Les Carnets de l’Apothicaire, tome 10 – Natsu Hyuuga, Itsuki Nanao & Nekokurage

Titre : Les Carnets de l’Apothicaire, tome 10
Autrice : Natsu Hyuuga
Illustration : Itsuki Nanao
Scénario : Nekokurage
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 174
Quatrième de couverture : Intrigues et poisons au cœur du palais impérial !
Un nouveau défi attend Mao Mao : pour satisfaire l’émissaire d’un pays étranger, elle doit retrouver une danseuse à la splendeur telle qu’elle ressemblait à une déesse de la lune. Hélas, aujourd’hui, la femme en question n’est autre que la tenancière du palais vert-de-gris, dont la beauté a quelque peu fané…
Heureusement, la jeune apothicaire n’est jamais à court d’idées ! Grâce à ses ressources et à son imagination, elle organise un spectacle dont les invitées d’honneur se souviendront longtemps…
Découvrez la face cachée du lieu le plus secret de la cité impériale ! Dans ce monde de femmes régi par les hommes, Mao Mao aura besoin de toute son intelligence et de tout son savoir pour démêler les intrigues de la cour… Avec son héroïne hors norme et ses décors magnifiques, ce manga événement adapté d’un roman à succès a tout pour plaire ! Et vous, aurez-vous le courage de goûter à ses délices ?

J’ai eu beaucoup de mal à commencer cette lecture principalement par manque de concentration autant que de temps. Et puis le début est un pseudo résumé des intrigues précédentes via la réflexion de Mao Mao, ce qui m’a certes rappelé les événements principaux de cette saga, mais ça m’a aussi un peu ennuyée.
Pourtant le problème n’était pas là parce qu’une fois que j’ai réussi à me libérer du temps, ça s’est lu tout seul.

Ce fameux résumé était là pour une bonne raison : mettre en lumière les problèmes que rencontre le palais de cristal (si je ne me trompe pas de nom) bref, disons la cour de dame Lifa.
Il y pas mal de petits événements qui jonchent la vie de la cour intérieure et permet à notre héroïne autant qu’au lecteur de découvrir de nouveaux personnages et de nouveaux lieux : la réception organisée par l’émissaire qui souhaite revoir la danseuse aux papillons, le dispensaire dirigé par des femmes qui n’ont pas le droit de soigner, le mausolée (gardé par celui qui apprend aux domestiques à lire) où les héritiers susceptibles de l’Empire doivent passer l’épreuve qui feront d’eux des empereurs.
Donc nouveaux lieux, mais aussi nouveaux personnages.

J’ai pris le même plaisir que d’habitude à m’attarder sur les illustrations, à chercher le moindre détail intéressant pour l’histoire ou ses protagonistes. Ils sont superbes… comme toujours.
J’ai adoré cette lecture et hâte de lire le prochain pour découvrir comment passer l’épreuve du mausolée.

Tsugumi Project, tome 3 – Ippatu

Titre : Tsugumi Project, tome 3
Auteur : Ippatu
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 163
Quatrième de couverture : Léon et Doudou ont réussi à rejoindre les archives nationales, leur premier objectif. Les recherches sont fructueuses, mais la découverte d’un cadavre mutilé leur fait comprendre que la zone est moins déserte qu’il n’y paraît… ce qui se confirme quand des monstres les attaquent ! Seule l’intervention de Tsugumi sauve les deux hommes d’une mort atroce…
A présent, en tout cas, ils connaissent leur prochaine destination : l’île de Sado, au nord de Tokyo. Sauf que ce n’est pas tout près, et que l’endroit semble évoquer des souvenirs douloureux à la petite fille aux pattes d’oiseau… L’heure de la séparation aurait-elle sonné ?

J’avais hâte de reprendre cette saga et de découvrir ce qui attendait Léon et Doudou. Nos deux héros ont décidé de se rendre à Sado afin de trouver des informations sur l’arme qui a poussé les autres nations à détruire le Japon… ou un truc comme ça.
Ça ne plaît pas à Tsugumi : le nom de Sado résonne étrangement pour elle et elle décide de ne pas les accompagner. Mais c’est sans compter l’intervention de Satake, la cheffe des singes à capuche.
Donc ils ont tous quittés Tokyo et c’est l’occasion pour le lecteur de voyager, mais surtout de rencontrer d’autres personnages ou créatures.

C’est un peu anxiogène parce qu’on ne sait jamais ce qui va se passer : quelles sont les intentions des nouveaux ? J’avoue que la méfiance excessive de Léon fait écho à ma paranoïa, je trouve que ses réactions ont du sens vu les circonstances, ça renforce cette angoisse.
Les illustrations me plaisent toujours autant. Le character design est cohérent avec les premiers : un peu spécial, mais j’aime énormément. En ce qui me concerne, le gros plus, ce sont les décors : ils sont super détaillés, les planches sont magnifiques ! Je prends un plaisir fou à m’y attarder à la recherche du moindre détail intéressant et caché.

Comme les précédents, c’est un coup de cœur pour ce troisième tome et j’ai hâte de lire le suivant.

20th Century Boys, tome 03 – Naoki Urasawa

Titre : 20th Century Boys, tome 03
Auteur : Naoki Urasawa
Éditeur : Panini
Nombre de pages : 210
Quatrième de couverture : Kenji continue d’aller de surprise en surprise, les plans de ce mystérieux « Ami » suivent à la lettre la vieille histoire qu’il avait écrites des années auparavant avec ses copains ! Il essaye de leur demander de l’aide mais ces derniers ne s’en sentent pas capables. Il se tourne alors vers Yukiji.
Plus tard il découvre aussi que « l’Ami » serait un ancien camarade de jeu dont personne ne faisait attention, un certain Sadakiyo qui serait, aussi, le père de la petite Kanna…
Mais les disciples de « l’Ami » passent à l’offensive, ils attaquent l’épicerie de Kenji pour enlever la petite fille…

J’ai mis beaucoup de temps à lire ce troisième tome. Non pas que ça ne m’a pas plu, c’est juste que j’étais tellement fatiguée (sortie de grippe + mal de dos) que restée assise et me concentrer sur ma lecture, c’était juste impossible.
Mais hier soir, ça allait un peu mieux, donc j’ai pu le finir.

Kenji a une pression folle : puisqu’il a imaginé le scénario catastrophe qu’Ami et sa secte ont mis en œuvre, c’est à lui de les contrer et de sauver le monde. La difficulté principale est que la conception de ce plan commence à remonter : c’était un jeu entre lui et sa bande quand ils étaient enfants, mais il semblerait que l’un l’a pris au sérieux. Qui ?
Donc notre héros tente de se souvenir de son enfance. Idéalement, il devrait demander de l’aide à ses anciens camarades avec qui il a conservé des relations, mais chacun est pris par sa vie.

On a quelques révélations dans ce troisième tome qui relancent l’intrigue :
– on découvre qui est le père de Kanna, le bébé qu’on voit sur la couverture et qui est la nièce de Kenji. Ça a des conséquences graves sur la vie de notre héros.
– un élève qui ne faisait pas partie du groupe de Kenji a eu accès au journal qui contenait le scénario catastrophe. Donc Otcho ne serait pas Ami ?
l’arrivée d’un nouveau personnage : Shôgun, l’homme de Bangkok. Qui est-il ? Quel est son lien avec Kenji ? Avec Ami ? Réponse au prochain épisode.

J’ai adoré cette lecture et j’ai hâte de lire la suite.

Père Fouettard Corporation, tome 06 – Hikaru Nakamura

Titre : Père Fouettard Corporation, tome 06
Auteur : Hikaru Nakamura
Éditeur : Kurokawa
Nombre de pages : 174
Quatrième de couverture : Le mystérieux Drosselmeyer, sorti des murs de l’Atelier tel un diable de sa boîte, emporte Miharu sous les yeux horrifiés (et invisibles) de Knecht. Notre pauvre héros, éberlué, se retrouve alors projeté dans la Douce Nuit, une boucle temporelle futuriste se déroulant au réveillon suivant.
Pendant que Miharu est aux prises avec ce casse-tête chronographique, Knecht, au pied du mur, dévoile la vérité sur l’enrôlement forcé du jeune homme à l’Atelier.

J’ai bien failli me planter de numéro et lire le septième parce que je n’avais pas rangé au bon endroit ce sixième tome. Heureusement, j’ai vérifié le résumé de ma dernière lecture de cette saga… et c’était le cinq !

J’ai été agréablement surprise par cette lecture. Je redoutais que ça commence à tourner en rond, ce qui n’est pas le cas.

Avec l’apparition de Drosselmeyer, ça relance l’intrigue et notamment les questions qu’on se pose : est-ce que Knecht est le vrai vilain de l’histoire qui manipule le mythe du père Noël et les différents acteurs qui jouent ce rôle ? On n’a pas encore la réponse, mais ça revient…
On a pas mal de révélations, notamment sur Miharu, la raison de sa présence dans l’entreprise, ou sur son père aussi.
Knecht et Drosselmeyer se font face et c’est dur de déterminer qui dit vrai. Miharu doit choisir un camp et on ne peut pas dire que son choix est judicieux… mais il a une chance de ne pas se fourvoyer.

Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour le lire, n’empêche que les moments que je m’accordais pour avancer, c’était compliqué de mettre en pause tant c’était intéressant.
Les personnages et leur réactions sont cohérents avec les caractères qui leur a été affectés au début… je n’étais pas sûre d’apprécier Ben, par moment, il me saoulait, mais il est finalement plus malin que ce qu’il semble donc je crois que je l’apprécie bien.

Les illustrations sont terriblement inégales, mais j’ai été tellement happée par le récit que je ne l’ai remarqué que lorsque j’ai cherché une illustrations à photographier.
C’est un coup de cœur pour cette lecture et ça m’embête d’attendre l’an prochain pour lire le suivant.

Made in Abyss, tome 01 – Akihito Tsukushi

Titre : Made in Abyss, tome 01
Auteur : Akihito Tsukushi
Éditeur : Ototo
Nombre de pages : 164
Quatrième de couverture : Au pied de la ville d’Orse s’étend l’Abysse, une faille gigantesque à la profondeur inconnue habitée par d’étranges créatures et emplie d’antiques reliques. Depuis des années, ce mystérieux gouffre attire de nombreux aventuriers qui se font appeler « les caverniers ». C’est ici que vit Rico, une jeune orpheline obsédée par l’Abysse et désirant marcher dans les traces de sa mère qui y a disparu. Un jour, en prospectant, Rico découvre le corps inanimé d’un jeune garçon. Elle est alors loin d’imaginer à quel point cette découverte va changer sa vie et accélérer son destin.

J’ai regardé la première saison avec mes enfants et on a adoré. Je suis tombée par hasard sur le manga. J’ignorais qu’il existait, sinon, je me le serai pris depuis longtemps. L’animé et le manga sont quand même très proches.

Rico vit à l’orphelinat. Elle continue son apprentissage en tant que cavernier et passe du stade d’apprenti avec le grelot au second stade c’est-à-dire sifflet rouge. Son but : fouiller le premier niveau de l’abysse à la recherche d’artefacts.
Elle aimerait aller plus loin, mais elle n’y est pas autorisée parce que c’est dangereux : non seulement les paliers inférieurs sont peuplés de créatures agressives, mais une fois descendu, il est compliqué de remonter en raison de la malédiction de l’abysse. Qu’est-ce que c’est que ce truc ? Chaque fois qu’un sifflet s’approche trop près du niveau supérieur, il a des manifestations physiques dont la gravité dépend du niveau où il est descendu.

Il y a plusieurs grade parmi les caverniers : ce sont les sifflets (rouge, bleu, violet, noir, blanc). En fonction de leur expertise et de leur capacité à descendre, la couleur du sifflet change.
J’ignore encore ce qui détermine le passage d’un rang à l’autre.
Donc lors d’une sortie de sifflet rouge, Rico et son pote Nut sont attaqués par un rouge-corde, créature mortellement dangereuse qui vit habituellement au 4ème niveau. Elle en réchappe grâce à un rayon qui blesse et fait fuir le monstre. En suivant la trace de ce rayon, elle découvre le corps d’un garçon de son âge qui n’est autre qu’un robot.
Je vais essayer d’aller plus vite pour la fin. Donc elle ramène cet humanoïde inconscient ; elle et son groupe le raniment en l’électrocutant. Résultat : il se réveille, mais a perdu la mémoire.
Il intègre l’orphelinat sous le nom de Legu.
Par la suite, la nouvelle qui parvient à Rico pousse notre héroïne à partir dans les tréfonds de l’abysse.

C’est un manga qui est dense niveau contexte, j’ai essayé de résumer autant que possible, mais c’est le plus court que j’ai pu faire.
J’adore les personnages, ils sont plein de vie, plus où moins attachants… Rico sait ce qu’elle veut et ne semble pas toujours voir le problème dans ce qu’elle fait. Bon, on ne peut pas dire que la manière dont elle est élevée à l’orphelinat l’ait formée à repérer le bien du mal… et j’en viens à certains scènes malaisantes : les punitions infligés aux enfants qui désobéissent sont plutôt humiliantes, donc pas étonnant qu’elle ait mené des expériences sur Legu évanoui.
Vous l’aurez compris, ce n’est pas une lecture à mettre entre toutes les mains.

Les dessins ont beau être sublimes avec un côté kawaii dû au charadesign, ils sont trompeurs. Ça n’en rend le récit que plus grinçant.
J’ai à peu près fait le tour : c’est un gros coup de cœur pour ce premier tome et il faudra que je me procure le prochain.