée… Les festivités sont soudain interrompues par l’irruption de monstres géants dans la cité d’Esrest. Tandis que les habitants de l’île sont emportés dans un tourbillon chaotique, la milice magique, le roi insulaire et les sages luttent de concert pour limiter les dégâts !

Que dire, à part : « je veux lire la suite ! »
Je ne m’attendais pas du tout à ce que l’histoire prenne cette tournure.
J’en étais encore restée à la fête que les sorciers ont organisé et au fait que Coco et Tarta sont contraints d’aider la Confrérie Noire pour sauver Kustas… alors on est toujours dans cet événement, mais dès le début, ça part en cacahuètes.

Un prisonnier tente de s’évader grâce à un sort (probablement interdit puisque ça le transforme en démon), mais ça tourne mal. Le rideau sangsue chargé de le retenir s’étend, grandit et menace toute la cité : il attaque tout le monde.
J’avoue que c’était épique ! Ça m’a mise dans tous mes états et je suis passée par toute une palette d’émotions (de l’angoisse à la joie).
Kieffrey et Coco se retrouve malencontreusement face au responsable de ce foutoir et ça chie ! Je savais que Kieffrey était fort, mais le voir en pleine action, c’est quelque chose. J’ai hâte de lire le prochain.

Cette fois, il y a beaucoup d’action. Si tu exclus le fait que j’ai eu du mal à remettre certains personnages, c’était plaisant : ça avançait vite, mais pas trop non plus parce que je me suis arrêté sur de nombreuses planches pour contempler les illustrations qui sont toujours aussi belles.
Comme le scénario est bien en place, je n’ai pas grand-chose à dire de plus.
J’ai savouré ce douzième tome qui est un coup de cœur.
Je mettrai de la distance entre celui-là et le prochain parce que le 14 sort dans quelques jours et après, on sera rendu au rythme du Japon donc un par an… quelle torture !